La Phrase du Mage

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91 pages
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Description

Une énigme initiatique à découvrir...


Dans un jardin toscan au charme italien et ésotérique, un Mage nommé Aristide délivre, en une initiation ludique, quarante mots que son visiteur Isinos devra découvrir et garder précieusement pour constituer ensuite une phrase à la portée singulière.


Un mot lui sera annoncé chaque jour de façon aléatoire. C’est dans ce cadre également poétique, qu’Isinos partage ses réflexions avec son amie Cidalia, elle-même séduite par cette quête, cet enseignement qu’Aristide transmet à son disciple, avec finesse et légèreté.

Le mot de l'illustrateur : Alain Brechbuhl


Illustrateur, infographiste, mes dessins tournent beaucoup autour de l’imaginaire, de mondes rêvés, d'univers fantastiques. Ces mondes-là étant, pour moi, source de créations illimitées et porteurs de messages multiples. Chaque lecteur restant libre de les interpréter à sa manière, chacun se les appropriant et devenant générateur d’un nouvel imaginaire.

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Publié par
Nombre de lectures 9
EAN13 9782368324240
Langue Français

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La Phrase du Mage
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Kathy DAUTHUILLE
La Phrase du Mage
Romans:
Du même auteur
La Fontaine Endormie, Maison Rhodanienne de Poésie, 1979
Sonate pour Laud, Carlo Descamps, 1980
La Noria des Temps, Joël Gaillard, 1988
Les Voyageurs au Sang d’Or, Le Puits de Roulle, 2010
Tisserand du Soleil, Le Puits de Roulle, 2013
Poèmes:
Ciselures ou l’Or d’une Reliance, Bené, 1999
Sur un Tapis d’Ispahan, La revue de Téhéran, 2015
Traductions:
Les Fils de la Terre, Atawallpa Oviedo, 2004
Les Marcheurs de l’Arc-en-Ciel, Atawallpa Oviedo, Ambre, 2008
À Alain Serrano
sur les chemins de Toscane
1er mot - Quand
Quandvis le rosier à fleurs blanches signalant l'ent rée de la maison toscane, je je pénétrai dans l'enclos ; il n'y avait personne. J'a vançai lentement dans une allée bordée d'orangers et de buis et perçus de petits ruisseaux d'eau.
Au loin, sous une tonnelle, je distinguai une silho uette, celle d'un homme vêtu de blanc ; on aurait dit un sage. Je m'approchai encor e davantage jusqu'à arriver à sa hauteur.
– Bonjour, dis-je.
– Bonjour, me répondit-il, je m'appelle Aristide et toi ?
– Moi c'est Isinos.
– Je t'invite ; en fait je t'attendais.
Il me servit à boire ; de l’eau parfumée à une plan te odorante et poivrée. Les mots volaient et leur sens m’échappait. Brusquement je v is l'ombre qui glissait sur le sol et bientôt les pots d'agrumes furent complètement dans la pénombre ; j'avais complètement perdu la notion du temps et j'en pris conscience soudainement ; aussi je finis mon verre, me levai, prêt à partir et lui ten dis la main.
– Voudrais-tu participer à un jeu ? me demanda-t-il alors.
– À un jeu !
– Tu aurais à venir chaque jour et je te remettrais un mot ; chacun serait une clef de l'histoire.
– Un peu comme une phrase magique, un mantra, un ta lisman de mots !
– Ce sera une ronde de lettres,
un cercle de figures,
une parfaite rosace de destins,
les volutes d'une fresque,
une rose des vents miroitante,
un portulan de chemins secrets
un kaléidoscope pour rêver.
Es-tu prêt à participer ?
– Oui ; mais comment me donneras-tu le mot ?
– Selon l'inspiration du moment ; il sera écrit, pa rlé, chanté, gravé, posé comme devinette, sous forme d'énigme... Observe car il te sera amené par une invisible main...
Et c'est à partir de cette conversation surprenante que j'allais venir chaque jour, au moment indiqué par un signe, au lieu-dit pour recev oir l'offrande.
Ce soir-là je sus que le deuxième mot était arrivé quand j'entendis une voix qui entonnait la note «la».
2ème mot - La
Lae, venant de l'espace, empruntantvibration du « la » se fit perceptible à mon oreill un canal invisible pour venir étoiler ma pensée.
Aristide habitait la « Villa passiflora » ; une vil la ancienne avec des arches, cossue et faite de pierres de Sienne ocres. A flanc de collin e avec quelques cyprès longeant le chemin d'entrée, elle avait une luminescence partic ulière, due sans doute à son orientation.
Cette demeure visible de loin et ouverte sur l'hori zon, montrait son rattachement à la terre. On peut même dire qu'elle inspirait la sérén ité.
Sur le côté de lamaison, selier en pierre grise de Florence trouvait un petit esca menant à une terrassebordée d'énormes pots de terre cuite contenant des agaves.
Quand j'arrivai, laporteétait ouverte et l'ombre de l'intérieur tranchait avec la luminosité extérieure. Le battant poussé signifiait que le maître était là ; je tapai alors sur une cloche de bronze accrochée à l'arche pour s ignifier mon arrivée.
J'entendis un déplacement lointain dans la demeure et bientôt se dessina la silhouette d'Aristide tendant les bras pour m'accue illir.
– Viens, entre Isinos, approche-toi, dit-il d'un to n joyeux.
J'entrai un peu aveuglé et vis différents types de sièges (des tabourets, des bancs, des poufs, des chaises basses). Je finis par choisi r un fauteuil suspendu en rotin.
Aristide s'était assis sur une chaise à bascule prè s de la fenêtre et ne disait rien. Le silence grandissait en même temps que la pénombre ; j'attendais sans bouger. Puis sa voix résonna et j'éprouvai un soulagement.
– Tu t'étonnes n'est-ce pas de tous ces sièges ! Je vois que tu les observes.
– Ma fois, je n'ai jamais vu une telle variété d'un seul coup.
– C'est un divertissement. S'asseoir est déjà un ac te en lui-même, après avoir pris la température d'un lieu, on se pose. En plus tu as le choix.
Sur la tablette près de lui se trouvait un petit sa c de tissu fermé par un cordon ; il y plongea la main, prit une pierre qui roulait bruyam ment dans le fond et me la tendit.
– Qu'est-ce ? demandai-je en y voyant dessus un sig ne incompréhensible.
– C'est une rune.
– Et que représente-t-elle ? demandai-je en fixant la pierre qu'il m'avait donnée.
– C'est le signe « Deg », soit :lumière.