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Dette de qui, dette de quoi ?

De
298 pages
Que véhicule la dette et quels en sont les principaux acteurs ? La dette est indissociablement sociale et économique. Quelles sont les modalités du partage de la dette et les contraintes qu'elle génère ? Sont abordés ici les dimensions symboliques et politiques de la dette dans diverses sociétés ainsi que le caractère sexué de la dette des femmes. Entre dettes qui peuvent se solder et celles dont la durée est sans fin, l'analyse de la dette pose un défi aux économistes et anthropologues.
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Sous la directionde Bernard Hours et Pepita Ould Ahmed ontem raines DETTE DE QUI, DETTE DE QUOI ? Une économie anthropologiquede la dette
Questions contemporaines / série Globalisation et sciences sociales
Dette de qui, dette de quoi ? Une économie anthropologique de la dette
Questions contemporaines Collection dirigée par J.P. Chagnollaud, B. Péquignot et D. Rolland Série « Globalisation et sciences sociales » dirigée par Bernard Hours La série «Globalisation et sciences sociales» a pour objectif d’aborder les phénomènes désignés sous le nom de globalisation en postulant de leur spécificité et de leur nouveauté relatives. Elle s’adresse aux auteurs, dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, susceptibles d’éclairer ces mutations ou évolutions à travers des enquêtes et des objets originaux alimentant les avancées théoriques à réaliser et les reconfigurations disciplinaires consécutives. OUVRAGES PARUS DANS LA SÉRIE: Isabelle GUÉRIN, Monique SELIMÀ quoi et comment dépenser son argent? Hommes et femmes face aux mutations globales de la consommation, 2012.Bernard HOURSe e Développement, Gouvernance, Globalisation : du XXau XXIsiècle, 2012.Patrick PILLONLa faim par le marché : aspects sénégalais de la mondialisation, 2012.Bernard HOURS,Bernard CASTELLIEnjeux épistémologiques et idéologiques de la globalisationpour les sciences sociales, 2011.Mouhamedoune Abdoulaye FALLSaint-Louis du Sénégal : et si le développement n'était qu'une chimère ?2011.Levent ÜNSALDI: Le développement vu de Turquie, 2011.Jean PAPAIL, Jesus ARROYOALEJANDRELes migrants mexicains créateurs d'entreprises, 2010.Monique SELIMet Pascale PHÉLINASLa crise vue d’ailleurs, 2010.Eveline BAUMANN, Laurent BAZIN, Pepita OULDAHMED, Pascale PHÉLINAS, Monique SELIM, Richard SOBELAnthropologues et économistes face à la globalisation, 2008.Eveline BAUMANN, Laurent BAZIN, Pepita OULDAHMED, Pascale PHÉLINAS, Monique SELIM, Richard SOBELL’argent des anthropologues, La monnaie des économistes, 2008.
Sous la direction de Bernard HOURSet Pepita OULDAHMED
Dette de qui, dette de quoi ?
Une économie anthropologique de la dette
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02074-7 EAN : 9782343020747
SOMMAIRE
Bernard HOURS, Pepita OULDAHMEDDettes partagées, imposées, politiques et sexuées
DETTES PARTAGÉESPepita OULDAHMEDPayer ce que l’on doit… ou s’émanciper de son dû Bernard HOURSDe quoi la dette est-elle le prix ? Jean-Michel SERVETLe Chicago Plan revisité par les monnaies complémentaires, le microcrédit solidaire et les tontines
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DETTES IMPOSÉESBernard CASTELLILa dette externe équatorienne : histoire d’une dépendance éternelle73 Hélène ROUX« L’affaire AGRESAMI » : de l’usage de la dette comme arme politique103 Jean-Yves MOISSERONet HindMALANAÏNELa construction sociale du rapport créancier à débiteur dans la microfinance129 DETTES POLITIQUESFrançoise BOURDARIASDébiteurs et créanciers. Constructions et délégitimation des pouvoirs au Mali143 Laurent BAZINL’État endetté en Algérie. Demande d’État, conflits sociaux et ressorts imaginaires du pouvoir171 Antoine HEEMERYCKLa dette imaginaire du communisme : luttes politiques et délégitimation historique en Roumanie201
DETTES SEXUÉESIsabelle GUÉRIN, Magalie SAUSSEYet Monique SELIMEndettement et dettes imaginaires des femmes Tassadit YACINELa dette ou comment se défaire de la corde autour du cou Eveline BAUMANNet Mouhamedoune Abdoulaye FALLReprésentations de la dette et microcrédit au Sénégal Bernard HOURS, Pepita OULDAHMEDLa dette sans fin Auteurs Ouvrages publiés danss le cadre de l’axe Travail et mondialisation
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DETTES PARTAGÉES, IMPOSÉES, POLITIQUES ET SEXUÉES
Bernard HOURS, Pepita OULDAHMED
La question de la dette est le plus souvent réduite à la dette économique et les interrogations qu’elle suscite tournent autour des modalités, de son coût et de ses conditions de remboursement, en écho au contexte économique actuel de globalisation financière et de sa crise au sein duquel la dette occupe une place centrale. Reposant depuis la fin des années 1980 sur un nouvel agencement institutionnel, la financiarisation impulse de nouvelles contraintes concurrentielles à l’ensemble des acteurs économiques, les enjoignant à recourir à l’endettement. La dette est une caractéristique du capitalisme financiarisé; elle est également un symptôme de sa crise. La circulation mondiale de masses de capitaux en quête exclusive de rentabilité et de liquidités a généré des bulles financières et immobilières et l’instabilité structurelle sur l’ensemble des marchés, obligeant à des ajustements macroéconomiques récurrents et récessifs. Si ce régime a permis aux détenteurs de capitaux de devenir de plus en plus riches, il a également contribué au creusement des inégalités, à l’explosion des défauts de paiement et à l’exclusion sociale. Cette approche dominante assimile la dette à la question exclusive de son remboursement, c’est-à-dire à un rééquilibrage des comptes. Cet arrêt des comptes proprement fantasmatique alimente les notions d’équilibre budgétaire, d’orthodoxie budgétaire, un credo global qui légitime toutes les politiques actuelles des États. Une telle démarche cependant paraît un peu réductrice dans la mesure où elle semble imaginer l’existence impossible d’un monde sans sociétés, arrêté à un point mort ou à un zéro comptable radicalement statique. Cet ouvrage prend évidemment quelque distance vis-à-vis de ces pseudo-évidences, typiques des vulgates idéologiques. On laissera donc de côté « le panier du ménager étatique » dont on nous rebat les oreilles aujourd’hui pour mener une interrogation pluridisciplinaire