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ECOLE, INFORMATIQUE ET NOUVEAUX COMPORTEMENTS

De
176 pages
L'introduction de l'ordinateur à l'école a généré de nouveaux échanges entre l'enseignant, l'élève et la machine. L'auteur nous invite au sein même de la classe, à découvrir la fonction de répétiteur et d'entraînement de l'outil informatique, les nouveaux usages qui font leur apparition, journal de classe, gestion de bibliothèque etc. A partir de quatre études de cas in situ, Christian Laguerre analyse les nouvelles configurations de la classe et nous propose des perspectives liées à l'arrivée de l'Internet.
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ECOLE, INFORMATIQUE ET NOUVEAUX COMPORTEMENTS

Collection Communication Sociale
dirigée par Mireille Vagné-Lebas Professeur des Universités

Inhérente à notre vie, la communication est aujourd'hui un objet de recherche consacré des savoirs. Communiquer est un acte quotidien intime, relationnel et social participant à la vie sous toutes ses formes et ses logiques, à chaque instant dans le rapport de l'homme et de ses univers. Inscrite dans la société toute entière, la communication se trouve impliquée dans la pensée, le mot, le signe ou le sens, dans les innombrables circonstances et situations de tous les âges de l'être humain, et ce, dans tous les contextes, depuis toujours... Cette collection, à la convergence des sciences et disciplines et respectant la richesse de cette complexité, s'offre à rassembler dans une dimension fondatrice les acquis des travaux de chercheurs, universitaires ou professionnels, et d'en faire le point en séries spécifiques. *Série *Série *Série *Série *Série Concepts- Théories-Méthodes Communication Jeunesse Communication Publique Tribune des professionnels Essais et Thèses

Déjà parus Cyrille Bossy, Steven Spielberg: un univers de jeu, 1998.

Collection Communication Sociale *Série Communication-Jeunesse*

Christian LAGUERRE

ECOLE, INFORMATIQUE ET NOUVEAUX COMPORTEMENTS

Préface

Ségolène ROYAL Ministre Déléguée à l'Enseignement Scolaire

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique

L'Harmattan

Inc.

55, rue Saint-Jacques

75005 Paris - FRANCE

Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

@ L'Harmattan, 1999 ISBN: 2-7384-7453-5

Remerciements
A Georges TlllBAULT, Professeur à IUniversité Michel de Montaigne- Bordeaux 3, directeur de ma thèse de Doctorat: "la communication sociale dans l'espace scolaire du fait de l'introduction de l'informatique" dont est tiré cet ouvrage. Un profond merci pour son soutien constant et précieux durant ces longues années. .. A toutes les personnes qui ont participé à cette longue recherche, notamment les enseignants et les élèves des classes primaires qui m'ont accueilli.

Ma reconnaissance à Mireille VAGNÉ-LEBAS pour ses encouragements tout au long de cette recherche, et grâce à qui ce livre a vu lejour.

Préface
Pas de culture au rabais pour les plus défavorisés. L'informatique, les nouvelles technologies de l'information et de la communication se situent à l'articulation de la culture, du commerce et de l'enseignement. C'est dire que les choix concernant l'outil informatique à l'école sont des défIs qui engagent durablement l'avenir. Trois enjeux. Mettre à la disposition de chacun des outils dont le coût serait source de grave inégalité sans l'action volontaire des responsables de l'éducation nationale; apprendre aux élèves à se repérer dans cette vaste" Bibliothèque de Babel" que représente la toile; utiliser à bon escient l'industrie logicielle pour accroître l'efficacité de la relation maître-élève dans l'acte pédagogique. C'est à partir de ce dernier point que Christian LAGUERRE met en perspective les objectifs de l'informatique à l'école, les orientations prises par les ministres successifs, et le travail de pionnier de ceux qui ont pris la relève des" hussards noirs de la République". En effet, permettre à tous les enfants de France de maîtriser les possibilités illimitées des ordinateurs et de leur modem lorsqu'ils sont mis en relation à l'échelle du monde est une tâche d'importance aussi cruciale que d'avoir permis avec Jules Ferry à tous les enfants de s'exprimer correctement par oral et par écrit, en français, et d'accéder ainsi à la culture, à ce qui, littéralement, élève. Prenant l'exemple de quatre classes de milieux urbains et ruraux, l'auteur montre que l'informatique, loin de se substituer à l'enseignant, est un vecteur de plus, une possibilité d'échange supplémentaire. Le travail considérable que représente l'apprivoisement de technologies disparates en perpétuelle évolution n'est pas en vain. Le maître et la maîtresse peuvent ainsi guider, accompagner, corriger l'entrée des jeunes dans un univers

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fascinant qui comporte bien des séductions mais qui recèle nombre de dangers. Car les valeurs présentes dans la communication mondiale sont celles de ses acteurs; c'est parfois le pire - fascisme, violence, pornographie -, c'est parfois le meilleur - intelligence, beauté, solidarité. Les élèves français, dans la continuité et leur fonnation aux humanités et dans la tradition des valeurs universelles portées par l'école peuvent, doivent avoir toute leur place dans cet espace communicationne1.

Ségoléne ROYAL Ministre de l'Éducation Nationale déléguée auprès de l'enseignement primaire

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INTRODUCTION

Notre intérêt pour la micro-informatique et ses dérivés est récent à l'échelle du temps: quinze ans à peine. Et pourtant que de chemin parcouru en ce laps de temps. Nous sommes encore surpris aujourd'hui par le fait que nous ayons pu nous intéresser à ce domaine au point d'en devenir un utilisateur lambda. En effet, en approchant pour la première fois un micro-ordinateur, un ZX SPECTRUM doté de 16 Ko de mémoire, nous n'imaginions pas alors les progrès fulgurants qui nous permettent aujourd'hui d'utiliser un ordinateur ayant une puissance comparable aux gros ordinateurs de l'époque. La presse hebdomadaire consacrée à cet outil était balbutiante. Quelques magazines offraient des programmes en basic que l'on pouvait recopier sur sa machine. C'était le temps où l'ordinateur devait nous soulager des tâches ménagères, gérer le budget familial... En fait, les arguments de vente tournaient autour de l'aide à la famille et n'envisageaient pas la place du micro dans le travail quotidien de l'être humain. La vraie informatique, pensait-on, c'était les gros systèmes type mM, entourés de messieurs en blouse blanche, prononçant des phrases cabalistiques que les non-initiés, dont j'étais, ne pouvaient comprendre. Pourtant, venu des Etats-Unis, une petite pomme avait fait son apparition, offrant aux amateurs un APPLE II révolutionnaire... Aujourd'hui, la micro-informatique touche un domaine qui s'est élargi considérablement en quelques années. Tous les secteurs sont concernés par cette explosion du marché. De la PAO à la CAO en passant par internet, la domotique, la robotique, la tourismatique et tous les dérivés en "tique", il n'est pas un secteur qui ne soit concerné par la microinformatique. C'est pourquoi la formation à cet outil est devenue 13

indispensable, et qui mieux que l'école peut assurer cette fonnation, cette école qui reste encore le lieu privilégié des apprentissages fondamentaux. Mais d'abord faut-il parler d'ordinateur ou d'infonnatique ? De science avec ses concepts et ses méthodes ou d'outils? Ou bien les deux à la fois peut-être. Les contenus des disciplines doivent évoluer avec les nouvelles technologies, notamment en termes de méthodologie. Ces nouvelles manières d'appréhender le réel doivent être prises en compte dès la fonnation de l'enfant à l'école primaire et secondaire. Elles sont parties intégrantes de la culture. Les apports de l'infonnatique et des ordinateurs à l'enseignement des disciplines ont suscité l'apparition d'un vocable répandu dans l'enseignement sous le nom « d'informatique pédagogique». Sans entrer dans les détails, nous pouvons citer d'abord le traitement de texte conduisant à des applications pédagogiques originales: journal de classe, compte rendu de travaux, bases de données, analyse de textes. Mm d'utiliser au mieux ces outils complexes qui envahissent notre quotidien, l'apprentissage d'un certain nombre de connaissances théoriques est nécessaire. Le « bon sens» ne suffit plus. Les textes en vigueur font obligation aux maîtres du primaire d'initier les élèves à l'infonnatique, notamment en CM2. Ces concepts doivent donc être introduits au cours de la scolarité. TIva de soi qu'un tel souci d'aider les élèves à mieux maîtriser ce monde conceptuel nouveau, celui des nouvelles technologies, passe par une fonnation homogène des maîtres. De nombreux écrits traitent des rapports entre la machine et l'élève, du droit à l'erreur de l'apprenant, de la patience de la machine par opposition au maître. De plus, en plaçant les élèves en situation de recherche, en suscitant les initiatives et les prises de décision, en développant l'autonomie, l'ordinateur, objet moderne, docile, multimédia aujourd'hui, peut motiver l'enfant. TIpermet une initiation à la recherche en vraie grandeur que ce soit par la réalisation d'une enquête, d'une simulation, d'une recherche des occurrences dans un texte, une initiation qui permet de développer des compétences telles que la recherche et le traitement d'infonnations de toute nature, l'esprit de recherche (prise de décision, curiosité), la communication avec les autres, en cours de travail... Naturellement ces fonnations préexistaient, mais l'ordinateur leur donne un regain d'intérêt. Mais s'agit-il d'un simple auxiliaire du maître ou remplace-t-il 14

celui-ci? Et le dialogue élève-machine est-il semblable à celui de IDaÎtreélève? La classe, lieu de socialisation et de fonnation, a ouvert ses portes aux nouvelles technologies depuis plus dix ans. Quelle place occupent ces nouvelles technologies? Toutes ces questions amènent à poser le problème du réseau de communication au sein de la classe. En quoi l'ordinateur et ses logiciels peuvent-il modifier le réseau de communication préétabli? TI convient donc de défmir la notion de communication dans un groupe établi, fermé, groupe composé d'enfants et d'adultes. Bien évidemment, l'enfant occupe une place importante en tant qu'élément constituant de ce milieu scolaire dont il est le centre d'intérêt. Appréhender l'enfant, notamment son statut d'élève suppose la connaissance, la prise en compte de l'histoire de l'éducation, des pédagogies, la prise en considération de nos valeurs, nos sentiments, et nécessite un certain recul par rapport à tous ces éléments. Le premier axe de cet ouvrage sera articulé autour de la notion d'élève, la place de la technologie et notamment l'infonnatique. En effet, nous savons que l'on ne peut pas comprendre la situation d'aujourd'hui sans l'éclairage du passé. Ceci est également vrai en ce qui concerne les pédagogies, nombreuses et variées, et les polémiques suscitées par l'application de chacune d'entre elles. Le deuxième axe concerne la communication Homme-machine à travers des études de cas in situ. Une étude plus précise de quelques classes censées être représentatives du milieu scolaire actuel nous permettra de déterminer l'évolution du réseau de communication en classe et les effets induits par l'introduction de l'ordinateur. Le choix du corpus, les méthodes d'analyse, seront expliquées dans la notice méthodologique en fm d'ouvrage. ln fme, les deux axes se rejoignent pour nous permettre d'étudier les composantes de l'interaction scolaire et les effets induits sur les enseignants et leur enseignement, notamment dans la gestion du temps "libéré" par l'apport de l'informatique.

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Le métier d'élève
Nous ne pouvons pas parler de classe sans étudier l'élément constitutif de la classe: l'élève et son statut. Dans les années 60, de grandes enquêtes de l'INED (fustitut National d'Etudes Démographiques) ont fourni des données sur le métier d'élève. Elles établissent l'inégalité d'accès à l'éducation entre les groupes sociaux comme un fait statistiquement irrécusable. Elles étudient le devenir scolaire des enfants depuis l'école primaire et les modalités de l'orientation. L'élève ici est intégralement assimilé et appréhendé par l'analyse de la structure du milieu familial. SIROTA précise que "la décomposition des facteurs influençant la scolarité au sein de la famille, ou au sein du système scolaire, va être un des résultats principaux de ces enquêtes. Tous les grands problèmes de la sociologie actuelle des inégalités éducationnelles se trouvent ainsi posés en filigrane: explication économique ou explication culturelle .. inégalité de développement cognitif ou disponibilités dans les motivations et les attitudes.. rôle des enseignants et des processus d'orientation scolaire dans la reconnaissance et la cristallisation par prédiction créatrice ".1 Nombre de sociologues s'appuieront sur ces études pour construire des systèmes explicatifs de l'articulation famille-école et du rôle de l'institution scolaire dans la reproduction sociale. Nous pouvons relever trois grandes figures qui se construisent alors: - La figure de «l'habitus» ou de l'héritier, concept que BOURDIEU théorise dans le «sens pratique» en 1980 après avoir construit la notion de capital culturel dans «l'école conservatrice »(1966). TIconsidère que l'élève, pratiquant son « métier d'enfant» est porteur d'un « habitus» de classe plus ou moins proche des attentes culturelles et des modèles de rôles latents proposés par l'institution scolaire. L'expérience scolaire est construite comme la rencontre d'une culture de classe sociale et d'une culture scolaire. - La figure du stratège. L'élève est considéré comme un stratège qui optimise ses investissements et qui choisit la meilleure solution à chacun des carrefours que lui impose le système scolaire. L'école est vue

1 Régine SIROTA. "Le métier d'élève", in Revue Française de pédagogie, 1993, pp-85-I05

N"

104, ao6t-septembre

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comme un marché de biens scolaires comme le défmit R. BOUDONl. _ La figure du consommateur. R. BALIJON2 précise que l'élève n'ayant aucun pouvoir dans la classe, son comportement est analysé à travers les stratégies familiales de consommateurs avertis revendiquant les droits de l'usager. Dans un deuxième ouvrage, il considère l'élève comme un agent économique qui a une capacité d'investissement limité: son temps. Plus récemment, d'autres études ont analysé ce métier d'élève. R. SIROTA analyse les interactions au sein de la classe en défmissant deux réseaux de communication, un réseau principal et un réseau parallèle à partir desquels sont mis en évidence les règles du jeu scolaire, jeu de la surenchère, de l'esquive ou du sérieux tels qu'ils sont pratiqués par les élèves en fonction de leur situation scolaire, de leur appartenance sociale. Quant à R. LA BORDERIE, il défmit ce métier comme le premier métier du monde. Son approche décentre l'école de ce qui en constitue le principe: la relation maître-élève. "Elle met l'élève non pas au centre, mais à l'origine du processus éducatif. L'élève qui apprend le fait à la première personne, et nul ne peut le faire pour lui [...]. Il est le sujet de l'école"3. TI ne s'agit plus alors de centrer l'action sur l'élève mais de considérer que l'élève est un sujet, le sujet de tout ce qui se passe à l'école, et tous les parents, enseignants ne peuvent se substituer à ce sujet, ni surtout ignorer ses représentations, son expérience. Surtout, R. LA BORDERIE insiste sur le fait que la communication est la technique de base du métier d'élève. L'éducation aux média est plus que jamais nécessaire. Plutôt que de parler d'un métier à deux vitesses,il préferepukr de ~àdeuxdimensions: "Communiquer et faire : l'un et l'autre; non l'un ou l'autre." On ne peut dit-il, opposer faire et communiquer car communiquer c'est aussi faire. Lire, écrire, regarder la télévision, consulter, dessiner... tout cela c'est faire. Ce faire nous renvoie à l'expression des autres tout en associant nécessairement, dans le processus de signification, cette expérience à la nôtre. A. MOLES appelle cela l'expérience vicariale ou vice-expérience4. Les représentations mentales à partir desquelles nous interprétons les messages que nous recevons à l'école, dans la rue, se fondent sur l'expérience vicariale.

1 R. BOUDON. L'intgaütt des chances dans les socittts industrielles., Paris: PUF, 1966 2 R. BAUlON. Les consommateurs d'tcole, Paris: Stock:,1982 3 René LA BORDERIE. Le métier d'8ève, Paris: Hachette Education, 1991, p.8 4 Abraham MOLES. Sociodynamique de la culture, Paris; La Haye: Mouton, 1967

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Ph. PERRENOUD1, lui, part d'une recherche-action, « Rapsodie», à propos de la mise en place de l'enseignement du français pour construire une sociologie de l'évaluation. Le métier d'élève est avant tout défmi comme l'apprentissage des règles du jeu. Assimiler ce qu'il appelle le «curriculum », c'est devenir capable d'y tenir son rôle d'élève sans troubler l'ordre ni exiger une prise en charge particulière. TIs'intéresse à la façon dont les acteurs sociaux construisent leurs représentations de la réalité. TIidentifie les procédures de négociation du travail scolaire, la mise en œuvre des stratégies des élèves face aux exigences de l'école: travailler par intérêt, éviter les ennuis, tenter de faire illusion, faire parfois un travail répétitif et ennuyeux. Ainsi apparaît le curriculum réel en tant qu'ensemble d'expériences, d'activités qui sont censées engendrer des apprentissages. Cela ne veut pas dire qu'il y a opposition entre ce curriculum réel et le curriculum formel. Au contraire, les deux sont complémentaires. Ph. PERRENOUD précise ainsi: "Il n'y a pas de rénovation sans pouvoir didactique, sans autorité habilitée à affirmer que les contenus et les méthodes doivent changer. Ce pouvoir existe, en principe, en matière d'objectifs et de contenus: des textes officiels définissent ce qu'il faut enseigner, la partie la plus formelle du curriculum formel. En réalité, ce sont les manuels et les moyens d'enseignement officiels qui donnent aux plans d'études leur poids réel. [..]. Ils sont mis à la disposition des professeurs par l'autorité scolaire, qui les invite à en user ou même les impose comme les seuls moyens légitimes. Ils passent pour une
incarnation autorisée du programme.

L'élève interface
La spécificité de la situation sociale de l'élève pris en étau entre différentes instances de socialisation, notamment entre l'école et la famille, va être analysée en mettant en évidence la réciprocité des actions de chacune d'entre elles. C. MONTANDON et Ph. PERRENOUI)2 s'attachent à ce que transmet l'école aux familles, l'élève étant en position de messager, d'un «go between» entre ces deux instances car c'est à travers lui, en tant qu'acteur, que se négocie l'influence réciproque de ces deux instances de socialisation.
1 Ph. PERRENOUD. la fabrication de l'exceUence scolaire: du cwriculum aux pratiques
d'évaluation. Genève: DROZ, 1984 2 C. MONTANDON. PH. PERRENOUD, Berne: Peter Lang, 1988 Entre parents et enseignants un dialogue impossible?

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Nous avons vu apparaître un ensemble d'études sur l'élève en tant que partenaire de l'interaction, dont les stratégies sont largement explorées en tant que telles. La nouvelle sociologie de l'Education anglaise analyse à la fois le sens de la situation dans la vie quotidienne scolaire pour les élèves et les stratégies qu'ils mettent en œuvre pour y faire facel, que ce soit dans les termes de l'interactionnisme symbolique ou dans le cadre des théories conflictualistes néomarxistes. L'évolution de l'école se poursuit, chaque ministre souhaitant apposer sa marque, donc le statut d'élève va évoluer. Ayant cerné le statut de l'élève, nous voici en présence d'un milieu social spécifique, la classe, avec deux entités en présence le maître et les élèves et un nouvel outil, l'ordinateur. Que se passe-t-il lorsque ces nouvelles technologies sont introduites, et quelles sont les conséquences de leur utilisation sur la relation maître-élève?

1 cf. WOODS. L'ethnographie de l'école, Paris: Colin, 1990 et Pupils strategies, London: Qoom Helm,198O S. DELAMONT. Interactions in the classroom, London: Methuen, 1976

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