Correspondance. Tome IV, 1562-1563

Correspondance. Tome IV, 1562-1563

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Livres
320 pages

Description

INTRODUCTION; ABREVIATIONS BIBLIOGRAPHIQUES; 228. PIERRE DE BÈZE A SON FILS THÉODORE; 229. BÈZE A [CALVIN]; 230. BÈZE A CALVIN; 231. PIERRE DE BÈZE A SON FILS THÉODORE; 232. BÈZE A CALVIN; 233. CALVIN A BÈZE; 234. BÈZE A CALVIN; 235. ZANCHI A BÈZE; 236. CALVIN A BÈZE; 237. LE LANDGRAVE GUILLAUME DE HESSE A BÈZE; 238. PIERRE DE BÈZE A SON FILS THÉODORE; 239. CALVIN A BÈZE; 240. BÈZE A [CALVIN]; 241. ZANCHI A BÈZE; 242. BÈZE A BULLINGER; 243. BÈZE A CALVIN; 244. MM. DE GENÈVE A BÈZE; 245. BÈZE AU DUC DE NEVERS; 246. BÈZE A CALVIN; 247. BÈZE A CALVIN; 248. BÈZE A CALVIN; 249. BÈZE AUX PASTEURS DE ZURICH ET DE BERNE; 250. SPIFAME ET BÈZE A L’EGLISE D’ALENÇON; 251. [BÈZE] A CALVIN; 252. BÈZE A LA REINE DE NAVARRE; 253. BULLINGER A BÈZE; 254. BÈZE A CALVIN; 255. BÈZE A CALVIN; 256. BÈZE A BULLINGER; 257. BÈZE A [BULLINGER]; 258. BÈZE A CALVIN; 259. BÈZE A CALVIN; 260. BÈZE A CALVIN ET A LAURENT DE NORMANDIE; 261. BÈZE A CALVIN; 262. RUEGER A CALVIN ET BÈZE; 263. CONDÉ A [BÈZE]; 264. BÈZE A CALVIN; 265. BÈZE A SIR CECIL; 266. BEZE A CALVIN; 267. MADAME DE ROYE A BÈZE; 268. BÈZE AUX PASTEURS DE ZURICH; 269. ETIENNE NOËL A BÈZE; 270. BULLINGER A BÈZE; 271. BÈZE A BULLINGER; 272. BÈZE A AMBROSIUS BLAURER; 273. BULLINGER A BÈZE; 274. BÈZE A BULLINGER; 275. BÈZE A FAREL; 276. BÈZE A BULLINGER; 277. BULLINGER A BÈZE; 278. BÈZE A BULLINGER; 279. CALVIN ET BÈZE A VIRET;; 280. CALVIN ET BÈZE A COLIGNY; 281. BULLINGER A BÈZE; 282. BÈZE A GRATAROLI; 283. BÈZE AUX PASTEURS DE BÂLE; 284. BÈZE A ZANCHI; 285. BÈZE A BULLINGER; 286. MADAME DE CRUSSOL A CALVIN ET BÈZE; 287. CALVIN ET BÈZE AU PRINCE DE CONDÉ; 287bis. BÈZE A [JEAN MERCIER]; 288. THRETIUS A BÈZE; 289. BULLINGER A BÈZE; 290. RODOLPHE GWALTER A BÈZE; 291. BÈZE A BULLINGER; 292. [BÈZE] A BULLINGER; 293. BULLINGER A BÈZE; 294. BÈZE A BULLINGER; 295. BULLINGER A BÈZE; 296. BULLINGER A BÈZE; 297. BULLINGER A BÈZE; 298. BÈZE A BULLINGER; 299. BÈZE A HALLER; 300. BÈZE A BULLINGER; 301. BULLINGER A BÈZE; 302. [BÈZE] A JEANNE D’ALBRET; PIÈCES ANNEXES; ADDENDA ET CORRIGENDA DES TOMES; PRÉCÉDENTS; INDEX DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX


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Date de parution 01 janvier 1965
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EAN13 9782600330046
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Langue Français

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TRAVAUX
D’HUMANISME ET RENAISSANCE

LXXIV

4TRAVAUX D’HUMANISME ET RENAISSANCE

50. Harvey (L. E.), The Aesthetics of the Renaissance Love Sonnet. An Essay on the Art of the Sonnet in the poetry of Louise Labé, 86 pages.

51. Droz (E.), Jacques de Constans, l’ami d’Agrippa d’Aubigné. Contribution à l’étude de la poésie protestante, 120 pages, ill.

52. Kleinmann (R.), Saint François de Sales and the Protestants, 156 pages, ill., cartes.

53. Lambin (G.), Voyages de Shakespeare en France et en Italie, 140 pages, plans.

54. Pedretti (C.), A Chronology of Leonardo da Vinci’s architectural Studies after 1500, 192 pages, 90 ill.

55. Registres de la Compagnie des Pasteurs de Genève au temps de Calvin, publiés par R.-M. Kingdon et J.-F. Bergier Tome Ier, 186 p. Tome IIe 1553-1564. Accusation et procès de Michel Servet, 160 p.

56. Geisendorf (P.-F.), Le livre des habitants de Genève, t. II (1572-1574 et 1585-1587), 233 pages (Suite et fin du N° 26).

57. Poulle (E.), La bibliothèque scientifique d’un imprimeur humaniste du XVe siècle : Catalogue des manuscrits d’Arnaud de Bruxelles à la Bibliothèque Nationale de Paris, 104 pages, fac-similé, relié pleine toile.

58. Watanabe (M.), The political Ideas of Nicholas of Cusa with special Reference to his « De Concordantia catholica », 216 pages, relié pleine toile.

59. Brown (F.-S.), Religious and Political Conservatism in the Essais of Montaigne, 110 pages, relié pleine toile.

60. Etudes rabelaisiennes, IV : Kline (M.-B.), Rabelais and the Age of printing, 62 p., relié pleine toile.

61. Bèze (Théodore de), Correspondance, t. III (1559-1561), publié par H. Meylan et A. Dufour, 304 pages, 4 ill., relié pleine toile.

62. Monter (W.), Studies in Genevan Government, 1536-1605, 132 p.

63. Lefèvre d’Etaples (Jacques), Epistres & Evangiles pour les cinquante & deux sepmaines de l’An. Fac-similé de la première édition Simon du Bois, avec introduction, note bibliographique et appendices par M.-A. Screech, 202 p. et ill.

64. Linder (R.-D.), The political ideas of Pierre Viret, 218 p.

65. Etudes rabelaisiennes, V : A la mémoire d’Abel Lefranc, 210 pages, ill.

66. Lafeuille (G.), Les commentaires de Martin de Saint-Gille sur les Amphorismes Ypocras, 392 p. et ill.

67. La Ramée (Pierre de), Dialectique (1555). Edition critique avec introduction

, notes et commentaires de M. Dassonville, 170 p.

5
7INTRODUCTION

Si l’on devait donner un sous-titre à ce IVe volume de la Correspondance de Bèze, on écrirait sans hésiter : les premières guerres de religion.

L’édit de janvier 1562 – les Valois n’en accorderont pas de plus favorable aux protestants – n’a satisfait ni l’un ni l’autre des partis en présence, mais seulement les esprits portés à la conciliation. Théodore de Bèze aura pour tâche de calmer les plus impatients ; il va multiplier ses efforts à la cour, à Paris, au synode provincial de Meaux (janvier 1562) pour amener ses coreligionnaires à s’en contenter. Du côté catholique, en revanche, les Parlements refusent d’enregistrer l’Edit, et les Guises vont tenter de mettre la main sur le petit roi et sa mère. Le bruit court avec persistance qu’ils font appel à l’étranger, au roi d’Espagne. Si bien qu’en février Catherine de Médicis sollicite l’intervention armée de Condé et des siens ; des lettres en témoignent, dont il sera fait état, quelques mois plus tard, devant les princes allemands. En ces heures critiques, où la nouvelle du massacre de Vassy accroît démesurément l’indignation contre les Guises, les gentilshommes protestants accourent de toute la France se ranger aux côtés de ce prince du sang, qui devient ainsi le chef d’un parti considérable. A l’appel de la reine, Condé s’ébranle, mais sans oser se rendre maître « manu militari » de la famille royale ; les Guises le devancent, et la reine mère, soit qu’elle cède à la force, soit qu’elle se laisse aller à un de ces revirements dont elle est coutumière, accepte le fait accompli. Désormais, des deux partis en présence seuls les catholiques conservent les apparences de la légalité, tandis que les protestants devront sans cesse justifier leur prise d’armes devant l’opinion publique et auprès des princes étrangers.

Car il y a prise d’armes, la guerre est là. En quelques semaines, les protestants qui ont occupé la ville d’Orléans, dont ils feront leur base d’opérations, poussent leur avance en Normandie aussi bien que sur la Loire et en Poitou. Succès éphémères, bientôt Bourges est repris et Rouen est assiégé par l’armée royale, qui s’en empare à la fin d’octobre et qui punit cruellement les « rebelles ». Puis ce sera la bataille de Dreux, le 19 décembre, où chaque parti s’attribue la victoire, et la campagne de Normandie, glorieuse équipée de Coligny, interrompue par la paix d’Amboise trop hâtivement consentie par Condé prisonnier (mars 1563).

8Durant ce temps Bèze n’a pas quitté sa place aux côtés de Condé, puis de l’amiral. Après s’être multiplié en exhortations pour sauver la paix, et pour obtenir justice de l’« horrendum facinus » de Vassy, lorsque les dés en sont jetés, et que l’armée protestante se rassemble à Orléans, Bèze prend son parti de la guerre. Il se battra, soit, non pas les armes à la main, mais par la parole et par la plume. C’est lui qui rédige les manifestes et les appels aux armes, c’est lui qui sollicite les contributions financières des églises. On le voit même, avec Spifame, l’ami des années de jeunesse à Paris, faire fonction de ministre des finances du parti huguenot. Nos lettres, semaine après semaine, permettent de suivre la progression des événements, de tracer la courbe capricieuse des espoirs et des désillusions.

Mais l’événement même qui avait rendu possible la paix d’Amboise, la disparition de François de Guise, assassiné devant Orléans par Poltrot de Méré, n’allait pas tarder à empoisonner les relations des deux partis, au point de rendre singulièrement précaire toute conciliation. Bèze, en effet, est directement impliqué dans cette affaire par la déposition truquée, semble-t-il, de Poltrot, que les Guise font imprimer et divulguer. L’amiral, le comte de la Rochefoucauld et Bèze auraient été les instigateurs du meurtre, ils auraient soudoyé l’assassin. Assurément, en bons huguenots qu’ils sont, ils ne se sont pas fait faute de comparer le feu duc de Guise à l’ennemi de Dieu, à Pharaon, ils n’ont pas caché leur joie à la nouvelle si opportune de sa mort, ils y ont vu un jugement de Dieu. Et cela suffit à accréditer bien des soupçons. Mais ils contestent absolument avoir armé le bras de ce « tyrannicide ». Ils font rédiger, sans doute par Bèze, une apologie détaillée, discutant point par point les allégations prétendues de Poltrot. L’original de cette pièce, conservé à la Bibliothèque Nationale, est donné dans nos pièces annexes (n° IX). Cette publication, faite simultanément à Caen, Orléans et Genève, sera suivie d’autres encore, sans oublier la traduction allemande faite à Zurich, par les soins de Bullinger.

Les menaces de représailles des Guises seront si graves que de longtemps Coligny ne pourra revenir à la cour ; quant à Bèze, bien moins puissant que l’amiral, il courra de grands risques ; nous le voyons même envisager de se retirer en Angleterre, en cas d’extrême nécessité (cf. n° 265, lettre à Cecil).

Toute l’année 1563 est remplie par le bruit de cette querelle entre les Guises et les Châtillon ; même après son retour à Genève, au mois de mai, Bèze ne cesse de suivre les développements de cette affaire pour les communiquer à son correspondant privilégié, Bullinger.

A côté des événements de France, ceux de Suisse et d’Allemagne ne laissent pas de garder leur importance dans nos lettres. Le Catéchisme de Heidelberg, publié en janvier 1563, qui atteste la force de pénétration du calvinisme en pays germanique, suscite de violentes réactions dans le camp luthérien. Et la 9guerre de plume se poursuit entre Bullinger et Brenz. A Strasbourg, Zanchi doit céder devant Marbach, et signer un formulaire de doctrine qui se réfère à la Confession d’Augsbourg. La déception de Bèze est vive, quand il apprend cette sorte de capitulation d’un des tenants de la doctrine calviniste. Mais ce fut de l’indignation, quand il sut que parmi les auteurs de cette prétendue conciliation se trouvaient deux théologiens de Bâle, Koch et Sulzer. Bâle décidément trahissait la cause. Et de plus ne donnait-elle pas asile aux esprits les plus subversifs, à commencer par Castellion, contre lequel Bèze mène une furieuse attaque à propos de sa traduction du Nouveau Testament ? Ne venait-on pas d’y imprimer ces Dialogues d’Ochino, dont Bèze signalera les énormités à Bullinger, qui n’y avait pas prêté attention ? La Pologne, naturellement, reste le champ de bataille des hérésies trinitaires et christologiques. La longue lettre inédite de Thretius à Bèze que nous publions (n° 288) ne laissera pas les historiens polonais indifférents.

Dans ce domaine de l’histoire des idées, voici un fait, un détail en apparence, sur lequel il vaut la peine d’attirer l’attention, car il pourrait donner lieu à des recherches intéressantes. Dans sa lettre à Grataroli, le médecin de Bâle, l’ennemi juré de Castellion et des Castalionistes, Bèze demande un livre de Pomponazzi, le 11 août [1563] (n° 282). Or, depuis l’essai magistral de M. Ernst Bizer1, on sait que Bèze a innové dans l’histoire de la théologie protestante. Il a fait place, en effet, à la raison, à l’argument rationnel, à la méthode aristotélicienne, à côté de la foi, qui reste naturellement le fondement suffisant de l’édifice théologique, mais que la raison peut utilement seconder. Bèze est, semble-t-il, le premier des réformateurs à abandonner la méthode humaniste qui se propose avant tout de retrouver les sources dans leur pureté la plus grande ; on peut le considérer comme l’un des fondateurs de la scolastique protestante. Or Pomponazzi, l’un des maîtres de l’école aristotélicienne de Padoue, a repris certains thèmes de la pensée médiévale. Il se pourrait donc que ses ouvrages constituent un chaînon intermédiaire entre la scolastique médiévale et la nouvelle scolastique, qui va s’imposer dans les Académies protestantes. On sait que Bèze refusera à Ramus, le grand pourfendeur d’Aristote, la permission de se faire entendre à l’Ecole de Genève ; c’est à Lausanne que Ramus fera ses leçons dans l’été 1570. Bèze a donc joué un rôle décisif dans le retour à la méthode aristotélicienne. Il y a là une hypothèse de travail que nous souhaitons voir vérifiée par les spécialistes de l’histoire de la pensée, pour le plus grand profit de l’histoire tout court.

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10Les lettres publiées ici n’attestent que trop souvent les lacunes de la correspondance de Bèze. Fréquemment elles font mention de lettres antérieures auxquelles elles répondent, mais qui ne sont pas parvenues jusqu’à nous. Elles parlent aussi parfois de lettres interceptées (n° 258) du fait des opérations militaires, ou des pillards de grand chemin.

Elles font ressortir également l’importance du service d’information organisé par Bullinger à Zurich. Nombre de lettres de Bèze, reçues par l’intermédiaire de Genève, sont aussitôt copiées à Zurich et transmises par Bullinger à son ami Blaurer, qui lui communique les nouvelles d’Allemagne, ou envoyées aux pasteurs des Grisons qui assurent le contact avec l’Italie. Les deux publications dues à l’infatigable érudition de Traugott Schiess, le Briefwechsel der Brüder Blaurer, et la Bullingers Korrespondenz mit den Graubündnern, nous ont rendu, comme précédemment, d’inestimables services, en attendant que se fasse l’édition des autres parties de cette prodigieuse correspondance, à laquelle travaille le Dr Staedtke, à la Bibliothèque centrale de Zurich. Non moins utiles, comme moyen de contrôle, les lettres d’Hubert Languet, ce bourguignon protestant au service des princes allemands, dont on souhaite également qu’elles retiennent enfin l’attention d’un érudit.

Ce sont parfois de véritables bulletins des événements que Bèze prend la peine de rédiger à l’intention des pasteurs de Zurich ou de Berne, pour que ceux-ci puissent les transmettre aux autorités politiques. La lettre du 12 avril 1562, par exemple, qui résume le déroulement des faits depuis le colloque de Poissy jusqu’au début de la guerre civile, nous est parvenue en trois copies au moins, l’une à Neuchâtel, l’autre à Berne, la dernière à Zurich. C’est proprement l’information mise au service de la Cause. Mais on voit aussi, par les réponses de Bullinger, à quelles résistances les démarches de Condé et de Bèze se heurtent dans les Conseils de Berne ou de Zurich.

Ce n’est pas quitter le domaine de la politique que de signaler l’intérêt d’une pièce conservée au British Museum, que nous croyons inédite (annexe n° VII). Il s’agit d’une liste des gentilshommes protestants qui ont rallié l’étendard de Condé et de l’amiral, à Orléans, en avril 1562. Cette pièce, destinée à Cecil et annotée de sa main, ne compte pas moins de soixante-huit noms, les uns illustres, les autres moins connus, mais qui précisément méritent d’être tirés de l’ombre. Plusieurs d’entre eux n’avaient été signalés dans les rangs protestants qu’en 1567 ou 68. Deux ou trois se sont dérobés à nos essais d’identification ; nous osons faire appel à la collaboration des érudits pour compléter ou rectifier, s’il y a lieu, les précisions apportées ici1.

11Pour l’élaboration du présent tome, nous avons bénéficié de la collaboration de M. Arnaud Tripet, licencié ès lettres de l’université de Genève, connaisseur de l’humanisme italien. M. Tripet a rédigé une bonne partie des notes et des sommaires de ce volume. Il a préludé en outre à nos travaux futurs en mettant sur fiches les lettres de Bèze des années 1565 à 1572. Nous tenons à l’en remercier vivement.

Comme pour les volumes antérieurs, nous adressons nos remerciements à tous ceux qui ont bien voulu nous aider de leur savoir, en premier lieu au professeur Pierre Fraenkel, privat docent à la Faculté de théologie, ou répondre à nos demandes de renseignements et nous fournir les photocopies indispensables. Comme de juste, ce sont les Archives d’Etat et la Bibliothèque centrale de Zurich, qui ont été le plus souvent mis à contribution, ainsi que M. Joachim Staedtke, de cette ville, M. le professeur Peter, de Strasbourg, et M. Scheible, de Heidelberg.

Enfin le Fonds national suisse de la recherche scientifique a bien voulu nous assurer, comme il le fait depuis 1960, son appui financier pour la préparation de ce tome IV.

 

A. D.     H. M.

1 Frühorthodoxie und Rationalismus, Zurich, 1963.
1 On ne trouvera pas, dans ce volume, la lettre de M. de Blacons du 24 juin 1562 citée par Barnaud (p. 587 et n. 1, et Bulletin, t. 60, 1911, p. 15 et n.) comme étant adressée à Bèze ; elle est en réalité adressée à MM. de Genève (voir Archives d’Etat de Genève, P. H. 1719). P.-F. Geisendorf l’a publiée dans son article « Pierre Viret à Lyon, 1562. Documents inédits », in Cahiers protestants, 45/5, nov. 1961, p. 249.
12ABREVIATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
A.D.B.Allgemeine Deutsche Biographie. Leipzig, 1875 - 1912, 56 vol.
Académie de LausanneJunod (Louis) et Meylan (Henri). L’Académie de Lausanne au XVIe siècle. Leges scholae Lausannensis 1547. Lettres et documents inédits. Lausanne, 1947. (Etudes et documents pour servir à l’histoire de l’Université de Lausanne, 5.)
Aspects de la propagandeAspects de la propagande religieuse, études publiées par G. Berthoud, G. Brasart-de Groër, D. Cantimori, etc. Genève, 1957. (Travaux d’humanisme et renaissance, 28.)
BarnaudBarnaud (Jean), Pierre Viret, sa vie et son œuvre, 1511-1571. Saint Amans, 1911.
BaumBaum (J. W.), Theodor Beza. 2 vol. Leipzig, 1843-1851, et suppl. 1852.
Bibl. d’H. et R.Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance.
BorgeaudBorgeaud (Charles), Histoire de l’Université de Genève, I  : L’Académie de Calvin, 1559-1798. Genève, 1900.
BouvierBouvier (André), Henri Bullinger, réformateur et conseiller œcuménique, le successeur de Zwingli... Neuchâtel et Paris, 1940.
BretschneiderBretschneider (C. G.), Joannis Calvini, Theod. Bezae, Henrici IV, regis... literae quaedam nondum editae... edidit C. G. B. Lipsiae, 1835.
BuissonBuisson (Ferdinand), Sébastien Castellion. Sa vie et son œuvre (1515-1563). Paris, 1892, 2 vol.
BulletinBulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français.
CastelnauLes Mémoires de messire Michel de Castelnau, sr. de Mauvissière, illustrez et augmentez... par J. Le Laboureur, Bruxelles, 1731, 2 vol. in fol.
c.o.Calvini Opera... ed. G. Baum, Ed. Cunitz, Ed. Reuss. Brunsvigae, 1863-1900, 59 vol. (Corpus Reformatorum, 29-87).
C.R.Corpus Reformatorum.
DelabordeDelaborde (Jules), Gaspard de Coligny, amiral de France. Paris, 1879-1882, 3 vol.
D.H.B.S.Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, 8 vol. Neuchâtel, 1921-1934.
DiariumBullinger (Heinrich), Diarium, Annales vitae, der Jahre 1504-1574. Hrsg. von Emil Egli. Basel, 1904. (Quellen zur Schweizerischen Reformationsgeschichte, 2.)
DoumergueDoumergue (E.), Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps. 7 vol. Lausanne-Neuilly, 1899-1927.
FarelGuillaume Farel, 1489-1565. Biographie nouvelle... par un groupe d’historiens... Neuchâtel-Paris, 1930.
France prot.Haag (Eugène et Emile), La France protestante... 10 vol. Paris, 1846-1856.
France prot.2Id., 2e éd. sous la dir. d’Henri Bordier, 6 vol. (jusqu’à G) Paris, 1877-1888.
Gardy, Bibliogr.Gardy (Frédéric), Bibliographie des œuvres... de Théodore de Bèze. Genève, 1960. (Travaux d’humanisme et renaissance, 41.)
GautierGautier (Jean-Antoine), Histoire de Genève. Genève, 1896-1914, 8 vol. et tables.
GeisendorfGeisendorf (Paul-F.), Théodore de Bèze. Genève, 1949.
HeppeHeppe (Heinrich), Theodor Beza. Leben und ausgewählte Schriften. Elberfeld, 1861. (Leben u. ausgew. Schriften der Väter u. Begründer der reformirten Kirche, 6.)
Hist. des martyrsCrespin (Jean), Histoire des martyrs... éd. nouvelle... par Daniel Benoit. 3 vol. Toulouse, 1885-1889.
Hist. ecclés.Histoire ecclésiastique des églises réformées au Royaume de France. Ed. nouv. par G. Baum et Ed. Cunitz, 3 vol. Paris, 1883-1889. (Attribuée souvent à Th. de Bèze. Cet ouvrage est toujours cité d’après la pagination marginale, qui est celle de l’édition originale et de l’index.)
KingdonKingdon (Robert M.), Geneva and the Coming of the Religion in France, 1555-1563, Genève, 1956 (Travaux d’humanisme et renaissance, 22).
LanguetArcana seculi decimi sexti. Huberti Langueti Epistolae secretae... ed. Jo. Petr. Ludovicus. Halle, 1691, 2 livres.
La NoueLa Noue (François de), Discours politiques et militaires. Basle [= Genève], 1587, in-40.
La PlaceLa Place (P. de), Commentaires de l’estat de la religion et republique soubs les rois Henry et François seconds et Charles neufviesme, in Choix de chroniques et mémoires publ. par J. A. C. Buchon (Panthéon littéraire), XVIe s., Paris, 1836, p. 1-201.
Lettres de CatherineLettres de Catherine de Médicis, publ. par H. de La Ferrière, puis par Baguenault de Puchesse, Paris, 1880-1943, II vol. (Collection de documents inédits sur l’histoire de France.)
M.D.G.Mémoires et documents publiés par la Société d’histoire et d’archéologie de Genève.
Mém. de CondéMémoires de Condé, servant d’éclaircissement et de preuves à l’Histoire de M. de Thou... [publ. par Secousse et Prosper Marchand]. 6 vol. Londres, 1743-1745.
NaefNaef (Henri), La conjuration d’Amboise et Genève. Genève, 1922 (Mémoires et documents publ. par la Sté d’hist. et d’archéol. de Genève, t. XXXII, p. 325-730).
PaschalPaschal (Pierre de), Journal de ce qui s’est passé en France durant l’année 1562... publ. pour la Société de l’Histoire de France par Michel François. Paris, 1950.
R.E.3Real Encyklopädie für protestantische Theologie und Kirche, begründet v. J. J. Herzog. 3. Aufl. 24 vol. Leipzig, 1896-1913.
Reg. Comp. past.Registres de la Compagnie des pasteurs de Genève au temps de Calvin, publiés sous la direction des Archives d’Etat de Genève par R.-M. Kingdon et J.-F. Bergier, t. II  : 1553-1564. Genève, 1962. (Travaux d’humanisme et renaissance, 55.)
RogetRoget (Amédée), Histoire du peuple de Genève depuis la Réforme jusqu’à l’Escalade. 7 vol. Genève, 1870-1882.
RubleRuble (Alphonse de), Antoine de Bourbon et Jeanne d’Albret, 4 vol. Paris, 1881-1886.
RuffiniRuffini (Francesco), Studi sui riformatori italiani. Torino, 1955. (Pubblicazioni dell’Istituto di scienze politiche dell’Università di Torino, 3.)
Schiess, BriefwechselBriefwechsel der Brüder Ambrosius und Thomas Blaurer, 1509-1567. Bearb. von Traugott Schiess. 3 vol. Freiburg i. Br. 1908-1912.
SegesserSegesser (A. Ph. von), Ludwig Pfyffer und seine Zeit. T. I  : Die Schweizer in den drei ersten französischen Religionskriegen, 1562-1570. Bern, 1880.
De ThouDe Thou (Jacques-Auguste), Histoire universelle... Traduit sur la nouvelle édition latine (par Prévost-Desfontaines)... La Haye, 1740, II vol. in-4.
Tractat. theol.Bèze (Th. de), Theodori Bezae Vezelii Volumen primum (alterum, tertium) tractationum theologicarum... Editio secunda, Genève, 1582, 3 vol. in-folio.
ViénotViénot (John), Histoire de la Réforme dans le pays de Montbéliard, depuis les origines jusqu’à la mort de P. Toussain (1524-1573). Paris, 1900. 2 vol.
VuilleumierVuilleumier (Henri), Histoire de l’Eglise réformée du Pays de Vaud sous le régime bernois, 4 vol. Lausanne, 1927-1933-Note

1314Note sur l’orthographe et la ponctuation : On s’est conformé, dans la présente publication, aux règles en usage à l’Ecole des chartes. La graphie de Bèze est partout respectée, sauf en ce qui concerne la distinction entre i et j, u et v, ainsi que l’emploi des majuscules pour les noms de personnes et les noms de lieu. Les diphtongues œ et œ sont uniformément rendues par ae, oe, ainsi que l’e cédillé, fréquent sous la plume de Bèze. La ponctuation a été revue de manière à faciliter au lecteur l’intelligence du texte, de même que l’emploi de l’alinéa pour aérer une page.