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L'Abbaye Saint-Martial de Limoges

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Français
51 pages

Description

L’histoire du clergé régulier de l’ancien et vaste diocèse de Limoges commence à nous être connue. Dès le XVIIe siècle, Etienne Baluze, précurseur en cette matière comme en tant d’autres, reconstituait patiemment les annales de l’abbaye Saint-Martin de Tulle, et son livre, qui ne parut qu’en 1717, fait date dans l’historiographie limousine. Plus près de nous, M. Maximin Deloche a fouillé tout le passé du monastère de Beaulieu pour lui consacrer une notice des plus neuves.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Date de parution 23 mai 2016
Nombre de lectures 3
EAN13 9782346072286
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Alfred Leroux
L'Abbaye Saint-Martial de Limoges
À propos d'un livre récent
L’ABBAYE SAINT-MARTIAL DE LIMOGES A PROPOS D’UN LIVRE RÉCENT
L’histoire du clergé régulier de l’ancien et vaste diocèse de Limoges commence à e nous être connue. Dès le XVII siècle, Etienne Baluze, précurseur en cette matièr e comme en tant d’autres, reconstituait patiemment le s annales de l’abbaye Saint-Martin de Tulle, et son livre, qui ne parut qu’en 1717, fa it date dans l’historiographie 1 limousine . Plus près de nous, M. Maximin Deloche a fouillé t out le passé du 2 monastère de Beaulieu pour lui consacrer une notice des plus neuves . Enfin, M. Louis Guibert, dans des pages éloquentes autant que substantielles, a exposé 3 l’origine, les progrès et la décadence de la puissa nte abbaye de Grandmont . Quand les abbayes de Solignac, de la Règle, du Moutier-d’ Ahun, d’Aube-pierre, d’Aubignac, de Bonlieu et d’Uzerche (parmi celles dont les arch ives nous sont parvenues en plus 4 ou moins bon état) auront été l’objet de travaux de même valeur , on pourra dire sans exagération, qu’une page nouvelle a été ajoutée à l ’histoire de notre province. Il y manquerait cependant le souvenir de Saint-Mart ial de Limoges, qui a tenu une si grande place dans le passé et qui offre maintenant, grâce à l’abondance et à l’ancienneté de ses archives, tant d’enseignements aux esprits réfléchis. Or, c’est 5 précisément ce souvenir que M. Charles de Lasteyrie vient de nous rendre , en racontant toute l’histoire de la célèbre abbaye. Pu isé aux bonnes sources, abondant et précis, son récit est des mieux conduits. L’intelli gence des faits y est indéniable, la critique en est suffisante, l’indépendance du jugem ent absolue. Certes, l’ouvrage fait 6 honneur à la jeunesse de l’auteur. Quelques erreurs de faits , quelques négligences de style, des répétitions inutiles n’en sauraient d iminuer la valeur aux yeux de ceux qui savent que l’infaillibilité n’est le privilège d’au cun historien. Et quant aux lacunes qu’on y peut constater, le présent mémoire a pour objet d e les combler, afin que rien ne soit 7 enlevé à notre abbaye de ce qui lui appartient légi timement en propre .
1Historiae Tutelensislibri III. Paris, gr. in-8°
2En tête de l’édition duCartulaire de Beaulieu, 1859, pp. XIII-LIX (Coll. des doc. inéd.) e 3Une page de l’hist. du clergé français au XVIIIsiècle. Destruction de l’ordre et de l’abbaye de Grandmont. Limoges et Paris, 1877, gr. in-8°.
4 Nous ne tenons pas compte des articles duGallia christiana, encore moins des notices modernes qui concernent ces abbayes. Les un s et les autres ne sont que des travaux préparatoires.
5L’abbaye de Saint-Martial de Limoges. Etude histori que, économique et archéologique, précédée de recherches nouvellessur la vie du saint. Paris, Picard, 1901, gr. in-8°, XVIII-509 pages chiffrées et neuf planches.
6en relèverons quelques-unes en vue de la seco  Nous nde édition à laquelle ce livre e e semble appelé. P. XIII, I. 16, au lien de Xsiècle,corr. IXsiècle. — P. XVI, ligne 20, au lieu del’abbécorr. Ardant, Maurice Ardant. — P. XIII, I. 5, et p. 56, n. 6.Le e er manuscrit de 1638a été compilé, non pas au XV s., ni même sous François I , mais sous Louis XIII. Il n’est, à la vérité, que la cont inuation d’une compilation plus ancienne, due à Jean de Lavaud qui travaillait au t emps de Charles IX. Voy.Annales
du Midi, t. I, p. 518. — P. 35, I. 25. Saint Eloi naquit n on à Limoges, mais à Chaptelat. — P. 61, I. 7, au lieu deaujourd’hui, corr.depuis 1790P. 62, I. 40, au — lieu deportée,corr.caractère. — P. 101, I. 9, au lieu deSaint-Pierre-du-Queyroix, corr. Saint-Michel-des-Lions. — P. 105, I. 4, au lien deGeoffroy Plantagenét, corr. Henri. — P. 113, n. 6. Le château fort de Chalucet n’est pas sur la Brionne, mais sur la Briance ; il n’est pas dans la commune de Boisseuil (p. 490), mais dans la commune de Saint-Jean-Ligoure. — P. 159, I. 4, au lieu dearchevêqueGrenoble, corr. de évêque. — P. 164., I. 7 du bas, au lieu de1383,corr.1483.— P. 164, n. 7, au lieu de 1382, corr. 1482. — P. 169, n. 3, au lieu deMontjovis, corr.Montjauvy, en dépit du Dict. des Postes.— P. 180, I. 3. C’est seulement en avril 1559 que Jeanne d’Albret, au dire de ses biographes, fit pour la première fois a cte d’adhésion au protestantisme. Il est donc douteux que sa visite de 1556 à Limoges ai t pu contribuer aux progrès du parti protestant dans cette ville. Les chroniques l ocales n’en disent mot. — P. 483, n. 3. Le collège de Limoges n’a jamais été placé sous la protection de saint Martial. — P. 193, I. 12. Quoi que semble dire le d ocument cité, la basilique de Saint-Martial n’était sûrement pas église paroissiale. Vo ir les pouillés du diocèse. — P. 191. n. 1, au lieu deEtats provinciaux, corr.Assemblée provinciale. — P. 218, I. 5. au lieu e e dechambrerie, corr.chantrerie. — P. 230, I. 8 du bas, au lieu de XIIsiècle,corr. XIII siècle.— P. 264, I. 4, au lieu dela remise d’un cens qu’elle sollicitait,corr.une remise de cens quelle sollicitait. — La communauté des prêtres de Saint-Martial a-t-e lle été e instituée par Isambert à la fin du XII siècle (p. 247, I. 5), ou par Hugues de Brosse au e commencement du XIII (p. 230, I. 8 du bas) ? — P. 272, I. 1 du bas. Ros ier n’était pas une prévôté du Haut-Limousin, mais un prieuré du Ba s-Limousin. — P. 280. La note 3 appartient à la page 281. — P. 400, n. 3. Avant la Révolution, Tarn n’était pas de la paroisse d’Aixe, mais au contraire église matrice e t chef-lieu d’une paroisse distincte, dont Aixe n’était qu’une annexe. Voir le pouillé de 1773.
7-XVIII, je ne vois pas figurer Dans la longue bibliographie qui occupe les pp. XV divers écrits qui méritaient au moins une mention : le chanoine Jean Bandel,Traité de e la dévotion des anciens chrétiens à saint Martialédit. 1658) ;1638, 2  (Limoges, Gilles Le Duc.Etat du clergé et du diocèse de Limoges,1702, publié par l’abbé Lecler. Consacre cinq pages à saint Martial. — [Le P. Léona rd Nadaud.]Pouillé du dioc. de Limoges, 1773, édité par l’abbé Lecler. Contient une notice sur la collégiale de Saint-Martial. — Abbé Bullat.Tableau eccl. et relig. de la ville de Limoges en 1 791,édité par l’abbé Lecler. Consacre dix-sept pages à la collégi ale. — Jules Quicherat,Observ. sur la borne milliaire d’Ahun et sur la légende de sain t Martial (Bull. Soc. des antiq. de France, 1870, etMélanges d’arch.et d’hist.,I, 363). — Abbé Meissas,Observ. sur un récent mémoire de M. l’abbé Arbellot.1881. — Pierre Laforest. Paris, Limoges au e XVIIsiècle, 1862, pp. 229-256. — A. Leroux,Invent, des arch. kospit. de Limoges. Série II suppl., fonds de l’hôpital Saint-Martial, 1887, 42 p. in-4°. Aiderait à développer la notice consacrée par M. de L. audit hôpital, pp. 213 et 311. — Le P. Dreves, Prosarium Lemovicense.bé Lecler,Leipzig, 1890. (Nous en parlerons plus loin.) — Ab Etude sur les cloches du dioc. de Limoges(dans leBull.de la Soc. arch. du Limousin, t. XLIX). Reproduit plusieurs inscriptions provenan t de Saint-Martial. e En parlant de la primatiale de Limoges au XI siècle (p. 77), il eût été bon de rappeler que la Chronique d’Etienne Maleu (p. 11 de l’édition Arbellot) donne une liste e desarchevêquesde Limoges, depuis saint Martial jusqu’à Simpliciu s qui vivait au VIII siècle. — A propos de la chronique d’Adémar de Chab annes (p. x, n. 1), il n’eût pas fallu laisser ignorer au lecteur l’édition critique donnée par M.J. Lair en 1899. — En suspectant l’identification de Maldamnat avec Baluz e (p. 3, n. 1), il eût convenu de
renvoyer à un article desAnnales du Midi (1889),Une œuvre de Baluze oubliée, où l’identité est surabondamment démontrée, ainsi que celle de Bonnefoy avec le chanoine Collin. — Aux éditions indiquées (p. 41, n . 4) de l’Ordo ad benedicendum ducem Aquitaniœ,faut ajouter celle que il nous devons à Godefroy dans son Cérémonial français,I, 605. — La Chronique de Solignac mentionnée p . 93, n. 2 t. (ms. franç. 19857 de la Bibl. nat.) a été éditée pa r M. l’abbé Lecler dans leBull. de la Soc. arch. du Limousin,XLIII. — La relation des deux passages de Charl  t. es VII à Limoges, tirée d’un registre de la Chambrerie de Sa int-Martial (p. 164, I. 21, a été publiée non pas une fois, mais six fois, en dernier lieu dans laBibl. de l’Ec. des chartes,int-Martial, cédée vers 15681885, p. 303 et suiv. — Sur la préceploriale de Sa au collège de Limoges, on trouve tout un ensemble d e documents dans l’Invent. des arch. dép. de la Haute-Vienne,série D, art. 17 et 18. — Une partie des registres de la prévôté des Combes relevant de Saint-Martial subsis te encore aux Archives dép. de la Haute-Vienne, série B, nos prov. 3411 à 3424. Ces r egistres s’étendent de 1733 à 1790. —Campus singularis, que l’auteur n’a pu identifier (p. 47), est aujour d’hui Champsanglard, commune du canton de Bonnat, arrondi ssement de Guéret. — L’accord de 1109 relatif à l’église de Sa ujon, publié p. 433, l’avait été déjà par M.C. Rivain, dans leMusée des archives départementales,1878, p. 62.