La lutte d

La lutte d'un pouvoir dictatorial contre le courant de la démocratisation au Congo-Kinshasa

-

Livres
211 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Pays des dinosaures, le Zaïre, aujourd'hui la République Démocratique du Congo, continue à perpétuer les mêmes tares qu'à l'époque de Mobutu. Cet essai décrit l'agonie de ce pays à partir des dix dernières années du règne du Maréchal Mobutu. Immensément riche en ressources naturelles, ce pays figure, après plus de 40 ans de mauvaise gouvernance, parmi les plus pauvres de la planète, les dinosaures continuant à piller le pays pour leur propre compte et celui des puissances occultes étrangères.

Sujets

Informations

Publié par
Ajouté le 01 septembre 2014
Nombre de lectures 1
EAN13 9782336356501
Langue Français
Signaler un abus
BernardGustave TABEZI PENEMAGU
La lutte d’un pouvoir dictatorial contre le courant de la démocratisation au CongoKinshasa
La lutte d’un pouvoir dictatorial contre le courant de la démocratisation au Congo-Kinshasa
Études africaines Collection dirigée par Denis Pryen Dernières parutions Hygin Didace AMBOULOU,Le droit du développement et de l’intégration économique dans l’espace OHADA, 2014. Hygin Didace AMBOULOU,Le droit des sûretés dans l’espace OHADA, 2014. Khalid TINASTI,Le Gabon, entre démocratie et régime autoritaire, 2014. Comlan Atsu Luc AGBOBLI,Et demain l’agriculture togolaise…, 2014. Vincent MBAVU MUHINDO,De l’AFDL au M23 en République démocratique du Congo, 2014. Seign-Goura YORBANA,Les investissements directs chinois en Afrique.La China National Petroleum Corporation International Chad (CNPCIC),2014. Léon KOUNGOU,Boko Haram. Le Cameroun à l’épreuve des menaces, 2014. Daniel S. LARANGE,De l’écriture africaine à la présence afropéenne, 2014. DJARANGAR DJITA ISSA,Dictionnaire pratique du français du Tchad, 2014. Roger KAFFO FOKOU,Médias et civilisations,2014. Togba ZOGBELEMOU,Droit des organisations d’intégration économique en Afrique, 2014. Gaston SAMBA,Le Congo-Brazzaville, Climat et environnement, 2014. Déo NAMUJIMBO,Je reviens de l’enfer, Reportage de guerre à l’est de la RD Congo (août-septembre 1998), 2014. Nuah M. MAKUNGU MASUDI,Economie mondialisée, coopératives délaissées, 2014. Patrice MUKATA BAYONGWA,Remédier à l'échec scolaire dans les écoles catholiques de Bukavu (R. D. Congo),Volume 1 et 2,2014. Olivier NKULU KABAMBA,Les médecins en Afrique et la sorcellerie, 2014. Alexis TOBANGUI,Défense deuxième chance et la socialisation des jeunes en difficulté, 2014. Hermine MATARI,Les instituteurs dans la société gabonaise, 2014. Noël Christian-Bernard OBIANG NNANG,Les empereurs romains e e en Afrique du Nord. Les grandes réformes du II au III siècle ap. J.-C.,2014.Pierre KIPRÉ,Cultures et identités nationales en Afrique de l’Ouest. LeDaàdans la société béninoise d’hier à demain, 2014.
Bernard-Gustave TABEZI PENE-MAGU La lutte d’un pouvoir dictatorial contre le courant de ladémocratisation au Congo-Kinshasa
© L'HARM ATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03955-8 EAN : 9782343039558
Avant-propos Le « dinosaure » est défini, dans le langage courant, comme «un reptile fossile de l’ère secondaire dont les nombreuses espèces étaient très diversifiées dans leur morphologie ainsi que dans leur taille». Dans le langage familier très usité au Zaïre à l’époque du Maréchal Mobutu, le dinosaure est un cacique ou personnage important du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR Parti-État), parti politique unique jugé alors obsolète et anachronique par la population. Le Maréchal Mobutu a exercé une dictature pendant trente-deux ans et est a mis toute la nation zaïroise-congolaise à genou. Défait par Laurent Désiré Kabila, Mobutu le dictateur est mort en exil où son corps repose en paix. Mais les dinosaures du MPR Parti-État lui ont survécu. Certains vivent comme exilés dans divers pays. D’autres ont été récupérés par Laurent Désiré Kabila en personne et, après sa mort, la majorité des dinosaures a fait allégeance à son fils et successeur, Joseph Kabila. Aujourd’hui, quelques-uns sont membres très influents de la mouvance présidentielle et du PPRD, parti qu’ils ont fondé pour le président Joseph Kabila et qui ne se comporte pas différemment du MPR Parti-État. Si le Zaïre de Mobutu était considéré comme le pays des dinosaures, la République Démocratique du Congo de l’après-Mobutu continue à perpétuer les mêmes tares décriées à l’époque de Mobutu, de telle façon que les Congolais fatalistes et résignés croient fermement que la République Démocratique du Congo est – à n’en pas douter – le pays d’éternels dinosaures. Cet essai décrit l’agonie de la République Démocratique du Congo pendant les dix dernières années du règne sans partage du Maréchal Mobutu. Ce pays immensément riche en ressources naturelles figure, après plus de quarante ans de mauvaise gouvernance perpétrée par ses propres fils et filles, des dinosaures, parmi les pays les plus pauvres de la planète. En dépit de vaines tentatives de réconciliation à travers un
7
gouvernement de transition issu du dialogue inter-congolais, la paupérisation de la population congolaise s’accentue car, sous le couvert de différentes composantes participant à ce gouvernement, les dinosaures continuent à piller le pays pour leur propre compte et celui des puissances étrangères. Le dinosaure congolais est un véritable monstre politique. Sans cœur, ni foi, ni loi ! Il n’a ni pitié, ni compassion pour ses compatriotes réduits en état de pauvreté extrême. Jouissant d’une impunité totale, le dinosaure n’a qu’un ultime objectif : s’enrichir à tout prix et au moindre effort. Tous les moyens sont bons pour y arriver : détournement des deniers publics, assassinat politique, haute trahison, corruption, concussion et différentes violations des droits de l’homme. À l’époque du Maréchal Mobutu, le dinosaure était reconnaissable par son embonpoint et son habillement. Ventre bedonnant et visage joufflu, il se distinguait par le port de l’abacostume, foulard au col, pochette assortie et insigne à l’effigie du Maréchal Mobutu pendant à la poitrine. À l’ère de Joseph Kabila, le dinosaure, qui avait fondu pendant le court règne de Laurent Désiré Kabila, s’est refait la bedaine. Il porte maintenant des vestes manches courtes à l’image du plus jeune Président du monde. Si la Mitsubishi Pajero caractérisait le dinosaure mobutiste, le nouveau dinosaure, lui, roule, soit dans une quatre fois quatre Mercedes ML, soit dans une BMW 9.00 S. Tandis que l’ancien dinosaure multipliait villas et fermes au pays, appartements et châteaux en Occident, le nouveau dinosaure a un penchant pour la construction des buildings de six à dix étages dont les appartements sont gracieusement loués aux organismes internationaux. À la différence du dinosaure mobutiste, le nouveau dinosaure est atrocement craint à cause de ses allures sanguinaires sans scrupule. Malheur à celui qui oserait se poser des questions sur l’origine scandaleuse et honteuse de ses richesses parce que la nuit venue, il recevrait surement la visite d’un escadron de la mort. Non content de le liquider individuellement, cet escadron tuerait aussi, impunément et sans état d’âme, tous les membres de la famille présents au moment
8
fatidique, de peur que les survivants ne puissent ni ébruiter le crime ni en témoigner. Entre une masse populaire vivant dans la peur, la pauvreté et l’insécurité et une petite classe des dinosaures insatiables, le pays des dinosaures est en agonie. Cette agonie qui perdure l’amènera-t-il inéluctablement vers la mort ? Qui vivra verra ! Certes, la République Démocratique du Congo est le pays des dinosaures dont il est d’emblée question dans ces écrits ; mais il pourrait bien s’agir également de n’importe quel pays du monde en général et de l’Afrique en particulier. En effet, il n’y a pas tellement de différences notoires et notables entre les comportements de la plupart des dirigeants africains face à la gestion de la chose publique. Qu’ils soient Congolais, Ivoiriens, Burkinabés, Centrafricains, Tunisiens, Égyptiens et autres, ils sont tous le plus souvent les mêmes. Ils sont généralement tous des dinosaures qui accaparent toute la richesse publique, au détriment de la population qui trime dans une misère indescriptible, dans une pauvreté inouïe. L’agonie du pays des dinosaures n’est pas un ouvrage à caractère scientifique. Il s’agit plutôt d’un témoignage dans lequel la réalité objective se mêle à des commentaires exprimant des points de vue subjectifs, des opinions personnelles, parfois des rumeurs de la radio trottoir. L’agonie du pays des dinosaures n’est pas non plus un ouvrage littéraire pour la simple raison que, son auteur, n’ayant jamais appris à écrire, s’est contenté de raconter les événements tels qu’il les avait vécus, se fiant ainsi à son flair de conteur. Fils du terroir, l’auteur a voulu simplement raconter à son lecteur les nouvelles du pays des dinosaures, lesquelles nouvelles essaient de peindre au quotidien la vie de nos politiciens. Bernard-Gustave TABEZI PENE-MAGU
9