Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne

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Il est une évidence : l’histoire de l’Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogènes qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée pour des raisons économiques et culturelles, philosophiques et religieuses, dès l’exploration européenne du continent africain commencée par les Grecs anciens et les Romains.


Certes, l’histoire de l’Afrique est faite de personnalités fortes mais sanguinaires et souvent au service des puissances extracontinentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l’obscurantisme et dans l’asservissement. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique meilleure et plus éclairée sur les plans matériel, économique, social, spirituel, politique...


Mais l’histoire de l’Afrique est avant tout l’œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu’emprunteraient les futures générations. Gens d’armes, guerriers, conquérants et résistants à la colonisation, messianistes, prophètes et hommes d’église, panafricanistes et acteurs politiques en vue des indépendances, intellectuels et militants révolutionnaires..., ils ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains – l’objectif consistant à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société.

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EAN13 9791091580243
Langue Français

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1.Hors-Texte 1 2.Hors-Texte 2 3.Nouvel article 3 4.Hors-Texte 4 5.Hors-Texte 5 6.Hors-Texte 6 7.Prologue 8.Guerriers, rebelles et conquérants 9. Prophètes, messianistes et hommes d'église 10. Des femmes courageuses et exemplaires 11. Le dirigeant légitime 12. Les panafricanistes et les pères des indépendances 13. La salutaire métamorphose du président caméléon 14. Quelques révolutionnaires et héros nationaux 15. Quelques intellectuels et militants 16. Épilogue 17. Bibliographie 18. Index des noms 19. Cartographie 20. Ouvrages déjà parus 21. L'Atelier de l'Égrégore
DU MÊME AUTEUR :
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Gaspard-Hubert LONSI KOKO
Les figures marquantes de l’Afrique subsaharienne
Collection Démocratie & Histoire
Illustrations : Marie-Pierrette Gandon ISBN : 979-10-91580-24-3 – EAN :9791091580243 © L’Atelier de l’Égrégore, 2017 http://www.atelieregregore.fr – Courriel : atelieregregore@gmail.com En France, le code de la Propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Cette pratique s’est généralisée au point que la possibilité pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles est aujourd’hui menacée.
« La théologie se persuada d’une fumeuse malédiction de Cham prononcée par un Noé humilié et injuste […] Il faut déconstruire pour comprendre, défaire pour vivre ensemble. » Christiane Taubira InL’esclavage raconté à ma fille
« En Afrique, un ancien qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Amadou Hampâté Bâ InIl n’y a pas de petites querelles
« C’est un mystère qu’on n’explique jamais. Pourquoi sur la terre d’Afrique le Bon Dieu est-il blanc ? » Charles Trenet InLe Noël des enfants noirs
À mes enfants, Syrine W umba Mélanie et Lorens Baptiste Bisengu. Leurs racines bretonnes doivent composer intelligemment avec leurs sources bantoues.
À Edwige Ahoéfa K. qui, au cours d’une fraternellement suggéré d’écrire un ouvrage d’Afrique.
conversation téléphonique, m’a sur les personnalités héroïques
À Mélanie Badal, née Deprun, dont le rayonnement symbolise l’extraordinaire feu d’artifice offert la nuit du 31 juillet 2017 par l’associationVivre à Spontour.
À la jeunesse africaine, de l’intérieur et de l’extérieur, qui plus est le maillon indispensable au développement et à l’épanouissement du continent.
Mes remerciements aux habitants du village de Spontour, dans la commune de Soursac dans le département de la Corrèze en France, où j’ai finalisé le prologue consacré à cet ouvrage, pour leur sympathie et aussi leur chaleureux accueil. Une pensée amicale pour Mélanie Deprun-Badal, Jean-Paul Fourd, ainsi que pour ses parents Jean-Baptiste et Lucienne, née Lefebvre. De plus, surtout à l’initiative de Jean-Paul Fourd et Laurent Toffanello, le village de Spontour a souvent accueilli et exposé des artistes africains. Mes remerciements s’adressent aussi à Évelyne D. de la Mosaïque pour son regard critique, et à Emmanuel M., dit Aimédo, pour sa bienveillance.
Prologue
Ilest une évidence : l’histoire de l’Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogènes qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée pour des raisons économiques et culturelles, philosophiques et religieuses, dès l’exploration européenne du continent africain commencée par les Grecs anciens et les Romains. Certes, l’histoire de l’Afrique est faite de personnalités fortes mais sanguinaires et souvent au service des puissances extra-continentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l’obscurantisme et dans l’asservissement. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique pacifiée, meilleure et plus éclairée sur les plans matériel, économique, social, spirituel, politique... Il est indéniable que Jean-Bedel Bokassa, Eugène Gnassingbé Eyadéma, Mobutu Sese Seko et Idi Amin Dada étaient des dirigeants très connus qui auraient pu servir de modèle. Sans conteste, ils ont marqué l’histoire du continent africain. Surtout en mal qu’en bien. Leurs crimes restent, fort heureusement, imprescriptibles pour la plus grande majorité. Mais l’histoire de l’Afrique est avant tout l’œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu’emprunteraient les futures générations. Gens d’armes, guerriers, conquérants et résistants à la colonisation, messianistes, prophètes et hommes d’Église, panafricanistes et acteurs politiques ayant œuvré pour les indépendances, intellectuels et militants révolutionnaires..., ils ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains – l’objectif consistant à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société. L’objectif de cet ouvrage consiste notamment à évoquer les filles et fils d’Afrique qui, malgré un contexte très défavorable sur le plan technologique, ont surtout pensé, à travers leur passage terrestre, à tracer des sillons pouvant permettre la construction de l’avenir sur des bases saines et solides. Raison pour laquelle des personnalités cyniquement fabuleuses mais humainement immorales – comme le tyran Idi Amin Dada, l’effronté maréchal Mobutu Sese Seko, l’empereur de pacotille Jean-Bedel Bokassa, le destructeur Eugène Gnassingbé Eyadéma... – ne font pas l’objet d’une étude approfondie dans cet ouvrage censé montrer ce que l’Afrique a produit de bien, ou de moins mauvais. Le bouillant Idi Amin Dada Oumee avait offert l’image d’un dictateur fou, sanguinaire, violent. Le très roublard maréchal Mobutu Sese Seko, le léopard du Zaïre ou l’aigle de Kawele, dont la fortune personnelle s’élevait à plus de 5 milliards de dollars américains, avait laissé économiquement exsangue et en conflit permanent avec quelques voisins un pays pourtant très riche. Le règne du folklorique empereur Bokassa Ier, qualifié d’Ogre de Berengo ou de soudard, avait été caractérisé par la violence, la torture et les exécutions sommaires. Les organisations de défense des droits de l’Homme, tant togolaises qu’internationales, n’avaient cessé de dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux de la personne commises par le sanguinaire régime du prédateur Gnassingbé Eyadéma. Dans un rapport intituléLe règne de la terreur, l’organisation non gouvernementale Amnesty International avait accusé le pouvoir togolais de l’époque d’avoir exécuté plusieurs centaines de personnes et jeté leurs corps à l’océan après la proclamation des résultats du scrutin de 1998. En juin 2004, la Fédération internationale des droits de l’Homme, FIDH en sigle, avait accablé le gouvernement togolais dans un rapport intituléTogo, l’arbitraire comme norme et 37 ans de dictature en ayant dénoncé « la torture systématique dans les commissariats en toute impunité, la justice aux ordres du pouvoir, les prisons surpeuplées et les élections truquées ». Omar Bongo Ondimba, le monarque présidentiel, avait fait du Gabon une propriété privée au profit des siens et des puissances étrangères. A contrario, les patriotes camerounais Félix-Roland Moumié et Ernest Ouandié, ainsi que d’autres héros nationaux auraient pu faire partie intégrante de cet ouvrage si l’auteur n’avait pas jeté son dévolu seulement sur des personnages dont la notoriété avait évidemment placées au-dessus de la mêlée. Qui peut oublier Abakyala Muganzirwazza, cette reine mère influente de l’histoire du Buganda du XIXe siècle qui avait incarné une épopée de contestation pour le contrôle des structures politiques et la consolidation d’une identité nationale ? Que dire d’Akaffou Blin, dit Blalé le fer, ce très redoutable résistant chef guerrier baoulé, des tribus N’Gban de Côte d’Ivoire, emprisonné puis exécuté en juillet 1902 à la prison de Toumodi, après avoir fait trembler entre 1891 et 1901 les troupes coloniales françaises ? Dieu sait qu’ils sont nombreux, ces illustres inconnus ! Par rapport aux régimes irréversiblement dictatoriaux, l’auteur a toutefois préféré se montrer un peu indulgent à l’égard des dictateurs qui, au cours de leur règne, avaient su quitter à un moment donné le pouvoir, très souvent à la suite d’une défaite électorale, ayant ainsi introduit la démocratie dans le système politique de leurs pays. Mathieu Kérékou en constitue une illustration parfaite. Proclamé après un coup d’État président de la République du Dahomey, puis de la République du Bénin du 26 octobre 1972 au 1er mars 1990, il serait ensuite élu président de la République et dirigerait démocratiquement le
Bénin du 4 avril 1996 au 5 avril 2006, date à laquelle il serait battu électoralement et laisserait le pouvoir au vainqueur : le fonctionnaire international Nicéphore Soglo. Pour des raisons que d’aucuns comprendraient aisément, l’auteur a sciemment privilégié l’option de ne pas évoquer les personnalités africaines qui, en principe, auraient dû – par rapport à leurs extraordinaires parcours, au mérite et à leurs apports pour l’Humanité – figurer dans cet ouvrage. En effet, ne sait-on jamais, le simple fait d’être encore vivants peut à tout moment ternir leur image à cause d’un acte intolérable et inacceptable. Œdipe, le fils de Laïos et de Jocaste, connu surtout pour avoir résolu l’énigme du sphinx, ne s’était-il pas rendu involontairement coupable de parricide et d’inceste ? Bien entendu, les seules exceptions à cette volonté manifeste s’agissant d’Africains aux mérites incontestables encore en vie concernent les anciens présidents zambien Kenneth David Kaunda et namibien Samuel Daniel Shafiihuma Nujoma. Leur dimension spirituelle leur permet de tutoyer sans complexe les illustres enfants d’Afrique déjà disparus. En dehors de ce cas tout à fait exceptionnel, le Sénégalais Abdou Diouf, le Ghanéen Jerry Rawlings, le Sud-Africain Thabo Mbeki, les Libériennes Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Gbowee, de surcroît Prix Nobel de la paix en 2011, ainsi que – pourquoi pas ! – les prix Nobel John Maxwell Coetzee et l’ancien président sud-africain Frederik de Klerk, sans oublier le très célèbre Zoulou blanc Johnny Clegg, auraient pu y trouver leur place. Hormis la controverse sur le sida, Thabo Mvuyelwa Mbeki a été un grand président de la République sud-africaine dont la finesse diplomatique et l’intelligence politique ont été malheureusement occultées par la notoriété incontestable et la dimension internationale de Nelson Rolihlahla Mandela. L’archevêque sud-africain Desmond Mpilo Tutu, qui a reçu le Prix Nobel de la paix en 1984, est également méritant. Si Jerry Rawlings avait permis le retour à la démocratie au Ghana, cela s’était passé après deux putschs et avant tout par une période plus austère ayant pu paraître, en certains points, contradictoire avec les principes propres à l’égalité des citoyens en droits et en devoirs. Le président Abdou Diouf avait beaucoup contribué à faire entendre la voix du Sénégal dans le monde, grâce à une diplomatie efficace et à des interventions remarquées aux grandes rencontres internationales. Il avait aussi œuvré pour une plus grande unité des États africains et l’entente cordiale entre eux, par le biais d’une coopération plus vive. Le Ghanéen Kofi Annan, qui a été Secrétaire général des Nations Unies et Prix Nobel de la paix en 2001, ainsi que le Nigérian Wole Soyinka, le premier auteur noir lauréat du prix Nobel de littérature, n’ont pas non plus démérité. Que peut-on dire, au-delà de quelques turpitudes ne pouvant entacher son militantisme d’aucune forfaiture, de la Sud-Africaine Winnie Mandela, surnommée la « mère de la nation » ? Parmi les hommes de foi, l’évocation dans cet ouvrage de saint Charles Lwanga ne doit nullement faire oublier saint Joseph Mukasa et tous les autres saints martyrs de l’Ouganda que le très méchant roi Mwanga II avait fait brûler vifs. La liste des Africains encore vivants susceptibles de figurer dans cet ouvrage, pour leur exemplarité et leur ingéniosité, est très longue. À titre d’illustration, on peut citer, parmi tant d’autres, l’astronaute camerounais Ernest Simo ; le physicien malien Cheick Modibo Diarra ; le Camerounais Eimo Malongo, membre de l’Académie française de chirurgie ; Gabriel Audu Oyibo, le scientifique nigérian qui a défié Albert Einstein ; Jean-Patrice Keka Okese, le scientifique et ingénieur congolais de la République Démocratique surnommé le « Einstein africain » ; Vérone Mankou, le Congolais de Brazzaville concepteur de la première tablette numérique africaine (sept pouces) ; le Togolais Victor Agbegnenou, l’inventeur en 2011 d’un nouveau système de télécommunication ayant une trentaine d’années d’avance sur les modes actuels ; l’égyptologue, linguiste et historien congolais Théophile Mwené Nzalé Obenga ; l’historien et politologue congolais de la République Démocratique Elikia M’Bokolo, ou l’universitaire et philosophe camerounais Achille Mbembe... Dans un registre extra-continental, l’auteur aurait pu également ouvrir les pages de cet ouvrage à des descendants africains – enlevés et exportés, comme esclaves, vers d’autres cieux – qui brilleraient par leur bravoure et leur génie : c’est le cas, entre autres, du filleul noir et secrétaire particulier du tsar Pierre le Grand, ainsi qu’aïeul du poète, dramaturge et romancier russe Alexandre Sergueïevitch Pouchkine, en la personne d’Abraham Pétrovitch Hanibal, ce natif du sultanat de Logone-Birni situé près du lac Tchad dans l’actuel Cameroun. L’Afro-caribéen Jean-Philippe Omotounde aurait pu aussi en faire partie, pour ses divers travaux sur la culture noire et l’égyptologie, mais l’option prise dans ce cadre précis concerne plutôt les Africains. Dans cette optique, le fait de ne pas vouloir faire de cet ouvrage un catalogue ne doit nullement occulter des géants ayant patriotiquement cheminé dans l’ombre de Nelson Mandela, ainsi que des héros oubliés ayant constitué la jeune génération de ces Sud-Africains qui n’avaient connu que l’apartheid comme système politique et s’étaient fait par conséquent moins d’illusion sur une lutte seulement non-violente : Oliver Reginald Tambo, Walter Max Ulyate Sisulu, Govan Mvuyelwa Archibald Mbeki... Mais aussi Martin Thembisile Hani, dit Chris Hani, secrétaire général du Parti communiste sud-africain et l’un des chefs militaires deUmkhonto we Sizwe, ainsi que le Mozambicain Eduardo Mondlane Chivambo, premier président du Front de libération du Mozambique (Frelimo),