La face cachée de l’islamisation

La face cachée de l’islamisation

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Livres
161 pages

Description

Un projet de renouveau a pris racine depuis les années 1970 dans les pays producteurs de pétrole disposant des liquidités nécessaires à l’application effective d’une économie islamique régie par les normes juridiques, organisationnelles et éthiques de l’islam. La finance islamique (dont les modalités de fonctionnement se sont imposées dans les esprits occidentaux à la faveur de la crise financière de 2008) constituerait le premier jalon d’une islamisation non pas seulement économique, mais totale et totalitaire des sociétés arabes, surtout à la faveur de l’arrivée des islamistes en politique.Cet ouvrage entend dénoncer la finance islamique, conçue non pas uniquement comme alternative au modèle de développement économique occidental permettant de rendre compatible l’islam avec la modernité, mais comme un élément déterminant et dangereux, constitutif du radicalisme islamiste.Une analyse fouillée et édifiante.Yassine Essid est historien, professeur à la faculté des Sciences humaines et sociales de Tunis et président du Groupe d’études et de recherches inter­disciplinaires sur la Méditerranée (GERIM).

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Date de parution 04 février 2016
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EAN13 9782815913805
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Langue Français

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L ’ U R G E N C E D E C O M P R E N D R E
Yassine Essid La face cachée de l’islamisation
préface deYoussef Seddik
LA BANQUE ISLAMIQUE
l’aube
a Face cachée de L’îsLamîsatîon
à çôÉçôL’urgence de comprendre Éŝ rgÉ pàr JÉà Vàr
© Èôŝ É ’AubÉ, 2016 www.ÉôŝÉàubÉ.çô
ïSBN 978-2-8159-1379-9
YàŝŝÉ Eŝŝ
La face cachée de l’islamisation La banque islamique
PràçÉ É YôuŝŝÉ SÉk
éditions de l’aube
Préface.?Golden Boys of God
Cet ouvrage este et eIcace comme ’aspîc ne s’aourdît pas de ces justîicatîons bîbîographîques ou de goses d’auto-déense pour éever sa magîstrae démonstratîon en un écat de rîre aussî redoutabe que es toutes premîères îgnes du Dŝçôurŝ É à HôÉdu déjà bon vîeux Descartes. Là où e ondateur de a modernîté occîdentae concédaît aux humaîns d’avoîr en partage et à égaîté a vertu du bon sens pour îmmédîatement nous aîre déchanter : sî rares en efet ceux quî en ont usage, aIrmaît dans a ouée e René du Grand Sîèce des Européens ! Car e doute, avant d’être sagement « méthodîque », ouvrant arge et trop acîe d’accès e vaste chemîn vers « penser et être », ascîne, égare et parayse une oîs termîné e sprînt ecteur de ce superbe cent mètres… Gare à a méprîse, tout d’abord ! Ces propos préacîers n’ont rîen d’un éoge nî d’une proane bénédîctîon ! Yassîne Essîd n’en a nu besoîn. Ce geste de ma part, dont je recueîe tout seu et ’honneur et e bonheur, procède d’une subtîe et ancîenne amîtîé. Dès ces canîcues de notre commune petîte enance d’écoîers. En ces jours oîntaîns, quand a sîeste unî-versee assommaît a médîna de a capîtae et enchaïnaît es grandes personnes dans a crasse du trop-peîn d’un sérîeux bête et ronlant. Soudaîn, Yassîne m’annonçaît déjà son sens
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de a précîsîon et du gaî savoîr en îmîtant dans a perectîon un bruît însensé, exo-panétaîre : ceuî d’une scîe égone, écaîr sonore aussî absou que eàavant ’épaîsse arrîvée de nos banas devenîrs. L’homme n’a pas changé, et ce îvre prouve qu’î n’en est pas, tant s’en aut, à son premîer essaî. En 1991, î pubîe son magîstra ouvrage sur a phîosophîe de ’économîe arabe et îsamîque en rançaîs, reprîs queques années pus tard en angaîs (1995) par es sourcîeuses et încorruptîbes édî-tîons E. J. Brî. Auparavant, nous nous sommes éoîgnés près d’un tîers de sîèce, sans oubîer e moîns du monde nos projets respectîs, îdentîques et justîiés, auprès de nos înterocuteurs (respectîs, toujours), par a seue énergîe du désespoîr. La vraîe, ’înépuîsabe ! Et, dès que j’aî u son essaî sur At-Tadbïr,GôuvÉràçÉ u ôu, É pàrà É ŝô, j’aî su que nous ne nous étîons pas éoîgnés d’un pouce depuîs a ugurance de a scîe égone quî nous apprenaît en peîne canîcue comment cîseer es concepts pour a goîre du juste dîscours. Luî, de Tunîs à Parîs en passant par es États-Unîs, étaît en quête de ce que es Arabes devenus musumans avaîent aît de eurs pîeds et jambes,ŝáq, p.ŝûqou souk, mot quî a généré de sa matrîce tous es exîques des marchés et des marketîngs ! Moî, sur une autre bretee de ’însondabe autoroute de nos îgnorances, suîs partî à a recherche de ce que ces mêmes Arabes devenus musumans avaîent aît des mots et du Verbe qu’îs avaîent cru eur advenîr tout droît de Dîeu, excusez du peu, comme ors d’une îndîscutabe dîctée à a Topaze. Et au moment où nous nous retrouvons enin, trente ans pus tard, décîdés et braves dons Quîchottes, nous avons es tronches îumînées et î me crîe, après ’accoade : « Bouvard ! » Et moî de répondre, évîdemment : « Pécuchet ! »
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Nous nous sommes mîs sans perdre un înstant au travaî. Pour nue goîre ou rémunératîon, comme e bougre de tou-bîb arrîvé au bon moment sur une scène d’accîdent routîer. Pour de auchés édîteurs, nous avons étabî, traduît, annoté et présenté des textes rares ou înédîts, tous sur e vîoon de Veraîne de Yassîne (dît « Aux sangots ongs »), dont e pus réussî a été cetÈôgÉ u çôÉrçÉad- d’Abû-a-Fadh Dîmîshqï, quî nous a vau es congratuatîons du Coège de France sous a sîgnature d’André Mîque et es compîments d’Abraham Udovîtch de Prînceton ; ou (pus étrange encore), cette partîe du tout premîer traîté de aŝuà, commîs (peut-être, aez voîr !) par ’enant d’un compagnon du Prophète, Anas îbn Maek, întîtuéÉ vrÉ Éŝ vÉÉŝ(Káb à-Buy’û’), où nous avons prîs notre pîed, et c’est bîen e cas de e dîre (c. nos propos sur es souks). Aors ? Quî pourraît me contester à présent mes propos sur ce îvre que je suîs heureux de présenter ? Et que je consî-dère, moî e Faubert-Bouvard des savoîrs îsamîques encore voyous, comme un événement édîtorîa à a oîs scîentîique-ment iabe et sûr et, comme ecture pour tous… dîvînement împayabe ! Rîen que parce qu’î regarde en ace, es yeux dans es yeux, es maïtres des chaîres du savoîr inancîer à ’unîversîté Dauphîne, cee de Strasbourg ou dans es aîres de a bédouînîté. Yousse Seddîk
Avantpropos
E 1991, j’à  v â pàrçpÉr pôur à prÉèrÉ ôŝ â u çôôquÉ ôrgàŝ â ’pôquÉ pàr à BàquÉ ŝàquÉ É vÉôppÉÉ (BïD), qu Évà ŝÉ Ér â NàÉy ŝur É HèÉ « ’àŝràô pubquÉ àŝ u çôÉxÉ ŝàquÉ ». ’çôgru ’u É vÉÉ É É u rvÉ qu’uÉ ôŝ É pÉ pôŝ ŝur É àràç É ’àrôpôr É à çàpàÉ u NgÉr : ’u Éŝ pàyŝ Éŝ puŝ pàuvrÉŝ àu ôÉ, ô à rÉgô Éŝ prçpàÉÉ ’ŝà. Sà pôpuàô, qu vvà àŝ Éŝ çôôŝ ’ÉxrêÉ prçàr, çôrôÉ rguèrÉÉ â Éŝ çrŝÉŝ àÉàrÉŝ, Éŝ àquÉŝ ’Éàu ŝvèrÉŝ, àvà bÉàuçôup puŝ bÉŝô É çrôŝŝàçÉ, É ôurrurÉ, ’àçvŝ É ’Épôŝ, quÉ u bàvàràgÉ ôŝÉux É quÉquÉŝ uvÉrŝàrÉŝ àuôprôçàŝ pôŝàrÉŝ Éŝ ŝçÉçÉŝ É ’ŝà qu’ô àvà à vÉr É Pàrŝ É É GÉèvÉ pàr àvô, É É prÉèrÉ çàŝŝÉ, pôur bàrÉ É à ÉÉurÉ àèrÉ É çôrÉr u çàràçèrÉ ŝàquÉ â ’ôrgàŝàô É ’àŝràô pubquÉ. Aprèŝ àvôr pôŝ Éŝ bàgàgÉŝ àŝ à çHàbrÉ É prŝ uÉ ôuçHÉ, jÉ É ŝuŝ àpprê â ŝôrr vŝÉr Éŝ àÉôurŝ. Màŝ É pÉrŝôÉ É ’HÔÉ, ŝôuçÉux u çôôr É É à ŝçur É ŝÉŝ çÉŝ, ’à vvÉÉ çôŝÉ É É jààŝ ÉrÉ
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