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Développement local en Italie

De
80 pages
Le fait de parier sur le développement local risque d'apparaître comme une entreprise velléitaire dans un contexte de crise comme celui que l'Europe – dont l'Italie – traverse depuis quelques années. Dans cet esprit nous nous sommes consacrés à l'analyse du cas du Molise et avons exprimé notre espoir en un destin meilleur pour une terre susceptible de cultiver une vocation "glocale", misant sur des parcours novateurs, vertueux, et cela sans avoir à renier son propre passé.
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DÉVELOPPEMENT LOCAL EN ITALIE
LE CAS DU MOLISE
Daniela Grignoli, Antonio Mancini, Alerto Tarozzi
L’Harmattan 5-7 rue de L’école Polytechnique 75005 Paris
Cet ouvrage a t puli avec les concours du « Ministero dell’Istruzione, dell’Università e della Ricerca » et notamment avec l’aide financière octroye en 2008 au « Progetto di Rircerca d’Interesse Nazionale – Ri-pensare il fare : la nuova imprenditoria artigianale nel quadro di un diverso sviluppo locale ». Cette pulication reprsente l’un des rsultats produits par l’Unit de recherche locale constitue auprès de l’Università degli Studi del Molise dans le cadre de l’tude intitule « La ‘scoperta’ di nuovi sentieri di sviluppo endogeno in Molise tra istituzioni e risorse della società civile. Il ruolo dei saperi tra-dizionali nel sistema educativo, nelle appartenenze territoriali e nelle componenti di genere ».
Traduction et mise-en-page effectuées par L’Harmattan Italia (Torino)
ISbN (France) : 978-2-336-00029-9 www.editions-harmattan.fr
© L’Harmattan, Paris, 2013
Introduction
SOMMAIRE
1 . Le dveloppement endogène et viale (DEV), Alberto Tarozzi
2 . La renaissance du local, Antonio Mancini
3 . Le dveloppement local au Molise, Daniela Grignoli
Conclusions
Annexe mthodologique, Daniela Grignoli
Notes
Rfrences iliographiques
5
7
13
31
41
59
61
73
76
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INTRODUCTION
1. Les prémisses disciplinaires Depuis presque un demi-siècle, les sciences sociales ont enregistr, du moins dans le cas italien, les parcours d’un dve-loppement local aux trajectoires originales. Parfois, on a rele-v, dans les susmentionns parcours, des issues raisonnales au regard d’une perspective de dveloppement centre unique-ment sur les grandes entreprises industrielles, donc suordon-ne aux risques et aux incertitudes des cycles conomiques face auxquels les grandes entreprises ne disposaient pas de l’-quipement ncessaire, pour fournir les rponses adquates aux sursauts des marchs. En d’autres occasions, on a par contre dnonc les limites des parcours de dveloppement local impliquant les petites et moyennes entreprises, par rapport à une comptition internationale qui imposait des seuils pour l’accès aux marchs ; par consquent, seule la capacit de « faire système » de la part des entreprises – soit entre elles, soit entre elles et les institutions – tait juge comme suscepti-le de ragir, par exemple grâce à une structure par districts ien ancre dans les diffrents terroirs, avec des niveaux de concurrence levs caractristiques de l’chelle internationale. bref, si initialement la dimension « small » apparaissait non seulement avantageuse mais aussi « beautiful », au fur et à mesure une critique s’affirma, d’après laquelle les dimensions rduites et locales reprsentaient une simple condition prala-le, à largir successivement par une croissance systmique et vertueuse. Dans cet ordre de rflexions, totalement ou partiellement logieuses, la sociologie ‒ en particulier italienne ‒ a fourni une contriution qui lui a permis de s’affranchir, en partie, du rôle ancillaire jou auparavant dans de nomreux cas, face à la nette prdominance de l’conomie. 7
Depuis les annes 1980, la notion de dveloppement local, conjugue à l’tiquette de « Troisième Italie », forge et appro-fondie par Arnaldo bagnasco, avait t vhicule dans l’Occident entier pour dsigner des contextes d’efficience pro-ductive, d’un côt, trangers à ceux d’un espace à la culture macro-industrielle (pour l’Italie, le triangle Milano-Torino-Genova) et, de l’autre, en mesure d’accueillir des processus de dmarrage conomique alternatif, sans doute inaptes à stimuler des zones sous-dveloppes comme le Meridione, mais capa-les toutefois de soutenir le dmarrage de rgions « interm-diaires » comme le Nord-Est et le Centre (Triveneto, Emilia-Romagna, Toscana, Umria, Marche). L’importance de la recherche sociologique se liait, dans ce cadre, au fait qu’il n’apparaissait pas ais d’attriuer la croissance de certaines zones aux seuls facteurs utilitaristes distinctifs des modèles de l’conomie, classique ou liriste, de n’importe quelle gnra-tion. Pour synthtiser, nous pouvons affirmer que les cultures locales taient au fond considres comme propres à « faire système » (même si c’tait à une chelle moyenne ou petite), grâce aussi à leurs traditions coopratives, socitaires et/ou communautaires, qui assouplissaient le caractère concurrentiel d’une comptition entre voisins, risquant parfois de devenir autodestructrice. La cration de rseaux de service aux entreprises sur ase consortiale, à côt du rapport entretenu avec les institutions locales, se rvlait emlmatique : seulement une dose suffi-sante de confiance rciproque aurait en effet favoris la rali-sation de structures mutuelles de contact, s’appuyant non pas sur des protocoles crits souvent compliqus et mal respects, mais – au contraire – sur une prise de conscience relative à une  appartenance commune, aux racines anciennes qui plongeaient dans les traditions d’autrefois. Ensuite, la littrature sociologique s’est largie et diffren-cie, comme le montrent non seulement les textes ci-dessus mentionns de bagnasco (avec Messeri et Trigilia), mais aussi 8