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Histoire de la découverte de l'île de Madagascar par les Portugais

De
24 pages

par ALFRED GRANDIDIER, membre de l’Institut.

Les Chaldéens, les Juifs et les Arabes ont, dès l’antiquité la plus reculée, fréquenté dans un but de commerce la côte orientale d’Afrique aussi loin au moins que Sofala, et il est certain que l’archipel des Comores et l’île de Madagascar ont aussi dès les temps les plus anciens reçu la visite de leurs navires. Au commencement de l’ère chrétienne et au moyen âge, des voyageurs grecs et arabes ont abordé ces îles, dont ils nous ont donné de courtes descriptions ; mais, en réalité, ce sont les Portugais qui nous en ont révélé l’existence.

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Alfred Grandidier

Histoire de la découverte de l'île de Madagascar par les Portugais

Pendant le XVIe siècle

HISTOIRE DE LA DÉCOUVERTE DE L’ILE DE MADAGASCAR PAR LES PORTUGAIS

(PENDANT LE XVIe SIÈCLE),

par ALFRED GRANDIDIER, membre de l’Institut.

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Les Chaldéens, les Juifs et les Arabes ont, dès l’antiquité la plus reculée, fréquenté dans un but de commerce la côte orientale d’Afrique aussi loin au moins que Sofala, et il est certain que l’archipel des Comores et l’île de Madagascar ont aussi dès les temps les plus anciens reçu la visite de leurs navires. Au commencement de l’ère chrétienne et au moyen âge, des voyageurs grecs et arabes ont abordé ces îles, dont ils nous ont donné de courtes descriptions ; mais, en réalité, ce sont les Portugais qui nous en ont révélé l’existence1.

  • I. — Pierre de Covillan, que le roi Dom Juan a envoyé en Orient, à la fin du XVe siècle, pour s’enquérir des pays producteurs d’épices, eut connaissance à Sofala d’une grande île « qui fait fort riche et spacieuse, contenant plus de 900 milles de côtes, laquelle ils nommaient La Lune2 » et il s’empressa d’en donner avis au Roi de Portugal3. Mais le premier Européen qui a vu Madagascar est Diogo Diaz, l’un des capitaines de la flotte de Pedralvarez Cabral4 ; séparé de ses compagnons, le 23 mai 1500, par une tempête dans les parages du Cap de Bonne-Espérance, il longea la côte orientale de cette île à laquelle il donna le nom de Saint-Laurent, parce que c’est le 10 août, jour de la fête de ce saint, qu’elle lui apparut pour la première fois ; il avait d’abord cru suivre la côte d’Afrique, mais il reconnut que c’était une île lorsqu’il en eut doublé la pointe Nord. Il jeta l’ancre dans un port bien abrité et, ne voyant sur la plage âme qui vive, il envoya à la découverte un de ces condamnés que le Roi de Portugal faisait mettre à bord des navires pour être jetés à l’aventure sur les terres inconnues et qui, en récompense de leurs services, pouvaient obtenir leur grâce. Cet émissaire entra dans la brousse et il y trouva quelques paillottes habitées par des noirs tout nus avec lesquels il communiqua par signes et dont quelques-uns l’accompagnèrent à bord pour y vendre des poules, des ignames et des fruits sauvages en échange de couteaux, de miroirs, de verroteries, etc. Les Portugais restèrent assez longtemps dans ce port, mais, plusieurs d’entre eux étant morts de la fièvre, ils mirent à la voile et, faisant route vers l’Ouest, ils allèrent atterrir au Nord de Malindi5.
  • II. — En août 1503, Alfonso de Albuquerque a passé dans l’Est de Madagascar, en se rendant du Cap de Bonne-Espérance dans l’Inde6, et, un peu plus tard, la même année,