Éducation de femmes : héritages, expériences, identités
206 pages
Français
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Description

Il s'agit ici d'entrer dans la lente construction de l'identité féminine contre les pesanteurs et les conservatismes de toute nature. L'approche conjointe socio-historique, fondée sur les concepts de Norbert Elias, part d'un triple constat : le hiatus entre directives officielles et pratiques réelles, l'omission de leurs actions dans l'histoire et leur indiscutable créativité, leur conditionnement à l'infériorité et leurs rêves d'altérité, d'équité et de liberté... L'exemple de trois subversives (Sarah Bernardt, Colette, Françoise Giroud) est ici examiné.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2013
Nombre de lectures 6
EAN13 9782336325699
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

d’un triple constat : le hiatus entre directives ofIcielles et pratiques réelles,
dignes héritières des luttes de leurs aînées. Au Inal, l’entrée des femmes
Nicole LUCAS et Danielle OHANA
ÉDUCATION DE FEMMESHÉRITAGES, EXPÉRIENCES, IDENTITÉS
L O G I Q U E S S O C I A L E S
Education de femmes : héritages, expériences, identités
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01041-0 EAN : 9782343010410
Nicole Lucas et Danielle Ohana
Education de femmes : héritages, expériences, identités
L’Harmattan
Logiques sociales Collection dirigée par Bruno Péquignot
En réunissant des chercheurs, des praticiens et des essayistes, même si la dominante reste universitaire, la collection « Logiques Sociales » entend favoriser les liens entre la recherche non finalisée et l'action sociale. En laissant toute liberté théorique aux auteurs, elle cherche à promouvoir les recherches qui partent d'un terrain, d'une enquête ou d'une expérience qui augmentent la connaissance empirique des phénomènes sociaux ou qui proposent une innovation méthodologique ou théorique, voire une réévaluation de méthodes ou de systèmes conceptuels classiques.
Dernières parutions
Jacqueline DEGUISE-LEROY, Éric LETONTURIER, Sylvie PFLIEGER, Bernard VALADE(dir.),La générosité, 2013 Stefania PONTRANDOLFO,La dissolution identitaire d’une communauté rom. Ethnographie d’une disparition, 2013. YANGet Z Xiaomin HENG Lihua,㕮 ⋽ 凮 䮈 䏭 Culture et management,2013. Suzie GUTH (dir.),Saul Alinsky, Conflit et démocratie locale, 2013. Yamina MEZIANIPierre V et ENDASSI (coord.)VOCATION SOCIOLOGUE,Les politiques à l’épreuve des sociologues, 2013. Leila JEOLAS, Hagen KORDES,Risquer sa vie pour une course. Parcours de vie d’une jeunesse brésilienne accro aux courses illégales de voiture et de moto,2013. Rachida BOUAISS,Collégiennes en quête de beauté,2013. Alexis FERRAND,La formation de groupes de jeunes en milieu urbain. Pratiques spatiales et rapports sociaux,2013. Servet ERTUL, Jean-Philippe MELCHIOR, Éric WIDMER,Travail, santé, éducation. Individualisation des parcours sociaux et inégalités, 2013. Pascal VALLET,Les dessinateurs. Regard ethnographique sur le travail de dessinateurs dans des ateliers de nu, 2013. Yannick BRUN-PICARD,Géographie d’interfaces. Formes de l’interface humanité/espaces terrestres, 2013. Lucie GOUSSARD et Laëtitia SIBAUD (dir.),La rationalisation dans tous ses états, Usages du concept et débats en sciences sociales, 2013.
Introduction
«Le présent, toujours, pose des questions à l’histoire, non qu’elle détienne la réponse, mais elle peut au moins fournir des i instruments de compréhension.» Michelle Perrot
Dire l’histoire des femmes aujourd’hui, c’est préparer filles et garçons, hommes et femmes, à la construction d’une citoyen-neté partagée. Initier nos contemporains à leur éducation, à leur créativité, à leurs luttes, suppose l’ouverture à la connaissance, à des débats éclairants, à la construction de problématiques efficaces illustrées par des études de cas réfléchies. En somme, une pédagogie rationnelle et sensible de leur vitalité complé-mentaire. De quoi héritons-nous ? Les femmes sont-elles autant invisibles dans le temps et l’histoire que les représentations collectives l’incitent à penser ? Quelles traces des transmis-sions éducatives et socioculturelles laissent-elles ? Comment construisent-elles leur identité ? S’il est vrai qu’aujourd’hui un long chemin a été parcouru (IVG, autorité paternelle, licencie-ment d’une femme enceinte, droit de vote, éligibilité…), pour-tant les problèmes persistent. Dans les pouvoirs, la cité et dans la transmission des savoirs, l’histoire au féminin et au masculin constitue une question majeure au XXIè siècle. L’histoire des femmes et du genre reste non plus un tabou, mais un sujet déli-cat, voire sensible. Est-ce lié à un effet de mode ou au réveil d’une conscience sociale ? Le 18 février 2010 une grande page débat titre «L’émancipation des femmes est-elle en train de régresser? » Le 8 mars 2010, dans le même journal, on lit à la Une «Où sont les femmes? » En 2011 paraît « la plus belle 1 histoire des femmes », preuve de la vitalité des réflexions. Ce-pendant, l’égalité des salaires et la parité politique ne sont pas effectivement appliquées en France. On assiste ainsi à un « entre le dire et le faire ». Par conséquent, il est impératif de se demander comment et pourquoi éduquer les citoyens d’aujour-d’hui, pour repenser à la fois les pratiques d’apprentissage et professionnelles. Au cœur même de ces problématiques se loge la question centrale de l’altérité dans les sociétés démocra-tiques. Quels outils et quels concepts mettre au service de la
1 Héritier Françoise., Perrot Michelle, Agacinski Sylvie, Bacharan Nicole,La plus belle histoire des femmes, Seuil, 2011.
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