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Le Journal de voyage en France et en Italie d'un musicien anglais

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21 pages

Il y a toujours intérêt à recueillir les témoignages des voyageurs qui ont visité notre pays à la veille de ses grandes transformations. Lorsqu’ils savaient voir et s’efforçaient de comprendre, leur récit présente parfois un tableau pittoresque de la vie courante dans l’ancienne France.

Tel a été le cas pour Charles Burney. Il était né à Shrewbury en 1726 et fut organiste de l’église Saint-Denis dans Fenchurch street en 1741. Il composa vers cette époque plusieurs opéras comiques.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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François Cosseron de Villenoisy, Charles Burney

Le Journal de voyage en France et en Italie d'un musicien anglais

LE JOURNAL DE VOYAGE

EN FRANCE ET EN ITALIE D’UN MUSICIEN ANGLAIS

Il y a toujours intérêt à recueillir les témoignages des voyageurs qui ont visité notre pays à la veille de ses grandes transformations. Lorsqu’ils savaient voir et s’efforçaient de comprendre, leur récit présente parfois un tableau pittoresque de la vie courante dans l’ancienne France.

Tel a été le cas pour Charles Burney. Il était né à Shrewbury en 1726 et fut organiste de l’église Saint-Denis dans Fenchurch street en 1741. Il composa vers cette époque plusieurs opéras comiques. Il obtint ensuite l’orgue de Liun, dans le Norfolkshire et y demeura neuf ans pendant lesquels il commença à rédiger une histoire de la musique dont les quatre volumes parurent de 1776 à 1789. Il fut alors rappelé à Londres par son protecteur le duc d’York et y publia des concerto. Il fit deux voyages sur le continent pour étudier sur place tout ce qui se rapporte à la musique, visitant les églises, les théâtres, les concerts, se liant avec tous les musiciens professionnels ou amateurs, dépouillant les bibliothèques, et décrivant tous les orgues qu’il rencontrait. En 1770 il explora la France, où il était déjà venu deux fois, et l’Italie ; en 1773, l’Allemagne et les Pays-Bas. Il publia de suite son journal de voyage. Il en a été fait une traduction française par Brack qui parut à Gènes en 1809 et 1810. Burney est mort à Londres en 1814.

Pour lui il n’y a de vraie musique que la musique italienne, et tout ce qu’il entend lui parait bon ou mauvais suivant qu’on s’en rapproche ou que l’on s’en éloigne, mais il distingue avec une grande justesse la musique elle-même qu’il condamne souvent et la science de l’exécutant ainsi que ses ressources physiques qu’il aime à louer. Il s’intéresse à tout ce qu’il voit, le décrit de façon attachante, se fait lire avec plaisir, mais peut-être accorde-t-il trop facilement du génie à tous ceux qui lui ont procuré une jouissance artistique.

Burney débarque à Lille au commencement de juin 1770 et recherche de suite comment on exécute dans les cathédrales et collégiales le chant grégorien. Il remarque que le plus souvent les chantres ne sont pas accompagnés par l’orgue qui n’intervient que dans les circonstances solennelles ; c’est le serpent qui seul donne le ton, et fait la basse quand on chante en parties. Il est le plus souvent mal joué, mais est susceptible de donner de très bons effets.

D’après les traditions anglicanes, lors de la réforme, les chants liturgiques catholiques auraient été remplacés par des compositions de Tallis. Burney s’aperçoit dès son arrivée en France qu’il n’en est rien et que les protestants n’ont fait qu’appliquer des paroles nouvelles sur l’antique musique de l’Eglise catholique.