Hors-série #3 : La Seconde Guerre Mondiale — Hiroshima et Nagasaki

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Hors-série #3 : La Seconde Guerre Mondiale — Hiroshima et Nagasaki


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EAN13 9782366029543
Langue Français

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La Seconde Guerre Mondiale
Hiroshima et Nagasaki
Éditions Chronique
Même le cinéma est à l’heure de la guerre
Dès le milieu des années trente, devant l’expansionnisme des états totalitaires et l’intensification du combat idéologique contre le communisme, la guerre parut inévitable. En Italie, en Allemagne, en Union soviétique, qui possédaient déjà un cinéma de propagande, exaltant de manière indirecte les mérites et la supériorité de leur régime politique, le film prépara les esprits. Dès septembre 1939, cette propagande se fit à découvert, manichéenne et belliciste. Les États-Unis et l’Angleterre vinrent les derniers à un cinéma ouvertement politique. Les États-Unis toutefois, avant leur propre entrée en guerre (ne citons queLe Dictateur, de Chaplin, 1940) dénoncèrent le péril nazi. Les Américains veillèrent à exalter les valeurs humanistes et libérales, mais aussi universelles, de leur nation, qui en faisaient quasiment le modèle idéal de la démocratie (Romance américaine, King Vidor, 1944). Ils mirent l’accent sur l’exigence d’une éthique cruelle mais vitale, celle qui avait nourri les meilleurs westerns. Les cinéastes soviétiques exploitèrent surtout les exactions et les massacres systématiques dont les populations étaient victimes. En vertu du postulat que « la guerre sans haine est immorale comme un mariage sans amour », ils appelèrent à la résistance et à la révolte contre l’occupant nazi. Le sommet de ce « dressage » est sans doute un chef-d’œuvre de Donskoï,L’Arc-en-ciel (1944). Unique à tous égards, le monument que Sergueï Eisenstein éleva au tsar,Ivan le Terribledont la réalisation occupa toutes les années de guerre, contribua (1945), aux mêmes fins. Hollywood se mobilisait pour l’armement moral et la préparation psychologique du public, apparut le film noir. Le cinéma américain en guerre surprend et émeut par le talent qu’il met à la plus ardue des tâches : faire accepter la mort à ceux qu’elle va toucher. Hollywood inventa ainsi l’« immortalité laïque » de l’âme. DansL’Oiseau bleu (Walter Lang, 1940), dansUn nommé Joë(Victor Fleming, 1943), les morts au combat ne sont pas morts ; ils dorment. Penser à eux les réveille, les ramène auprès des leurs :Et la vie continue, de Clarence Brown (1943). Le soin du moral des troupes conduisit à des œuvres moins éthérées. Ainsi naquit lapin-up girl, poupée de chair aux formes débordantes, dont l’uniforme était le maillot, tandis que la figure mythique de la star évoluait vers les séductrices (Ava Gardner, Rita Hayworth ou Jane Russell), proposant un nouvel érotisme à la fois raffiné et vulgaire. Quant aux Japonais, si l’on en croit ceux qui ont vu leurs films, ils firent preuve de quelque objectivité à l’égard de l’adversaire. Ainsi, les années quarante sont assurément les plus tragiques de notre siècle : celles de la Seconde Guerre mondiale, du retour à la paix dans un monde divisé...