Le rêve, guide d

Le rêve, guide d'une vie initiatique dévoilée

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Français
98 pages

Description

Parole nocturne à déchiffrer, le rêve constitue une clef de lecture des événements heureux et malheureux de nos vies ainsi que des contradictions de notre être ; déchiré en permanence entre des forces opposées.
À travers l'interprétation de ses rêves, l'auteur recherche à retranscrire les ondulations de son existence et à définir son parcours, initiatique et tumultueux.

Assimilant le songe à un phare au milieu d'un océan déchaîné, Thierry Pasche nous invite à la recherche de la "voie" par le rêve.


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Date de parution 03 août 2011
Nombre de lectures 11
EAN13 9782812188589
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-69299-3
© Edilivre, 2013
Préface
La vie est une initiation spirituelle qui nous mène de l’enfer au paradis et chaque pas est un palier vers la lumière. Le dialogue avec Dieu et les êtres de lumière se fa it par les rêves et est bardé de symboles et de paraboles, c’est le langage des sage s. Les mots ne sont jamais dénués de sens. Les symboles affectent notre vie en la structurant mais aussi en nous informant comme des panneaux de signalisation routi ers de la voie à suivre, du comportement à observer, des dangers et interdictio ns d’une vie biblique. Nous devons être attentifs aux réponses qui sont données à nos interrogations pour ne pas risquer de couper la communication. Les passerelles entre Dieu et les hommes sont des r êves mais aussi des songes, parfois même des suggestions comme la petite voix q ui intervient parfois pour nous prémunir d’un mauvais choix. Cette passerelle est active le jour comme la nuit, que l’on soit éveillé ou en plein sommeil. Il faut être attentif aux autres formes de symboles ; les signes du ciel qui sont l’objet de nos rencontres soit disant fortuites mais qui en réalité nous offrent parfois l’opportunité de demander pardon à une personne ou de l’aider dans son cursus ou encore qui nous rappelle un passage de vie qui se p résente comme une leçon de morale. D’ailleurs souvent les êtres de lumière nou s repassent le même film en superposition avec les évènements du jour ce qui pe ut à un moment donné, nous laisser une impression de déjà vécu. Il y a peut-être aussi les leçons à tirer d’une épr euve qui s’impose dans notre vie et qui met au grand jour des pêchés capitaux qui sont autant de formes symboliques du comportement. Notre responsabilité face à ce privilège de communi quer avec les êtres divins c’est d’analyser chaque instant de notre vie pour en conn aître l’évolution spirituelle et donc cesser de se laisser vivre sans omniprésence. Devant cette prise de conscience ces protecteurs du ciel vont interagir en permanence et la subtilité de leur langage deviendr a de plus en plus facile à interpréter. Pour accéder à la parole de Dieu et aux Pouvoirs de Dieu il faut se libérer du moi physique et de toutes ses souffrances. Pour les con naître il faut les chercher car elles sont parfois enfouies très profondément dans notre inconscient en dépit du mal qu’elles créent au quotidien. Il faut faire le vide de toutes nos émotions et de nos jugements, de nos attentes qui nous chargent d’un poids considérable. De même il f aut nous libérer de nos péchés connus et inconnus, de nos offenses volontaires et involontaires qui nous retiennent dans un plan matériel et terrestre. Vivre sans attaches c’est donc surtout vivre sans r ésidus de vie, sans contrainte émotionnelle. Il est aussi nécessaire de pardonner les offenses qui nous sont faites et c’est pas peu de choses car toutes ne sont à priori pas importantes à nos yeux sur le moment et pourtant bien souvent elles nous irritent et creusent des sillons dans notre cœur. Mais pourquoi tant de douleurs. En fait Dieu ne nou s punit pas mais il s’arrange pour que l’on trébuche sur nos erreurs. On peut alors se dire que nous ne nous appartenons
pas et que Dieu nous implique dans un énorme jeu de dualité dans lequel on peut toujours choisir quelle pièce on veut avancer, le b ien ou le mal, ce jeu c’est le libre arbitre. Ainsi tout ce qui constitue notre capital de vie ne devient plus que des ressources offertes par Dieu pour servir son dessin. La vie est un parcours sinueux et initiatique qui m ène à la mort du plan personnel. Si la mort nécessite un traitement quasi identique sur toute de la planète, pour référence les livres des morts, on peut alors sans autre se dire que la vie est dotée des mêmes codes où que l’on soit sur Terre.
40 ans de désert
Douleurs et peines
qui nous retiennent
et nous enchaînent au plan physique
Il aura fallu quarante ans pour qu’il me soit donne r l’occasion d’effacer un souvenir hurlant de douleur morale par un vrai pardon. 40 an s pour que les voies du Seigneur s’ouvrent comme un livre et me permettent dans ma q uête de sagesse de libérer mon âme d’un fardeau de taille. Alors âgé de 8 ans un pédophile s’est arrangé pour m’embarquer chez lui au Lignon. Je passe les détails choquants mais cet individu s’ en est allé aux toilettes et j’ai pu m’enfuir. Tout d’abord un profond mutisme s’empare de moi, les mots de révolte et de désespoir que j’ai envie de crier n’ont plus d’écho à l’extérieur de mon corps. Cet homme a rusé et s’est emparé de mon âme en salissan t ma mémoire. Si jeune, après avoir dévalé les escaliers à vive a llure j’ai couru de longues minutes jusqu’à Meyrin, apeuré, craignant que cet individu pervers ne se lance à ma poursuite. La douleur morale était si vive que mon âme la enfo uie au plus profond de mon être, là où ma mémoire ne risquait pas de le faire ressurgir. Et voilà que 40 ans plus tard j’ai peine à comprend re les projets du Seigneur à mon égard lorsqu’il m’envoie travailler dans une prison . Un établissement de détention dans lequel des individus en général condamnés pour des délits viennent finir leur temps d’incarcération après une dernière peine de moins d e trois ans. J’y passe environ un an, mais ce travail me semble juste nutritif. Je ne suis pas habitué aux nuits alors je souffre beaucoup, mais i l n’y a rien que je ne ferai pas pour me femme et ma fille. Je n’éprouve aucun intérêt pour cet emploi, je le t rouve même démoralisant et déstabilisant au possible. Mon charisme me joue des tours et voilà que je me prends la tête avec la Direction qui manque considérablement de sérieux et d’envie. Je suis renvoyé. C’était une telle cacophonie que je ne sui s pas plus déçu que ça, en revanche je me suis énormément investi et cette décision me choque vraiment. J’y ai côtoyé un nombre industriels de délinquants condamnés pour des tas de raisons différentes. Très humain, même si je reste à ma place et fais to ut pour que ces individus restent à la leur, je reste respectueux je fais tout de mêm e preuve d’empathie. En revanche j’avoue que tout ce qui se rapproche de près ou de loin à un crime sexuel m’hérisse le poil, surtout quand des enfants sont concernés. Je quitte donc cet établissement et me retrouve au chômage. Très peu de temps après l’office cantonal de l’emploi décide de me pl acer 6 mois, à ma grande surprise, dans un autre établissement de détention. A ce moment de ma vie j’avoue que je perds le fil. Un Directeur de service me renvoie et quelques mois après m’engage dans un aut re établissement de semi-liberté cette fois. Sur un plan humain tout ça n’a pas de sens mais sur un plan divin que cela pouvait-il signifier ? Les hommes n’ont pas souvent conscie nce de participer à un plan divin. Me voilà devenu un maître socio-professionnel. J’ac compagne des détenus pour
travailler l’extérieur des murs. La plupart du temp s, nous effaçons des graffitis sur les murs de la ville. Le rapport de proximité est différent de l’ancien é tablissement puisque là les hommes sont en semi-liberté et la manière de s’impo ser diffère beaucoup de l’approche que j’avais connue dans l’établissement fermé. Ici je dois faire preuve de retenue, je dois rester vigilant et le détenu est quelqu’un et doit être traité comme un adulte. La structure est bien plus petite que la précédente et les pensionnaires y circulent à leur guise. C’est u n autre état d’esprit. On y rencontre des hommes ayant subit des peines de prison plus lourdes, supérieures à trois ans d’emprisonnement. A mon grand dam je me retrouve plus souvent qu’à mo n tour confronté à des hommes condamnés pour des actes de pédophilie. Voilà que les voies du seigneur se dessinent devant mes yeux. Je dois apprendre à aimer de manière inconditionnelle sans choisir à qu i je donne mon amour. De même je dois apprendre à pardonner tout et tous sans réserv er mes choix de manière inconditionnelle. Il m’est donné une seconde chance de retirer ce poi ds de mon cœur, c’est pas banal. 40 ans de désert pour qu’un oasis apparaisse enfin. J’ai pris sur moi, je me suis mis à serrer la main de ces individus au même titre que je la serrais aux autres. Je leur ai adressé la par ole faisant preuve d’empathie et de courtoisie. De plus avec le temps j’ai appris à garder une cert aine réserve sur les peines prononcées même à l’égard d’un pédophile car j’ai e u vent de plusieurs affaires dans lesquelles la future ex femme d’un prévenu avait fa it raconté de graves accusions à leurs enfants dans la seule perspective de punir le père. Un raisonnement qui prouve que ma compassion ne cho isit plus son chemin…
Retour à la pension
Une douleur enfouie dans mes entrailles, comme une tombe au-dessus de ma tête qui m’empêchait de vivre avec plénitude. Jeune, si jeune, mes parents nous ont mis mes sœurs et moi dans une pension à la rue Liotard à Genève, la Villa Mathilde. Des bonnes sœurs géraient l’établissement et s’occupaient de nous tous tant bien que mal. Mais c ette situation a été vécue comme un crève cœur. Et la douleur était si forte que je me suis forcé à l’oublier. Une sensation d’abandon, de tromperie m’a pourri la vie jusqu’à mes 46 ans. Des rêves d’abandon durant lesquels des femmes me trompaient avec méchanceté, sans scrupules ont hanté mes nuits pendant des années et des années. Nuit après nuit sans que je comprenne pourquoi, mes rêves reprenaient le même scénario si douloureux qui mettait à mal mon égo. Ma femme s’adonnait à des pl aisirs sexuels avec un autre homme et semblait bien entendu y prendre plaisir. J e les surprenais sur le fait et elle riait de la situation se moquant de mon désarroi. Une trahison qui me semblait si réelle qu’elle cond itionnait mon humeur au matin et créait en moi une rancœur dure à effacer. Dans ses plans le seigneur me répétait la même hist oire inlassablement dans l’espoir que je comprenne enfin que je ne devait pa s donner d’importance à mon égo et que je devais relativiser la notion d’abandon. Mais je m’entêtais à interpréter ça comme une situation qui dénonce une femme qui me trompe a lors ma réaction dans le rêve était spontanément odieuse bien qu’appropriée en la circonstance. Je me révoltais
frappant mon rival et invectivant mon épouse avec v éhémence. Et ce rêve revenait sans cesse rendant les scènes d e plus en plus réelles en se jouant de mes attentes non satisfaites au quotidien . Je ne comprenais pas qu’il s’agissait de la notion d’abandon mais pas de se fa ire quitter par son épouse, la distinction n’est pas forcément claire mais dans le cas qui me concerne elle se justifie. D’autant que ma première femme m’a quitté et ceci s ans doute pour un autre homme et ce n’est pourtant pas elle qui occupait le rôle de star dans mes rêves, pas plus d’ailleurs que ma seconde épouse qui s’est env olée un beau jour. Il ne devait donc pas s’agir de me faire craindre les femmes fri voles ou même de m’éveiller sur mes erreurs à l’égard de celles-ci. En fait on était plus proche de la vérité avec une situation en reflet, puisque suite au premier divorce je ne voyais mes enfants qu’au bon vouloir de mon ex-femme. Là je me suis vu reprocher de les abandonner… A 46 ans, alors que j’étais en train d’écrire ce li vre, je suis allé me présenter pour un poste de travail au foyer st-Vincent à la rue Villa rs à Genève. Stupeur ! Je me retrouve alors dans une petite ruelle presque sinistre. Je m ’arrête devant l’entrée de cette...