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Les Caravanes françaises au Soudan

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36 pages

Les voyages accomplis dans les régions sahariennes peuvent être divisés en deux catégories :

1° Ils ont eu lieu sous l’inspiration de la curiosité, de l’amour de la science pure, et comptent un grand nombre d’illustrations, à la tête desquelles nous devons placer le docteur Barth, qui a parcouru le Soudan et a laissé une description dont l’exactitude est chaque jour vérifiée par les explorateurs qui s’engagent dans ces contrées inconnues.

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Amédée Maurin
Les Caravanes françaises au Soudan
Relation du voyage d'Ali-Ben-Mehrin, conducteur de la caravane de M. J. Solari
§ I
Les voyages accomplis dans les régions sahariennes peuvent être divisés en deux catégories : 1° Ils ont eu lieu sous l’inspiration de la curiosi té, de l’amour de la science pure, et comptent un grand nombre d’illustrations, à la tête desquelles nous devons placer le docteur Barth, qui a parcouru le Soudan et a laissé une description dont l’exactitude est chaque jour vérifiée par les explorateurs qui s ’engagent dans ces contrées inconnues. 2° Ces voyages ont eu lieu sous une inspiration com merciale. Il n’entre pas dans le cadre de ce travail de faire connaître les détails consignés dans les relations écrites par les voyageurs. Il no us semble intéressant de faire connaître au commerce français quelles ressources p euvent offrir les contrées situées au cœur de l’Afrique, quels débouchés peuvent y tro uver les produits de notre industrie. Étant connus les populations, leurs mœurs, leur deg ré de civilisation, leurs besoins matériels qui deviennent l’occasion des échanges, i l s’agit de déterminer la route la plus sûre, la plus rapide pour le transport des marchandises. On doit à M. le capitaine d’état-major de Polignac, adjoint au bureau arabe politique d’Alger, un court travail imprimé en avril 1862 et intitulé :Résultats obtenus jusqu’à ce jour par les explorations entreprises sous les ausp ices du gouvernement de l’Algérie 1 pour pénétrer dans le Soudan. On trouve, dans ce travail, deux périodes. La premi ère commence en 1850 et va jusqu’en 1857. La seconde commence en 1857 et se po ursuit jusqu’en 1862. Nous en ajouterons une troisième qui commence en 1862 et se poursuivra, espérons-le, avec fruit et persévérance. La première tentative est faite par M. Renaud, en 1 850. Elle avorta par l’influence du cheikh N’gouça, qui le fit arrêter et l’obligea à repartir. Ce voyage avait lieu à l’est de nos possessions par Ouargla, Goléa, le Touat. La seconde tentative fut faite à la même époque par M. Berbrugger, qui a rendu à l’Algérie bien d’autres services, et qui, dans l’or dre scientifique, peut être considéré comme l’un des hommes qui ont le plus contribué à l ’élévation de la colonie. Il visita la Tunisie, le Djerid, le Souf, l’Oued-R’ir, les Oasis de Nefta, Touggourt et le M’zab. C’était beaucoup plus qu’on n’avait encore tenté, c e n’était pas encore assez pour ouvrir les portes du Soudan. Mais l’attention était éveillée et il fallait attendre que l’effervescence religieuse qui soulevait toutes les tribus insoumises, surtout celles du Sud, eût fait place au calme qui est le fruit d’une longue paix. Des projets de voyage fermentèrent pendant quelques années. Le gouvernement général de l’Algérie était sans cesse préoccupé de cette grave question. Enfin le capitaine Bonne-main fit connaître Ghadamès, où il pénétra avec une caravane conduite par le cheikh Ahmed-Ben-Touati. La première période commence en 1857, c’est-à-dire au moment où le cheikh Othmann est mis en contact avec notre gouvernement par le khalifa Si-Hamza et conduit à Alger. L’accueil que le maréchal Randon, alors gouverneur général de l’Algérie, fit à ce chef, la vue des progrès que l’ Algérie avait réalisés sous la domination française, ouvrirent les yeux à Si-Othma n. Il conçut dès lors le projet de devenir le trait d’union entre les tribus lointaine s qu’il commande et le commerce fiançais. Il prépara dans son pays les voies des transactions et conduisit lui-même une
caravane jusqu’à la ville de Ghât.
1Bastide, libraire. — Paris, Challamel aîné, libraire, 30, rue des Boulangers- Alger, Saint-Victor.