Des manifestations visuelles fantastiques

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Français
122 pages
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Johannes Peter Müller (1801-1858) est un des premiers fondateurs de la physiologie allemande. Sa pensée était radicalement scientifique, objective et expérimentale. Pourtant il publie "Les Manifestations visuelles fantastiques" (1826) alors qu'il a publié un peu avant la "Physiologie comparative du sens visuel de l'homme et des animaux". Les deux ouvrages diffèrent du tout au tout : l'ouvrage sur les manifestations fantastiques explore "l'inverse" de la vision physiologique.

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Date de parution 01 juin 2013
Nombre de lectures 17
EAN13 9782296537415
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Johannes Peter Müller (1801-1858) est un des premiers fondateurs de la physiologie allemande. Détenteur de la chaire d’anatomie et de physiologie de l’Université de Berlin, il a été le maître d’un grand nombre de physiologistes.
Il est l’auteur duHandbuch der Physiologie(Manuel de physiologie) que l’on n’a pas hésité à considérer comme le sommet de la physiologie allemande et mondiale.
Sa pensée était radicalement scientiïque et objective, expérimentale (il est le fondateur de la physiologie expérimentale).
Pourtant, il publie en 1826 un ouvrage étonnant,Les Manifestations visuelles fantastiques. Il a publié peu avant laPhysiologie comparative du sens visuel de l’homme et des animaux. Les deux ouvrages diffèrent du tout au tout.
L’ouvrage sur les manifestations fantastiques explore « l’inverse » de la vision physiologique (c’est-à-dire de l’image suscitée via l’œil par des objets) : l’image suscitée par laSehsinnsubstanz(substance du sens visuel, œil, nerf optique et encéphale compris) sans objet. Sous une apparence d’absurdité que d’aucuns qualiïeront d’« hallucination » (perception sans objet), il ouvre ainsi à cette vérité ineffable que le voir dans sa modalité propre et spontanée est créateur de mondes.
Docteur en médecine, psychiatre et germaniste,Marc Géraudcontinue avec cette traduction son travail d’ouverture sur la pensée allemande méconnue.
PSYCHÉ DE PAR LE MONDE
Johannes MÜLLER
DES MANIFESTATIONSVISUELLESFANTASTIQUES Traduit de l’allemand par Marc Géraud
Des manifestations visuelles fantastiques
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00339-9 EAN : 9782343003399
JohannesMÜLLER
Des manifestations visuelles fantastiques
Traduit de l’allemand par Marc Géraud
PSYCHÉ DE PAR LE MONDE Cahiers internationaux de psychopathologie et de psychanalyse Collection dirigée par Alain Brun Collection multilingue, « Psyché de par le monde » promeut la psychanalyse et la psychopathologie dans ce qu’elles peuvent avoir d’universel, au-delà des langues, des territoires et des cultures. Elle publie des textes reconnaissant les principes d’une vie psychique, laquelle peut se décrire par la psychanalyse ou la phénoménologie, et illustrant une pensée originale, qui se distingue d’ouvrages à vocation universitaire.
À propos des manifestations visuelles fantastiquesUne investigation physiologique, avec un document physiologique d’Aristote sur le rêve traduit par l’auteur, destinée aux philosophes et aux médecins. Par le Docteur Johannes Müller, Professeur extraordinaire de médecine à l’université de Bonn, médecin praticien et chirurgien dans la même ville, membre de la Kaiserl. Leopoldin. Akademie des Naturalistes. 1826.
PréfaceL’investigation qui suit doit être considérée comme une continuation des travaux antérieurs de l’auteur, qui portaient sur la physiologie du sens de la vue (Zur vergleichenden Physiologie des Gesichtssinnes des Menschen und der Thierela [De physiologie comparée du sens de la vue de l’homme et des animaux] ; Leipzig, 1826). Elle traite du sens de la vue dans ses rapports de sympathie supérieurs avec les organes dont nous qualifions la forme de vie (Lebensform) de psychique (psychich), spirituelle (geistig). Pour l’auteur, l’âme n’est qu’une forme de vie particulière parmi les diverses formes de vie qui sont l’objet de l’investigation physiologique ; il est de ce fait convaincu que dans ses résultats ultimes, l’investigation physiologique devrait être elle-même psychologique. La doctrine de la vie de l’âme en tant que forme de vie particulière de l’organisme n’est donc qu’une partie de la physiologie au sens large du terme. Cette partie s’appelle au sens étroit du terme, contrairement à la physiologie, psychologie. Seulement ce que nous appelons habituellement psychologie se comporte par rapport à la future doctrine de la vie de l’âme comme la physiologie habituelle des opérations ou des fonctions par rapport à la science physiologique vraie. Si l’auteur devait s’expliquer brièvement sur ce que serait pour lui un abord scientifique physiologique de la psychologie, alors, tout en se préservant bien du soupçon de spinozisme, il n’hésiterait pas à citer les trois derniers livres de l’Éthique de Spinoza, qui traitent des passions et dont on peut considérer le contenu psychologique comme indépendant des autres doctrines de cet homme. Car même si ces doctrines ne sont pas justes en ce qui concerne la vie dans les passions, même si elles ne sont pas l’explication « vraie » de la vie sous cette forme, il est pourtant hors de doute qu’elles sont au moins par leur méthode et leur contenu réellement une explication de la vie ; ce que l’on ne peut pas dire de la plupart des