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L'exploitation du gaz de schiste en France

De
206 pages
Le gaz naturel devrait jouer un rôle croissant dans la balance énergétique globale des années à venir, en particulier grâce à l'exploitation du gaz de schiste. Que cache cette nouvelle énergie ? Au-delà des aspects purement financiers ou environnementaux, l'exploitation du gaz de schiste est-elle une fin en soi ou peut-elle être utilisée comme pilier d'une transition énergétique qui se fait attendre ?
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L’exploitation Florentin Thévenet
du gaz de schiste
en France
La prise de conscience collective des enjeux climatiques et L’exploitationenvironnementaux a conduit les dirigeants à initier de profonds
changements dans le mode de consommation énergétique tel qu’il
epouvait être à la fn du XX siècle du gaz de schiste
Le gaz naturel devrait jouer un rôle croissant dans la balance
énergétique globale des années, voire des décennies à venir, en en Franceparticulier grâce à l’exploitation du gaz de schiste. Toutefois, de
nombreuses inconnues demeurent. Que cache réellement cette
nouvelle énergie, et quel rôle peut-elle jouer dans la transition
énergétique dans laquelle se sont lancés de nombreux pays, à Entre enjeux et opportunités
commencer par la France et ses voisins européens ?
Au-delà des aspects purement nanciers ou environnementaux, il
s’agit de savoir si l’exploitation du gaz de schiste est une n en soi,
ou si cette manne peut être utilisée comme pilier d’une transition
énergétique qui se fait attendre ?
Florentin Thévenet, analyste fnancier, est diplômé de l’ISEG, et titulaire d’un
MBA de l’ISM/St John’s University de New York.
ISBN : 978-2-343-04399-9
21 €
fffGEOECONOMIE_THEVENET_11_EXPLOITATION-GAZ-SCHISTE.indd 1 1/10/14 19:30:26
Florentin Thévenet
L’exploitation du gaz de schiste en France
Géoéconomie et Géonance















L’exploitation du gaz de schiste
en France
Entre enjeux et opportunités
















Géoéconomie et Géofinance
Collection dirigée par
Viviane du Castel et Adrienne Jablanczy


La collection « Géoéconomie et Géofinance » vise à mieux appréhender les
analyses et les stratégies économiques et financières internationales, liées
aux enjeux et aux défis du XXIe siècle. La nouvelle donne géopolitique à des
implications directes et indirectes sur les réseaux transnationaux,
influençant la gouvernance en construction. La dynamique économique et
financière internationale s’inscrit dans une alternance de crises majeures et
d’essor des nouveaux marchés. Ainsi, la mondialisation devient acteur, grâce
à la déréglementation et la désintermédiation financières, sur les marchés et
parmi les flux financiers donnés par les nouvelles technologies toujours plus
innovantes.
Les éditions L’Harmattan ont souhaité s’inscrire dans cet essor
Géoéconomique et Géofinancier en créant cette collection. Celle-ci se donne
pour but de présenter de multiples aspects des problématiques actuelles et
futures en publiant des ouvrages abordant ces thématiques.


Déjà parus

Julie MONFORT, Viviane DU CASTEL, Le renouveau du nucléaire après
Fukushima, 2012.
eViviane DU CASTEL, Le gaz, enjeu géoéconomique du XXI siècle. L’exemple
de l’Europe, 2011.


Florentin Thévenet


























L’exploitation du gaz de schiste
en France
Entre enjeux et opportunités













































































































































































© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04399-9
EAN : 9782343043999

A mes parents,
Vous m’avez toujours dit qu’un jour je vous dirais merci. Je
commencerai donc cet ouvrage par un, certes, simple et non-dénué
d’émotion « Merci »
A Marine
Qui par son amour m’a permis d’achever ce projet qui me tenait
tant à cœur
Remerciements
J’adresse mes plus sincères remerciements à chaque personne
m’ayant apporté son aide et son temps sur ce mémoire de fin d’études,
et particulièrement à
Viviane du Castel, Charlotte Ida Brothier et David Pollon.
Remerciements tout particuliers à Alexandre Kesteloot,
indéfectible soutien durant toutes mes études supérieures.

- « Celui qui rencontre le plus de
succès dans la vie est celui qui est
le mieux informé » -
B. DISRAELI, Ecrivain et Homme d’Etat anglais (1874-1880)
- « Je ne cherche pas à connaître
les réponses, je cherche à
comprendre les questions » -
CONFUCIUS, Philosophe
chinois (551 – 479 av. J-C)


Table des Matières
INTRODUCTION ................................................................................................... 15
I. LE GAZ DE SCHISTE : DE L’OMBRE A LA LUMIER E ........................................... 23
A. UNE APPROCHE GLOBALE POUR UNE COMPREHENSION GENERALE ............................... 23
1. Un gaz sous surveillance .......................................................................... 23
2. Viabilité de l’exploitation de gaz .............................................................. 32
3. Des technologies minières en mutation ................................................... 36
B. RISQUES ENVIRONNEMENTAUX ............................................................................ 61
1. Pollution des nappes phréatiques et impact potentiel sur la santé ......... 61
2. Gaz à effet de serre et pollution de l’air : mythe ou réalité ? ................... 63
3. Impacts sur l’environnement extérieur : dangerosité et règlementation . 70
4. Autres impacts possibles ? ....................................................................... 74
C. AU-DELA DE LA THEORIE… ................................................................................... 77
1. Les Etats-Unis, une référence en la matière ............................................. 77
2. La Chine, un exemple en devenir ? ........................................................... 85
3. La Pologne, premier exemple en Europe .................................................. 86
II. LA FRANCE, ENTRE VOLONTE ENERGETIQUE ET REALITE ECONOMIQUE ...... 89
A. MARCHE DE L’ENERGIE ET TRANSITION ENERGETIQUE ............................................... 89
1. Un marché du gaz mené par les importations ......................................... 90
2. Une production d'électricité encore largement dépendante de l'industrie
nucléaire ........................................................................................................ 103
3. Les principaux acteurs du secteur de l'énergie en France ...................... 115
4. La politique de l'Union européenne à l'égard des sources d'énergie
renouvelable .................................................................................................. 117
B. UN ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE MOROSE ....................................................... 120
1. Une économie au ralenti ........................................................................ 121
2. Un environnement social incertain ......................................................... 125
C. CADRE REGLEMENTAIRE DU SECTEUR ENERGETIQUE ET DE L’INDUSTRIE GAZIERE ........... 132
1. Cadre règlementaire européen .............................................................. 133
2. Législation nationale et prévisions, un espoir ? ...................................... 139
3. Entre débat social, enjeux politiques et intérêts économiques .............. 142
D. UN SOUS-SOL A EXPLOITER ? ............................................................................. 148
III. ENTRE ENJEUX ET OPPORTUNITES : DES PISTES DE REFLEXION ................ 153
A. SOUTIEN A LA RECHERCHE ET OPTIMISATION DU CADRE LEGISLATIF, UN SCENARIO POUR
DEMAIN ? .............................................................................................................. 153
1. Améliorer le cadre règlementaire, et en particulier le code minier ........ 154
13
2. Recherche, développement et soutien aux nouvelles technologies, une
voie envisageable ? ........................................................................................ 155
B. CONTROLE DE L’EXPLOITATION ET PROMOTION DU GAZ COMME SOURCE D’ENERGIE, LA
SOLUTION ? ........................................................................................................... 156
1. Exploitation sous un consortium public .................................................. 156
2. Promouvoir le gaz comme énergie de transition .................................... 157
C. UTILISER LES BENEFICES A BON ESCIENT ................................................................ 158
CONCLUSION ..................................................................................................... 161
BIBLIOGRAPHIE .................................................................................................. 165
ANNEXES ........................................................................................................... 191

14
Introduction
Le gaz de schiste (et dans une moindre mesure, le pétrole et huile
de schiste) est actuellement un acteur incontournable du débat
énergétique, depuis que de nombreux pays, les Etats-Unis en tête, ont
lancé des programmes d’exploitation. Petit à petit, cette « nouvelle »
source d’énergie semble peser sur les rapports de force entre pays
producteurs de gaz et les importateurs. Le gaz de schiste arrive aussi à
un moment où les questions environnementales prennent de plus en
plus part aux enjeux géopolitiques et géostratégiques. Cependant,
l’exploitation du gaz de schiste n’est pas chose aisée et est le résultat
de la rencontre de nombreux facteurs, qu’ils soient économiques,
sociaux, ou encore environnementaux. En amont de l’étude de cette
nouvelle énergie, il convient de comprendre quels peuvent être ces
facteurs ; l’analyse de ces derniers permettant d’appréhender les
enjeux qui seront au cœur de cet ouvrage.
Depuis plusieurs années, nous observons que les questions
environnementales ont pris une place majeure dans les débats
politiques nationaux et internationaux, même s’il reste encore
beaucoup à faire. La prise de conscience internationale vis-à-vis de
l'environnement et de l'impact de l'activité humaine sur le climat est
1principalement applicable à l'utilisation des énergies fossiles (gaz,
pétrole ou charbon) générant de grandes quantités de gaz à effet de
serre, ce qui représente l’une des causes principales du réchauffement
climatique.
Cependant, un changement profond des attitudes n’est pas chose
aisée, en particulier sur des sujets ancrés dans la conscience et les
habitudes collectives depuis des décennies.
En 1973 eut lieu le premier choc pétrolier. Cet évènement fut le
résultat de trois facteurs indépendants les uns des autres.
Premièrement, il y eut un pic de production de pétrole on-shore aux
Etats-Unis en 1971. Ces derniers étaient alors les premiers producteurs
2de pétrole au monde . A compter de cette date, on a pu assister à une

1
Énergie issue de la combustion de matière organique fossilisée et contenue dans le
sous-sol terrestre
(http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/%C3%A9nergie_fossile/53118)
2
La Face Cachée du Pétrole. Réalisé par Eric Laurent. 2010.
15
prise de conscience croissante du fait que les réserves de pétrole
n’étaient pas illimitées et qu’un jour, nous n’aurions plus accès à cette
énergie pour la simple et bonne raison qu’elle n’existerait plus,
pensait-on (néanmoins, les évolutions technologiques ont permis
d’exploiter des gisements plus profonds et situés dans des conditions
extrêmes). La production nord-américaine a commencé à décliner en
1972, poursuivant sa chute jusqu’en 2007 (la production a baissé de
30% en 10 ans et de près de 75% en 35 ans). Parallèlement à cette
prise de conscience, le second facteur fut la mise en place d’un
embargo par les Etats arabes membres de l’OPEP (Organisation des
Pays Exportateurs de Pétrole), qui considérèrent comme leurs ennemis
les alliés d’Israël durant la guerre des Six Jours. Le troisième et
dernier facteur fut la fin des accords de Bretton Woods (1944), ce qui
entraîna une baisse spectaculaire du dollar ; l’once d’or passant de 35$
(cours fixé depuis janvier 1934) à 38$ en 1971, puis à 42,2$ au matin
3du 19 mars 1973, à l’ouverture des marchés financiers . Ces trois
facteurs conduisirent à une forte augmentation du prix du baril de
pétrole brut.
Ces évènements entraînèrent dans leur sillage un sursaut
international quant à la nécessité de diversifier les sources d’énergies
requises pour la production d’électricité, le chauffage, les transports,
l’industrie, etc. Pour illustrer ce fait, il convient de mentionner que de
nombreux gouvernements à travers le monde ont créé un ministère de
l’Environnement (ex : en 1971 en France), ou des agences chargées de
la protection de l’environnement (Environmental Protection Agency -
Agence chargée de la Protection de l’Environnement, en 1970, aux
Etats-Unis). Des mesures nationales furent accompagnées par
l’organisation de nombreuses conférences internationales sur le sujet,
très souvent sous l’égide des Nations-Unies. Ces conférences, mieux
connues sous le terme de « Sommet de la Terre », ont lieu tous les dix
ans ; la première s’est déroulée à Stockholm (Suède) en 1972, suivie
par Nairobi (Kenya) en 1982, Rio de Janeiro (Brésil) en 1992,
Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002, avant de revenir à Rio en
2012 (sous le nom de Rio+20). Le premier sommet de Rio a permis de
poser la première pierre d’un programme ambitieux de lutte mondiale
contre le changement climatique, avec notamment la
Conventioncadre des Nations Unies pour les changements climatiques

3
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/22/il-y-a-quarante-ans-le-debutdes-changes-flottants_3163981_3234.html.
16
(CCNUCC). Cette lutte a engagé de nombreux Etats dans un
processus de négociations en vue de la création du Protocole de
Kyoto. Cet accord international, construit sur la convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques, a mis en place des
objectifs et des délais contraignants pour réduire les émissions de gaz
4à effet de serre (GES) dans les pays industrialisés . La Convention a
pris effet en 1994, et en 1995, les gouvernements ont lancé les
négociations devant aboutir à l’établissement d’un protocole (accord
international lié à la Convention existante, mais autonome). Ses
objectifs consistent à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au
moins 5% par rapport aux niveaux de 1990 et ce, durant la période de
52008 à 2012 .
L’une des principales réponses à la demande croissante en énergie
et à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre fut le
recours à l’énergie nucléaire. Développée dans les années 1950,
principalement sur la base des recherches et avancées effectuées dans
le domaine du nucléaire militaire, cette technologie connut un fort
èmeaccroissement dans les années 1970, ainsi qu’au début du XXI
siècle, pour faire face à l’augmentation continue des prix
(particulièrement ceux des énergies fossiles). Cependant, le
développement et le recours à l’énergie atomique ont été de
nombreuses fois remis en cause en raison d’incidents et d’accidents de
différentes ampleurs, les plus tristement célèbres étant l’accident de
Three Mile Island (1979), la catastrophe de Tchernobyl (1986) et celle
de Fukushima (2011).
Ces trois accidents nucléaires, associés à la nécessité de réduire les
émissions de gaz à effet de serre, ont encouragé le développement
6d’une conscience collective autour des énergies dites renouvelables ,
tels que l’eau, le vent, le soleil ou encore la géothermie. Cependant,
les besoins croissants en énergie ne permettent pas actuellement à ces
technologies de satisfaire la demande ; et le coût de production de
l’électricité au moyen de ces technologies reste trop élevé pour les

4
http://unfccc.int/portal_francophone/essential_background/feeling_the_heat/items/
3294.php.
5
Ibid.
6 Une énergie est dite renouvelable lorsqu'elle provient de sources que la nature
renouvelle en permanence, par opposition à une énergie non renouvelable dont les
stocks s'épuisent (http://jeunes.edf.com/article/qu-est-ce-qu-une-energie-renouvela
ble,79)
17
rendre non seulement rentables, mais aussi et surtout économiquement
viables (si ces technologies devaient être utilisées seules, sans le
nucléaire ou les énergies fossiles).
Face aux questions économiques, énergétiques et
environnementales, il est devenu essentiel pour un bon nombre de
pays, ainsi que pour la Communauté internationale, de trouver une
solution pérenne, ou du moins une solution permettant une transition
7énergétique en douceur (que ce soit en termes de technologie, ou de
combustible de base). L’une des réponses a été fournie par le gaz
naturel (bien que ce dernier ait toujours existé en parallèle du pétrole).
Ce dernier peut être transporté sous deux formes différentes. Sa forme
naturelle (autrement dit, gazeuse) est transportée grâce à de
gigantesques gazoducs. Ces derniers sont des tubes/canalisations
permettant le transport du gaz sous pression sur de longues distances.
Aujourd’hui, le réseau de gazoducs est très dense, permettant
d’acheminer rapidement le gaz des zones de production vers les zones
8concentrant de fortes demandes . Néanmoins, les gazoducs ont
l’inconvénient de surenchérir les coûts du gaz naturel (en raison
notamment du coût des installations et de l’entretien des
infrastructures), mais soulèvent aussi la question de la sécurisation des
approvisionnements. Etant des installations à long terme, les gazoducs
figent les relations entre pays producteurs et consommateurs, et
entretiennent un état de dépendance pour de nombreux pays. Aussi, du
fait des importantes distances couvertes par les gazoducs dans
certaines régions du monde, il est quasiment impossible de garantir la
sécurisation des approvisionnements de manière permanente. Afin de
répondre à ces problématiques, une nouvelle méthode
d’acheminement fut développée, et est de plus en plus utilisée. Le gaz
naturel est transporté sous une forme liquide (GNL – Gaz Naturel
Liquéfié). Alors que le transport sous cette forme restait relativement
marginal dans les années 1980 (avec 25 millions de tonnes par an), il
tend à se développer de plus en plus (250 millions de tonnes

7
La transition énergétique évoque le passage d’une stratégie énergétique
principalement basée sur des sources d’énergies non-renouvelables (autrement dit,
fossiles), à un bouquet énergétique s’appuyant majoritairement sur les énergies
renouvelables.
8
http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/transport-du-gaz.
18
9convoyées en 2011) . En augmentant les capacités et l’efficience du
transport (la liquéfaction du gaz naturel permet de réduire son volume
de 600 fois), les pays (producteurs ou consommateurs) améliorent la
sécurisation des approvisionnements, à condition que les pays
consommateurs possèdent des infrastructures suffisantes pour
accueillir et stocker d’énormes quantités de gaz. Contrairement aux
gazoducs, le transport du Gaz Naturel Liquéfié offre une plus grande
flexibilité, notamment via le transport maritime qui permet de varier
les zones d’approvisionnement et d’acheminement, tout en évitant les
zones jugées à risque. Avec cette technologie, les pays peuvent donc
diversifier leurs sources d’approvisionnement en s’adressant à des
pays producteurs plus éloignés. Cette technique représente donc un
10avenir prometteur sous plusieurs aspects .
Si le GNL permet la diversification, ainsi que la sécurisation des
approvisionnements en gaz naturel, il ne résout pas les besoins
croissants de la demande énergétique, en particulier en provenance des
pays émergents, ainsi que la raréfaction programmée des ressources
fossiles (si les évolutions technologiques ont permis l’exploitation de
ressources difficilement accessibles jusqu’alors, augmentant ainsi les
capacités et les années de production, il n’en reste pas moins vrai que
ces ressources viendront à disparaitre avec le temps, dans la mesure où
elles ne sont pas renouvelables).
L’augmentation des prix des énergies fossiles a conduit et a permis
l’exploration et l’exploitation de gisements situés en grande
profondeur, nécessitant le recours à des techniques plus élaborées et
plus coûteuses que celles utilisées jusqu’alors. Ceci est
11particulièrement le cas du gaz de schiste , dont l’exploitation au
travers de la combinaison du forage vertical, horizontal et de la

9 International Gas Union. World LNG Report 2011. Kuala Lumpur, Malaysia:
International Gas Union, 2012.
10 International Gas Union. World LNG Report 2011. Kuala Lumpur, Malaysia:
International Gas Union, 2012 ; Barclays Capital. Global Energy Outlook - Oil
Upside, Rising Capex. London, United Kindgom: Braclays Capital - Research
Commodities, Credit and Equity Views, 2012 ; HARRIS, Frank. The LNG Outlook.
New York, NY, USA: Wood Mackenzie, 2012 ; RATS, Martijn, et al. Oil & Gas -
The Great LNG Tightening; Plus Capex / Growth Diverging. London, United
Kingdom: Morgan Stanley Research Europe, 2013
11
Gaz naturel dont les gisements sont situés en grande profondeur, les propriétés
physiques des roches dans lesquelles il est contenu demandant un certain niveau
technologique pour pouvoir être exploitées de manière efficiente.
19