Enigme de la pensée

Enigme de la pensée

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192 pages

Description

Cet ouvrage se propose d’introduire une nouvelle façon d’étudier l’anthropologie en l’abordant par le thème de « la pensée » qui n’a pas d’âge, car nous sommes là au cœur de ce qui fait l’« Homme », comme le déclarait Blaise Pascal : « Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête (car ce n’est que l’expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds). Mais je ne puis concevoir l’homme sans pensée : ce serait une pierre ou une brute. »



La pensée humaine est une énigme pour elle-même : comment « penser la pensée » ? Nous sommes nécessairement juges et parties !



Il se trouve que les hommes ont dit à travers les mythes ce qui ne pouvait pas monter immédiatement à leur conscience explicite, faute d’un développement de la logique. C’est pourquoi ils se sont exprimés de façon énigmatique par des récits mythiques parmi lesquels on trouve aussi des récits à caractère « révélé ». L’intuition mythique s’allie fort bien à un développement récent de la logique quaternaire pour rendre explicite des structures où paraissent des termes habituellement non-dits, comme ceux décrivant les « prototypes » a priori inconnaissables, ou encore les « archétypes » à peine entrevus dans la pensée sur les symboles

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Date de parution 01 janvier 2015
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EAN13 9782914338950
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Langue Français

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I.
Première poursuite Penser a pensée. Rôes des mytes. Sortîr des orîgînes îmagînaîres.
Le mot « métode » (du grec μεθοδος) sîgnîIe a poursuîte e ong du cemîn (οδος) et nous avons coîsî ce terme pour désîgner ’actîvîté de a pensée. Apprendre à penser, c’est en queque sorte partîr à a casse. Maîs îcî a casse consîste à penser et e gîbîer est a pensée. La pensée est un acte întîme à ’omme et nous prenons conscîence de a pensée orsque nous parons. Nous commençons notre rélexîon par des coses compexes non pas par des coses sîmpes quî ne peuvent être atteîntes qu’après de ongs détours, des parcours « métodîques ». C’est a condîtîon de a vîe. Le nouveau-né nat dans un monde extraordînaîrement compexe, maîs î n’en saît rîen. L’évîdence commence dans un brouî-ard înconscîent et es « îdées caîres et dîstînctes » ne paraîssent que ongtemps après, après d’îmmenses éaboratîons quî s’efectuent à partîr de a conFusîon. Maîs c’est e paradoxe înîtîa : î Faut se mettre à ’eau avant de savoîr nager. ï Faut donc penser avant de savoîr penser ! Penser a pensée, voîcî un redoubement dîicîe. Cependant î correspond à une expressîon ébraque : חבשהמ בשח « penser a pensée », expressîon qu’on rencontre par exempe dans ’Exode (31, 4) où Bétsaëe est combé d’înteîgence par Dîeu pour concevoîr et réaîser es projets de a Tente. Le nom de Bétsaëe,לאלצבdans ’ombre de « Dîeu », rappee a Façon dont a Genèse raconte a
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créatîon d’Adam. ï Fut créé «dans notre ombre»ונמלצבdît Dîeu et «comme notre ressemblance» (Gn 1, 26). La Tente de réunîon entre Dîeu et Mose, Igure ’omme accompî cez quî a pensée dîvîne est partîcîpée par a pensée umaîne. Nous avons à une îndîcatîon sur e cemîn à suîvre Première poursuite quî consîste à se pacer dans cette ombre pour concevoîr à notre tour tout ce qu’î convîent de concevoîr pour construîre notre « tente ». Bîen sûr, nous ne savons pas ce que c’est que d’être « dans ’ombre de Dîeu », maîs nous aons nous y mettre déîbé-rément parce qu’î y a un grand avantage, dans es commen-cements, à Faîre ce que es récîts de type mytîque nous enseîgnent. Les mytes sont des suîtes de paroes quî ont du sens (μυθος) maîs dont on ne connat pas e sens et quî provoquent aînsî a recerce du sens. Le myte est énîgmatîque et eurîstîque. Pour comprendre un récît mytîque, après ’avoîr entendu, î Faut en trouver e sens… ou es sens, seon ’abîeté propre à cacun. La pensée s’exprîme d’abord de Façon mytîque ; ee s’exprîme en dîscours, or e dîscours, sous queque Forme qu’î soît produît, entend déîvrer un message dont e sens est à comprendre par ceuî quî e reçoît. Les mytes sont a trace antîque de a pensée umaîne dans ses poursuîtes. Cette pensée est-ee revenue bredouîe n’ayant rîen saîsî, n’ayant rîen exprîmé ? ï se peut parFoîs, maîs Faîsons ’ypotèse qu’une poursuîte îndéInîment vaîne auraît rapîdement découragé nos ancêtres. ï Faut bîen qu’îs aîent saîsî queque proîe quî es satîsFt. Le myte est e récît de a capture. Lorsque Sopoce écrît a tragédîe dŒdîpe Roî, î utîîse e myte ancîen, î met en Forme a capture que a pensée grecque a Faîte à propos de a pensée. On se rappee e jeu de mots présîdant à son nom, de « pîed gonlé ou de pîed sacant »,
évoquant a bessure orîgînee provoquant a démarce ma assurée, e Faux-pas caractérîsé de sa Fuîte devant ses Faux-parents e conduîsant à tuer son père et à épouser sa mère sans e savoîr. ï y a une Faute de métode comme ceF de a tragédîe, en partîcuîer dans ’încompréensîon des énîgmes oracuaîres de a Pytîe et de a Spînge. Ce n’est qu’après une ongue errance quî e conduîra au jardîn des Euménîdes quŒdîpe aveuge pourra connatre un vérîtabe saut. Aveuge, car î a Fau qu’î se crève es yeux sous ’împusîon d’Apoon, dîeu de a umîère, pour canger de vîsîon.
Le myte nous prévîent que pour voîr juste, î va Faoîr un ong cemîn par eque notre vîsîon îmmédîate va devoîr canger ; on ne peut commencer à penser de Façon conscîente ; en efet a pensée précède e angage et a réaîté qu’ee atteînt ne peut se dîre qu’à travers a syntaxe des îmages au sens cacé. La pensée sans angage précède ’organîsatîon du angage maîs s’y exprîme en s’y appauvrîssant orsque ce angage prétend à a carté et à une ogîque « parFaîte ». Nous verrons pus oîn que e angage e pus ordonné ogîquement dans es maté-matîques abandonne pratîquement toute Fonctîon sîgnîIca-tîve. À ’înverse, e « myte » roué à travers ’înconscîent des sîèces ofre e maxîmum de sens comme éco de a pensée pure antérîeure au angage. (Sur ce poînt, on îra avec proIt Penser, c’est-à-dire? Enquête neurophilosophiquede Domînîque Lapane, Armand Coîn, 2005.)
La pensée s’avance déguîsée :« larato prodeo », comme dîsaît d’aîeurs Descartes ! Et a sagesse popuaîre saît e danger de âcer a proîe pour ’ombre. Ce seraît e cas sî ’on ne voyaît a pensée qu’à travers des Formes sîmpes et caîres, non énîgmatîques. L’ombre est toujours pus sîmpe maîs ce n’est pas ’ombre qu’î Faut saîsîr. Nous ne saîsîrîons à seuement es ombres de a pensée quî découpent sur ’écran de a conscîence
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des Formes sîmpes comme es ombres cînoîses, aors que ce quî produît ces ombres est compexe. Que dîre aors de ’extrême sîmpîIcatîon quî réduîraît ’ombre ee-même à un sîgne ? Nous n’aurîons dans ce sîmpîsme reposant pus rîen à saîsîr, pus rîen à penser. Les pensées caîres et sîmpes ne sont Première poursuite que des résîdus de pensée, comme ’écume de a mer sécée sur e rîvage.
Maîs est-ce que cea est vraîment possîbe ? Certes non ! Car on ne peut pas ne pas penser. Sî ’on arrîvaît à ’extrême bord de a bêtîse où tout est très sîmpe du Faît de ’obscurîté unîForme quî enveoppe toute cose, ce seraît e sîgne que nous ne « penserîons pus a pensée » maîs que a pensée seraît pensée en nous, sans nous.
De Faît, dans e lot quotîdîen des sensatîons : « Ça pense » à notre însu en nous. Nous Faîsons ’expérîence de a pensée înconscîente, tout comme a nuît « ça rêve » en nous sans nous, car nous n’y pouvons rîen. Nous avons beau dîre, au réveî, « j’aî rêvé cette nuît », à vraî dîre ce n’est pas e même « je » quî dît cea et quî est sujet du rêve. Et ’on peut bîen dîre « je pense » maîs a réaîté, sî nous nous y éveîîons, nous Feraît dîre : « cea a pensé en moî », « j’aî eu des pensées aujourd’uî »… comme on a Froîd ou caud, ou encore comme on a des contrarîétés ou des satîsFac-tîons împrévues. La pensée mytîque, c’est e « ça pense » coectîF d’une cîvîîsatîon. Maîs apprendre à penser consîste à s’approprîer conscîemment cette pensée en Faîsant précîsément comme Betsaée, en « pensant des pensées ». Notre premîère poursuîte s’appîque à saîsîr cette rélexîbîîté de a pensée conscîente. Premîère appréensîon « întuîtîve » du Faît que es conte-nus de a pensée ne sont pas des objets que nous Fabrîquons
maîs des objets que nous recevons. Ensuîte de quoî a pensée rélexîve s’approprîe ou rejette ou transForme ces objets. Tout comme nous ne Fabrîquons pas es objets du monde ; ce sont des données antérîeures à notre naîssance. Certes ’approprîa-tîon d’un arbre nous permettra ensuîte de Fabrîquer d’autres objets avec son boîs : c’est ’art de ’artîsan. La pensée ne s’ofrîraît-ee pas comme un monde dans eque nous naîssons, comme nous naîssons au monde des coses sensîbes, dont nous saîsîssons ce que nos sens sont capabes d’appréender ? N’en seraît-î pas de même pour ’înteîgence quî saîsîraît ce qu’ee est capabe de saîsîr de a pensée ? Après quoî, ongtemps après, ee-même devîendraît capabe de produîre de a pensée avec e matérîe înîtîa de a pensée donnée ? ï en va certaînement aînsî, et nous en avons ’expérîence îmmédîate, du Faît que nous naîssons dans une cuture umaîne. Nos parents et tout notre entourage nous ont baîgnés dès notre conceptîon dans es grandes eaux cuturees de notre angue « maternee » et des contenus quî ’accom-pagnent. Cette angue maternee est proprement mytîque – peîne de sens înconnus – quî se dît en nous avant que nous ne a comprenîons et quî Forme aînsî toutes es appréensîons de a pensée saîsîe par ee. De même, a spécîIcîté de a angue maternee est un empêcement à saîsîr autrement a pensée – et nous savons que cette « autre saîsîe » exîste puîsque nous entendons d’autres angues maternees quî nous paraîssent en premîer îeu « étrangères ». Poursuîvons ! Toutes es « angues naturees » parées par es ommes sont des « angues maternees ». Ees sont donc dans eur ensembe une donnée a prîorî îndépassabe de a pensée umaîne au poînt qu’on pourraît croîre qu’on ne peut penser sans utîîser e angage. Toutes ces angues et patoîs Forment e tîssu de ’îmmense matrîce des cutures umaînes.
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Aussî queques savants ont décaré que « tout étaît cutu-re », en airmant aînsî a côture déInîtîve d’un soîpsîsme umaîn coectîF. ï n’y auraît pas d« aîeurs » de a pensée umaîne et ’on ne pourraît sortîr de cette matrîce cuturee, tee est ’essence de a tragédîe où e destîn dîcte sa oî aveuge Première poursuite et îndépassabe. Cependant, sî nous admettons e caractère énîgmatîque de toute pensée mytîque et ’omnîprésence d’un « ça pense » que nous ne matrîsons pas, nous pouvons Faîre ’ypotèse d’une source de a pensée dîstîncte de a matrîce cuturee, source quî en justîIeraît ’exîstence. Car ’auto-organîsatîon de a pensée est une cose împensabe ! Sî ’on peut apprendre à penser, c’est qu’î exîste une source îndépen-dante, un prîncîpe ogîquement antérîeur à cet apprentîssage. Apprendre à penser consîste, par conséquent, à parer une angue non-naturee, non-maternee, une angue îssue de ’art, une angue artîIcîee. Tout comme ’artîsan Fabrîque un outî, « artîIcîe » par déInîtîon, pour travaîer et user du monde actue pour en Faîre un monde à son usage. L’artîsan ajoute à ’objet nature une Forme, queque cose de son înteîgence, quî Faît que a pîerre devîenne taîée et que de sîex ee devîenne ace. De même, nous aons prendre de a pensée naturee à travers de a angue naturee (maternee) pour en Faîre de a pensée artîIcîee, un vérîtabe outî et Fabrî-quer dès ors de a pensée umaîne. La angue de cette pensée se nommeraît aîsément une « angue paternee »… sî nous comprenîons ce que cea sîgnîIe, car dans a matrîce a angue paternee n’exîste pas, tous parent a même angue maternee. Ne passons pas trop vîte du sîex nature au sîex taîé ! ï y Faut queques poursuîtes întermédîaîres. Comment d’aîeurs passer d’une angue à ’autre ? Car î ne s’agît pas d’apprendre une autre angue maternee, comme d’apprendre e cînoîs après avoîr apprîs e Françaîs ou înver-
sement. Cea auraît ’întérêt d’entrer dans une autre Forme du myte. Nous utîîserons d’aîeurs – comme nous avons commencé de e Faîre – es contrastes înstructîFs de ’écart d’apprécîatîon des angues maternees, à travers e grec et ’ébreu par exempe. Comment passer d’une angue înconscîente – a angue maternee – à une angue conscîente înstrument d’une pensée îndépendante du angage ? C’est avec e matérîau de a angue maternee que nous devons commencer, et nous n’avons pas e coîx, nous ne pouvons Faîre autrement. Maîs comment sortîr de cette mère-à quî n’a pas envîe de nous expuser ? ï Faut que nous trouvîons a Force de sortîr du ventre Fécond et nourrîcîer en ouvrant nous-mêmes a matrîce. ï Faut que nous provoquîons notre expusîon, î Faut que nous e vouîons ! Et comment vouoîr queque cose dont nous n’avons pas a moîndre îdée ? ï Faut que cea nous soît suggéré par queque înFormatîon quî vîenne d’une « angue paternee » quî appeeraît comme de ’extérîeur: « sors » ! Et cet appe sonneraît étrangement, car î n’y a pas d« aîeurs » dans e seîn materne de a pensée mytîque naturee. L’appe même n’a pas de sens dans a angue maternee ; c’est que cet appe est précîsément non-mytîque, non-nature, non-materne. Les mytes révèent cependant a possîbîîté de cet appe. Et cet appe sîgne e caractère « révéé » du myte. C’est donc au seîn d’une angue maternee subvertîe de ’întérîeur que peut se Faîre entendre pour ’omme îmmergé dans es eaux matrîcîees du angage materne un appe étrange. Aînsî Abram sort de son pays à ’appe de Dîeu :« Et YHWH dit à Abram : “Va quant à toi hors de ton pays et hors de ta famille et hors de la maison de ton père ers le pays que je te ferai voir.” » (Gn 12, 1) Premîer exode nécessaîre pour pouvoîr Fonder un peupe « bénî de Dîeu », c’est-à-dîre correspondant à a nature umaîne qu’î s’agît de restau-
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rer. Exode extraordînaîre car Abram part « sans savoîr où î aaît », ce que souîgne pusîeurs sîèces après rabbî Saou de Gîscaa (saînt Pau) :« Par la foi, Abraham obéit à l’appel de partir ers un pays qu’il deait receoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. » (He 11, 8) Non seuement î sort Première poursuite à ’aveuge maîs î doît canger de nom, comme cea uî est îndîqué en songe par a paroe dîvîne ; désormaîs î s’appe-era Abraam. Voîcî donc un omme quî entend une paroe « paternee », cee du Dîeu unîque, seu vérîtabe « père », au poînt que Jésus dîra :« N’appelez personne votre “père” sur la terre car vous n’en aez qu’un, le Père céleste. »(Mt 23, 9) Que cemînement –methodos? Là – pour en arrîver à où î Faudra comprendre que a vérîtabe paternîté n’est pas bîoogîque maîs dîvîne, à où î Faudra décîdément parer une autre angue, que ceux quî n’osent pas sortîr de a matrîce ne pourront jamaîs entendre. Ce sera a angue de ceux quî pensent des pensées dans a caîre conscîence de ’orîgîne dîvîne de a pensée. Le myte grec ne va pas jusque-à parce qu’î est empreînt de a tragédîe dans aquee ’omme erre à jamaîs, enFermé dans a pensée îmmédîate du « ça pense » coectîF. Aînsî Œdîpe redoute e sort que uî révèe a Pytîe devîneresse, qu’î tueraît son père et épouseraît sa mère. La tragédîe montre ’împacabe dérouement du destîn de ceuî quî ne reçoît pas d’aîeurs a paroe paternee maîs reste encos magré ’avertîssement obscur de ’orace dans sa compréen-sîon maternee. ï épouse Fataement sa « mère ». L’orace uî dît son destîn, î veut y écapper et s’enFuît de Corînte pour ne pas tuer Poybe e père qu’î connat nî épouser sa mère adoptîve Méropé, Fuîte éperdue tant î a orreur d’une tee prédîctîon. Maîs c’est précîsément dans sa Fuîte qu’î rencontre e père îgnoré Laos et e tue comme un gêneur sur son cemîn ; mauvaîseméthodes’î en est ! Le cemîn du ît
de sa mère est pus compîqué ; î Faut d’abord qu’î vaînque a Spînge en dîsant e mot savateur, résovant ’énîgme concernant ’omme. Œdîpe croît ’avoîr trouvé par sa sîmpe raîson, sa présence d’esprît. Et es ecteurs s’étonnent qu’î n’y eût personne pour résoudre une devînette aussî sîmpe, que hommemarce à quatre pattes e matîn, à deux e mîdî et à troîs e soîr et qu’une tee « vîctoîre » Fût suisante pour régner sur hèbes et épouser a reîne veuve depuîs peu. Comme ’audîteur est ravî de cette gamînerîe, î entre dans e jeu de a tragédîe et en vérîIe ’înéuctabe vérîté : uî aussî, uî enIn, tue e « père » rée et épouse sans sourcîer et comme Fruît de son bon sens une mère omnîpotente, toujours veuve d’un te « père ». Le angage artîIcîe savateur auraît consîsté à accueîîr ’obstace sur e cemîn comme révéateur. D’autant que a scène se passe à a jonctîon de deux cemîns en un seu, Formant aînsî un poînt trîpe. C’est e îeu du coîx. Maîs e angage materne ne aîsse aucun coîx, car î prétend dans son aspect expérîmenta à a totaîté du rée. ï décrît efec-tîvement a totaîté de ’expérîence sensîbe îmmédîate qu’î contrîbue à Former. Le « poînt trîpe » de a tragédîe grecque devîent aînsî un sîmpe carreFour dans certaînes traductîons, en efaçant es îndîces quî permettraîent encore de s’éveîer. Tout comme a Spînge monstrueuse aux énîgmes stupîdes n’étonne pus personne, comme ee n’a pas étonné Œdîpe, comme sî ’omme pouvaît être à ce poînt carîcaturé et déInî par ses états de marce aant de a naîssance àquatre pattes, comme un anîma, à a mort par ’împuîssance sîmpement secourue par ’appuî d’un bâton sur a terre mère. Apprendre à penser suppose ’étonnement.
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