Habiter une ancienne usine à Rio de Janeiro

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Depuis 2000, une nouvelle forme d'habitat populaire et spontané surgit aux abords d'une ancienne autoroute industrielle de Rio de Janeiro. Il s'agit de l'occupation par des habitants des favelas d'anciens terrains d'usines abandonnées. A partir d'une recherche ethnographique, l'auteur dégage des aspects importants qui définissent ce type d'habitat : les formes d'appropriation et de régulation de l'espace, les caractéristiques de leadership, les conflits et pratiques des habitants.

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Date de parution 01 octobre 2014
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EAN13 9782336357256
Langue Français

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MâíRâ Machado-Martins
habiter une ancienne usine à rio de Janeiro LES INVASÕES DE L’AVENIDA BRASIL
Les Invasões de L’avenIda brasIL
PRéfâCE D’alâIN bOURDIN
10/09/14 22:37:16
HABITER UNE ANCIENNE USINE
À RIO DE JANEIRO
LES INVASÕES DE L’AVENIDA BRASIL
Habitat et sociétés Collection dirigée par Claire Lévy-Vroelant et Férial Drosso  Les recherches sur l'habitat se sont multipliées dans le monde depuis la Seconde Guerre mondiale, dans les sciences sociales et en architecture, comme dans les sciences pour l'ingénieur. Cet intérêt pour l'habitat est lié à l'augmentation des populations citadines, d'abord dans les pays industrialisés et aujourd'hui dans les pays en développement, à des changements dans la structure des familles, à la montée historique de la privatisation mais aussi aux politiques sociales de l'habitat et à l'évolution des techniques et des modalités de construction et de conception. On doit attendre de ces recherches qu'elles contribuent à l'élaboration de solutions techniques, sociales et culturelles plus adaptées à la demande des habitants. Une partie importante de travaux réalisés ou en cours reste cependant mal connue, peu diffusée ou dispersée. L'objectif de cette collection est l'édition de recherches sur l'habitat au sens large (logements, équipements, architecture, espaces publics appropriés) et la réédition de textes importants écrits dans les dernières années, en France et à l'étranger, afin de constituer une collection d'ouvrages de référence pour les étudiants, les chercheurs et les professionnels. Dernières parutions Fatiha BELMESSOUS, Loïc BONNEVAL, Lydia COUDROY de LILLE, Nathalie ORTAR (textes réunis et présentés par),Logement et politique(s). Un couple encore d’actualité ?, 2014. Marie LOISON-LERUSTE,Habiter à côté des SDF. Représenta-tions et attitudes face à la pauvreté, 2014. Annabelle MOREL-BROCHET, Nathalie ORTAR,La fabrique des modes d’habiter. Homme, lieux et milieux de vie, 2012. Sous la direction de Martine BERGER et Lionel ROUGE,Être logé, se loger, habiter,2011. N. BREVET, Le(s) bassin(s) de vie de Marne-la-Vallée.Une politique d'aménagement à l'épreuve du temps et des habitants, 2011. N. ROUDIL,Usages sociaux de la déviance, 2010. J. LE TELLIER, A. IRAKI,Politique d’habitat social au Maghreb et au Sénégal, 2009.
Maíra Machado-Martins
HABITER UNE ANCIENNE USINE
À RIO DE JANEIRO
LES INVASÕES DE L’AVENIDA BRASIL
Préface d’Alain Bourdin
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04079-0 EAN : 9782343040790
Para Alice, com seu doce sorriso.
À Marcelo, Luciene, Chicão, Luzineide, Thiago, Sueli, Célio, Rodolfo, Cris, Eliane, Sidnei, Maristela, Taisa, Quinha, Anderson, Vinicius e Vitor, pour m’avoir ouvert leurs portes et m’avoir fait entrer dans une partie de leurs vies.
Remerciements
Mes remerciements s’adressent tout d’abord à Alain Bourdin, qui a dirigé avec bienveillance et sensibilité la thèse dont est issu cet ouvrage, en me montrant les voies de la sociologie urbaine. La confiance manifestée dans mon travail et dans ma détermination, malgré les difficultés tout au long de la recherche, a été déterminante pour son aboutissement. Merci également à Claire Lévy-Vroelant pour l’encouragement, la confiance, les relectures attentives et le travail de direction de cet ouvrage. Au cours du travail de recherche, merci aux chercheurs qui m’ont guidée, aidée, encouragée et inspirée. Je tiens à mentionner Yannis Tsiomis, Marie-Pierre Lefeuvre, Nadia Arab, Elsa Vivant et Marie Benzaglou. Je remercie vivement Heitor Ney Mathias et le personnel de l’ITERJ, Marli, des Archives « Orosina Vieira » et Luiz, directeur du « Museu da Maré ». Je tiens à remercier spécialement Marco Antonio da Silva Mello, Soraya Simoes et Leticia de Luna Freire pour leur accueil scientifique, l’encouragement et l’inspiration intellectuelle, essentiels depuis mon retour au Brésil. Je ne remercierai jamais assez mes parents, ma famille et mes amis pour leur aide inconditionnelle et de tous les instants. Dulcéa, Roberto et Ana Paula, votre « présence » a été fondamentale dans l’achèvement de ce travail. Magda et Lisette, merci pour le soutien et l’amitié. Merci à Pedro, qui partage la joie de cette production dont il fait aussi partie. Le soutien financier du Conselho Nacional de Desenvolvimento Científico e Tecnológico (CNPq), ainsi que les moyens matériels et intellectuels dont je dispose au sein du Laboratoire d’Ethnographie Métropolitaine (LeMetro-UFRJ) et en tant que membre associé du Lab’urba (Université Paris-Est) ont été fondamentaux pour la réalisation de ce travail. L’expérience de l’enseignement à l’Université Catholique de Rio (PUC-RJ), après mon retour, a été très importante pour mon insertion dans le milieu académique, confirmant ma vocation et ma continuité dans les voies tortueuses du métier d’enseignant-chercheur.
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Préface Le livre de Maira Machado Martins nous présente un phénomène relativement nouveau dans la ville de Rio de Janeiro, l’occupation illégale d’immeubles industriels abandonnés par une population pauvre, venue en majorité des favelas. De telles invasões (ou occupations) se développent depuis une quinzaine d’années et se situent aux abords de l’Avenida Brasil, qui traverse ce qui fut la principale zone industrielle de Rio. Le livre présente troisinvasõesles unes des autres, et situées dans une proches même zone : leCondomínio Barra Vela, leChaparralet lePalace. Ce dernier a fait l’objet d’une étude plus approfondie. Architecte, venue en France pour étudier l’urbanisme, Maira Martins a finalement réalisé une thèse – dont elle a tiré ce livre – qui appartient principalement à la sociologie ou à l’anthropologie urbaine. Cet itinéraire personnel contribue à la richesse du texte. Celui-ci se présente bien souvent comme un récit et l’auteure y retrouve à certains moments la capacité romanesque des grands anthropologues. Il commence par la description d’une première visite auPalace, où elle se met en scène, non par plaisir narcissique, mais pour nous faire comprendre comment va se jouer la relation de distance et de proximité avec son terrain. Et la force de la démarche tient justement dans un jeu de proximité et de distance : celle de l’auteure à son terrain, celle des habitants de ces nouveaux ensembles résidentiels à leur favela d’origine, à la ville de Rio, à d’autres groupes sociaux. Conduire une recherche sur un terrain de son propre pays alors que l’on se trouve à l’étranger peut paraître bizarre et s’avère souvent assez peu productif, sauf si la distance géographique permet de créer la distance critique nécessaire pour aborder les phénomènes étudiés avec un œil nouveau. Sauf également, si l’éloignement permet de reprendre conscience de l’étrangeté de phénomènes qu’une trop forte proximité finit par banaliser et par inscrire dans des cases toutes faites. Les sociologues et les ethnologues connaissent bien ces balancements de l’extrême distance à l’extrême proximité, qui font la qualité de bien des
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