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L'agir humain et la crise éco-climatique

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Livres
174 pages

Description

Aujourd'hui, le changement climatique semble devenu une source de fantasmes et de polémiques. D'après les rapports du GIEC, le changement du climat est une réalité et même une évidence. Quant aux causes et aux alternatives, les avis et les vérités divergent. De ce fait, les différents changements sur la planète et l'idée d'un dérèglement climatique d'origine anthropique divisent. Il en est de même de la possibilité d'une résilience de la nature par l'abandon des produits fossiles. Par ailleurs, des scientifiques pensent à réparer la planète par des moyens technoscientifiques. Le problème est ainsi perçu, pensé et analysé de manières distinctes par divers scientifiques. Les conclusions sur la crise écoclimatique divergent au point d'en être peu fiables pour les climato-sceptiques. Certains pensent qu'il n'est pas juste de véhiculer un message mensonger et apocalyptique qui use de la peur.

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Date de parution 29 avril 2019
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EAN13 9782140120299
Langue Français

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la crise éco-climatique civilisations durables
scientifiques voire scientistes en termes d’analyses, de diagnostics
divergent d’un camp scientifique à l’autre. Autrement dit, les
T
scientifla capacité humaine de réparer la planète pariques pensent à des moyens technoscientifiques tels que la géo-ingénierie.Le problème est ainsi perçu, pensé et analysé de manières distinctes par divers scientifiques. Les conclusions sur la crise éco-climatique s’avèrent divergentes au point d’en être peufiables pour une catégorie de personnes que l’on qualifie de climato-sceptiques.
aux hommes un message mensonger à caractère apocalyptique, qui use de la peur à desfins inavouées peut-être
scientiIques dans son domaine de recherche, il prolonge, à travers
ivilisations durables
Blanchard Makanga
L’agir humain
et la crise éco-climatique
a crise éco-climatique
& SOCIÉTÉ SCIENCES
Nature, technosciences etcivilisations durables
Préface de Bonaventure Mve Ondo
Lagir humain et la crise éco-climatique
Nature, technosciences et civilisations durables
Sciences et Société fondée par Alain Fuchs et Dominique Desjeux et dirigée par Bruno Péquignot
Dernières parutions
Jean-Luc MATHIEU,quels enjeux de SantéPrévention : publique ! Analyse de politiques publiques, 2018. Jacques JAFFELIN,Théorie de l’information générale ou la « quatrième vexation », 2018. Claudine PÉREZ-DIAZ,: unSciences et action publique mariage fécond. L’exemple de l’alcool au volant, 2017. Philippe SALIGNAC, Les espaces du travail,Prévention et santé au travail,2017 Gérard ALLAN,Points de vue thermodynamiques sur notre quotidien, Société et thermodynamique, 2016. Xavier MOREAU,Vieillissement et vulnérabilité, Comment rendre moins difficile le retour de la vulnérabilité, 2016. Jacques JAFFELIN,? Ethique pour unOù va la civilisation monde humain réconcilié avec ce dont il est issu, 2015. Anne CHATEAU et Odile PIQUEREZ,Le syndrome d’Angelman. Parcours de vie des adultes, 2015. Anne CHATEAU,Le syndrome d’Angelman. Regard sur une maladie neurogénétique rare, 2013. Laurence BRIOIS VILMONT,L’imagerie médicale. La fabrique d’un nouveau malade imaginaire, 2013.Olivier NKULU KABAMBA,L’assistance médicalisée pour mourir. Les soignants face à l’humanisation de la mort, 2013. Jean-Pierre BENEZECH,Une éthique pour le malade. Pour dépasser les concepts d’autonomie et de vulnérabilité, 2013. Suzy COLLIN-ZAHN et Christiane VILAIN,Quelle est notre place dans l’univers ? Dialogues sur la cosmologie moderne, 2012. Blanchard MAKANGA,Nature, technosciences et rationalité. Le triptyque du bon sens, 2012. Béatrice GRANDORDY,Charles Darwin et « l’évolution » dans les arts plastiques de 1859-1914,2012.
Blanchard Makanga
L’agir humain et la crise éco-climatique
Nature, technosciences et civilisations durables
Préface de BonaventureMVEONDO
© L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-16909-5 EAN : 9782343169095
Préface
Voici un livre qui vient à point nommé. En effet l’ouvrage «L’agir humain et la crise éco-climatique» et qui a pour sous-titre «Nature, technosciences et civilisations durables» de Blanchard Makanga est un livre engagé qui présente le grand intérêt d’ouvrir le débat sur la problématique de la crise éco-climatique et la nécessité pour l’Afrique et même pour chaque pays africain de la penser. Que l’on partage ou non ses analyses, ses convictions ou ses propositions, on ne peut occulter cette démarche interrogative. Il faut en débattre. C’est la richesse de cet essai. L’objectif poursuivi, clairement résumé d’abord dans l’avant-propos et ensuite dans l’introduction, est, à la fois, «d’examiner très attentivement quels sont déjà et quels vont être dans l’avenir les enjeux et les perspectives pour l’Afrique et pour les sociétés humaines en général, face à cette problématique climatique». Il s’agit donc de s’interroger sur la manière dont s’opère la construction du rapport à la nature (environnement) dans nos sociétés, mais aussi sur la manière dont a été instaurée une psychose collective mondiale pour engager la responsabilité collective des sociétés. Face à cela, Makanga ouvre une série de questions majeures :diagnostic sur le dysfonctionnement du climat« Le est-il réellement objectif et sans équivoque? Est-il justifié de professer la peur à titre de moyen pour la recherche et la mise en œuvre d’une alternative au changement climatique en cours? (…)?L’Afrique devra-t-elle nécessairement payer pour des fautes commises par d’autres? Qu’en est-il du principe pollueur — payeur? L’Afrique est-elle un continent pollueur ou plutôt une victime qui mérite réparation? Ne devrait-elle pas s’atteler à mettre en place des politiques alternatives qui soient à la fois éco-durables et adaptées aux spécificités de sa géographie et de ses écosystèmes?».
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L’ouvrage commence par poser la question du pourquoi de cette crise, la nature des arguments tant des climato-sceptiques que des tenants du discours officiel et de leurs apprentis sorciers. Il s’interroge sur la pertinence de leurs arguments, sur leur caractère extérocentré qui fait des «représentants de l’Afrique» de «vrais spectateurs», incapables qu’ils sont de penser par eux-mêmes et non avec les paradigmes élaborés ailleurs. Prenant parti pour une mondialisation multipolaire et humaniste, Makanga affirme que c’est lorsque l’Afrique aura fait le pari de l’intelligence qu’elle retrouvera le chemin d’un développement qui ne sera plus la conséquence de l’Occident, dans une démarche partagée pour l’invention d’une nouvelle «manière de produire et de consommer». Il place en conséquence la géo-philosophie au rang de pôle d’équilibre dans la mondialisation. Il souligne l’importance de la place d’une Afrique réconciliée avec elle-même dans ce débat. Tournant le dos tout à la fois à l’immobilisme politique actuel en Afrique sur ces questions et sur le discours occidentalo-centré, l’auteur met en lumière, à la suite de Hans Jonas, le paradigme d’une responsabilité prospective de l’être humain. Une responsabilité qui permet de dépasser les incivilités actuelles et place l’homme, tout homme, face à ses propres responsabilités. La deuxième partie de l’ouvrage est consacrée aux dimensions de ce nouvel engagement qui prend sens dans ce qu’il appelle «l’agir humain», que ce soit au niveau des pays, des industries, comme au niveau sociétal. Elle recèle un certain nombre de propositions. C’est en quelque sorte un programme pour un renouveau d’ensemble des politiques mondiales de l’environnement. Makanga interroge les fondements anthropiques du changement climatique. Il apporte donc un éclairage original et intéressant sur les enjeux sociaux, territoriaux et surtout philosophiques et politiques que soulèvent la menace climatique et le rôle joué par l’homme. Il ne manquera pas d’alimenter les discussions au sein de la communauté des chercheurs de plus en plus mobilisée sur cette question et qui œuvre à décrypter les ressors sociétaux, philosophiques, politiques, culturels ou
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encore psychologiques d’un rapport homme/nature renouvelé face à cette question climatique trop longtemps appréhendée à travers des approches strictement quantitatives à visée médiatique et aussi à travers un discours scientifique extérocentré dans lequel les chercheurs africains participent peu. À partir de ce livre, Blanchard Makanga amorce un grand débat d’idées avec l’Afrique comme acteur et pas seulement comme objet et je ne peux que m’en réjouir. J’ose espérer qu’il sera fécond et que des consensus partagés par le plus grand nombre s’établiront pour réussir un monde qui ne soit plus mû simplement par le quantophrénisme ou la course effrénée aux bénéfices, mais où chacun devienne écoresponsable. Je souhaite que les intellectuels, les décideurs politiques ou économiques, les étudiants et les militants de la cause écologique participent nombreux à ce débat et joignent leurs voix à celle de l’auteur. L’Afrique et le reste du monde ont plus que jamais besoin de se nourrir de leurs réflexions, de leurs visions et de leurs actions quant à l’avenir de notre planète. Bonaventure MVE ONDO Professeur à l’Université Omar Bongo Recteur honoraire de l’Université Omar Bongo Vice-recteur honoraire de l’Agence universitaire de la Francophonie
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