La bien-traitance envers l

La bien-traitance envers l'enfant

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Description

Si le néologisme de bien-traitance rencontre une telle adhésion, c'est qu'il s'enracine dans des pratiques déjà anciennes : la naissance sans violence, l'accueil des tout-petits, l'humanisation de l'hospitalisation pédiatrique, la prise en compte de la douleur, l'intégration de l'enfant porteur de handicaps, le respect de la continuité de l'enfant dans les séparations, l'accès à ses origines qui montrent combien une bien-traitance qui n'avait pas encore de nom a irrigué en permanence les circulaires administratives. Aujourd'hui pourtant on peut douter de leurs effets. Pourquoi l'écart nous semble-t-il se creuser entre les progrès évidents de la psychologie et de la psychanalyse de l'enfant et le sentiment qu'on ne parvient pas à les appliquer ? Pourquoi nombre de décisions politiques nous paraissent-elles même aller à l'encontre de ces progrès ? Un proverbe chinois dit que « les parents ne peuvent donner que deux choses à leurs enfants : des racines et des ailes ». La bien-traitance, si bien enracinée soit-elle, appelle aujourd'hui à un nouveau souffle : celui qui lui donnera les ailes dont elle a besoin pour que nos enfants naissent, grandissent et se construisent dans une société, justement, bien-traitante.

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Date de parution 19 mai 2014
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EAN13 9782701184838
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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DANIELLERAPOPORT
La bien-traitance envers l'enfant Des racines et des ailes
Préface de Bernard Golse
Présentation
Si le néologisme de bien-traitance rencontre une te lle adhésion, c'est qu'il s'enracine dans des pratiques déjà anciennes : la naissance sa ns violence, l'accueil des tout-petits, l'humanisation de l'hospitalisation pédiatr ique, la prise en compte de la douleur, l'intégration de l'enfant porteur de handicaps, le respect de la continuité de l'enfant dans les séparations, l'accès à ses origines qui montren t combien une bien-traitance qui n'avait pas encore de nom a irrigué en permanence l es circulaires administratives. Aujourd'hui pourtant on peut douter de leurs effets . Pourquoi l'écart nous semble-t-il se creuser entre les progrès évidents de la psychologi e et de la psychanalyse de l'enfant et le sentiment qu'on ne parvient pas à les appliquer ? Pourquoi nombre de décisions politiques nous paraissent-elles même aller à l'enc ontre de ces progrès ? Un proverbe chinois dit que « les parents ne peuvent donner que deux choses à leurs enfants : des racines et des ailes ». La bien-traitance, si bien enracinée soit-elle, appelle aujourd'hui à un nouveau souffle : celui qui lui donnera les aile s dont elle a besoin pour que nos enfants naissent, grandissent et se construisent da ns une société, justement, bien-traitante.
© Éditions Belin, 2006 EAN ePub : 9782701184838 EAN KF8 : 9782701184845
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Toute ma gratitude à Marie-Jeanne Reichen : sans elle, ce livre n'aurait pu voir le jour.
« […] car la « bien-traitance » des plus vulnérable s d'entre les siens est l'enjeu d'une société tout entière, un enjeu d'humanité. » Comité de pilotage de « L'opération pouponnières », Direction de l'Action sociale, ministère de l'Emploi et de la Solidarité, octobre 1997.
Préface
C'est vraiment un grand plaisir et un grand honneur pour moi que d'avoir été sollicité par Danielle Rapoport pour rédiger la préface de ce t ouvrage important sur la bien-traitance. Il s'agit en effet d'un concept attracti f et fécond pour tous les professionnels de la petite enfance et de l'enfance, mais d'un con cept difficile. La bien-traitance est-elle un dû ou un plus ? À vrai dire, c'est sans doute un plus, mais un plus qui, dès qu'il est précisé, devient un dû, et c'est peut-être en cela que le concept de bien-traitance comporte, par essence, quelque chose d'insaisissabl e. Autrement dit encore, dès qu'une mesure ou une pratique particulière peuvent être définies comme des éléments sources de bien-traitance, elles ont (ou elles devr aient avoir) vocation potentielle à devenir des éléments de notre pratique régulière au près des enfants. La bien-traitance fonctionne donc comme unevaleur ajoutéedestinée à devenir une valeur intégrée,s soins. Par delà et partie intégrante de la professionnalisation de l'émergence historique de ce concept récent, Daniel le Rapoport nous en donne dans ce livre des témoignages multiples, et nous rappelle a insi que, si ses racines sont profondément ancrées, il est désormais clair qu'il ne faut pas en faire le simple négatif de la maltraitance. J'essaierai donc, ici, de donne r les principaux repères du pédopsychiatre en la matière. Il importe, tout d'abord, de prendre en compte l'in éluctable existence de l'agressivité et de l'ambivalence, faute de quoi, la destructivit é qui se trouve, hélas, au cœur du fonctionnement de la psyché humaine, risquerait alo rs, chassée par la porte, de revenir par la fenêtre… Hanna Ségal, collaboratrice et amie de Mélanie Klein, que nous avions invitée à Paris en 2002 pour une journée de travail à l'hôpital Necker, nous disait à cette occasion : « Les winnicottiens nous reprochent de n e jamais parler d'amour, mais de toujours parler de haine. Ceci est faux, seulement, nous, nous ne parlons pas que d'amour ». En réalité, D.W. Winnicott, auquel cet ouvrage fait souvent référence, en savait long sur la haine et l'agressivité, alors même que la le cture de son œuvre se voit souvent édulcorée. Pour s'en persuader, il n'y a qu'à relir e son article fameux sur « La haine dans le contre-transfert », article dans lequel il énumère, de manière volontairement provocante, les vingt-trois raisons qu'une mère a d e haïr son bébé, faisant d'ailleurs preuve, à cette occasion, d'un relatif optimisme, c ar on pourrait sans nul doute en recenser bien plus que vingt-trois ! Quoi qu'il en soit, il n'existe pas de relation d'o bjet qui puisse être totalement dépourvue d'ambivalence, il n'y a pas d'amour sans haine, et chacun sait bien la facilité du renversement de l'amour en haine, via, peut-être , la difficile question du narcissisme des petites différences. Sur ce point essentiel, ce pendant, Danielle Rapoport nous apporte dans son livre un nouvel éclairage, où la n otion de bien-traitance ouvre la voie à des réflexions qui montrent que ce thème soulève de s débats loin d'être clos. Autrement dit encore, généralement, ce n'est pas l'agressivit é envers le bébé ou l'enfant qui est anormale et pathologique — ce que nous démontrent à l'envi la dynamique des dépressions maternelles dans le cadre de la psychia trie dite périnatale ; c'est seulement la rupture des garde-fous et des contre-investissem ents à l'égard de cette agressivité normale qui pose véritablement problème. Mais, répétons-le, il ne suffit pas de ne pas maltr aiter pour bien-traiter. Alors qu'est-ce que bien-traiter ? J'aimerais tout d'abord citer , ici, quelques lignes de Francisca Flamand, dans un dossier « Bien-traitance » du numé ro 54 desCahiers de la
puéricultrice, en 2002 : « La bien-traitance, c'est le respect d e l'enfant mis en acte, c'est donc respecter l'enfant en lui donnant les moyens d 'être sujet-désirant et acteur de sa vie, en le considérant comme une personne en deveni r, un interlocuteur que l'on accueille, auquel on s'adresse et avec lequel on se comporte avecrespect psychique, physique et affectif […] Prendre soin d'un enfant, et d'un tout-petit en particulier, renvoie à l'humanité qui réside en chacun de nous et doit n ous inviter à la faire grandir dans le partage des émotions et des échanges relationnels […] Bien traiter un enfant, ce n'est pas une garantie de non-souffrance. C'est lui perme ttre de se construire, de rester ancré les pieds dans la terre, solidement amarré, doté d' une colonne vertébrale qui le tienne debout dans une perspective de vie, et non pas de s urvie, pour lui permettre d'affronter les difficultés ou les situations qu'il rencontre. Il faudra del'humilité pour faire accepter la bien-traitance sans stigmatiser, sans maltraiter — insidieusement — celui et celle qu'il interrogera sur ses pratiques, ses attitudes, son comportement et son regard. Il faudra également de la patience pour que la bien-tr aitance devienne une référence et s'inscrive dans les mentalités comme une normalité ». Trois termes me semblent ici essentiels, à savoir c eux de respect, de partage et d'humilité :Respecterlatin « (du re-spec-tare »), c'est regarder en arrière, et il est bien clair qu'il ne saurait y avoir de véritable bien-tr aitance sans réelle prise en compte de l'histoire de l'enfant dans son ensemble — de l'enfant considéré comme une personne à part entière — ainsi que l'histoire du soignant qui se trouve, on le sait, à l'origine de sa vocation. La notion departage ensuite, qui convoque les concepts d'empathie et d'intuition, lesquels sous-tendent les processus de co-pensée et de co-éprouvé émotionnel, indispensables à l'exercice de la bien- traitance. La dimension d'humilité enfin, qui nous invite à ne pas faire de la bien-tr aitance un nouveau concept imposé, chosifié et dogmatique, mais au contraire un concep t à manier avec tact et prudence, et ceci sans reproche ou culpabilisation implicites de ceux qui sembleraient le négliger dans le cadre de leur pratique. Bien-traiter… ou ce « je-ne-sais-quoi-de-plus », po ur paraphraser le philosophe Vladimir Jankélévitch : du point de vue du pédopsyc hiatre qui est nécessairement le mien, c'est finalement accueillir, contenir et tran sformer en soi ce qui émane véritablement de l'enfant afin de favoriser les pro cessus de liaison chez l'enfant lui-même. Bien entendu, le bébé intervient ici comme pa radigme, et la question de la bien-traitance joue, à l'évidence, bien au-delà du bébé seulement. En tout état de cause, bien-traiter un bébé, un enfant ou un adolescent su ppose un certain nombre d'éléments fondamentaux : une attention centrifuge (à l'égard de l'enfant dont on s'occupe) et centripète (à l'égard de l'enfant qu'on a été) ; un e intégration suffisamment bonne de la bisexualité psychique, telle qu'en parle Didier Hou zel ; des capacités efficaces de contenance et transformation, au sens de W.R. Bion ; une dialectique vivante entre les processus de filiation et d'affiliation, sur laquel le insistait avec vigueur un auteur comme S. Lebovici ; l'inscription de l'enfant dans une hi stoire, soit la co-construction entre l'enfant et l'adulte d'une « troisième histoire », véritable espace de liberté s'enracinant à la fois dans l'histoire du bébé que l'adulte a été, croit ou craint d'avoir été, et dans l'histoire des rencontres que le bébé a déjà faites . Ajoutons enfin une authentique professionnalisation des soins, soucieuse de respec ter les rythmes propres de l'enfant et susceptible d'amener les soignants à considérer que leur objet narcissique n'est pas l'enfant en tant que tel, mais bien plutôt le trava il effectué avec lui. Ceci nous amène à évoquer la richesse des travaux de l'Institut Pikle r-Lóczy à Budapest, travaux encore pionniers dans ce domaine à l'heure actuelle. En préface à ce livre et à ces éléments fondamentau x de la bien-traitance, je
voudrais ajouter quelques commentaires. L'idée de b ien-traitance est-elle un rêve ? Jean Guéhenno a pu dire que « Les peuples, comme le s hommes, se mesurent à leurs rêves », et l'on soutient parfois que l'enfant repr ésente la dernière de nos utopies… Espérons que non, car cela serait bien lourd à port er pour les enfants, et Danielle Rapoport en témoigne heureusement ! En revanche, l' enfant est l'avenir de l'homme et cela, à soi seul, légitime à nos yeux le concept de bien-traitance. La notion de bien-traitance ne changera pas le monde, mais elle peut changer les bébés et les enfants, et ce sont eux qui changeront le monde. Dans le commen taire de son film surLóczy, un lieu pour grandirqui me touche, Bernard Martino a eu, en substance, cette phrase e infiniment : « Le XX siècle nous aura tout appris des multiples manière s de détruire e l'individu. Espérons que le XXI siècle nous permettra d'apprendre à l'aider à se construire et à grandir ». Dans cette perspective, le concept de bien-traitance est peut-être, aujourd'hui, l'un de ceux qui nous permettron t, précisément, de progresser efficacement dans cette direction, comme le soulign e Danielle Rapoport dans sa conclusion. Elle nous dit également combien la bien-traitance r envoie à une approche globale, à un autre climat, à un autre regard. «Primum non nocere» (avant tout, ne pas nuire) ne suffit pas ! Mais aussi à une pluridisciplinarité p lus étendue. Par exemple, si les psychotropes ont, probablement, peu d'avenir en mat ière de bien-traitance, les neurosciences nous en apprendront sans doute beauco up, au cours des prochaines années, sur les conditions biologiques d'une matura tion harmonieuse cérébrale. De même, à l'heure actuelle, la recherche qualitative et contre-transférentielle garde sa place primordiale, mais ceci ne signifie aucunement une absence d'évaluation possible, et des études longitudinales nous sont, à l'évidenc e, plus que nécessaires : en matière d ebientraitance, le hographié dans ceconcept de « bien-traitance », comme il est ort livre, se doit absolument d'échapper aux effets de mode pour s'inscrire, définitivement, dans la continuité. Un grand merci, donc, à Danielle Rapoport, qui nous offre aujourd'hui cet ouvrage essentiel. Celui-ci intéressera tous ceux qui se tr ouvent engagés, à un titre ou à un autre, dans le champ des soins aux bébés, aux enfan ts et aux adolescents, mais aussi tous ceux qui demeurent sensibles à l'enfant qu'ils ont été et qui, en, dépit de tout, demeure enfoui au plus profond de leur psyché. À l' heure où d'imprudentes « expertises », ou supposées telles, veulent nous f aire succomber aux sirènes de la prédiction, ce travail nous rappelle, fort à propos , que rien n'est définitivement écrit, et que le travail psychique des adultes demeure en gra nde partie responsable de ce que les enfants seront. Il y a là, me semble-t-il, non pas une source de cu lpabilisation, mais, bien au contraire, une authentique leçon d'humanité.
Bernard Golse Pédopsychiatre-psychanalyste, Chef de service de pédopsychiatrie à l'Hôpital Necker-Enfants malades, Paris.
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Bien-traitance…bientraitance : naissance d'une notion
« Les parents ne peuvent donner que deux choses aux enfants : des racines et des ailes ». (1) Proverbe chinoisJanine Lévy, L'éveil au monde.
Les mots qui naissent dans notre langue maternelle sont peut-être comme les enfants de ce proverbe chinois : avant de prendre l eur envol, ils s'enracinent, ont besoin de temps pour prendre tout leur sens, s'enrichir du terreau qui les nourrit et le modifier en retour. Dans les années quatre-vingt-dix, le ter me debien-traitance n'existait pas dans notre langue, et si nous l'avons vu émerger av ec cetrait d'union,signe du lien, ce n'est pas un hasard. D'emblée, la dimension symboli que en a été très forte pour les professionnels concernés par les enfants séparés de leur milieu familial. Ce terme nouveau, porteur d'espérance, leur semblait suscept ible de relier entre eux des courants pluridisciplinaires particulièrement dispe rsés, de redynamiser des énergies en perte d'élan vital et d'en réunir les tenants et le s aboutissants. De même, la rapidité inespérée avec laquelle, à l'aube de l'an 2000, not re société s'est emparée de ce mot inconnu ne devrait pas nous surprendre. Les néologi smes, comme les enfants, ne naissent pas d'une génération spontanée, et celui-c i témoigne déjà d'une longue histoire, d'un véritable ancrage dans les pratiques quotidiennes entourant les jeunes enfants. Cet enracinement nous apporte aujourd'hui un éclairage singulier sur cette nouvelle expression et son essor actuel, et contrib uera peut-être à en préserver l'avenir. C'est en tous cas l'espoir dont témoigne ce livre. D'emblée, en effet, ceux qui se sont penchés sur le berceau de la bien-traitance ont eu le souci de ne pas voir cette démarche naissante devenir une sorte de label, capa ble, comme par magie, d'exorciser violences et maltraitances de tous ordres, ou encor e un slogan vide de sens. Ils ont perçu le danger de voir ses ailes dévier de leur tr ajectoire pour en faire un mot passe-partout et rassurant, un fourre-tout déculpabilisan t, s'envolant loin de certaines réalités tenaces et difficiles qui ne manqueraient pas alors d'agir comme autant de démentis ou (2) de désaveux ! Pour reprendre l'expression de Winnic ott parlant de la relation de la mère à son nouveau-né, la « préoccupation primaire » du comité de pilotage de « L'opération pouponnières », à l'origine de ce néo logisme, était avant tout celle-ci : (3) fournir à la notion de bien-traitance un contenant réflexif « suffisamment bon » pour qu'elle ne soit pas enfermée dans une définition ré ductrice, et surtout lui donner le temps de devenir un véritable concept, aux référenc es tant rigoureuses que fédératrices.
« L’opération pouponnières » face à la maltraitance institutionnelle : l’émergence de la notion de bien-traitance
C'est dans le courant des années quatre-vingt-dix q ue le terme «bien-traitancea » pris naissance au sein d'un comité de pilotage un p eu particulier, celui de « L'opération
(4) pouponnières » . Particulier, car la durée de sa mission s'est avé rée exceptionnelle : depuis septembre 1978, sous l'égide du ministère ch argé des Affaires sociales, il a été réuni régulièrement par la Direction générale de l' action sociale, qui a élargi progressivement sa mission à la bien-traitance inst itutionnelle des jeunes enfants et de leurs parents dans la séparation. Le groupe de trav ail qui a constitué ce comité de pilotage a également bénéficié d'une continuité exc eptionnelle : durant plus de vingt-cinq ans, la coordination en a été assurée par la m ême psychologue, Marie-Jeanne Reichen, au sein du bureau chargé de l'enfance et l a famille. De même, Geneviève Appell — à qui nous devions, avec Myriam David, de connaître dès les années 75 le « maternage insolite » pratiqué au sein de la poupo nnière de la rueLôcsy, à (5)/(6)/(7) Budapest — a constamment apporté son expérience et sa réfle xion dès (8) l'origine de cette action. Enfin, les professionnels des éta blissements, des services et des administrations concernés comme les formateurs et les chercheurs qui ont partagé leurs questionnements au sein de ce groupe de trava il, s'y sont naturellement inscrits dans la durée.