Le pouvoir de l'ethnie

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A partir de l'exemple du Cameroun, l'auteur montre comment l'ethnie fonde la conduite humaine dans l'occupation de l'espace, l'appartenance religeuse et l'administration des Eglises, le choix des noms des organes de presse et des lignes éditoriales, l'appartenance politique et le choix des représentants du peuple. Une grille de lecture empruntée à l'anthropologie culturelle explique la coercition ethnique sur l'individu par l'unité d'origine, l'unité d'essence et l'unité de nom.

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Date de parution 01 novembre 2011
Nombre de visites sur la page 167
EAN13 9782296472815
Langue Français

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LE POUVOIR DE L’ETHNIE

Paul Abouna

LEPOUVOIRDEL’ETHNIE

Introduction à l’ethnocratie

Préface de MbonjiEdjenguèlè

© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-56577-7
EAN : 9782296565777

A
Mon frère aîné Martin Ombga Zing, brutalement soustrait à la vie dans un
accident d’avion le 05 mai 2007 àDouala.

PREFACE

J’ai eu la responsabilité académique et le grand plaisir de conduire à un
terme heureux la recherche doctorale de Paul Abouna portant sur la sacralité du
pouvoir politique dans les sociocultures négro-africaines.C’est avec une
dilection et une délectation d’égale intensité que j’accompagne les premiers pas
de sa carrière d’auteur en préfaçant son essai intituléLe Pouvoir de l’ethnie:
introduction à l’ethnocratie.

A«la lisière de l’A» (nthropologie politiqueGeorgesBalandier :1967 ;
C: 2000) et de l’laude RivièreEcole américaine «Culture et Personnalité», la
trame de cetouvrage s’articule sur le pouvoir de l’ethnie entendu ici commela
capacité des entités collectives douées d’une communauté d’origine, de langue,
d’habitudes alimentaires, vestimentaires, de systèmes de croyances, etc., à
inspirer, influencer ou déterminerles façons d’agir, de sentir et de penserde
leurs membres et de leurs pratiques sociales. Le projet de conceptualisation et
de théorisation de l’ethnie en tant que source de pouvoir, obéit à une intellection
processuelle consistant à exposer la réalité du phénomène sous étude, à
l’expliquer et à lui trouver une thérapie.En effet, à partir d’un corpus dense et
diversifié, PaulAbouna montre comment le phénomène ethnique fonde plus que
toute autre chose, la conduite humaine dans l’occupation de l’espace (chapitre
1), l’appartenance religieuse et l’administration des églises (chapitre 1), le choix
des noms des organes de presse et des lignes éditoriales (chapitres 2 et 3),
l’appartenance politique et le choix des représentants du peuple en contexte
multi-partisan (chapitres 4,5et 6).Il n’est que devoir larelationéponymique
entrelesespaceset les groupes, dont laplupart renvoientà descommunautés
implantées selon les historiens, autourdu18èmesiècle, cequicorrespond à
leurs 11ème et 12èmepaliers généalogiques.PaulAbouna écrità ce
propos:« AuCameroun, le rapport entre les peuples et l’environnement
physique est si contigu que les noms des ethnies se confondent parfois à ceux
des espaces qu’ils occupent.Bafoussam,Bandjoun,Bangangté,Douala et
plusieurs autres noms désignent à la fois des lieux et des ethnies ».Ce double
caractèrenormatifetcoercitifdel’ethniesur l’agir humain s’explique d’après
l’auteur (chapitre7),par l’unité d’origine, d’appartenance, deréférence etde
dénomination qui faitdesdifférents membresd’une ethnieune entité
homogène,touteschoseségales parailleurs.

L’origine,l’appartenance et la dénomination,retenues icicomme éléments
internesdel’ethnie,rappellent lanotionderéflexivité expressive delaposture
postmoderniste etdela démarche endosémique en sciences sociales qui pose
quetoutcomplexesocioculturel porte en lui-mêmeses propres principesde
rationalité.Fixant les schèmescomportementaux individuelset sociaux, ces

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différents moulesarchétypauxd’enculturation quesont legroupe d’extraction
oud’adoptionet l’allégeance àla cocarde communautaire,prolongent lathèse
del’école culturaliste de MargaretMead, RuthBenedict, AbramKardineret
RalphLintondont les travaux ont mis l’accent sur les fondementsculturelsde
lapersonnalité.

Laforte ethnicisationdelasociété camerounaise, et surtout laprise en
compte del’origine ethnique dans lagestiondu pouvoir sous lamodalité de
discrimination positive équilibrante,ontamenél’auteuràproposer unesolution
politique aux problèmes réels ouéventuels quiendécoulent ; solution qui pour
l’essentielconsiste àsortir lepouvoirdel’ethnie dela«clandestinité»en le
normalisant, en lelégalisanteten l’inscrivantdans laloi fondamentale.

Cettepropositiondomiciliel’ouvrage de PaulAbouna dans leregistre de
L’urgence de la pensée(Maurice Kamto:1993)etdelagénialité courageuse.
Car,sortantdes sentiersbattusdel’orthodoxie dominante actuelle,l’auteur
préconiseunesolution palliative àla démocratie detypeoccidentaldont
l’objectivationen terre africaine apparaît,tantôtcommeunesorte delitde
Procustesur lequel lesEtats sontcontraintsdes’allonger,tantôtcommeune
camisole deforce àrevêtird’astreinte,tantôtencore comme des fourches
caudinesdesconditionnalités prétendument universalistes sous lesquelles se
glissent,toutehonte bue,les politiquesafricaines.

Pourêtreplus précis, cetessai prendprétexte delapratique actuelle dela
démocratie auCameroun pour poser leproblème beaucoup plus généralde
l’insertionàl’identique d’unélémentextragène dans un nouvelenvironnement
social.Au sens où la définissent lesanthropologues,la culturerenvoie àtoute
solutionélaboréepar un peuplepour résoudreles problèmesauxquels il fait
face àun momentdonné deson histoire.Pourautant, cetteinscription
spatiotemporellen’est pasexclusive d’inventivité diachronique,inventivitése
nourrissantàlafoisdans l’en-groupe etdans l’hors-groupe.S’il faut impartir la
démocratie àl’hors-groupeoccidental,sonadoption oblige àune adaptation
réinterprétative.End’autres termes,revendiquer uneréappropriationde
l’ethnicité au troisièmemillénairen’impliquepasderécuser les valeurs
constitutivesdelamodernitépolitique.C’est simplement s’aligner sur
l’observationdelaviesocialequidonne àvoir laprésence du faitethnique
imprégnant les lieuxdelaquotidiennetétandis quesathéorisationet son
arrimage àlavulgatepolitiqueofficiellesont frappésd’ostracisme au motif
d’induirelarégressiondela consciencerépublicaine.

Laméconnaissance del’ethnicité etdes nationalitésdans la configuration
étatique date des travauxdes premiersanthropologues qui posaient un schéma
évolutif unilinéaire d’organisationdu pouvoirallantdela bande- horde àla
tribu semi-sédentarisée, delatribuàla chefferie- royaume, dela chefferie à

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l’Etat.Ddu pouvoir,’après cette lecture anthropologique classiquel’accès au
stade étatique et à la conscience de la stato-nation« une et indivisible» suppose
lanégationdes liens primairesdelaparenté ethnique et la dissolutiondes
nationalitésdans l’indistinctd’undispositif juridico-administratif neutre et
impersonnel.Engels(1980:10),s’inspirantdes recherchesde LewisHenry
Morgan, affirme à cepropos:vieille société basée sur les liens de sang« la
éclate par suite de la collision des classes sociales nouvellement développées ;
une nouvelle société prend sa place, organisée dans l’Etat, dont les subdivisions
ne sont plus constituées par des associations basées sur les liens du sang… ».

Dans lamêmeveine, Jean-LoupAmselle, Elikia M’bokoloetal. (1985)
pensent quelesethnieset tribusafricainesétantdesdécoupagesetassemblages
coloniaux,leurdéconstructionest lavoieroyale d’instaurationd’une conscience
politiquemodernenereconnaissant qu’uneseuleparenté, celle des idées.
Sévérin-Cécile Abéga(2006)en son temps,voulant jeter l’anathèmesur
l’instrumentalisationdel’ethniéce, arit que« la tribu n’existe pas ».Ceserait
une erreurdeprendre cetitre au premierdegré.L’anthropologue camerounais
neniait pas latribalitéou l’ethnicité en tant que corpsculturel ; ildéplorait le
mésusagepoliticienen faisant selon lescirconstances,uneréserve devotepour
l’éliteou une enceintefortifiée et supposément inexpugnable encasde conflit,
unélément folklorique etexotique à exhiber lorsdes occasionsdegrands
rassemblements.

Prolongerce débatenbrisant lasémiotiquerassurante de ces illustres
devanciersest lagageure du proposde PaulAbouna.Soucieuxd’argumenter
auxcôtésde Marc Abélès («Anthropologie del’Etat:1990), etau-delà
del’ethnofascismeetdumonofascisme,pouremprunterà MonoNdjana(1987)
etSindjounPokam (1987),qui sont l’unet l’autretermes, etdemanière
schématique,lapropensionàla dominationd’une ethniesur lesautresdans
l’espacepolitique,LePouvoir de l’ethniede PaulAbounaproposeune
démocratieintra ethnique et une ethnocratieinterethnique, aucontraire dela
«et démocratique»quantophrénie électoralecorrespondantàlamaxime
anglo-saxonne«one man, one vote ».
End’autres termes,l’auteurentendpardémocratieintra-ethnique et
ethnocratieinterethnique,l’électionàl’intérieurd’une communauté, des
personnesappeléesà défendreses intérêtsau niveaudelalocalité, del’intra
nationetdel’inter nation.En proposantcetteforme degouvernementàpartir
d’uneobservationdelasociété camerounaise, PaulAbounaveut réconcilier le
pouvoir politique aveclanature des socioculturesafricainesactuelles qui sont
ballotéesentreles référentsancienset modernes.
Lemodèlepolitiquequ’ilélabore estdonc àjustetitre celuid’unEtat-Janus,
quiemprunte àlafoisaux modesdeviehéritésdesancêtresetàl’Etat-nation

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moderne.Dil emboîte le pas à Jean-François Bayartans l’ordre idéel,
(1996 :19)lorsque ce dernier posequetrajectoire historique d’un Etat« la
n’obéit pas seulement à une logique immanente, comme semble le croire
Barrington Moore […] Elle se situe à l’entrecroisement des «dynamiques du
dedans »et des «dynamiques du dehors»pour parler comme Georges
Balandier (1955-1971).

Oser valoriser l’ethnicité n’a rien d’un passéisme rétrograde ou d’un
misonéisme niantl’historicité et les transformations sociales.Il s’agitd’une
part, d’avoir l’audace depenser quel’Etatest un typeidéaldestructurationdu
pouvoiràphénoménologiemultiple etàgéométrievariable.Et parcequ’il n’est
nullement une articulationaboutie àrepiquer ouà dupliqueràl’identique,il
s’invente et s’adapteiciet là enSuisse, enBelgique, auCanada, auxUSA, etc.
D’autrepart,il s’estagidesuggérer queles modèles génésiaques, dès lors qu’ils
sontadaptésàl’être-actuel-dans-le-monde,peuventdevenir sources
d’inspiration.

Du faitdel’exigence de consensusau principe duquel setrouvent la
subsomptiondescontrairesetdescontradictions,lanaturerelationnelle des
êtreset lerespectdela cosmicité,lepouvoir politique authentiquementafricain
devrait servirdemoule àla créationdenouvelles formesdegouvernementen
Afrique.Paul Abounayapuisé et proposeune endosmose entrel’Etat
napoléonienet la conception négro-africaine du pouvoir.

Expectoréeil yaquelquesannées par un illustre Camerounais,une
interrogation inquiète et inquisitive desens n’apaseu l’écho quiauraitdûêtre
lesien:«QuelCameroun voulons – nous pour nos enfants ? »inquiètesielle
est perçuesous l’angle delavacuité axiologique ambiantequidonne àvoir une
érosiondes valeurs moralesconstitutivesd’unehumanitésociable etépanouie,
au profitdel’accumulationcompulsive desbiens matérielsetdelasatisfaction
des goûts sesituantdepartetd’autre du nombril.Inquisitive desensen tant
qu’exhortationàforgerdes repèresdans l’ordre du penseretdes modèles nobles
dans l’ordre du vivre ensemble.

Tournant le dosauconfortdouilletdela bien-pensancepolitologique,Le
Pouvoir de l’ethniede PaulAbouna apporteuneréponsehabillée deprudence et
d’humilité àcequestionnementen proposant une esquisse d’articulationdu
localetdu globaldans le champdu pouvoir politique,sous forme deprésence
des représentantsélusdel’ethnie auxcôtésdesautresacteurs politiques
institutionnels.

Lepouvoir normatifdel’ethnie,sa dimension valorielle,l’assomptiondeses
codes langagiers, artistiques,religieux, alimentaires,normatifs, etc.,ne
souffrentd’aucune contestation.Apreuve,les patronymes,les tenuesdites
traditionnelles,les metsethniques,les intronisationsàlatitulature ancestrale,

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les rites thérapeutiques,funéraires,matrimoniauxet initiatiques,latenue de
moult festivalsartistiques (FENAC,Ngondo, Ngouôn,Anagsama- Lessomlo,
Bassa Mpoo, Nukwi, Miam-miam, Jengi, Lela dance, Mfuh-mfuh,etc.),
témoignentdel’exigence d’uneplongée dans les sources vivifiantesde
l’identitémicro ou macro-ethnique.

De cequi précède,il se déduit quel’ethnie estbonne ànormer,former,
produire, divertiretàpenser,mais guère bonne àgouverneretàoccuper
politiquement l’espacepublic.S’insurgeantcontrelerôle destrapontin impartià
l’ethniepar les partis politiquesdont les «configurations[…]les
revendications[…]les combats internes[…]et les résultats[…]ont
fondamentalement une assise ethnique»,l’auteurenvisageunepostureplus
dynamique et praxéologique.A l’opposé de Pierre ClastresdansLa Société
contre l’Etat(1974) oude Jean-WilliamLapierre dansVivre sansEtat(1977),
LePouvoir de l’ethniede PaulAbounas’analyse commelepouvoir par l’ethnie,
àtravers l’ethnie,pour l’ethnie et lasupra-ethnie;cela, du lieudes personnes
concrètes incarnantdes groupes précisàreboursdes «agentsdel’Etat », des «
députésdela Nation », des ministresdela Républiqueoudu mythe ducitoyen
anonyme et uniforme;commesi l’Etat,la Nationet la Républiquesontdes
constructions suprasociales réunissantdes individusculturellementexcorporés.

D’aucuns pourraient trouverexcessivelaforce de détermination impartie à
l’ethnie danscetteœuvre. Après tout,l’ethnien’est-ellepas qu’une composante
parmi les multiplesappartenances quesont lesamicalesdesanciensélèves,les
groupesd’intérêts financiers,les syndicats,les partis politiques,lesassociations
etconfréries philosophico-spirituelles (Franc-maçonnerie, Rose-croix, Lions
Club, Rotary international, Nouveaux mouvements religieux, etc.) ?
Provocateurà dessein, PaulAbouna afait le choixdequestionner le
déterminisme ethnique dans laviequotidienne,individuelle etcollective.Puisse
cequestionnement n’êtrequ’invitationaudébatet non provocationaucombat
inter-ethnique.

MBONJIEdjenguèlè
Anthropologue
Professeur des universités

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AVANT-PROPOS

Il est possible que le présent essai sur le pouvoir de l’ethniefasse dans les
faits qu’il présente,lesanalyses qui lesaccompagnentet lesconclusions
auxquelles il parvient,l’objetde deux grandeséquivoques.Lapremièrepeut
être en rapportavecnosaccointancesàun momentdonné, avecles hautes
sphèresdelapolitique camerounaise, et laseconde, aveclafiliation
épistémologiquequi lelie àl’undes thèmesderecherche deprédilectiondu
professeurMbonjiEdjenguèlè,notrepère et notremaître dans lascience.Ce
propos liminairevise àlesdissiper.
Pourcequiestdelapremière,il fautdirequ’il n’arienàvoiravecnotre
passépolitiquenidans leton nidans les faits relatés, etencoremoinsdans
l’inspiration.Cetravailest l’aboutissementd’unelongueinitiationacadémique
auprèsdes grandsespritsen sciences sociales,qui nousapermisdenous
spécialiserenanthropologie culturelle, avecunethèse deDoctorat/Ph.D.
soutenuesur lethèmesuivant:«Le Pouvoiret lesacré chez lesTikar:
contributionàl’étude des significationsdiagénétique etculturelle de
l’institution politiquetraditionnelle en négro-culture».C’estdirequela
réflexion sur lesethnieset les questions politiques s’inscritdans unchampde
spécialisationdans lequel nous serons toutau longdenotre carrière
scientifique, appelé àmoissonner.
Etconcernant laseconde,ilestde coutume dans lesculturesetcivilisations
négro-africaines quelesenfants ressemblentàleurs pères. Dans la culture betidont
nous revendiquons l’identité,leproverbesuivant,traduiten français,l’illustresi
bien:«les petits animaux se nourrissent des herbes que mangent leurs parents».
Unautreproverbe, cettefoisdel’ethnie baoulé enCôte d’Ivoire ditàpeu prèsceci:
«Lorsque la petite antilope quitte son père, sa peau finit sur le tam-tam».Pour
cettepremière entreprise extra-académique d’envergure,nousavonschoisidenous
nourrirde cequemangenotrepère,toutcommenous n’avons pas voulu nous
éloignerdelui, depeur quenotrepeau nefinissesur un tam-tam…
Aux personnes physiqueset moralescitéesdans letexte,nous présentons
d’avancetoutes nosexcusesaucas oùelles sesentiraient outrées par les faits
relatés.Notreintention n’est pasdenuire.Leurs noms s’inscrivent tout simplement
dans une démarchequi s’estcontentée derelayer les faits, et s’estéfforcée autant
quepossible derester objective.
A ceux qui ontaidé àlapublicationde cetravail,qu’il leur plaise d’agréer notre
gratitude.Nous pensons notammentà GabrielMetogoAtangana, celui qui portele
prénomdenotrepère décédé,le brillantesprit qui s’estégaré dans lemétierdes
armes,lesimonde cirènequi, chaquejour,nousaide àporter lalourde croixdela
vie, etànosdifférents informateurs.

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