Euthydème

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Euthydème

Platon (traduction Victor Cousin)
Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
Le philosophe Criton rencontre son ami Socrate, et l'interroge sur sa conversation qu'il l'a vu entretenir la veille au gymnase du Lycée en présence de Clinias et d'un public de plus en plus nombreux, dont il faisait partie. Socrate lui répond qu'il s'agit des frères Euthydème et Dionysodore, sophistes qui enseignent également la lutte et le maniement des armes.

Les deux frères annoncent qu'ils n'enseignent plus que la vertu, l'exhortation à l'amour. Socrate demande alors une démonstration de leur nouvelle compétence, en prenant Clinias pour interlocuteur. Socrate réfute les réfutations sophistiques, en expliquant que leur étude relève davantage de la justesse des mots. Par ailleurs leur enseignement est impossible, ce qu'explique Socrate par le fait que le bonheur n'est accessible sans biens, non par leur possession uniquement, mais par leur usage également.
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EAN13 9782363077851
Langue Français

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Premiers interlocuteurs.
• Criton.
• Socrate.
Seconds interlocuteurs.
• Socrate.
• Euthydème.
• Dionysodore.
• Clinias.
• Ctésippe.

Euthydème
ou
Le disputeur

Platon

Traduction Victor Cousin

[271a]
Criton.
Socrate, qui était donc cet homme avec qui tu disputais hier dans le lycée ? je m’approchai tant que je pus
pour vous ouïr ; mais la presse était si grande autour de vous, qu’il me fut impossible de rien entendre
distinctement. Je me haussai sur la pointe des pieds pour voir du moins, et il me sembla que celui avec qui tu
parlais était un étranger. Qui est-il ?

Socrate.
Qui veux-tu dire, Criton ? car il n’y en avait pas qu’un, ils étaient deux.

Criton.
Celui dont je demande le nom était assis le troisième à ta droite. [271b] Le fils d’Axiochus [Clinias, différent
de celui du Protagoras. Voyez Schneider, Memorab. Socrat., p. 256.] était entre vous deux. Il me semble qu’il a bien
grandi, et qu’il est à-peu-près de l’âge de mon fils Critobule ; mais Critobule [Xenoph., Banquet.] est délicat,
tandis que l’autre est plus formé, beau et de bonne grâce.

Socrate.