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L'invention du Pays Cathare

De
147 pages
Monde imaginaire fait de légendes et de mystères, terre d'histoire aux paysages somptueux, le Pays Cathare existe-t-il vraiment ? Il a en effet été imaginé dans le cadre d'une stratégie de développement du département de l'Aude et comporte une dimension symbolique efficace auprès des visiteurs. Ce livre se propose d'analyser les logiques politiques et sociales à l'oeuvre dans la construction du Pays Cathare, fiction historique au service d'un programme de développement local.
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L'invention du Pays Cathare
Essai sur la constitution d'un territoire imaginé

Questions Contemporaines Collection dirigée par J.P. Chagnollaud, B. Péquignot et D. Rolland
Chômage, exclusion, globalisation... Jamais les « questions contemporaines» n'ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines» est d'offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective. Dernières parutions Daniel CUISINIER, Energie et transport, 2005. Cyril LE TALLEC, Les Sectes ufologiques 1950-1980, 2005. Henri GUNSBERG, L'Ogre pédagogique. Les coupeurs de têtes de l'enseignement, 2005. Michel ADAM, L'association image de la société, 2005. J.P. SAUZET, La personne en fin de vie. Essai philosophique sur l'accompagnement et les soins palliatifs, 2005; Victor COLLET, Canicule 2003. Origines sociales et ressorts contemporains d'une mort solitaire, 2005. Nicole PERUISSET-FACHE, La modernisation de l'Ecole, 2005. A. Léon COL Y, Vérité de l'histoire et destin de la personne humaine,2005. Bernard SERGENT, La Guerre à la culture, 2005. Frédéric CODSTON, L'écologisme est-il un humanisme ?,2005. Harold BERNAT-WINTER, Prométhée déchaîné. Qui a peur de l'individu ?,2005. Stéphane RULLAC, Et si les SDF n'étaient pas des exclus ? Essai ethnologique pour une définition positive, 2004. Thierry DEBARD et François ROBBE (sous la dir.), Le caractère équitable de la représentation politique, 2004. Jacky CHATELAIN, Pourquoi nous sommes européens, 2004. Bonnie CAMPBELL (dir.), Qu'allons-nous faire des pauvres?, 2004. Jacques BRANDIBAS, Georguis GRUCHET, Philippe REIGNIER et al., La Mort et les Morts à l'île de la Réunion, dans l'océan indien et ailleurs, 2004 Philippe BRACHET, Evaluation et démocratie participative, 2004.

Marie-Carmen

GARCIA

William GENIEYS

L'invention du Pays Cathare
Essai sur la constitution d'un territoire imaginé

Préface de Paul Alliès

L'Harmattan 5-7,rue de rÉcolePolytechnique 75005 Paris

L'Harmattan Hongrie Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest

HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALlE

FRANCE

À Éléonore À Mina

cgL'Harmattan, 2005 ISBN: 2-7475-8312-0 EAN : 9782747583121

- REMERCIEMENTS

-

Ce manuscrit n'aurait jamais pu voir le jour sans l'aide de Nicolas Gousy, directeur du Centre d'Études Cathares. Nous tenons à le remercier pour ses encouragements répétés qui nous ont permis de mener à bien ce travail. Nous voudrions remercier plus largement les membres de l'équipe du Centre d'Études Cathares, particulièrement sa directrice scientifique, Pilar Jimenez-Sanchez, qui ont facilité nos recherches en mettant à notre disposition leurs compétences et leurs savoir-faire. Merci à celles et ceux qui nous ont accordé des entretiens formels ou informels.

- PREFACEP AYS ET TERRITOIRE: LIGNES DE RECHERCHE

La Région Languedoc-Roussillon n'est pas un cas particulier. Elle participe du processus conduit par pratiquement tous les États de l'Union européenne depuis une vingtaine d'années. Quels que soient les statuts très variables donnés à ces entités selon les pays, la " Région" est le plus souvent décrite comme une même " gouvernance polycentrique, c'est-à-dire une organisation du pouvoir instable, contestée, hétérogène sur le plan terri torial et non hiérarchique "1. Au-delà d'une grande disparité institutionnelle, l'échelon régional est eel ui où s'opère une transformation fondamentale de l'organisation territoriale des politiques européennes tant au niveau supranational qu'à l'intérieur des États-membres. La Communauté a fait le pari que les politiques économiques publiques ne seraient efficaces que si les administrations régionales et locales avaient la capacité de les structurer et de les légitimer. Ce pari a inégalement modifié les liens unissant traditionnellement les élites centrales et périphériques en établissant de nouveaux rapports fonctionnels entre opérateurs gouvernementaux de niveaux différents. Elle a aussi suscité une régionalisation de l'action publique dans les secteurs de l'agriculture, de l'action sociale et de l'aménagement du territoire avec des porte-parole au profil inédit. Ce sont des élus qui démontrent une capacité d'agrégation des intérêts (privés, publics; horizontaux, verticaux) produisant des compromis territorialisés entre plusieurs réseaux (d'experts, de professionnels, de notables). Le travail de Marie-Carmen Garcia et de William Genieys illustre remarquablement ce phénomène. On y voit s'opérer une dissociation entre deux territoires: celui des circonscriptions héritées des constructions nationales précoces où se sont cristallisés l'organisation des administrations, partis, groupes d'intérêt; celui des circonscriptions fonctionnelles où s'agencent les alliances entre intérêts publics et privés, la production de biens et de services, l'imagination de nouveaux espaces. Cette dissociation ne débouche pas sur un antagonisme mais sur une nouvelle dimension, celle d'un
I

Lisbeth

Hooghe,

Gary Marks,

"Restructuration

territoriale

au sein de

l'Union européenne: les pressions régionales", Vincent Wright, Sabino Cassese, La recomposition de l'État en Europe, Paris, La Découverte,
1996, p. 207.

7

territoire flexible où les circonscriptions de l'action publique varient et mettent en concurrence différents découpages à la base de l'organisation et de la représentation des intérêts 1. L'invention du Pays Cathare est donc résolument moderne. Elle opère une singulière reconversion des traditions érudites, politiciennes, et même religieuses dans une totalité opératoire à la fois pour les politiques publiques et pour le signifiant régional. Et il faut ici en venir à la spécificité de la région où tout cela se passe. Il s'agit bien, avec le Languedoc-Roussillon, d'une partie de ce Midi qui est l'exemple même d'un ethnotype construit à partir du XVIe siècle au moins2. S'il connut depuis de perpétuelles transformations (de l'image du " Gascon" en passant par celle de " Tartarin" et jusqu'à celle du cathare), il conserva l'idée qu'il y avait ici un tempérament quasiethnique, siège de comportements politiques et sociaux hostiles au pouvoir et continuellement suspects à ses yeux. C'est ainsi qu'une production assez intense d'histoire(s) occitane(s)3 souvent restées plus proches du Petit Lavisse du début du siècle que de Marc Bloch et Lucien Febvre, ratifia cette version et prit le dessus dans l'imaginaire des générations qui s'éveillaient à la politique par le régionalisme, Mai 68 aidant. Le retour au catharisme en fut un moment important. Curieusement, cette opération est restée assez mal analysée; l'essai de Garcia et Genieys ouvre des pistes et ce n'est pas son moindre mérite. Toujours est-il que ce Midi devint" Rouge" ou tout au moins qu'il fût pensé comme tel. Il reproduisait des éléments de l' ethnothéorie : ceux des historiens de la Révolution insistant sur la violence politique et ses traductions démocratiques précoces4; ceux des spécialistes des mouvements sociaux soulignant la continuité des traditions protestataires polarisées par la paysannerie viticole 5; ceux des

1 Paul Alliès, "Les découpages territoriaux dans la durée: le destin des découpages issus de la construction nationale", Les découpages du territoire, INSEE Méthodes, Paris, 1998. 2 Philippe Martel (éd.), L'invention du Midi, Amiras, nOI5-16, Edisud, 1987.
3

Citons celles qui eurent moins des effets de connaissance que de représentations: Philippe Wolf, Histoire du Languedoc, (1967), Henri Espieux, Histoire de l'Occitanie (1968), Robert Lafont (1971), Le Sud et le Nord, dialectique de la France, René Nelli, Histoire du Languedoc, ( 1974). 4 Robert Laurent, Geneviève Gavignaud, La Révolution française dans le Languedoc méditerranéen, Privat, Toulouse, 1987. 5 Les articles de Raymond Huard et Jean Sagnes dans Droite et Gauche de 1789 à nos jours, Montpellier, Université Paul Valéry, 1975. Et aussi:

8

géographes ou des économistes mettant en exergue les stratégies professionnelles ou de classe expliquant la désindustrialisation, et de là le repli local-régionaliste!. Les approches proprement politistes sont restées marginales dans les tentatives de définition de cet objet polymorphe. Il n' y a que des travaux épars (d' historiens surtout) sur ces villes rouges qui auraient pu contaminer les protestations agraires dans un espace assez ori ginal et paradoxal: eelui d'une économie viticole dépendante directement de l'État, où les notables républicains vivaient de la gestion de la vitupération sociale contre Paris. Finalement, c'est en constatant la banalisation poli tique de ce Midi que la science politique a produit de nouvelles interrogations2. La contribution de Garcia et Genieys en est une étape importante et fertile3. Les questions que ces chercheurs posent sont de deux ordres: une institution comme la région produit-elle de l'identité? Un espace comme le pays est-il une représentation? Concernant la région, tout ou presque a été dit sur l'inadéquation en France de leur découpage avec des espaces historiquement ou socialement construits. Le Languedoc-Roussillon incarne à la fois cette donne et sa récente reconsidération. Il a récupéré à son profit l'image d'un Midi qui avant d'être rouge après 1848 aurait été sur une bien plus large échelle, de Perpignan à Toulon, tout blanc4. La réification des tempéraments sous l'effet de l' ethnotype déjà mentionné a peut-être exagéré cette coloration politique comme celle qui lui succédait. Il n'en reste pas moins qu'un cycle s'est achevé dans les années 1980 avec la dissolution sociale des mouvements de mineurs à Chalabre, Salssignes et Alès et la dispersion des mobilisations viticoles de Carcassonne à Montpellier. Les politiques publiques gouvernementales et européennes en sont un facteur essentiel. Mais si elles ont réussi des recompositions considérables dans le système productif local (l'industrialisation du tourisme et la transformation qualitative de
Geneviève Gavignaud-Fontaine, Le Languedoc viticole, la Méditerranée et l'Europe au siècle dernier, Montpellier, Université Paul Valéry, 1997. 1 Raymond Dugrand, Villes et campagnes en Bas-Languedoc, Paris, PUF, 1963.
2

3 Voir les contributions de François Baraize, William Genieys, Emmanuel Négrier dans Andy Smith et Claude Sorbets, Le leadership politique et le territoire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2003.
4

Pôle Sud, Le Midi du politique, Climats, n02, 1995.

C'est une thèse restée vivace soutenue surtout par Eugène Tenot, La

province en décembre 1851, parue en 1868.

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l'économie viticole), elles n'ont pas suscité de nouvelles identités. La reconversion libérale de I'horizon de la petite production indépendante et la liquidation des dernières activités de type industriel n'ont produit aucune modernité. Ni l' occitanisme culturel ni la gauche politique organisée n'ont pu ou su traduire ce qu'attendait ou incarnait la nouvelle société méridionale (néo-ruraux, immigrés métropolitains, résidents héliotropes). Les" nouveaux languedociens"} restent un objet culturellement non identifié et politiquement versatile. L'entreprise ici analysée, d'invention réussie d'un pays à forte dose d'instrumentalisation de l' histoire, reste une exception. Dans son ensemble le Languedoc-Roussillon est un espace anomique où les élus cultivent toujours le localisme et la distance avec le centre, fut-ce au prix d'une "archaïsation" de leurs partis politiques, si ce n'est de leur disparition tendancielle. La gauche se replie sur ses bastions qui datent du cycle précédent. Jusqu'ici aucune innovation institutionnelle portée par l'intercommunalité n'a débouché sur une production d'identité telle que celle décrite dans le Pays Cathare. Les espaces libérés par les innovations des politiques européennes combinées avec la régionalisation ne débouchent pas sur un nouveau mode de représentation. C'est un facteur de crise de la politique que le vote extrémiste ou l'abstention particulièrement précoces et forts dans cette région rappellent régulièrement à l'observateur. Est-ce pour répondre à cette carence que l'arrivée d'une majorité de gauche à la région Languedoc-Roussillon en mars 2004, s'est aussitôt traduite par la décision de proclamer un territoire unifié en donnant à celle-ci un nouveau nom, celui de Septimanie? Selon son président Georges Frèche, "La Région n'existe pas (...) Le Languedoc-Roussillon se dote aujourd'hui d'une nouvelle identité "2. Dans l'éditorial du nouveau journal de la Région (dont le titre est Septimanie), il écrit" La Septimanie c'est l'ancienne Narbonnaise romaine. La Septimanie c'est la partie du royaume wisigoth qui, du V au VIlle siècle, fut rattachée non pas au royaume de Clovis mais au royaume wisigoth d'Espagne dont les capitales successives furent Séville et Tolède. Ainsi du ve au xe siècle, le mot de Septimanie recouvrait-il l'intégralité des quatre départements de notre région (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard) et une partie de la Lozère. Il est donc magnifique de renouer avec notre histoire. Car la
1 Jacques Rouzier, Le Languedoc-Roussillon. mutation, Toulouse, Privat, 2002.
2

1950-2001

: histoire

d'une

Georges Frêche, Midi Libre du 10 juin 2004, il envisage dans cet entretien

qu' " une loi, dans trois ans, puisse changer le nom de la région".

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Septimanie, ce sont les liens avec Byzance, Rome, l'Italie, l'Espagne, l'Andalousie, la Castille, la Catalogne et, bien sûr, au-delà, le monde arabe. C'est tout un pan de l'histoire de France que seule notre région porte. Tellement utile aujourd'hui pour faire de Montpellier un pont entre l'Europe et le Maghreb, et de Perpignan un pont entre la France et l'Espagne". Ce volontarisme identitaire est finalement bien proche de celui analysé dans le cas du Pays Cathare. Produira-t-il les mêmes effets? Le " pays" est-il cette nouvelle circonscription capable de faire charnière entre les anciens découpages et les nouveaux espaces? Peut-il engendrer une représentation politique inédite? Nos auteurs se montrent là-dessus fort prudents et ils ont raison. On notera qu'ils ont laissé hors champ le corps électoral et ses organisations partisanes, généralement absents des approches en termes de politiques publiques. Mais si on porte son attention sur ces cantons de l'Ouest audois (de Fanjeaux et Belpech à Mouthoumet et Tuchan), on observera d'étonnantes stabilités et loyautés à la tradition. On y a par exemple massivement voté "non" au référendum sur le traité de Maastricht en 1992. Ce vote avait déjà révélé au niveau national, la permanence des sub-cultures capables de résister à un niveau local à la disparition des idéologies structurées par l'église catholique ou le parti communiste1. C'est à cette date que la politique de réorganisation du programme LEADER-Pays Cathare avait été véritablement engagée dans cette partie de l'Aude. Il sera donc précieux de voir en quoi les résultats de celle-ci auront modifié le comportement électoral des citoyens du cru vis-à-vis de l'Union européenne, par exemple dans le cadre du référendum sur le traité constitutionnel en 2005. D'ores et déjà, on sait que les élus, que cet essai présente comme des figures innovantes, préconisent de rester fidèle au non référendaire. Les élections intervenues depuis dans ces contrées ont révélé une remarquable fidélité aux cultures politiques héritées. Tout se passe en ce domaine comme si ces cul tures étaient pl us fortes que les changements politico-administratifs induits par les bonnes pratiques de l'action publique, sélectionnées et soutenues par la Commission de Bruxelles. C'est dans cette direction que devrait se poursuivre la recherche engagée par ce travail. L'idée que la géographie électorale de la société post-industrielle renvoie finalement à l'anthropologie
1

Emmanuel Todd, Aux origines du malaise politique français, Notes de la
Saint Simon, Paris, novembre 1994.

Fondation

Il

ancienne de la France est à vérifier ici même. Elle postule que sur un territoire précis, la politique se fabrique très différemment de la société et de l'économie; et "ceci impose de repenser l'articulation entre les terrains politiques, les évènements fondateurs et les modes de propagation qui assurent leur extension"I. C'est ainsi que l'on pourrait comprendre la force de la référence au catharisme dans ce pays audois et au contraire le quasi-oubli de I'hérésie homologue que fut le "feu ardent des Vaudois"2 dans les vallées alpines entre Vallouise et Pignerol. Chemin faisant, il faudra donc préciser les catégories utilisées pour interroger la mémoire collective, précieuse notion que l'on doit à Maurice Halbwachs3 et qui peut être plus adéquate aux interrogations ici posées que celle de lieux de mémoires, généralisée par Pierre Nora. Les conditions sociales de production des souvenirs, dont l'accumulation individuelle renvoie à une expérience vécue ou mythifiée, sont-elles toujours la clef de voûte des identités collectives? La volonté publique qui s'exprime dans les usages politiques du passé ne se confond pas avec la mémoire collective. Celle-ci reste le siège d'une production autonome des représentations partagées de ce passé qui finit par s'inscrire sur un territoire. Sur les conditions d'invention pérenne de cel ui-ci, il reste beaucoup à chercher et à dire. C'est tout le mérite de l'essai qu'on va lire maintenant d'en donner envie.

Paul Alliès Professeur à l'Université de Montpellier.

1

Hervé Le Bras, Une autre France, Paris, Odile Jacob, 2002.

Jacques Groffier, Le feu ardent des Vaudois, Aix-en-Provence, Edisud, 1981. 3 Marie-Claire Lavabre, "De la notion de mémoire à la production des mémoires collectives", Daniel Cefa'i, Cultures politiques, Paris PUF, 2001, p. 233.

2

12

H

Terre de contrastes,baignéepar la Méditerranée,

le Pays Cathare est situé au cœur du triangle ToulouseBarcelone-Montpellier. Espace ouvert sur la Méditerranée, les Pyrénées et le Massif central, il se caractérise par une étonnante diversité de paysages, de cultures et de terroirs. Confronté aux difficultés des territoires ruraux, le département de l'Aude a choisi de s'appuyer sur son patrimoine historique et architectural pour structurer son image. Le Pays Cathare est ainsi devenu le thème fédérateur support d'un projet de développement innovant cofinancé par le programme européen LEADER (LEADER I et II -1992-1999). L'Association Audoise d'Économie Montagnarde et de Développement Local (AAEMDL) organisée en Groupe d'Action Locale (GAL) en a assuré la mise en œuvre. " (conseil général de l'Aude, présentation du Programme Pays Cathare, 2001)
grecque, le vocable "cathare" (kajarov, pur) désigne les hérétiques dualistes qui se manifestèrent en Occident dans la seconde moitié du XIIe siècle. " (Encyclopœdia Universalis, 1997). H D'origine