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La Conscience élargie

De
106 pages

Jean-Pierre Cléry nous éclaire sur les incroyables potentialités de notre fonctionnement psychique et sensitif. Il distingue trois niveaux de conscience différents.


Le premier état de « veille ordinaire » est celui de la « perception, mémorisation, restitution » immédiates du réel. L'état de la « perception extra-sensorielle » permet quant à lui d'avoir accès à des situations hors du temps et de l'espace présent. Des expérimentations spectaculaires ont démontré l'efficacité de ces pratiques défiant les lois de la physique. Enfin, l'état de « l'expérience de mort imminente ou hors du corps » est souvent incompris, car extrême. Les esprits trop rationnels se méfieront sans doute de ces théories parapsychiques dignes des romans de science-fiction. Mais selon l'auteur, lutter contre les préjugés qui entourent aujourd'hui encore ces pratiques pourrait s'avérer d'utilité publique, en aidant par exemple à déjouer des attaques nucléaires ou à retrouver des personnes disparues. Il prône l'avènement d'un homme nouveau, qui saura développer ces facultés et se servir des ondes qui le traversent. Car ces « nouvelles consciences » peuvent élargir notre horizon de connaissance et lever le mystère de l’infini.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-15598-4

 

© Edilivre, 2016

Prologue

La Conscience, dont cet ouvrage est l’objet, est la connaissance que nous avons de tout ce qui s’est passé et se passe à l’extérieur et à l’intérieur de nous-mêmes.

Cette connaissance s’enrichit à chaque instant de toutes nos perceptions, de toutes nos émotions, de toutes nos réflexions. C’est elle qui construit notre « moi », nous sommes ce que nous savons. Chacun de nous est unique, parce que notre vécu est unique (à part peut-être pour les vrais jumeaux).

Celle ou celui qui perd cette connaissance, à la suite d’un accident ou d’une maladie, perd son identité.

Notre Conscience est la somme de toutes les informations que nous avons enregistrées depuis notre naissance, même si nous les avons déformées en interprétant la perception que nous avons pu en avoir.

C’est dire si le domaine est vaste, au point que la pratique a été amenée à le cloisonner en différentes catégories, comme la conscience morale, la conscience professionnelle, la conscience de classe, et bien d’autres.

Dans cet ouvrage, je traiterai de la Conscience dans son ensemble, avec un C majuscule.

En voici quelques définitions :

Le Larousse écrit1 :

« Conscience : 1- Perception,connaissanceplus ou moins claire que chacun peut avoir du monde extérieur et de soi-même. »

De son côté, Le Robert historique écrit2 :

« Conscience :Connaissanceimmédiate, plus ou moins intuitive d’une chose à l’intérieur ou à l’extérieur de soi… »

Dans le premier cas, il s’agit de perception, dans le deuxième cas d’intuition. Mais dans les deux cas, l’objectif est la connaissance du monde extérieur et de notre monde intérieur, pour gérer au mieux notre existence.

On notera le « plus ou moins » qui figure dans chacune de ces deux définitions, sans que les auteurs se soient donné le mot, je suppose. Cette expression traduit le flou qui existe encore de nos jours sur la nature de la Conscience. Le but de ce livre est précisément de faire le point sur la recherche et les éclairages que les chercheurs viennent de nous livrer cette dernière décennie, éclairages qui constituent une véritable révolution.

À l’heure où j’écris ces lignes, le 5e Symposium international de la section « Recherches d’avant-garde et synergies » s’achève, à Pau. Pendant 3 jours, 47 intervenants, de toutes nationalités et disciplines, ont donné une douzaine de conférences, animé autant de tables rondes, et proposé une quinzaine d’ateliers, le tout sur un thème lourd de sens : « Nouvelle conscience – Nouvelle humanité. »

Plus qu’une révolution, l’être humain s’acheminerait vers une nouvelle espèce qui serait donc la quatrième du genre Homo, après Homo habilis, Homo erectus, et Homo sapiens.

En quoi consiste cette « mutation » ? C’est très simple. Voici le scénario :

1 – Une Conscience première

C’est la Conscience que nous avons forgée et développée pendant deux millions d’années, c’est-à-dire depuis l’avènement du genre Homo. Elle tient ses informations de nos cinq sens pour ce qui est du monde extérieur, et de nos émotions et réflexions, pour ce qui est du monde intérieur. Elle nous a réussi. Nous y tenons. Nous étions loin de penser qu’elle pourrait être « élargie ».

2 – Une deuxième Conscience

Quand les hommes de science ont commencé à s’intéresser à la nature de la Conscience, c’est-à-dire aux premiers siècles de notre ère, ils se sont dirigés tout naturellement vers le cerveau. Hélas ! ils ne pouvaient pas travailler in vivo sur un cerveau mort. Certains en établirent néanmoins de bonnes descriptions (anatomie), mais quant au fonctionnement (physiologie), ils durent abandonner, laissant la partie aux philosophes, et aux religieux.

Le débat fit rage pendant des siècles, à propos de concepts, mais pas d’observations.

Jusqu’au milieu du XXe siècle (années 1950), où l’électroencéphalographe (EEG), inventé depuis 1920, mais difficile d’emploi en raison de la faible intensité du courant électrique qui parcourt le cerveau3, fut suffisamment amélioré pour devenir un outil d’exploration et de recherche.

La première constatation que firent les chercheurs fut la variété des Ondes cérébrales et leur regroupement par plages de fréquences4, comme l’arc-en-ciel se répartit par plages de couleurs.

Dans un deuxième temps (années 1960), ils eurent l’idée géniale de rapprocher chaque plage de fréquences de l’état mental du sujet au même moment.

Ils identifièrent alors facilement la plage correspondant à notre état de veille, parce que la plus active (16 heures sur 24), et la mieux rodée par deux millions d’années de bons et loyaux services.

Par contre, nos chercheurs eurent un choc lorsqu’ils découvrirent une plage particulière, apparaissant dès que les sens du sujet étaient mis hors circuit (yeux fermés, relaxation, lâcher-prise, isolation sensorielle,…). Autrement dit, quand il n’y avait plus de contact avec la Conscience ordinaire de l’état de veille.

Bizarrement, cette plage favorisait la réalisation de phénomènes jugés jusque-là peu crédibles, comme la télépathie (transmission de pensée), la vision à distance (en anglais, remote viewing), la précognition, la rétrocognition, la psychométrie…

Certes, ces phénomènes étaient connus depuis toujours, mais à défaut de pouvoir les objectiver, la science s’en était détournée.

Désormais, on pouvait les étudier, les reproduire, les enseigner, et les utiliser à travers de nombreuses applications.

Une deuxième Conscience nous était révélée, qui élargissait considérablement le potentiel de notre Conscience millénaire.

Des millions de personnes la pratiquent aujourd’hui dans tous les pays, dans toutes les cultures, multipliant les applications pratiques Et ce n’est qu’un début. Une mutation de cette importance ne se fait pas en quelques années.

Parmi les appellations qu’on lui attribue ici et là, j’ai retenu celle de « Conscience extrasensorielle », pour faire écho au vocable choisi par les premiers chercheurs des années 1960 pour qualifier l’état de Perception extrasensorielle (PES), ou Perception hors des sens.

3 – Une troisième Conscience

Une autre plage d’ondes fut repérée par les chercheurs, mais elle fut difficile à étudier, car ces ondes apparaissaient dans des situations délicates, indépendantes de la volonté du sujet, comme les EMI. (Expériences de mort imminente), en anglais NDE (Near Death Expériencies), ou bien les EHC (Expériences hors du corps), en anglais OBE (Out of Body Expériencies) les EMI étant involontaires, et les EHC, volontaires.

Compte tenu du caractère imprévisible des EMI et des risques encourus par les EHC, il n’est pas question de leur trouver des « applications » pratiques.

Par contre, étant donné le nombre considérable de témoignages qui ont été recueillis et validés par des protocoles extrêmement pointus, la recherche dispose aujourd’hui d’une manne de données qui ont déjà commencé à fournir des pistes précieuses, au niveau théorique, notamment sur la nature de la conscience, mais aussi sur l’approche de la mort.

Dans les cas ci-dessus, il y a bien perception de données, certes différentes de notre quotidien, mais non moins attractives, puis mémorisation et restitution, et c’est pourquoi je me suis permis de parler d’une troisième Conscience, même si celle-ci a comme caractéristique majeure de se séparer du corps.

Notre Conscience ordinaire s’élargissait encore un peu plus.

Voici le résumé de ces différentes plages d’ondes

RÉSUMÉ DES PLAGES D’ONDES CÉRÉBRALES5

– 1re Conscience

– veille ordinaire

 

 

 

 

 

– ondes de 13 à 50 Hz6

– 2e Conscience

– perception extrasensorielle

 

 

 

 

 

– ondes de 8 à 12 Hz

– Subconscient

– rêves, créativité

 

 

 

 

 

– ondes de 4 à 7 Hz

– 3e Conscience

– EMI, EHC,

 

 

 

 

 

– ondes de 1 à 3 Hz

– Tracé plat EEG

– état de mort

 

 

 

 

 

– absence d’ondes

(J.-P. Cléry, 2016)

Pour la bonne compréhension des développements qui vont suivre, il me reste à vous signaler que, de même que les chercheurs ont pu établir les correspondances ci-dessus entre ondes et états de conscience grâce à l’EEG, ils ont pu établir, dans les décennies qui ont suivi, non seulement les localisations mais aussi les modes opératoires des différents types de conscience, grâce d’abord à l’Imagerie à résonance magnétique (IRM statique), puis à l’IRM fonctionnelle (IRMF dynamique).

Quel bonheur de pouvoir étudier in vivo le phénomène Conscience que tant de philosophes et de religieux ont considéré impalpable pendant des siècles !

Ceci posé, voici le « menu » que je vous propose :

Dans un premier chapitre, je reviendrai en détail sur la Conscience Ordinaire, celle que nous pratiquons tous, chacun(e) à notre manière. C’est la plus ancienne (Homo habilis, – 2 millions d’années) et donc, celle que nous pratiquons le plus et que nous connaissons le mieux.

Elle est et restera notre Conscience de base.

Dans un deuxième chapitre, je m’attacherai à décrire la deuxième Conscience, parce qu’elle est en plein développement et qu’elle devrait apporter d’importants changements dans un futur proche, en raison d’une palette généreuse d’« applis ».

Dans un troisième chapitre, je donnerai mon point de vue sur ce que j’ai appelé la troisième Conscience. Les personnes qui vivent une expérience hors du corps n’hésitent plus maintenant à en parler autour d’elles, à commencer par leur médecin, si bien que leur nombre semble aller grandissant.

En dehors de l’intérêt que suscite la façon dont elles perçoivent le monde extérieur dans ces moments de vie particuliers, je vous parlerai de leur changement complet d’attitude intérieure face à la mort, mais aussi face à la vie.

Je partagerai avec vous mon admiration et mon enthousiasme pour ces personnes dont le vécu nous ouvre des horizons insoupçonnés.

Dans un quatrième chapitre, je vous présenterai unePhysiologie de la Conscience totalement inédite.


1Petit Larousse Compact 2005, p. 282.

2Dictionnaire historique de la langue française, édition 2012, Le Robert 75013, Paris, p. 815, colonne de gauche.

3. Les Ondes qui sillonnent le cerveau sont classées par catégories en fonction de leur fréquence, c’est-à-dire, leur nombre d’ondulations par seconde. Une Onde qui ondule 10 fois par seconde a une fréquence de 10 hertz (en abrégé 10 Hz).

4. Voir note n° 3.

5. Copyright J.-P. Cléry, 2016.

6. Voir note n° 3.

Chapitre 1
La Conscience Ordinaire

C’est la Conscience que vous connaissez le mieux.

C’est l’état où vous vous trouvez le matin lorsque vous vous réveillez et que vous retrouvez votre petit monde, votre chambre, votre conjoint(e), vos enfants, votre petit-déjeuner, etc.

Vous allez l’actualiser toute la journée par de nouvelles informations venant non seulement du monde extérieur, mais aussi de votre for intérieur par de nouvelles émotions (le rendez-vous avec votre banquier), de nouvelles réflexions (aurai-je le crédit demandé ou devrai-je abandonner le projet d’acquisition que j’avais envisagé ?).

On l’appelle la Conscience de l’état de veille parce qu’elle vous maintient aux aguets dans toutes les circonstances de votre vie diurne (16 h/24).

Elle vous accompagnera toute la journée, puis elle s’éteindra, comme tous les soirs, pour laisser place au sommeil. Pas n’importe quel sommeil, le sommeil profond dont vous ne vous souviendrez pas. Par contre, vous vous souviendrez peut-être des rêves que vous aurez faits dans les phases du sommeil paradoxal, ainsi nommé parce que vous aurez été conscient(e) du contenu de ces rêves tout en étant inconscient(e).

Il se peut aussi que vous ayez été, à l’occasion d’une anesthésie chirurgicale ou d’un coma accidentel, plongé(e) dans un état d’inconscience. C’est exactement le contraire de la Conscience ordinaire.

Regardons cette Conscience ordinaire d’un peu plus près.

Aujourd’hui, nos chercheurs ont établi que cette Conscience n’est pas une chose, un organe, ou une entité. C’est un état qui nous permet de savoir en permanence ce qui se passe dans notre environnement extérieur afin de nous y adapter au mieux, et aussi, ce qui se passe dans notre for intérieur, émotion, réflexion, décision, afin de gérer la situation dans le sens du bien-être.

Cet état de Conscience est le fruit de trois opérations : la perception, la mémorisation et la restitution.

La perception

La perception, c’est le recueil des informations.

Pour ce qui est de l’extérieur, elle s’effectue au moyen de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat.

Ces perceptions sont extrêmement limitées. Par exemple, notre vision est tributaire de la lumière. Sans lumière, naturelle ou artificielle, nous ne voyons rien. C’est la lumière qui, en se réfléchissant sur les objets, véhicule jusqu’à nos yeux leur image, forme, couleur, relief, virtuelle par conséquent.

Mais cette lumière est limitée à un tout petit créneau d’ondes dont la longueur va de 400 à 800 nanomètres (millionièmes de mètre). En deçà, nous ne voyons pas les ultraviolets, et au-delà, nous...