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La stimulation intellectuelle au tout début de la vie

De
118 pages
Cet ouvrage s'intéresse à la stimulation intellectuelle au tout début de la vie, à travers le point de vue d'éminents spécialistes réunis en colloque (organisé par l'UNESCO en 1987). Depuis la dernière édition de 1989, certaines problématiques évoquées ont été confirmées par de récentes recherches. L'ensemble intéressera les personnes qui se penchent sur les problèmes intellectuels de l'enfant aux prémices de sa vie, notamment les médecins.
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Couverture

Cover

4e de couverture

4e Image couverture

Copyright

 

© L’Harmattan, 2017

5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

 

http://www.harmattan.fr

 

EAN Epub : 978-2-336-78846-3

Titre

Zygmunt L. Ostrowski

 

 

 

 

La stimulation intellectuelle

au tout début de la vie

 

 

 

Colloque International Organisé sous le haut patronage

de l’U.N.E.S.C.O. par l’Association Européenne pour l’étude

de l’alimentation et du développement de l’enfant (A.D.E.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture de couverture  : Antoine Vit

 

Première édition 1989

Deuxième édition 2017

Copyright 1989, Docteur Zygmunt L. OSTROWSKI

 

Association Européenne pour l’Étude de l’Alimentation et du Développement de l’Enfant (A.D.E.), Hôpital Trousseau, 21, Avenue du Dr Arnold Netter, 75012 Paris

 

Tous droits de traduction, d’adaptation et de reproduction par tous procédés réservés pour tous pays.

 

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et d’autre part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 11 mars 1957 art.40 et 41 et Code pénal art. 425).

 

All rights reserved. No part of this publication may be reproduced, stored in a retrieval system, or transmitted in any form or by any means, electronic, mechanical, photocopying, recording, or otherwise, without the prior written permission of the publishers, Dr Z. L. Ostrowski, A.D.E., Hôpital Trousseau, 21, avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 Paris, France.

REMERCIEMENTS

Je tiens tout d’abord à remercier Marie-Christine Josse pour les corrections et la mise en forme de cet ouvrage ainsi que pour la préparation de ce colloque.

DU MÊME AUTEUR

Ostrowski Z.L. et Josse M.Ch., Les Aliments — Tables des valeurs nutritives, Edition J. Lanore, paris, 1978.

Ostrowski Z.L.,Nutrition et croissance. Première table ronde internationale sur l’état nutritionnel des femmes enceintes au Soudan, Edition ADE, Paris, 1982.

Ostrowski Z.L.,Dynastree — généalogie et génétique, Programme informatique, Edition Dr Zygmunt L. Ostrowski, Paris, 1989.

Ostrowski Z.L.,La stimulation intellectuelle au tout début de la vie, Edition ADE, Paris, 1989.

Ostrowski Z.L. et Josse M.Ch.,L’état nutritionnel des enfants de 0 à 3 ans dans 4 pays européenns, Edition ADE, Paris, 1990.

Ostrowski Z.L.Soudan, Coulisses d’une guerre oubliée, L’Harmattan, Paris, 2000

Ostrowski Z.L.Le Soudan— A l’aube de la paix — Combat de John Garang, Édition L’Harmattan, Paris, 2005.

Ostrowski Z.L.SoudanCombats autour des richesses, Édition L’Harmattan, Paris, 2010.

Ostrowski ZL et Josse M.Ch., Health, Nutrition and Socio-cultural status in South Sudan. Édition Ahfad University, Omdurman, 2015.

Ostrowski Z.L.,Les négociations d’otages, Éditions L’Harmattan, Paris, 2015

AVANT-PROPOS

En décidant de publier cet ouvrage, mon objectif était de faire connaître le point de vue des différents spécialistes sur un sujet jusqu’à présent peu connu : « La stimulation intellectuelle au tout début de la vie ».

Cet ouvrage intéressera plus particulièrement tous ceux qui se penchent sur le problème de l’enfant aux prémices de sa vie et, notamment, les médecins, du fait du contact unique qu’ils ont avec lui, avant même qu’il voie le jour, contact qui aura des répercussions toute la vie durant.

C’est à eux que je m’adresse en premier lieu, afin qu’ils n’omettent pas, (dans la préoccupation qu’ils ont de la santé de l’homme), de prendre en compte son bien-être.

Mais cet ouvrage est également destiné à ceux qui ont la responsabilité de guider l’enfant, dès sa conception et durant sa prime croissance, en portant une attention toute particulière à son développement intellectuel.

On retiendra que si le niveau intellectuel de l’homme se développe progressivement depuis des millénaires, il augmente toutefois plus particulièrement à la suite de grands "mouvements", comme par exemple les guerres, les catastrophes ou les cataclysmes naturels.

Ces évènements ont eu des répercussions considérables sur les découvertes, les inventions, les idées nouvelles et l’expression artistique (peinture, musique, littérature...), et ont été générateurs d’une recrudescence d’individus ayant une capacité intellectuelle plus importante.

Devant la nécessité d’appliquer les découvertes d’une technologie avancée, l’homme, poussé par l’évolution, s’est vu dans l’obligation d’apprendre toujours davantage, de mémoriser et de faire travailler plus encore son cerveau.

Les générations actuelles et à venir sont plus particulièrement exposées, du fait d’une évolution extrêmement rapide, qui écarte de plus en plus l’utilisation des muscles et des tissus adipeux au profit du cerveau.

De plus, les soins de santé primaires se sont considérablement améliorés, d’où une réduction, dans la plupart des pays du monde, du taux de mortalité et de morbidité. La possibilité de résoudre le problème de la nourriture existe cependant, sauf, bien entendu, dans les cas de catastrophes naturelles.

Si l’homme a fait récemment de grands efforts dans les domaines technologique, scientifique et culturel, il n’a pas pris en considération le fait de mieux se préparer à affronter sa propre progression. Pourtant il a la possibilité d’augmenter sa mémorisation par une meilleure utilisation de son cerveau à partir d’une stimulation intellectuelle, et ceci, dès le début de sa vie.

Jusqu’à présent, nous ne nous sommes pas assez préoccupés de donner cette chance à la nouvelle génération.

Par conséquent, il m’a paru urgent d’attirer l’attention des responsables dans ce domaine.

Lors d’une réflexion commune, des spécialistes des différents domaines concernés ont débattu de ce sujet important qu’est le développement de l’enfant, notamment au tout début de la vie.

Cette réflexion a pu être menée grâce à l’A.D.E., qui a mis tous ses moyens à la disposition de cette cause et grâce à l’UNESCO, qui a accueilli en son sein d’éminents spécialistes.

La pauvreté en publications relatives au sujet débattu m’a incité à éditer l’ensemble du débat. Ce fut chose ardue de retranscrire ces réflexions dont le langage médical, biologique, psychologique... était parfois hermétique.

L’édition de cet ouvrage a pu voir le jour grâce aux participants qui ont bien voulu revoir leurs textes et au Docteur Marie-Christine JOSSE à laquelle j’adresse tous mes remerciements pour la mise en forme, les multiples corrections des expressions techniques et l’assistance qu’elle a apporté à la préparation de ce texte.

En ce qui concerne le décryptage des bandes enregistrées et la dactylographie soumise à de multiples corrections, j’adresse un vif remerciement à Mme Sarah SAILLY, pour le travail qu’elle a mené. Je remercie également tous ceux dont les remarques et indications m’ont permis d’élaborer cette édition.

Docteur Zygmunt L. OSTROWSKI

*

INVITÉS D’HONNEUR

 

Monsieur A. CHIBA

Sous-Directeur Général à l’Education, U.N.E.S.C.O.

 

MadameM. C. CABANA

Ambassadeur de France auprès de l’U.N.E.S.C.O.

 

Madame ROUSSILLE

Direction Générale de la Santé, Ministère de la Santé

 

PARTICIPANTS

 

Docteur C. AMIEL-TISON

Clinique Baudelocque, Paris

 

Madame J. BERTONCINI

Laboratoire de Sciences cognitives et psycholinguistique, E.H.E.S.S., Paris

 

Docteur D. BERSTECHER

U.N.E.S.C.O., Paris

 

Madame B. DE BOYSSON-BARDIES

C.N.R.S., Centre d’étude des processus cognitifs et du langage, G.H.E.S.S., Paris

 

Docteur J. CHALLAMEL

Centre Hospitalier Lyon-Sud

 

Professeur M. CHIVA

Département de psychologie de l’enfant Université Paris X, Paris

 

Docteur B. CONTRAIRES

Clinique pédiatrique, Bayonne

 

Docteur L. CURZI

Service d’Explorations fonctionnelles INSERM, Hôpital Antoine Béclère Clamart

 

Professeur A. FOURNIE

Hôpital de la Grave, Toulouse

 

Professeur M. JEANNEROD

I.N.S.E.R.M., U-94 et Université Claude Bernard, Lyon

 

Professeur P.W. JUSZCZYK

Laboratoire de Sciences cognitives et psycholinguistique, C.N.R.S. Ecole des Hautes Etudes SS, Paris

 

Docteur Z.L. OSTROWSKI

Association Européenne pour l’étude de l’alimentation et du développement de l’Enfant, Hôpital Trousseau, Paris

 

Docteur A. PETTIGREW

Laboratoire de Neurobiologie et Neuropharmacologie du développement C.N.R.S., Université de Paris Sud et Department of Physiologie University of Sydney

 

Professeur D. QUERLEU

Clinique d’Obstétrique, Roubaix

 

Professeur M. SOULE

Institut de Puériculture, Paris

 

PARTICIPAIENT EGALEMENT

 

Professeur J.J. BAUDON, Service pédiatrique, Hôpital Trousseau, Paris

 

Docteur BRIARD, Hôpital Necker, Paris

 

Docteur M.Ch. JOSSE, Association Européenne pour l’étude de l’alimentation et du développement de l’enfant, Paris

 

Professeur Cl. POLONOVSKI, Nutrition pédiatrique, Hôpital Trousseau, Paris

 

Docteur J. PERNET ROBERT, Service pédiatrique, Hôpital Trousseau, Paris.

PRÉFACE

Les possibilités d’apprendre, de comprendre, d’élaborer, de créer, d’imaginer sont-elles liées à des facteurs innés ou acquis ?

Discussion éternelle et stérile puisque notre pari ne peut être que celui d’un développement intellectuel soumis aux aléas de l’environnement de l’alimentation et des différentes stimulations.

Ce colloque international sur la stimulation intellectuelle revêt donc un grand intérêt.

Qu’y apprend-on ?

– L’ampleur des recherches menées par les physiologistes, les biologistes, les néonatologistes, les pédiatres ; la qualité des observations, mais aussi les difficultés de leur interprétation et les contradictions apparentes de certains résultats. Et plus encore, la prudence avec laquelle nous devons tirer nos conclusions en ce qui concerne la maturation, les possibilités de l’influencer.

– Une maturation plus rapide ne conduit pas obligatoirement à un développement plus important des possibilités intellectuelles ; la précocité intellectuelle ne garantit probablement pas une capacité intellectuelle supérieure.

– Par contre, apparaît bien l’importance de stimuler une fonction en temps utile ; dans le processus de maturation des organes, et plus spécialement du cerveau, il est un temps probablement pour que se réalise l’essentielle évolution et les acquisitions. Il est heureux que les constatations des cliniciens recoupent ce que nous apprennent la physiologie et l’étude des stimulations sensorielles précoces.

Les conclusions de ce colloque, même si elles ne sont que parcellaires et apparaissent plus souvent comme des suggestions à étayer que comme des propositions définitives, sont importantes.

Elles invitent les grandes organisations, en particulier les organisations internationales, les gouvernements, à étudier avec soin les priorités à donner au cours des années à venir dans la lutte contre le sous-développement psychique et intellectuel pour préparer sur toute l’étendue de notre planète le futur homme du XXIe siècle.

Professeur G. LASFARGUES

Hôpital Trousseau, Paris

PRÉFACE POUR LA DEUXIÈME ÉDITION

Depuis la première édition, en 1989, certains sujets évoqués ont été confirmés par des recherches récentes, d’autres restent toujours actuels.

Nous savons que la maturation du cerveau commence très tôt et que le sommeil paradoxal jouerait un rôle dans le développement et la maturation du cerveau qui reste en perpétuelle évolution. La plupart des fonctions sensorielles ont déjà une certaine maturité à la naissance.

Pendant longtemps, les scientifiques ont cru que, le développement du fœtus une fois achevé, les connexions nerveuses étaient définitives. Mais, si les grandes voies du développement cérébral sont effectivement tracées à la naissance, elles ne sont pas arrêtées. Les relations entre les neurones évoluent au cours de la vie. D’autre part, ce n’est pas le nombre de neurones qui diminue avec l’âge, mais celui des contacts entre eux : les synapses. Avec la stimulation intellectuelle, le nombre de connexions entre les neurones (le nombre de synapses) augmente. Les informations sont alors transmises plus rapidement. Le cerveau se voit reconnaître de réelles capacités de régénération et de réorganisation tout au long de la vie.

Les liaisons entre les neurones continuent de se créer jusqu’à 4 ans, puis les circuits non utilisés se résorbent à l’adolescence. Ainsi, plus le cerveau est stimulé, plus les liaisons interneurones persistent.

Nous savons que l’enfant entend dans l’utérus. Le fœtus est baigné dans un environnement sonore permanent. Bien avant la formation de son système auditif, l’enfant perçoit les vibrations des sons de l’extérieur grâce aux os de son crâne et au bassin maternel qui agissent comme des résonateurs. In utero, les émotions du fœtus sont décuplées lorsqu’il entend de la musique dès la 7e semaine de la grossesse, plus spécialement les sons graves, car les fréquences hautes sont diminuées par le liquide amniotique et la paroi abdominale de la mère. Entre le 5e et le 8e mois de la grossesse, le fœtus perçoit déjà bien les sons et possède la capacité de les enregistrer et mémoriser. La musique peut éveiller les fonctions mentales du fœtus, elle développe ses capacités intellectuelles et, plus tard, elle favorise l’apprentissage de la langue.

Dès la naissance, l’enfant tourne la tête vers une source sonore, sans toutefois distinguer les différentes sources sonores. Le 3e mois lui permettra de distinguer les bruits et les voix. Alors que vers 6 mois, la maturation du système auditif sera effective. Avec le temps, l’ouïe du nourrisson ainsi que d’autres sens se développent et participent à la maturation du système neuronal.

Ainsi, l’olfaction et le goût se développent très tôt puisque le fœtus perçoit déjà l’odeur de sa mère contenue dans le liquide amniotique et peut reconnaître le goût sucré et amer. Toutefois, les quatre saveurs (salé, sucré, acide et amer) sont perçues par le bébé dès la naissance par l’allaitement maternel qui favorise la découverte de ces différentes saveurs et développe le goût via le développement des papilles gustatives et la diversification alimentaire. Bien entendu, une alimentation équilibrée agit favorablement sur le développement du cerveau.

Par contre, l’acuité visuelle commence à se développer dès la naissance. Vers 10 jours l’enfant fixe son regard sur les objets proches, vers 2 mois il est attiré par les visages humains, qu’il fixe, et à 6 mois le développement de l’œil est achevé. Toutefois, il faut attendre encore 1 an avant que la vision périphérique s’installe et l’acuité visuelle est de 10/10 vers 24 mois.

Ainsi, le toucher, l’organisateur psychique de l’être humain, est présent chez le fœtus. Il se développe au travers des manipulations répétées, dans la découverte de son corps, et, plus tard, après la naissance, des objets, puis dans l’apprentissage de l’environnement.

L’influence du milieu socioculturel sur les capacités intellectuelles de l’enfant est évidente. Le QI moyen de 100 peut être supérieur à 160 si l’enfant est élevé dans un environnement très enrichi. Le rôle de l’école est primordial. Mais les apprentissages divers jouent un rôle important, telle la musique classique (L’effet Mozart), la connaissance de plusieurs langues maternelles…

Il reste toutefois beaucoup des sujets pas encore approfondis qui peuvent, eux aussi, avoir une influence sur la stimulation intellectuelle au tout début de la vie.

Dr Zygmunt L. Ostrowski

INTRODUCTION

Monsieur A. CHIBA : C’est pour moi un grand plaisir de vous accueillir à l’UNESCO et de prononcer quelques mots à l’occasion de l’ouverture de ce Colloque International sur la Stimulation Intellectuelle au tout début de la Vie, colloque organisé par l’Association Européenne pour l’Étude de l’Alimentation et du Développement de l’Enfant. Je souhaiterais vous transmettre les regrets de Monsieur DE BONNECORSE qui, pris par une session du Conseil exécutif, n’a pu être présent personnellement.

Mes remarques d’introduction seront très brèves car je suis ici avec l’intention de vous écouter et de tirer un enseignement de vos discussions, plutôt que pour exprimer mon opinion.

Nous avons conscience que des spécialistes tels que vous ont acquis, au fil des années, une connaissance de plus en plus approfondie du mécanisme de développement du cerveau humain au cours de la période prénatale et des premières semaines, mois et années de la vie, période à laquelle l’intelligence de l’enfant se développe plus rapidement qu’à toute autre période de la vie. Les éducateurs les plus traditionnels reconnaissent eux-mêmes aujourd’hui que les soins et l’attention prodigués par les parents à un enfant lui apportent plus qu’un "sentiment de chaleur" : une telle attitude exerce une influence puissante sur la structure et les fonctions du cerveau de l’enfant.

Plus important encore, il est possible d’observer un phénomène cumulatif : plus les connexions neurologiques sont développées au niveau du cerveau grâce à une stimulation sensorielle précoce, plus l’enfant sera en mesure de recevoir et de répondre à d’autres stimulis au fil de sa croissance. Il semblerait en conséquence que le fait de favoriser des expériences perceptuelles et motrices à un âge précoce exercerait une influence bénéfique sur la capacité à acquérir ultérieurement des connaissances.

Comme vous le savez, des millions d’enfants dans le monde ne reçoivent pas, au début de leur vie, la stimulation qui leur serait nécessaire. Très souvent, la malnutrition contribue à leur déficit développemental. La pauvreté, l’ignorance, les bouleversements sociaux brisent souvent les structures familiales et les méthodes traditionnelles d’éducation de l’enfant, méthodes qui jouaient auparavant un rôle primordial dans son développement intellectuel et social.

Les conséquences sont multiples, parmi lesquelles le gaspillage désastreux du potentiel humain, des investissements coûteux en programmes de rattrapage, des systèmes éducatifs confrontés aux problèmes de l’absentéisme, de la faiblesse des résultats scolaires, et éventuellement à l’abandon scolaire.

Ceci explique clairement la raison pour laquelle la communauté internationale des éducateurs, et l’UNESCO en particulier, porte un vif intérêt aux problèmes que vous allez aborder au cours de ce Colloque. En retour, nous serons heureux de vous informer de l’action de l’UNESCO dans certains programmes éducatifs se rapportant aux thèmes qui seront abordés lors de vos discussions. Il s’agit plus particulièrement de programmes d’éducation de la petite enfance, de la nutrition et de l’éducation de la santé au sein et hors du système scolaire, ainsi que de l’éducation parentale dans le cadre de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes.

L’UNESCO a encore beaucoup plus à apprendre de vous, et cela va nous donner des bases bien plus importantes pour le futur programme de l’UNESCO. Nous sommes donc vraiment intéressés par les conclusions de ce colloque.

Au nom du Directeur général, et en mon nom personnel, je souhaite la meilleure réussite possible à vos délibérations.

Docteur OSTROWSKI : Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs.