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Former à la supervision et l'analyse des pratiques

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Si nombre d'ouvrages traitent de la supervision et de l'analyse de la pratique, de leurs théories sous-jacentes, de leurs effets sur les équipes, peu d'entre eux abordent la formation des praticiens qui encadrent ces groupes. Dans celui-ci, les auteurs s'appuient sur l'expérience de l'École supérieure de travail social (ETSUP) qui forme, depuis la fin des années 1950, des superviseurs/analyseurs de pratiques professionnelles. Š

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Publié par
Date de parution 01 juillet 2012
Nombre de lectures 30
EAN13 9782296499119
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Former à la supervision et l’analyse des pratiques
des professionnels de l’intervention sociale à l’ETSUP
Savoir et Formation Collection dirigée par Jacky Beillerot (1939-2004), Michel GaultetDominique Fablet  A la croisée de l'économique, du social et du culturel, des acquis du passé et des investissements qui engagent l'avenir, la formation s'impose désormais comme passage obligé, tant pour la survie et le développement des sociétés, que pour l'accom-plissement des individus.  La formation articule savoir et savoir-faire, elle conjugue l'appropriation des connaissances et des pratiques à des fins professionnelles, sociales, personnelles et l'exploration des thèses et des valeurs qui les sous-tendent, du sens à leur assigner.  La collectionSavoir et Formation veut contribuer à l'infor-mation et à la réflexion sur ces aspects majeurs. Dernières parutions Dominique FABLET (coord.),Supervision et analyse des pratiques professionnelles dans le champ des institutions sociales et éducatives, 2012.Frédérique LERBET-SERENI et Franck VIALLE (sous la dir. de),Mythes et éducation, 2012. Joël CLANET (coord.),Pratiques enseignantes. Quels ancrages théoriques pour quelles recherches ?, 2012. Solange CIAVALDINI-CARTAUT (coord.),Innover en formation. Accompagner autrement les enseignants entrant dans le métier, 2012. Marguerite ALTET, Marc BRU et Claudine BLANCHARD-LAVILLE (coord.),Observer les pratiques enseignantes, 2012. Jacqueline FONTAINE et Bénédicte GENDRON,La retraite au miroir du genre, 2012. François AUGÉ,L’École de A à Z. Petit Dictionnaire personnel, 2012. Daniel ARANDA (textes réunis par),L’enfant et le livre, l’enfant dans le livre, 2012. Michel FEBRER,Enseigner en prison. Le paradoxe de la liberté pédagogique dans un univers clos, 2011.
Ouvrage coordonné par Francine Coudert et Claude Rouyer
Former à la supervision et l’analyse des pratiques
des professionnels de l’intervention sociale à l’ETSUPPréface de Dominique Fablet
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-96769-4 EAN : 9782296967694
SOMMAIRE Préface Dominique Fablet..............................................................7Introduction Claude Rouyer...................................................................9Première partie – Une histoire, des histoires… 1Des superviseurs chez les surintendantes…Francine Coudert et Geneviève Crespo.........................172:La supervision et l’analyse des pratiques professionnelles une formation en questionsFrancine Coudert, Dominique Dorléans et Claude Rouyer............................................................273Mon parcours à l’ETSUP… dans le cadre du cursus Superviseur et analyseur de pratiques professionnelles Narjès Guetat-Calabrese..............................................39Deuxième partie – Des outils spécifiques… 4Origine de l’atelier dans le dispositif de la formation d’analyseur des pratiquesLaurence Lichtarz.............................................................595Se former à la supervision, à l’analyse de la pratique : place et démarche clinique de l’atelier dans la formationSylviane Cagnoli...............................................................716Lorsqu’il s’agit justement de ne pas contrôler…Joëlle Piovesan..................................................................91 7Contrôle (à) quel titre ?Jean-Michel Carbunar......................................................101
8Accompagner l’écriture de mémoires dans une perspective clinique Catherine Yelnik................................................................119Troisième partie – La supervision et l’analyse des pratiques au risque de l’institution 9La perspective sociologique, stratégique et systémique, en formation de superviseursMichel Foudriat................................................................13710La dimension du groupe et de l’institution dans l’analyse des pratiquesChantal Humbert...............................................................16911Réflexions sur l’analyse des pratiques professionnelles en établissement et nouveau contexteRichard Josefsberg............................................................191Postface Chantal Goyau ..................................................................203Glossaire des sigles utilisés..........................................205Annexes...........................................................................207
Préface Dominique Fablet Voilà un ouvrage collectif dont la lecture apportera sans doute quelque réconfort aux professionnels de l’intervention sociale, assez malmenés par les profonds bouleversements que l’appareil de formationde ce secteur a connu depuis plus d’une dizaine d’années. En effet, dans le domaine de la formation tant initiale que continue les transformations n’ont pas manqué de bousculer la culture de cette catégorie de professionnels « de la relation à autrui », qu’il s’agisse du débat qualification/compétences, de la structuration de la formation à partir de « référentiels», de l’introduction de «sites qualifiants » sur le modèle de «l’organisation apprenante», ou encore de l’instauration d’une nouvelle voie de certification avec la validation des acquis de l’expérience (VAE)…Il est donc appréciable de pouvoir disposer d’un écrit témoignant de l’expérience de la formation à la supervision et l’analyse des pratiquesorganisée à l’école supérieure de travail social (ETSUP) depuis le milieu des années 1950. Dans cette institution bientôt centenaire la formation des formateurs de travailleurs sociaux a toujours constitué un objectif prioritaire, comme l’indiquait Eliane 1 Leplay il a une dizaine d’années. Si le travail conduit dans les dispositifs de supervision etd’analyse des pratiques vise essentiellement la professionnalisation des praticiens par la formation initiale ou continue, la formation de superviseurs et d’animateurs de groupesd’analyse des pratiques apparaît dès lors comme un enjeu crucial pour l’amélioration des compétencesprofessionnelles des travailleurs sociaux.
1 Cf. Leplay E. (2001), « Formations de formateurs dans le champ du travail social », inFablet D. (coord.),La formation des formateurs d’adultes, Paris, L’Harmattan, 187-206.
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Ancrée dans une tradition, lecase-work, importée alors d’outre atlantique, comme le rappellent Francine Coudert et Geneviève Crespo, la formation proposée à l’ETSUP a su néanmoins se renouveler en se préservant des orientations pas toujours heureuses successivement en vogue au cours de cette période dans les milieux de la formation professionnelle et du travail social. L’armature théorique et technique, sur laquelle le dispositif mis en place à l’ETSUP s’étaye, apparaît en effet suffisamment solide pour résister à toute entreprise de corrosion. Privilégiant dèsl’origine une approche cliniquequi procède davantage d’une intention d’auto-transformation plutôt que de modélisation, caractéristique, elle, de l’approche par 2 compétences , le dispositif de formation prend appui sur plusieurs disciplines : psychanalyse, psychosociologie, sociologie... Cette ouverture quant aux systèmes de référence mobilisés constitue assurément une garantie propre à éviter tout autant les dérives du dogmatisme que les écueils du syncrétisme. Autre aspect original, la collaboration depuis longue date entre formateurs issus du monde professionnel et universitaires, initiée avec 3 Jacky Beillerot et qui a eu comme prolongement en 2007 la signature d’une convention de formation entre l’ETSUP et l’université Paris Ouest Nanterre la Défense. C’est donc avec de sérieux atouts que la formation à la supervision et l’analyse des pratiques organisée à l’ETSUP est appelée à se développer afin de continuer à accompagnerl’évolution de l’identité professionnelle des travailleurs sociaux en leur fournissant des points de repères indispensables pour : renforcer les compétences requises dans les activités professionnelles exercées, accroître leur degré d’expertise, faciliter l’élucidation des contraintes et enjeux spécifiques de leurs univers socioprofessionnels, développer leurs capacités de compréhension et d’ajustement à autrui.
2 Cf. Boutin G. (2002), « Analyse des pratiques professionnelles: de l’intention au changement »,Recherche et formationn° 39, 27-39. 3 Dont on rappelle le rôle déterminant pour la promotion de l’analyse des pratiques professionnelles,inD. (coord.), (2012), Fablet Supervision et analyse des pratiquesprofessionnelles dans le champ des institutions sociales et éducatives, Paris,L’Harmattan.
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Introduction
Claude Rouyer
La supervision et l’analyse des pratiques professionnelles existent depuis de nombreuses années. Michaël Balint en a été l’un des précurseurs en mettant en œuvre ses théories auprès des personnels de santé. Le secteur de l’intervention sociale (éducation spécialisée, service social…) ne va pas échapper à ce mouvement. Depuis 1972, date à laquelle Jacques Salomé va sortir son livre sur la supervision de l’éducateur spécialisé, différents auteurs ont travaillé sur ces approches contextualisées. Citons pour mémoire les ouvrages de Claudine Blanchard-Laville et Dominique Fablet (1996, 2000…), les travaux de Joseph Rouzel (2007) ou les éclairages proposés par Catherine Henri-Menassé (2009)… Mais si nombre d’entre eux traitent de la supervision et de l’analyse de la pratique, de leurs théories sous jacentes, de leurs effets sur les équipes, peu d’entre eux 4 abordent la formation des praticiens qui encadrent ces groupes . Car en fait qui sont-ils ? Des psychologues cliniciens ? Des psys en mal de clientèle ? Quelques systémiciens sur le retour ? Des fondus du transfert et du contre-transfert ? Des gourous aux séances confinées et confidentielles ? Si nombre de professionnels aux profils variés ont donné ses lettres de noblesse à cette activité, nombre de charlatans se sont engouffrés dans ce créneau jusqu’alors porteur et lucratif. À tel point qu’ils lui ont fait perdre toute crédibilité auprès de certains employeurs et fonds de formation ! Si « ne pas nuire » est une entrée nécessaire, elle n’est pas suffisante. Poser la question de la formation des superviseurs et des analyseurs de pratiques n’est donc pas une idée vaine et saugrenue. Elle interroge fondamentalement le rôle des professionnels qui vont
4 Notons que très peu d’établissements proposent aujourd’hui un cycle long de formation à la supervision et à l’analyse des pratiques professionnelles.
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intervenir demain auprès d’équipes d’intervenants sociaux travaillant dans les organisations sociales ou médico-sociales. Cet ouvrage va tenter de combler ce vide ! Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur l’expérience de l’école supérieure de travail social (ETSUP) qui forme, depuis la fin des années 1950, des superviseurs/analyseurs de pratiques professionnelles. Avec une particularitétoutefois… celle d’oser penser que des professionnels aguerris du secteur social (travailleurs sociaux, cadres, psys…) sont, de par leur passé personnel et professionnel, leur diplôme initial et leurs expériences, les plus à même de devenir, à l’issue d’une formation spécifique, des superviseurs ou des analyseurs de pratiques professionnelles légitimes et fiables au sein même de leur secteur d’activité. Nous voyons d’emblée combien ce parti pris vient influencer la nature même du dispositif formatif mis en œuvre. Et qu’en aucun cas cette formation ne peut être banale, uniformisée, « référentiellisée»… sachant que la compétence se construit et s’acquiert bien ailleurs que dans les domaines du même nom, pré-pensés par nos caciques. Pour traiter de ces différents sujets, les articles qui suivent s’articulent autour de trois axes: le premier aborde l’histoire de la supervision et de l’analysela de pratique telles que miseen œuvre par l’ETSUP depuis plus de soixante ans. Mais en parallèle de cette approche institutionnelle s’écrivent d’autres histoires, singulières et significatives d’un parcours où se côtoient le sujet et son environnement formatif ; le deuxième analyse les principaux outils qui vont permettre aux personnes en formation d’avancer dans leur démarche: le travail avec l’autre qui se met en œuvre dans le cadre des ateliers, le travail sur soiqui s’élabore lors des contrôles, la formalisation des savoirs et des identités professionnelles qui structurent l’écrit de fin de formation; le troisième traite de l’importance accordée, par la formation, à l’institution et à l’organisation. Au-delà des approches purement psychanalytiques, une large place est accordée à la sociologie et la psychosociologie cliniques. Enseignants, formateurs ou employeurs nous livrent ici un débat actuel et sans cesse renouvelé. Car en fin de compte, et quels que soient son support et son obédience, c’est bien de la clinique dont nous parlerons ici ! Et puisque tel est l’objet de cet ouvrage, Francine Coudert et moi-même
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