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F. Le Play et la science sociale

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41 pages

Les fondateurs du Collège libre des sciences sociales qui vient d’ouvrir ses cours à Paris ont désiré, avec une largeur de vues peu commune et une confiance hardie dans le triomphe définitif du vrai, faire exposer, avec la plus entière liberté, les principales doctrines autour desquelles se groupent les opinions dans le domaine économique et social. Une telle revue eût été incomplète si l’un des plus puissants réformateurs de ce siècle n’y avait pas figuré, si les auditeurs qui se pressent à cet enseignement nouveau n’avaient pas pu connaître dans sa vie, apprécier dans sa méthode, juger dans sa doctrine, celui que Sainte-Beuve appelait « un Bonald rajeuni, progressif et scientifique, de la lignée des fils de Monge et de Berthollet » ; celui que Montalembert saluait comme « vraiment grand dans l’histoire intellectuelle du XIXe siècle, par son rare courage à combattre les sophismes du temps » ; celui que Paul Bourget, avec son sens psychologique si pénétrant, plaçait naguère au premier rang de nos grands analystes, entre Honoré de Balzac et Hippolyte Taine.

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Alexis Delaire
F. Le Play et la science sociale
UNIONS DE LA PAIX SOCIALE
Fondées par F. LE PLAY, en 1872.
LesUnions de la paix sociale,dès juin 1871, furent le produit d’un él  ébauchées an spontané du patriotisme. Elles réunissentsur le terrain de l’observation les hommes pratiques et dévoués que préoccupe le mal social de notre époque. Elles comptent plus sur l’initiative des individus que sur l’influ ence des gouvernants. Elles ne s’occupent pas des affaires politiques et laissent à leurs membres la plus complète indépendance. Mais chacun comprendra qu’il est du d evoir et de l’intérêt de tous de chercher, par l’observation des modèles, les élémen ts essentiels du bien dans la vie privée ; ce sont là, en effet, les plus fermes et l es plus solides garanties de la prospérité publique. LesUnionss faitss’appliquent, ainsi à substituer la description de à l’affirmation des idées préconçues, et à mettre e n lumière les conditions indispensables à la stabilité des familles, à la pa ix des ateliers, à la prospérité morale et matérielle du pays. Pour faire partie desUnions de la Paix sociale,faut être présenté par un membre il des Unions, ou s’adresser au secrétaire général. Les membres desUnions reçoivent tous les quinze jours la revue :La Réforme sociale.sont convoqués, chaque hiver, à des réunions l  Ils ocales d’études sociales, et, au mois de mai, à un Congrès général, à Paris. La cotisation annuelle est de 15 francs. Secrétariat: rue de Seine, 54, Paris.
F. LE PLAY 1 ET LA SCIENCE SOCIALE
Les fondateurs du Collège libre des sciences social es qui vient d’ouvrir ses cours à Paris ont désiré, avec une largeur de vues peu comm une et une confiance hardie dans le triomphe définitif du vrai, faire exposer, avec la plus entière liberté, les principales doctrines autour desquelles se groupent les opinions dans le domaine économique et social. Une telle revue eût été incom plète si l’un des plus puissants réformateurs de ce siècle n’y avait pas figuré, si les auditeurs qui se pressent à cet enseignement nouveau n’avaient pas pu connaître dan s sa vie, apprécier dans sa méthode, juger dans sa doctrine, celui que Sainte-B euve appelait « un Bonald rajeuni, 2 progressif et scientifique, de la lignée des fils d e Monge et de Berthollet » ; celui que e Montalembert saluait comme « vraiment grand dans l’ histoire intellectuelle du XIX siècle, par son rare courage à combattre les sophis mes du temps » ; celui que Paul Bourget, avec son sens psychologique si pénétrant, plaçait naguère au premier rang de nos grands analystes, entre Honoré de Balzac et Hippolyte Taine. Au milieu des brillantes perspectives humanitaires qui, vers 1830, séduisaient l’imagination de la jeunesse à la suite du mouvemen t saint-simonien, alors que les sciences et l’industrie prenaient leur merveilleux essor, alors que s’agitaient tant de problèmes sur le bonheur des sociétés, la recherche de solutions vraiment scientifiques en cette matière obsédait la pensée d e Frédéric Le Play. C’est au bruit de la guerre civile qui ensanglantait nos rues pendant les journées de Juillet, qu’il résolut de consacrer une large part de sa vie à étudier mét hodiquement les moyens les plus propres à assurer aux sociétés modernes le bien-êtr e, l’harmonie, la paix. Comment, au milieu d’une carrière prodigieusement laborieuse , a-t-il pu tenir cette promesse de ses jeunes années ? C’est ce que nous allons voir, en examinant rapidement sa vie, sa méthode, sa doctrine.
1 Leçon ales le 23 décembre 1895, etprofessée an Collège libre des sciences soci publiée par laNouvelle Revuele 15 février 1896.
2Nouveaux lundis,t. IX.