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Le tribalisme

De
194 pages
Hiérarchisation négative des valeurs culturelles des peuples d'Afrique, le tribalisme est de nos jours confronté à la gestion moderne de l'Etat. En effet, la gestion partisane de l'espace commun occupe une place importante dans le retard de l'Afrique, à cause de la redistribution injuste des richesses. La persistance de ce mode de vie, fondé sur le refus de la différence, et ses conséquences néfastes, constituent les éléments centraux de cette étude qui s'appuie particulièrement sur la République Démocratique du Congo.
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LE TRIBALISME

© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-11360-2 EAN : 9782296113602

Pierre-Kashadile BUKASA-MUTEBA

LE TRIBALISME
Analyse des faits et comportements en République démocratique du Congo

L’Harmattan

Etudes Africaines
Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa Dernières parutions

Mahmoud BEN SAÏD, La Transition préméditée, 2010. El Hadji Séga GUEYE, La Précarité du travail au Sénégal. L’expérience des employés de la Sococim et des ICS, 2010. Esther T. N. TALLAH, Guide pratique de lutte contre le paludisme, 2010. Ernest MENYOMO, Descartes et les Africains, 2010. Noël DOSSOU-YOVO, Et pourquoi l’Afrique refuserait-elle le développement !, 2010. Mahamadou ISSOUFOU TIADO, Le Niger : une société en démolition, 2010. Gaston M’BEMBA-NDOUMBA, La folie dans la pensée Kongo, 2010. Joséphine ZIBI, L’ingénierie sociale du développement. À l’école de l’eau, 2010. Danielle DIBLÉ, Amadou Hampâté Bâ. L’espace initiatique, 2010. Adon GNANGUI, Droit des déchets en Afrique, le cas de la Côte d’ivoire, 2010. Toumany MENDY, Aménagement du territoire et intégration sousrégionale ouest-africaine, 2010. Fweley DIANGITUKWA, La Thèse du complot contre l’Afrique. Pourquoi l’Afrique ne se développe pas, 2010. Essè AMOUZOU, Le mythe du développement durable en Afrique noire, 2010. Berthe Florence YMELE NOUAZI, Travail social et Sida en Afrique. Au cœur des souffrances, 2010. Cyriaque Geoffroy EBISSIENINE, La problématique de la santé et de la maladie dans la pensée biomédicale. Essai sur la normalité chez Georges Canguilhem, 2010. Toumany MENDY (avec la contribution de Mamadou Alassane Ndiaye), L’illusion démocratique en Afrique, 2010.

PREFACE DE L’AUTEUR A L’EDITION DE 2010

Paru pour la première fois en 2005, sans grand soutien de diffusion, le Tribalisme mode de gestion politique et source de tous les maux connut un franc succès en République démocratique du Congo, réalité qui me vaudra les invitations d’environ dix chaînes de télévision et l’épuisement subit du petit tirage. Cette performance était rendue possible grâce au courage personnel de l’auteur, sous-tendu par la conviction que le contenu du livre reflétait la pure vérité au sujet d’une société désarticulée. En plus de cette assertion, les évènements politiques enregistrés au cours de l’année 2006, focalisés sur les élections généralisées, considérées à juste titre comme un aboutissement attendu des accords politiques menés sous l’égide de la communauté internationale, avaient fini par rencontrer la validité de ma thèse sur cette anomalie qu’est le tribalisme. Pour cela, je mettrai une attention particulière sur la plus importante de ces élections, l’élection présidentielle, pendant laquelle l’application renforcée de l’appartenance culturelle avait trouvé ses limites au contact du concept de majorité absolue des suffrages exprimés au deuxième tour, avec son diktat de mise en place d’alliances ou ententes. Comme il fallait s’y attendre, les différents choix des candidats à élire au premier comme au deuxième tour ont été dictés par des sentiments d’appartenance en escaliers, tantôt claniques, parfois tribaux, voire provinciaux, régionaux ou tout simplement linguistiques. La volonté d’oublier ou l’oubli de référence à un projet de société, à un programme d’actions, démontre le côté presque instinctif des électeurs dans leurs réactions orientées. Quoi que dévalorisant, ce comportement peut être expliqué comme une perception 7

dépourvue d’objectivité mais transformée en leitmotiv rappelant les attaches qui relient le votant à l’un des challengers. Les empoignades, les intimidations réciproques, les menaces verbales, les affrontements entre états-majors politiques et gardes rapprochées, ainsi que la mort d’hommes qui s’en est suivie, représentent les éléments probants venus corroborer la grande partie de la première version de mon livre. Cette description n’épargne pas non plus d’autres pays africains où on a vécu, avant et après la RDC, de pires dérapages post-élections liés à l’acceptation ou non du verdict des urnes. La récusation des résultats électoraux englobe, à chacune de ces occasions, des considérations d’ordre tribal. Quant au besoin d’enrichissement de la prospection, il a été satisfait par l’ajout de certains faits qui retracent et expliquent le fonctionnement « mécanique » des peuples épris de sectarisme, un sectarisme volontaire ou non mais contributif au dérèglement d’une communauté vouée à la vie de groupe élargi. Malheureusement, cette conduite des acteurs politiques et de leurs inconditionnels ne baisse pas d’intensité quant au pouvoir d’intoxication et de division sur base sentimentale, dans le mépris des conditions préalables d’existence d’un cadre de vie étatique reposant sur des règles saines et modernes. L’observation assidue du déroulement de l’élection présidentielle de 2006, m’a amené à soutenir que la respectabilité d’un peuple s’entrevoit par la manière dont il jugule ses problèmes de cohabitation entre différentes entités communautaires, qui se savent condamnées à une vie quasifusionnelle. A défaut de cela, il survient le contraire d’une coexistence pacifique, c’est l’éclatement dans la violence de l’espace considéré jadis commun. Aujourd’hui, plus qu’hier, il y a urgence, il y a une obligation faite aux personnes qui ont voix au chapitre de faire l’utile pour la concorde, autrement la vie tranquille des millions de personnes demandeuses de leaders qui savent les guider, parfois en 8

allant à l’encontre des idées préconçues, très souvent à la base des comportements condamnables.

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PREFACE A L’EDITION DE 2005

J’ai connu Pierre-Kashadile BUKASA-MUTEBA lors de l’ouverture solennelle de la première session de l’Assemblée constituante et législative-Parlement de transition (ACL-PT), à Lubumbashi, en août 2000. Il m’a été présenté comme étant une personne qui, une fois convaincue d’une idée, est capable de la défendre même au détriment de ses propres intérêts. J’ai eu à le qualifier, durant toutes ces années passées ensemble à Lubumbashi et à Kinshasa, de justicier de la société congolaise. J’ai été conforté dans mon attachement pour monsieur BUKASA-MUTEBA par ses actes quotidiens qui reflètent à chaque occasion le refus de l’injustice et la protection des faibles. Les occasions n’ont pas manqué dans une société où la misère fait ressurgir le côté « bestial » de l’être humain dans sa rage de survivre. Le livre que j’ai honneur de préfacer a cet intérêt de présenter une fresque des faits bizarres qui meublent le quotidien de notre société et, tristement, s’encrent dans une sorte de mémoire collective avec comme extrême conséquence le frein au développement. La gravité et parfois la « témérité » de l’auteur dans la condamnation du comportement tribal du Congolais lancent un cri de cœur à tout acteur de la vie nationale, dans tous les domaines, en s’appuyant sur ce passage de la bible « la justice élève une nation ». De la fonction publique, les cabinets des ministres, la diplomatie, les forces armées (armée et police), l’auteur démontre le caractère irrationnel du recrutement et de l’avancement dans la carrière, orienté certes par le souci primordial de privilégier la tribu, l’ethnie ou la province. Devant cette attirance référentielle, l’intellectuel congolais est ballotté entre son « savoir » et son « être ». Quand il 11

s’exprime, il est guidé par son savoir. Quand il agit, la conduite tribale prend le dessus sur son être, à défaut d’une substitution intéressée Cette dichotomie comportementale fit dire au président Félix HOUPHOUËT BOIGNY que : « la science glisse sur l’intellectuel africain comme des gouttes de pluie sur une feuille de manioc ». Propos on ne peut plus juste mais combien désespérant. Enfin et heureusement, une lueur d’espoir est entretenue par l’auteur quand il propose des remèdes possibles. Je pense, qu’à l’instar d’autres institutions d’appui à la démocratie décidées à Sun City (Afrique du Sud) à l’issue du dialogue inter congolais, les compatriotes auraient dû créer une institution dénommée « Observatoire congolais de lutte contre le tribalisme » où notre auteur pouvait exceller dans la traque de tout congolais amoureux de cette indignité, qui est une atteinte aux droits de l’homme, dans la mesure où elle consacre l’injustice entre les populations composant un Etat mais provenant des tribus, ethnies ou provinces différentes.

Jean-Marie ELESSE-BOKOKOMA. Député

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AVANT-PROPOS

Une population fortement hétéroclite, d’environ soixantecinq millions (65.000.000) d’habitants, occupe un espace territorial équivalent à deux millions trois cent quarante-cinq mille (2.345.000) kilomètres carrés au centre du continent Afrique, dans un Etat dénommé République démocratique du Congo (RDC). Comment est-il arrivé que quatre cent cinquante (450) tribus, parlant plus de deux cent cinquante (250) langues vernaculaires, se soient retrouvées sur cette superficie appelée Congo ? Dans l’idéal d’une conformation étatique, les Congolais peuvent-ils aisément affirmer et se prévaloir de la présence d’un cadre légal de vie commune, qui fonctionne dans le respect des prescrits du droit international et des droits liés à la personne humaine ? Quel est donc l’impact de nombreux regroupements ethniques sur l’existence et la consolidation d’un Etat moderne ? Tenter de répondre à ces questions équivaut à reconnaître le hasard de l’histoire de l’homme, contenu dans l’évolution du temps, témoignant que plusieurs tribus ou ethnies eurent à se rencontrer, au delà d’innombrables mouvements migratoires, sur un espace géographique devenu par la suite un Etat dans lequel on trouve des populations diverses possédant une nationalité dite congolaise. Les péripéties politiques, combien convulsives, auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée depuis l’accession à l’indépendance sont d’une nature qui nécessite des recherches fournies pour éclairer la lanterne du lecteur à travers l’histoire. Loin de ma personne la prétention de faire une étude embrassant d’autres sciences sociales telles que l’anthropologie, l’ethnologie ou l’ethnographie, mais plutôt la 13

circoncision de l’influence des groupes tribaux sur la marche d’un Etat. Pour cela, il m’a semblé intéressant de reculer dans le temps. La conférence internationale de géographie ténue à Bruxelles en 1876, à l’initiative du roi Léopold II de Belgique consacra un prélude annonciateur de la conférence de Berlin de 1885, au cours de laquelle l’Afrique connut un partage au profit des puissances occidentales. Le bassin du Congo fut déclaré zone de libre échange, avec l’assurance que les Etats signataires pouvaient pratiquer le commerce exempt de taxes ou à des taux préférentiels. Cette dernière conférence était encouragée par les rapports des explorateurs venus d’outre-Atlantique, en l’occurrence le Britannique sir Henry Morton STANLEY employé de l’Association internationale africaine (AIA) créée en 1876 par Léopold II. Les études d’autres explorateurs et géographes spécifieront à coup sûr la position géostratégique qu’occupe le Congo. La découverte future de fabuleuses richesses du sol et du soussol viendra attester de la véracité des rapports précédents. La forme urgente de l’appropriation de ces richesses consistait en l’occupation des contrées africaines, souvent par la force. La connaissance de cette occupation, dont celle de mon pays actuel, par les puissances coloniales détient une importance certaine dans l’analyse des problèmes qui assaillent le Congo, notamment la gestion de ce qui deviendra ultérieurement un Etat indépendant. Une utile rétrospection nous renseigne que l’actuelle République démocratique du Congo fut, tour à tour, une propriété privée du monarque belge Léopold II dès 1885 (Etat indépendant du Congo), Congo belge après que le souverain l’ait cédé au royaume de Belgique en 1908, République du Congo suite à l’octroi de l’indépendance le 30 juin 1960, République démocratique du Congo par après et République du Zaïre en 1971 comme conséquence de la dérive culturelle du président MOBUTU. Ma démarche ne suivra pas une suite chronologique de toutes ces périodes politiques. Je me fais le devoir de retenir les faits marquants

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de ma propre vie ou expérience, par l’entremise desquelles j’assiérai ma précieuse analyse. Le plan ainsi retenu focalisera l’attention sur l’implication comportementale des groupes ethniques et surtout l’examen des effets y relatifs sur le bon fonctionnement attendu ou carrément le dysfonctionnement du moule juridique qu’est l’Etat. Il m’a fallu, pour cela, déployer l’effort de distinguer objectivement la tribu ou l’ethnie du tribalisme. Cette nette et importante démarcation fonde sans doute la raison d’être de mon étude, par là la motivation de ma lutte contre les antivaleurs. C’est l’homme le responsable patenté des catastrophes qui surviennent, la plus part du temps, par son fait. S’il est unanimement reconnu que le mal est inextinguible à cause de son support originel, la volonté humaine peut arriver à le comprimer ou à le réduire sensiblement pour le bien du monde. Face à une telle dérive (le repli identitaire), seuls les hommes hors confrontations tribales, qui s’écartent de toute influence exagérée d’appartenance culturelle, sont capables d’extirper de la société ce que je qualifie une abjection. Par ailleurs, la tentation de concevoir un livre didactique, si elle n’a pas été totalement comblée, permit tout de même l’élaboration de cet ouvrage en deux parties non simultanées. D’un côté l’approche relative aux sciences sociales et de l’autre la livraison des faits vécus, expérimentés ou racontés. Cette subdivision s’est imposée à cause du but poursuivi, qui veut qu’il y ait un fort rapprochement entre les sciences humaines et l’explication du réel vécu, en évitant bien sûr la guerre des chiffres et des statistiques savantes.

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INTRODUCTION GENERALE

* Les incertitudes de la terminologie

A l’ère de l’émergence des concepts d’un type nouveau en sociologie (l’ethnocentrisme, l’ethno-démocratie, le nationaltribalisme..), la notion d’ethnisme commence à prendre de la considération. A cause de ceci, les non avertis risquent de trouver anachronique que l’on revienne à l’appellation tribalisme comme terme principal du présent livre. Un bref retour aux définitions regroupées en un corpus de rappels s’avère alors nécessaire : -La tribu est le groupe représentant généralement une unité politique, linguistique et culturelle dont les membres vivent le plus souvent sur un même territoire. En Afrique, la tribu fut longtemps considérée comme un sous-groupe de l’ethnie caractérisée par l’usage d’un même dialecte. -L’ethnie est comprise comme un groupement humain caractérisé par une même culture, une même langue. -Le tribalisme, à son tour, représente une tendance à faire prévaloir l’appartenance à l’ethnie sur l’appartenance à l’Etat ou à la nation. En Afrique, c’est une tendance à avantager les membres de son ethnie ou de sa région. Après l’évocation de ces trois définitions, une observation s’impose : l’utilisation du terme tribalisme comme concept englobe en son sein la tribu, l’ethnie et la région (province dans certains pays) au regard des faveurs que la doctrine procure. L’usage concomitant, exprimant la même chose, des expressions ethnie et tribu pour mieux représenter un regroupement homogène d’individus, dérive d’une difficulté sémantique dans la connaissance de l’histoire des sociétés africaines et n’affecte en rien la compréhension de la matière, 17

même au vu de la sociologie africaine qui tente de générer une partition communicante ente les termes ethnie et tribu.
* Ethnicité et politique dans les Etats contemporains.

Sous d’autres cieux, la question ayant trait à la tribu ou à l’ethnie dans la conduite des affaires de l’Etat ne suscite pas autant d’inquiétudes, contrairement à la réalité africaine et particulièrement celle de la RDC. C’est ainsi qu’au cours de la table ronde internationale tenue à Paris du 21 au 22 février 1986 sur la dimension historique de l’ethnicité en Afrique, trois axes d’études furent dégagés, regroupant pour chacun trois chercheurs parmi lesquels on compte monsieur Gérard PRUNIER du Centre national de la recherches scientifique (CNRS) qui lui les a rangés de la manière suivante : selon le choix des critères d’appartenance : la langue, le rôle social et politique, l’anthropologie physique et les pratiques religieuses délimitent quant à elles les identités en blocs apparemment stables, par le regard et la pratique des autres que par une auto-identification claire, fait ethnique dans le fonctionnement d’un ensemble politique, et à chercher à voir son poids spécifique par rapport à d’autres champs (religieux, régional, de classe, de clientélisme, etc.), qui influencent également l’histoire. Bien qu’il faille s’aventurer avec prudence, on peut dire que si le fait ethnique est loin de constituer une mono causalité ou même de toujours représenter une causalité déterminante, il demeure cependant un point de passage obligé de toute entreprise politique en Afrique, -Finalement, un troisième groupe de chercheurs a mis l’accent sur la manifestation du fait ethnique en tant 18

-le premier axe privilégie la difficulté de définir les groupes

-la seconde ligne d’approche consiste à examiner la part du

qu’instrument d’action politique. C’est dans ce dernier groupe que les divergences de vues sont les plus vives. Le fondement selon Carlos LOPEZ est la lutte des classes. La République démocratique du Congo s’inscrit bel et bien dans la troisième approche proposée par Gérard PRUNIER, en dehors de la prise en compte des classes sociales dans le fait ethnique pour interpréter la construction d’un Etat. La société congolaise est, pour sa part, dépourvue de classes sociales jusque là. Même si la classification ethnique en Afrique (centrale) est à mettre sur le compte négatif de la colonisation, dans ce qui fut son utilisation, à travers l’idéologie missionnaire utilisée comme un paravent de l’évangélisation, la notion tribale ou ethnique a malgré tout fait du chemin après l’époque coloniale. S’attarder sur l’historicité de la nomenclature tribale ou ethnique, ainsi que sur les raisons cachées de la colonisation nous perdrait en conjectures. Car, si le colonisateur en son temps avait usé des tribus comme une arme de division des peuples, rien ne justifie ou n’explique son utilisation actuelle par des peuples qui jouissent d’une présomption d’émancipation face à un fléau empêcheur de vie paisible.
* De l’histoire, du constat a la prospective.

Sans pouvoir me tromper, et comme soutenu à peine, la communauté congolaise baigne dans une particularité qui est celle d’être affranchie de classes sociales, voire même de strates. Son organisation sociale (étatique) du type moderne a perdu ses supports, juste après la colonisation, à cause de la disparition de vrais repères de gestion d’une nation. Si autrefois la République démocratique du Congo put bénéficier d’un rayonnement économique, ce satisfecit s’est amenuisé peu à peu au cours des années postindépendances africaines. Ainsi, il est devenu important que les causes de la 19