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Le sexe, le genre et la psychologie

De
153 pages
La psychologie sociale a pu montrer que le genre assure une fonction cognitive, orientée par une asymétrie fondamentale entre les deux catégories de sexe. Et cette asymétrie, liée notamment au statut de référent universel donné au sexe masculin, façonne nos comportements, jusqu'aux plus automatiques et quotidiens. Si la théorie psychanalytique, théorie de la sexualité et de l'inconscient, ne peut être ignorée, le monisme phallique découvert par Freud et dialectisé par Lacan constitue la pierre d'achoppement entre psychanalyse et féminisme. Que peut apporter une pensée psychanalytique de la différence des sexes à une pensée politique des rapports entre hommes et femmes ?
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LE SEXE, LE GENRE

ET LA PSYCHOLOGIE

Bibliothèque du féminisme
Collection dirigée par Oristelle Bonis, Dominique Fougeyrollas, Hélène Rouch

l'Association

publiée avec le soutien de nationale des études féministes (ANEF)

Les essais publiés dans la collection Bibliothèque du féminisme questionnent le rapport entre différence biologique et inégalité des sexes, entre sexe et genre. Il s'agit ici de poursuivre le débat politique ouvert par le féminisme, en privilégiant la démarche scientifique et critique dans une approche interdisciplinaire. L'orientation de la collection se fait selon trois axes: la réédition de textes qui ont inspiré la réflexion féministe et le redéploiement des sciences sociales; la publication de recherches, essais, thèses, textes de séminaires, qui témoignent du renouvellement des problématiques; la traduction d'ouvrages qui manifestent la vitalité des recherches f6. ministes à l'étranger.

Réseau inter-universitaire et interdisciplinaire national sur le genre (RING)
Responsable scientifique: Claude Zaidman, e-mail: cedrej@ccrjussieufr On assiste actuellement à une multiplication des débats, des enseignements, des études et des publications sur les femmes, la différence des sexes, les rapports sociaux entre hommes et femmes et leurs représentations. En France, ce développement est encore peu visible en raison du faible nombre de départements, instituts ou centres universitaires d'études sur les femmes et/ou féministes et reste atomisé. Il existe dans ce domaine un véritable besoin de transversalité, d'échanges critiques, d'accumulation et de transmission des savoirs, au niveau de la recherche, de l'enseignement, comme auprès des acteurs sociaux et culturels. Ce réseau, constitué à l'initiative d'équipes de Paris 7 Denis Diderot, Paris 8 Saint-Denis, Lyon 2 Louis Lumière et Toulouse 2 Le Mirail et fmancé dans le cadre du plan quadriennal de l'Université Paris 7 Denis Diderot, s'est désormais élargi à d'autres.

Sous la direction de

Patricia Mercader

LE SEXE, LE GENRE ET LA PSYCHOLOGIE

L'Harmattan
5-7,rue de l'ÉcolePolytechnique 75005 Paris

L 'Harmattan Hongrie Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest

HONGRIE

L'Harmattan ltalia Via Degli Artisti, 15 10124 TOImo ITALlE

FRANCE

Nous remercions le Fonds Social Européen, l'Université Lumière-Lyon 2 et le Centre Louise Labé pour l'aide qu'ils ont apportée à l'organisation par le RING de la journée d'études « Le sexe, le genre et la psychologie» qui s'est tenue à Lyon, le 22 mars 2003, et dont est issue cette publication.

(Ç) L'Harmattan, 2005 ISBN: 2-7475-8310-4 EAN : 9782747583107

Sommaire

Sexe et genre en psychologie: Patricia Mercader

enjeux et problèmes

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À l'aune des rapports de domination. Les automatismes dans les façons de penser les hommes et les femmes Marie-Claude Hurtig
Relations intergroupes le rapport de pouvoir Christine Morin et catégories de sexe:

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Le vagin existe-t-il ? Des aléas théoriques de la négation du vagin Annik Houei Les femmes dans la problématique et lacanienne Éliane Pans freudienne

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Le sujet de l'inconscient, question de genre? Irène Foyentin Prolégomènes à toute utopie future. La « Révolution symbolique» est-elle possible? Françoise Duroux

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Sexe et genre en psychologie: enjeux et problèmes

Patricia Mercader
Maître de conférences Groupe d'Étude des Relations Asymétriques Université Lumière-Lyon 2

Une collègue sociologue me confiait récemment qu'elle s'était toujours demandé comment on peut être à la fois psychologue et féministe. Comme c'est bien ainsi que je me définis depuis près de vingt ans, et comme j'ai plusieurs collègues et amies qui se définissent de même, j'ai été un peu sidérée. Ce n'est pas si difficile, ai-je soutenu, si l'on admet que l'intégration de l'idée d'égalité des sexes exige un degré d'acceptation de l'altérité, c'est-à-dire une maturation psychique, un accès au symbolique, difficile à atteindre de toute manière, et surtout, bien sûr, dans un environnement social où cette idée est loin d'aller de soi, dans un système politique qui rend cette maturation particulièrement difficile. Au fond, c'est un peu comme de soutenir que les formes de psychopathologie sont à la fois socialement prescrites et adoptées par les sujets, et que leurs figures emblématiques varient avec les époques, idée aujourd'hui bien admise en psychologiel. Le fait
1. Par ex., on ne peut considérer comme un hasard le fait qu'au XIXe siècle, marqué par la révolution industrielle et la prégnance de l'interdit sexuel (donc le fait que les deux interdits fondamentaux du meurtre et de l'inceste sont représentés par celui de l'inceste), cet emblème est l'hystérique, alors qu'au :xxe, marqué par plusieurs épisodes de barbarie meurtrière et la récession économique engendrant un sentiment général de déclin (donc le fait que les deux interdits sont représentés par celui du meurtre), il est devenu la figure de la victime (Duez, 2004, Conférence pour la formation à partir de la pratique, Inst. de Psychologie, Univ. Lumière-Lyon 2).

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LE SEXE, LE GENRE ET LA PSYCHOLOGIE

que nous sommes, dès la naissance, socialisés dans le sens d'une différenciation hiérarchisée entre masculin et féminin a été très largement démontré, tant par des sociologues ou anthropologues que par des psycho-sociologues (parmi bien d'autres références possibles: Lezine et colI., 1975; Tap, 1985 ; Baudelot et Establet, 1992 ; Zazzo, 1993 ; Le ManerIdrissi, 1997). Et pourtant, cette sociologue n'avait pas tort: les relations entre psychologie et féminisme soulèvent bel et bien toute sorte de problèmes, surtout, d'ailleurs, quand la psychologie prend appui sur la métapsychologie psychanalytique. Notre propos, dans cet ouvrage, est d'en explorer quelques-uns, en nous centrant sur les points qui nous semblent le plus cruciaux: les apports du modèle psychanalytique à la compréhension de ce que signifie le fait d'être un homme ou une femme, et l'utilisation possible et impossible du concept de genre en psychologie. En d'autres termes, si notre réflexion porte explicitement sur « sexe et genre en psychologie », elle questionne aussi, et peut-être surtout, la compatibilité difficile entre analyses féministes de la société et interprétations cliniques du devenir des individus. Entre psychanalyse et sciences sociales, les débats sont extrêmement vifs et chauds, et surtout pour tous les domaines où des relations asymétriques sont engagées, c'est-à-dire tous les champs où la question de l'inégalité ou du pouvoir se pose. Côté sciences sociales, on entend volontiers dire que la psychanalyse n'est jamais qu'une rationalisation complexe des rapports de domination en l'état: exemple, l'argumentation que certain-e-s chercheur-e-s opposent à la notion freudienne de monisme phallique, selon laquelle le monisme phallique à trois ou quatre ans est causé par les rapports de domination entre hommes et femmes (Rubin, 1975). Inversement, côté psychanalytique, on entend aujourd'hui deux grandes sortes d'arguments. Le premier, ce serait de dire que, de toute façon, la sociologie est un système défensif, au sens où prendre les problèmes humains sous leur angle collectif et quantifiable, c'est par définition s'empêcher de comprendre leur dimension subjective, et une défense contre la dimension subjective : si je crois que je suis déterminée par la classe sociale où

P A TRICIA

MERCADER

Il

je suis née, c'est parce que je ne veux pas savoir que je suis aussi déterminée de l'intérieur par mon inconscient. Un autre argument, qui a peut-être davantage de poids sur la scène publique, consiste à dire que la façon dont les sociologues analysent les rapports de pouvoir dans la société, dans une perspective libéraliste, conduit à nier les conditions nécessaires du développement humain, et en particulier conduit à ébranler les bases de notre système symbolique (Legendre dit ceci dans toute son œuvre). Donc, nous qui faisons de la psychologie sociale, nous sommes au cœur de ce débat, contraints de nous entraîner à l'art de se tenir entre deux chaises, puisque nous partons du postulat que tout phénomène humain est déterminé de l'extérieur par les conditions sociales et de l'intérieur par les mouvements inconscients. Ce débat, pour quelqu'un comme Isabelle Stengers, est en fait une véritable guerre, dont l'enjeu est politique: sur quels critères va-t-on prendre des décisions sociales voire législatives; qui va décider de ce qui est bon pour les individus et pour l'évolution de la société; plutôt des sociologues ou plutôt des psychologues ? Même dans le débat public, on voit à plusieurs occasions s'affronter des théories portées par des groupes sociaux différents, et il s'agit toujours de savoir qui aura le plus d'influence sur les décideurs, ou sur les mouvements sociaux. Je vais illustrer cette idée de guerre, et les enjeux de cette guerre, autour de deux questions liées au genre: 1- la disjonction actuellement admise en sociologie et aussi dans certains courants de la psychologie, entre sexe (biologique) et genre (psycho-social), et les effets sociaux de cette disjonction; 2- quelques aspects de la relation amoureuse hétérosexuelle, seule relation où le dominant et le dominé sont supposés s'aimer. Ce ne sont pas les seuls exemples possibles, on pourrait évoquer aussi les débats actuels sur la prostitution, les interprétations sociales et psychologiques possibles de l'anorexie des adolescentes, les problèmes soulevés par le harcèlement sexuel au travail, et bien d'autres questions.

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La disjonction entre sexe (biologique) et genre (psycho-social) Depuis Margaret Mead, il est clair qu'on ne considère plus l'identité sexuée de quelqu'un, sa façon de vivre et d'érotiser son corps et ses relations, sa façon d'assumer les rôles sociaux masculins et féminins, comme directement déterminées par son sexe biologique. Ce point a été largement démontré, d'abord par des psychologues comme John Money, à partir d'études sur l' intersexualité et le transsexualisme. C'est après la Seconde Guerre mondiale que la terminologie moderne se met en place. C'est un psychologue américain, J. Money qui, le premier, utilise en 1955 le terme de genre, pour désigner le fait psychologique par lequel un sujet se sent femme ou homme et se comporte comme tel-le. Ce concept est élaboré à partir d'études concernant l'ambiguïté génitale et ses conséquences, études qui mettent en évidence le caractère déterminant de l'attribution du genre dans la constitution de l'identité du sujet: un enfant génétiquement mâle élevé en fille se pense fille, et un enfant femelle élevé en garçon se pense garçon, avec une certitude absolue et irréversible, et en adoptant les comportements correspondant à son identité. Le genre d'un sujet est définitivement fixé à l'âge limite de deux ans et demi, sauf dans le cas où les parents, incertains quant au sexe de leur enfant, lui ont transmis leurs doutes et donc une identité ambiguë qui permettra une réassignation plus tardive2.

2. Notons que la théorie de Money est aujourd'hui critiquée, depuis la médiatisation d'un de ses cas princeps: un petit garçon ayant perdu son pénis lors d'une circoncision ratée, Money propose aux parents une réassignation en fille à l'âge de dix-huit mois, pensant que le genre n'étant pas encore fixé, la réassignation pourrait se faire sans séquelles néfastes. Pourtant, durant son adolescence, David apprend la vérité sur son passé, et reprend son identité masculine. Sa souffrance psychique est extrême, de même que celle de sa famille (il a un frère jumeau schizophrène), et il finira par mettre fin à ses jours (Fausto-Sterling, 2001). Aujourd 'hui la prise en charge des intersexués évolue vers davantage de souplesse.

PATRICIA

MERCADER

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Donc, pour l'essentiel, on retiendra que Money rompt tout lien déterministe direct entre sexe et genre, sinon par le biais du processus de l'assignation qui, comme la découverte de la différence des sexes chez Freud, s'appuie sur la perception d'un aspect du corps. En fait, la pensée de Money est plus complexe et repose sur l'idée d'une séquence de différenciation au cours de laquelle interagissent des éléments biologiques et des éléments psycho-sociaux, mais ces subtilités ont eu assez peu d'écho en Europe, puisqu'un seul de ses nombreux articles a été traduit (Money, 1978), et aucun de ses livres. Disons simplement que, pour lui, identité de genre, traits de personnalité et choix d'objet sexuel constituent un continuum, et qu'il ne propose aucune critique politique de la division sexuelle du travail par exemple, ou des habitus masculins et féminins, en termes d'inégalité entre hommes et femmes. Une conséquence du travail de Money est rarement évoquée, et pourtant elle en est, à mon avis, l'essentiel: l' expérience des intersexuels nous apprend que nous construisons tous notre identité sexuée non pas sur la base d'un déterminisme biologique, ou d'une quelconque nature, mais sur la base de ce que nos parents nous disent, sous la forme, en somme, de la croyance. On retrouve ici la notion centrale d'assujettissement : nous naissons prématurés, impuissants, et nous ne pouvons nous construire qu'en tant que nous sommes construits par les autres. Un peu comme si nos parents, leur personnalité et surtout leurs désirs inconscients, créaient pour nous une place particulière, une sorte de «creux dans le monde », plus ou moins confortable, plus ou moins restrictive, mais à laquelle, quoi que nous en ayons, nous sommes bien obligés de nous adapter. En d'autres termes, nous construisons notre identité en nous identifiant aux autres, mais surtout en étant identifiés par eux. À partir de là, des sociologues interactionnistes et notamment le courant ethnométhodologique (Garfinkel, 1967), sont partis de I'hypothèse que la différence des genres est socialement construite Gusque-Ià tout va bien), dans des interactions quotidiennes qui nous amènent tous à utiliser inconsciemment des stratégies pour nous faire admettre comme

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un homme ou une femme. En conséquence, pour les ethnométhodologues, être homme ou femme équivaut à la capacité de se faire admettre comme tel-le sans difficulté, confortablement et sans soulever de doute. Les ethnométhodologues remarquent que nous passons notre temps à attribuer un genre à toutes les personnes que nous rencontrons; or, si l'on nous demande quelle est la différence entre les hommes et les femmes, très probablement nous allons répondre que c'est une différence génitale; pourtant, nous attribuons un genre à nos interlocuteurs sans observer leurs parties génitales: le critère que nous croyons utiliser et celui que nous utilisons en fait ne sont pas du tout identiques. Les ethnométhodologues ont donc construit l'idée d'organes génitaux culturels, c'est-àdire les organes génitaux qui sont supposés être là quand on attribue le genre à quelqu'un. En d'autres termes, le sexe luimême est construit a posteriori comme marqueur du genre. Ils ont, dans cette logique, beaucoup travaillé avec des personnes en cours de changement de sexe, pour étudier comment ces personnes se faisaient admettre consciemment comme homme ou femme selon le cas, et donc mettaient consciemment en œuvre les stratégies que nous utilisons tous sans le saVOIr. Parallèlement, à partir des années 70, la critique du déterminisme biologique s'est développée dans une perspective plus politique, en grande partie inspirée par la pensée de Foucault. De plus, la signification qu'on donne aujourd'hui dans les sciences humaines au concept de genre doit beaucoup à des sociologues et anthropologues féministes dont l'objectif était de démontrer que la division sexuelle du travail et la domination des hommes sur les femmes ne sont pas des faits de nature. Dans cette perspective, le genre n'est plus seulement défini comme le versant psycho-social de la différence des sexes, mais comme un système de différenciation sociale au service de rapports de domination. Des ethnométhodologues encore (Kessler et McKenna, 1978) mettent en évidence la dissymétrie du processus d'assignation du genre et définissent une règle de base: nous voyons quelqu'un comme femelle seulement si nous ne pouvons pas le voir comme

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mâle; ils démontrent aussi que ce qui fait un mâle ou une femelle, c'est la présence ou l'absence d'un pénis (et parviennent donc à des conclusions proches du monisme phallique, par un tout autre biais). Quoi qu'il en soit, pour ces ethnométhodologues, si être un homme ou une femme revient à se faire accepter comme tel-le, être un homme ou une femme équivaut à passer pour un homme ou une femme... Affaire d'apparence, et de consensus social! En somme, si le monde social n'est pas donné, mais construit par les acteurs dans l'ici et maintenant de toute interaction, et si aucun concept ne rend compte d'une quelconque réalité objective, et qu'à la limite, la notion de réalité objective est pour eux un nonsens, alors le genre, dans cette perspective, n'est que l'une des catégories mentales que les membres de la société considèrent comme «évidentes» alors qu'ils la construisent en permanence dans toutes leurs interactions. Des positions analogues sont reprises plus tard par Judith Butler (1990, 1993, 1997), figure marquante de la queer theory: elle soutient quant à elle que le genre est essentiellement performatif, et ceci dans deux acceptions complémentaires du terme. D'une part, le genre n'est pas « exprimé» par des actions, gestes ou discours, mais la performance produit rétroactivement l'illusion d'un noyau interne lié au genre; autrement dit, la performance du genre produit rétroactivement l'illusion d'une essence ou d'une disposition masculine ou féminine. D'autre part, le genre est produit par la fonction performative du langage: je suis assujetti-e au genre dans lequel le langage me désigne. Ce système est d'autant plus solide qu'il est naturalisé, c'est-à-dire présenté comme un fait de nature. Le premier pas consiste donc à montrer que la masculinité et la féminité s'apprennent (on ne naît pas femme, on le devient, et homme aussi...); le second à déplier les relations étroites entre ces socialisations différentes et la domination: masculin actif vs féminin passif, etc. Certaines tendances du féminisme vont s'attacher avant tout à « réhabiliter» le féminin, d'autres à critiquer le genre lui-même en tant que système de différenciation. En d'autres termes: quelle est la relation entre la différence et la hiérarchie? Soit la différence est