Humanités Gabonaises Numéro 08 – Année 2018 Revue Internationale de Lettres, Sciences Humaines et Sociales

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Organe de publication scientifique des Editions Ntsame, Humanités gabonaises est une revue pluridisciplinaire qui s'adresse aux universitaires gabonais, d'Afrique et du monde. Cet outil de travail, conçu spécialement spécialement pour leur permettre de dialoguer, et de faire état de leurs connaissances scientifiques et partager avec le reste du monde, le fruit de leurs recherches.C'est une revue délibérément pluridisciplinaire afin qu'elle soit la somme des connaissances du monde actuel dans le domaine des Lettres, des Sciences Humaines et sociales.

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Date de parution 16 janvier 2019
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Langue Français

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Humanités Gabonaises Numéro 08Année 2018 ISSN : 2223-8433 Revue Internationale de Lettres, Sciences Humaines et Sociales
© 2018Les Éditions Ntsame B.P. 16032Libreville leseditionsntsam@yahoo.fr Tél. 01208212/06841341 ISBN : 978-2-36213-143-1 EAN : 9782362131431
Humanités Gabonaises08N uméro Année 2018ISSN : 2223-8433
Humanités Gabonaises Revue Internationales de Lettres, Sciences Humaines & Sociales Numéro 08Année 2018
ISSN : 2223-8433 Directeur de publication :ONDO-MEBIAME, Professeur Pierre titulaire de Linguistique (université Omar Bongo [Gabon]) Rédacteur en chef :Didier TABA ODOUNGA, Maître de conférences de Littérature francophone (Université Omar Bongo [Gabon]) Comité scientifique :André Patient BOKIBA, Professeur Titulaire de Littérature francophone (Université Marien Ngouabi [Congo-Brazzaville]) Wilson NDOMBET, Professeur Titulaire d’Histoire (Université Omar Bongo [Gabon]) Augustin AINAMON, Professeur Titulaire de Littérature anglaise (Université d’Abomey-Calavi [Bénin]) Issa DJARANGAR DJITA, Professeur Titulaire de Linguistique [université de N’djaména [Tchad)]Abou NAPON, Professeur Titulaire de Sociolinguistique (Université de Ouagadougou [Burkina Faso]) Daniel Franck IDIATA, Professeur Titulaire de Psycholing uistique (Université Omar Bongo [Gabon]) Jean-Jacques EKOMIE, Professeur Titulaire d’Economie (Université Omar bongo [gabon]) Alexis ESSONO, Maître de Conférences agrégé de droit (U niversité Omar Bongo [Gabon]) Nicolas NGOU MVE, Maître de conférences de civilisatio n latino-américaine (Université Omar Bongo [Gabon]) Comité de lecture: Pape Alioune NDAO, Professeur Titulaire de Sociolinguistique (Université Cheick Anta DIOP [Sénégal])
Comité
Joseph TONDA, Professeur Titulaire de Sociologie (Université Omar Bongo [Gabon]) Daniel AKENDENGUE, Professeur Titulaire de Littérature anglaise (Université Omar Bongo [Gabon]) Timothée MUKASH KALEL, Professeur Ordinaire de Linguistique (Université de Kinshasa [République Démocratique du Congo]) Pamphile MEBIAME-AKONO, Professeur Titulaire de Pragmatique (Université Omar Bongo [Gabon]) Frédéric MAMBENGA YLAGOU, Maître de Conférences de Littérature francophone (Université Omar Bongo [Gabon]) Guy-serge BIGNOUMBA, Maître de Conférences de Géographie (Université Omar Bongo [Gabon]) Bernardin MINKOMVE, Maître de Conférences d’Anthropologie (Université Omar Bongo [Gabon]) Gabriel ZOMO YEBE, Maître de Conférences agrégé d’Economie (Université Omar Bongo [Gabon]) Sylvère MBONDOBARI, Maître de Conférences de Lettres modernes (Université Omar Bongo [Gabon]) Secrétariat de rédaction: Hémery-Hervais SIMA EYI, Maître de Conférences de littérature francophone (Université Omar Bongo [Gabon]) Clément MOUPOUMBOU, Maître de Conférences de Littérature africaine (Université Omar Bongo [Gabon]) Mathurin OVONO EBE, Maître de Conférences de Littérature espagnole (Université Omar Bongo [Gabon]) Thierry AFANE OTSAGA, Maître-Assistant de Lexicographie (Université Omar Bongo [Gabon]) Placide ONDO, Maître-Assistant de Sociologie (Université Omar BONGO [Gabon]) Virginie OMPOUSSA, Maître-Assistant de sociolinguistique (Université Omar Bongo [Gabon]) Hermanno NDENGUINO (Université Omar Bongo [Gabon])
Humanités GabonaisesN uméro 08Année 2018ISSN : 2223-8433
SOMMAIRE
ÉDITO RIAL[P. 6] 1.Yvon Pierre NDONGO IBARA -Problématique de la terminologie et de la classification des langues bantoues : cas du koyo et d’ɛmbsí du groupe C 20 [PP. 9-41] ;2.Moufoutaou ADJERAN -Cohabitation français et langues nationales au Bénin : typologie des situations diglossiques et « triglossie » [PP. 43-63] ;3.Arsène ELONGO -Idiolectalisation de l’adverbe «etlà » variations stylistiques chez Alain Mabanckou [PP. 65-103] ;4.UNDOU -Marthe MARO Abandon des études doctorales : cas des étudiants gabonais en France [PP. 105-131] ;5.Alain DIASSE -L’image de la France dans les chansons zouglou : consolidation d'un stéréotype [PP. 133-157] ;6.Théophile DJOKE BO DJE -Dynamique dans le chant grégorien [PP. 159-179]APPEL A CONTRIBUTION N° 8 ET NO RMES DE PRESENTATION[PP. 181-185]
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Éditorial
ÉDITORIALLesHumanités Gabonaises sont rendues au numéro 8 de leur parution. Revue internationale, elles se doivent de s’adapter aux évolutions qu’imposent cet environnement. Quelques changements notables interviennent donc en leur sein, à cette étape-ci. ème Au terme de la 38 session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI), le Comité Technique et Scientifique « Lettre et Sciences Humaines » (CTS/LSH) du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) a fait quatre recommandations importantes, au sujet des «Normes d’édition des revues de lettres et sciences humaines » (NORCAMES/LSH) dans son système,que les Humanités Gabonaisesse doivent d’intégrer.Ces recommandations sont relatives : au profil éditorial d’une revue; -au profil d’éditeur de revue; -aux normes éditoriales d’une revue; -aux règles d’éthique et de déontologie de l’édition scientifique. -Nous avons fait l’effort de nous y conformer dès le p résent numéro, pour que la revue elle-même etles contributions qu’elles publient, soient aux normes. LesHumanités sont donc dorénavant structurées conformément aux recommandations du CTS/L SH ; elles ont également intégré les invitations de celui-ci au sujet des normes de présentation. C’est un numéro 8 remanié en fonctions des nouvelles dispositions du CAMES qui est livré à la communauté scientifique. Ses contributeurs viennent respectivement du Congo-Brazzaville (2 auteurs), de la Côte d’Ivoire(2 auteurs), du Gabon (1 auteur) et du Bénin (1 auteur). Les sujets qui y sont traités proviennent des discipli nes suivantes : la linguistique (2 articles), la littérature (1 article), la sociologie (1 article), la communication (1 article) et la musicologie (1 article). L’interdisciplinarité s’étend avec l’accueil des deux dernières disciplines.
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Humanités GabonaisesN uméro 08Année 2018ISSN : 2223-8433
En adressant nos félicitations et nos encouragements aux auteurs, nous souhaitons un bon accueil à ce huitième numéro, et donnons rendez-vous à nos lecteurs pour le numéro 9, prévu pour paraître en juin-juillet 2017. Professeur Pierre ONDO -MEBIAMEDirecteur de Publication
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Humanités GabonaisesN uméro 08Année 2018ISSN : 2223-8433
PRO BLEMATIQUE DE LA TERMINOLOGIE ET DE LA CLASSIFICATION DES LANGUESI DU GRO BANTO UES : CAS DU KOYOET D’ƐMBS UPE C 20
Yvon Pierre NDONGOIBARA Université Marien NGOUABI yvon.ndongo-ibara@umng.cg RÉSUM É:Cette étude compare deux langues du groupe C20 notamment C24 (Koyo) et C25 ( mb). Elle vise à apporter la lumière sur l’épineuxɛ problème de la classification des langues africaines. Selon les classif ications des langues Bantu de Malcolm Guthrie (1971), il apparait que les langues bantoues sont classées en fonction des groupes et selon les zones. Tel est le cas de la zone C qui a huit groupes de langues parmi lesquels le groupe C.20 qui compte sept langues à savoir : le Mboko (C21), l’Akwa (C22), le Ngare (C23), le Koyo (C24), l’mbsí (C25), le Likw ala ɛ (C26) et le Likuba (C27). Cette étude milite pour la révision du vocabulaire utilisé pour la classif ication des langues bantu et propose le remplacement des termes ‘groupes’ par langues et celui de ‘langues’ par dialectes. Elle montre notamment que le Koyoet l’mbsí ne sont pas deux langues ɛ différentes, mais plutôt deux variétés de la langue Embsí. Les différences constatées entre les deux variétés n’empêchent pas l’intercompréhension.MOTS CLÉS: MBSÍ, KOYO, COMPARATISME, LANGUE, Ɛ CLASSIFICATION.
ABSTRACT:o languages of Group C20 notablyThis paper compares tw C24 (Koyo) and C25 (Ɛmbsi). It aims at shedding light on the basic issue of Bantu language classification. According to Malcolm Guthrie’s Bantu language classification (1971), it appears that Bantu languages have been classif ied in terms of groups according to areas in case of group C languages w hich encompasses eight groups amongst w hich group C20 w hich has seven languages namely Mboko (C21), Akw a (C 22), Ngare (C23), Koyomb (C.4), ala (C26), and Likuba (C27). Thissí(C25), Likw ɛ
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Yvon Pierre NDONGOIBARA|Problématique de la terminologie et de la classification des languesbantoues : cas du koyoet d’mbsi du groupe ɛ C20study purports to revisit the vocabulary used to classify Bantu languages and puts forw ard the substitution of the words group by languages and languages by dialects. It comes out from this study that Koyoand Embare not different languages, but they are two varieties o f the same language, Embsí. The observed differences betw een the tw o varieties do not impede intelligibility.
KEYWORDS: MBSÍ, KOYO, COMPARATIVE LINGUISTICS, Ɛ LANGUAGE, CLASSIFICATION. INTRODUCTIONLes langues bantoues ont bénéficié d’une longue tradition des africanistes depuis l’arrivée des pères missionnaires en Afrique. Cette tradition a connu ses heures de gloire avec pour conséquence, les différentes classifications des langues africaines.
Notre préoccupation majeure dans la présente étude est de nous interroger sur la pertinence des termes de ‘‘groupe’’ et ‘‘langue’’ utilisés dans les différentes classifications des langues bantoues. Ainsi, nous demandons-nous, à quoi renvoient la notion de ‘‘groupe’’, les lettres alphabétiques A, B, C, H, […] et les chiffres qui les accompagnent. S’agit-il de références pour la protolangue ou de langue au sens contemporain ?
Si l’on se réfère aux langues Indo-européennes, les analystes ont proposé un modèle de classification génétique des langues en tenant compte de leur histoire. C’est ce qui a permis de classer l’allemand, l’anglais, le danois et le suédois, par exemple, dans le groupe des langues germaniques. Une telle corrélation est difficilement soutenable et adéquate lorsqu’il s’agit de classer les langues de la famille bantoue. En effet, le terme de ‘‘langue’’ est aussi dubitatif que celui de ‘‘groupe’’. Peut-on assumer que les langues d’un même groupe disposent d’un code de communication différent, à tel point que l’intercommunication soit impossible, et de les classer comme des langues différentes ?
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