Les flux mondiaux de connaissance et le développement économique

Les flux mondiaux de connaissance et le développement économique

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Description

Cette publication s'appuie sur une étude réalisée dans le cadre du Programme de développement économique et de création d'emplois au niveau local (Programme LEED) de l'OCDE, en collaboration avec Scottish Enterprise, principal organisme écossais de développement économique.

Cet ouvrage formule des recommandations à l'usage des pouvoirs publics et des organismes nationaux et régionaux de développement. Il montre quelles politiques sont susceptibles d'encourager les entreprises et les centres de recherche à participer aux flux mondiaux de connaissances.

L'étude identifie les domaines clés dans lesquels il faut intervenir. Il s'agit :

- De promouvoir les alliances transfrontières entres entreprises et universités.

- De stimuler le transfert de connaissances à partir des entreprises bénéficiant d'investissements directs étrangers.

- D'attirer une main-d’oeuvre étrangère hautement qualifiée.

- De créer des systèmes d'innovation nationaux et régionaux dynamiques.

Cet ouvrage présente des exemples riches en enseignements : ceux des programmes de premier plan mis en oeuvre en Écosse et dans d'autres pays d'Europe et d'Amérique du Nord ainsi qu'en Océanie.

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Date de parution 01 janvier 2004
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EAN13 9264107673
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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RÉSUMÉ ANALYTIQUE
Introduction
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L’id é e -fo rc e d u p r é se n t o u v rag e e s t q u e le s go u ve r n e m e n ts et les o rg a n is m e s d e d é v e lo p p e m e n t é c o n o m iq u e d ev ra ie n t e n c o u ra g e r le s entreprises et les organism es de recherch e loc aux à pa rticiper au x flux m on diaux de con naissances pour stim uler la co m pétitivité n ationale et régionale.
S ’il c o nv ie n t d ’ e n c o u rag e r la p a r tic ip a tio n a u x flu x m o n d ia u x d e connaissances, c’est à cause de l’importance croissante de deux facte urs clés d e ch an g e m en t da n s le dé velo p pe m en t éc o n o m iq u e c o n te m po rain . L e premier est l’évolution dans le sens de « l’économie du savoir », suivant l a q u e l le l e d é v e l o p p e m e n t é c o n o m i q u e e s t f o r t e m e n t i n f l u e n c é p a r l’innovation, qui dépend elle-même de plus en plus de la création, de la propagation et de l’exploitation des connaissances. Les réseaux de partage des conn aissances revêtent une importance critique pour le développem en t économique impulsé par l’innovation et bien que ces réseaux aient souvent un caractère local, il est égalem ent im portant d’exploiter les connexions mondiales. Le second facteur est la mondialisation, c’est-à-dire le processus d’interactions croissantes entre les pays par le commerce, l’inves tissement, les mouvements de main-d’œuvre, les alliances stratégiques, etc., facilit é par les progrès des technologies de l’information et de la communication (TIC) et les mesures politiques favorisant l’intégration économique. La mondialisation crée de nouvelles opportunités tant pour exploiter les connaissances locales à l’ é tra n g e r q u e p o u r tire r p a r t i d e c e lle s q u i e n p rov ie n n e n t . A in s i, la mondialisation et l’évolution dans le sens de l’économie du savoir favorisent l’une com m e l’autre l’in novation et la com pétitivité dans les économ ies modernes.
Les alliances transfro ntières entre les entreprises et les centres de recherche, les transferts de connaissances dûs aux Investissements directs étrangers (IDE) et le fait d’attirer une main-d’œuvre qualifiée et des chercheurs compétents sont autant de facteurs qui peuvent contribuer à la création, à la transmission et à l’exploitation du savoir, ce qui accroît le développement t e c h n o l o g i q u e e n f o u r n i s s a n t d e n o u v e a u x p r o d u i t s e t s e r v i c e s potentiellement exploitables et de nouvelles méthodes d’organisation.
Les flux de connaissances peuven t s’exercer dans les deux sens, ce double mouvement pouvant favoriser l’innovation et la compétitivité locales. Les connaissances provenant d’une région donnée sont souvent liées à des
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apports de fonds sous forme de licences, de redevances et de ventes, et même lorsque des personnes qualifiées vont s’installer à l’étranger, elles conservent souvent leurs réseaux locaux ou retournent chez elles au bout d’un certa in temps en ayant acquis des connaissances et des compétences nouvelles. Les apports de connaissances à une zone donnée peuvent jouer un rôle critique en permettant aux entreprises et aux organismes de recherche locaux d’avoir accès à des technologies de classe in ternationale, bien qu’il soit parfois nécessaire d’effectuer des paiements à l’étranger pour s’assurer des appo rts d e c o n n a is sa n c es . La p a rtic ip atio n a u x p ro c es su s d e tra n sm iss io n de s connaissances, dans un sens comme dans l’autre, peut accélérer l’innovation et le développement économique dans les pays et les régions.
Toutefois, bien que la participation aux flux mondiaux de conna issances comporte des avantages, il existe également de nombreux obstacles qu’une aide des autorités peut aider à surmonter pour assurer une participation à un niveau optimal. On peut citer par exemple le manque d’informations sur les p a r t e n a i r e s p o t e n t i e l s , l e s b a r r i è r e s l i n g u i s t i q u e s e t c u l t u r e l l e s , l e s réglementations officielles applicables à la mobilité de la main-d’œuvre et aux a ll ia n c e s e n tre e n t rep ri s e s , le s c o û ts e t le s d iffic u lt é s q u ’im p liq u e la protection des droits de propriété intellectuelle et les difficultés qu’il y a à obtenir des services financiers spécialisés, ainsi que l’incapacité à adopter des nouvelles technologies en raison de déficiences dans des domaines tels que la disponibilité de main-d’œuvre qualifiée, la vigueur de l’esprit d’entreprise et l’établissement de réseaux.
Contexte de l’étude et enjeux
En 2001, l’Écosse a adopté une nouvelle stratégie de développem ent économique appelée « Pour une Écosse intelligente et prospère » suivant la q u e ll e S c o tt i s h E n t e r p r is e (l e s a u t o r i té s é c o s s a i s e s ) e t d e s r é s e a u x d’entreprises (Scottish Enterprise and High lands and Islands Enterprise) s’emploient à mettre en œuvre une « Stratégie de connexions mondiales » dans le cadre d’une nouvelle approche globale du développement économique fondée sur les « entreprises en expansion », les « connexions m ondiales » et, enfin, « l’apprentissage et les compétences ». L’esprit de la « Stratégie de connexions m ondiales » peut se résum er dans la déclaration suivante du ministre écossais de l’Entreprise et de la Formation continue :
« Si l’Écosse veut prospérer et non se contenter de survivre dans une économie mondiale globalisée, en pleine évolution et axée sur le savoir, elle doit s’y intégrer davantage en étant mieux connectée physiquement, numériquement et intellectuellement avec le reste du monde » (extrait d e la d é c la ra tio n m i n is t é r i e lle s u r l e t h è m e d ’ u n e « S t ra t é g ie d e connexions mondiales pour l’Écosse »).
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Cette Stratégie a donc pour but de soutenir la participation la plus active possible de l’Écosse à l’économie mondiale en aidant à rendre les organ ismes écossais plus présents sur les marchés mondiaux et à faire de l’Écosse une destina tio n a ttractive à l’échelo n m o ndial, en a ttira nt de l’étrang er les activités rémunératrices les mieux appropriées et en encourageant davantage de gens à visiter l’Écosse pour y vivre et y travailler. Ces initiatives sont d’une importance capitale pour permettre à une économie quelle qu’elle soit de créer des emplois de haut niveau et pour stimuler l’esprit d’entreprise dans une économie du savoir en voie de mondialisation.
Le présent ouvrage offre une analyse de portée internationale et des exemples comparatifs pour clarifier les options relatives à l’élaboration de la politique à suivre dans tous les pays et toutes les régions souhaitant stimu ler les flux de connaissances transfrontières. Il porte essentiellement sur trois moyens critiques par lesquels s’effectuent les connexions mondiales, à sav oir i)les alliances transfrontières,ii)les transferts de connaissances assurés par les IDE etiii)les moyens d’attirer une main-d’œuvre étrangère qualifiée.
Ces questions s’inscrivent dans un cadre d’action plus large soulignant la nécessité de mettre en place de fortes capacités d’innovation endogènes avant que les économies nationales ou régionales puissent créer durablement et à grande échelle des connexions mondiales fondées sur le savoir. Cet ou vrage souligne donc combien il est important de doter de capacités d’innovation les entrep ris es, les partic uliers, les centres d e recherche et les entreprises bénéficiant d’IDE, ainsi que d’établir les liaisons nécessaires entre eux pour créer des systèm es d’innovation nationaux et régionaux dynamiques. En créant de solides capacités d’innovation interne, les économies devi endront p l u s a t t r a c t iv e s p o u r l e s e n t r e p r i s e s e t l e s é t r a n g e r s d é t e n t e u r s d e connaissances et, par ailleurs, elles susciteront de la part des acte urs locaux une demande de connexions mondiales en matière de savoir.
L’étu de a ex am iné ch acu n des tro is circu its critiqu es po ur les flux mondiaux de connaissances cités plus haut. Les problèmes clés que pose chacun d’entre eux sont brièvement évoqués ci-dessous.
Alliances transfrontières Les alliances stratégiques sont de plus en plus importantes pour produire les connaissances nécessaires au lancement de produits, services et procédés nouveaux, en particulier pour les petites et m oyen nes entreprises (PME) opérant dans des secteurs à forte intensité de savoir. Ces alliances peuvent être conclues avec d’autres PME, avec de grandes entreprises ou avec des universités et des centres de recherche. L’importance de l’établissement de réseaux locaux et régionaux est déjà bien reconnue dans les travaux su r les systèmes et les groupes d’innovation nationaux et régionaux, mais ce que l’on
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sait moins, c’est que les réseaux doivent également être ouverts aux sources mondiales de savoir, aussi bien pour accroître l’échelle des connaissances susceptibles d’être exploitées que pour pallier le risque de blocage du système.
On peut considérer que l’établissement de réseaux internationaux par les P M E s e fa it e s s e n t ie lle m e n t s o u s d e u x fo r m e s . To u t d ’a b o rd , le s P M E participent souvent à une coopération horizontale avec d’autres PME ou des g ra n d e s e n t re p r i s e s c o n c u r re n t e s , p a r e x e m p l e p o u r d e s r e c h e rc h e s conjointes, l’octroi de licences en m atière de technologies, des livraisons horizontales et des accords de commercialisation. Ensuite, elles participent souvent à une coopération verticale suivant laquelle les acheteurs et les fournisseurs coopèrent pour innover au niveau des produits et des procédés ou pour le sous-traitement d’intrants spécialisés. Dans les deux cas, elles recourent souvent à des co-entreprises, à des fusions et à des rachats ainsi qu’à des accords plus informels pour avoir accès aux connaissances voulues.
Il existe toutefois un certain nombre d’obstacles à l’établissement de réseaux transfrontières de PME. Tout d’abord, on manque d’informations sur l e s s o u r c e s d e r e c h e r c h e à l ’ é t r a n g e r e t l e s p o s s i b i l i t é s d ’ a l l i a n c e s stratégiques. Ensuite, les petites entreprises ont souvent tendance à avoir une attitude timorée vis-à-vis des liaisons avec l’étranger, ce qui le s empêche de saisir des opportunités qui pourraient être très rentables. Par ailleurs, il arrive que les PME ne sachent pas comment utiliser les TIC pour coopérer avec des entreprises étrangères. Enfin, l’internationalisation implique des coûts et des risques considérables, en particulier pour les PME.
D iv e r s e s a c t i o n s s o n t d o n c e n g a g é e s d a n s d i f f é r e n t s p ay s p o u r encourager les alliances transfrontières. Elles consistent notamment à :
Faire mieux comprendre l’importance des réseaux internaitonaux et les avantages potentiels en résultant pour les entreprises.
Fournir des informations sur d’éventuels partenaires étrangers, pour les transferts de technologies et les exportations.
Faciliter les contacts entre les PME locales et les partenaires étranger s potentiels.
Améliorer les liens en matière de TIC et encourager leur utilisation par les PME.
Favoriser le courtage, renforcer la confiance et apporter un soutien financier à la formation de réseaux de PME à l’étranger.
Organiser des délégations conjointes à l’étranger, par exemple pour les entreprises faisant partie de groupements locaux d’entreprises.
Aider les entreprises locales à entreprendre les activités de reche rche et développement (R-D) qui s’imposent et à répondre aux normes de qualité qu’exigent les partenariats.
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eAméliorer les compétences de la main-d’œuvre locale pour faciliter l passage à des réseaux à plus forte intensité de savoir.
D ans cette partie de l’étude, on s’est efforcé d’exam in er un certain n o m b re d e q u e s ti o n s c o n c e r n a n t l a p o l it iq u e a p p ro p r i é e à s u iv r e, e t notamment :
Quelle sorte de programmes publics les organismes exécutent-ils dans les différents pays pour encourager des alliances internationales entre PME ? Par exemple, les organismes locaux de vulgarisation offrent couramment des info rm ations et un so utien aux entreprises lo cales désireu ses de conclure des alliances avec des entreprises étrangères grâce à des systèmes de guichet unique, mais quel type de programmes plus intensifs a-t-on mis au point ?
? La politique est-elleComment ces programmes sont-ils exécutés généralement axée sur les groupes cibles de PME qui ont le plus de chances de s’internationaliser ? Et quelle sorte d’agents apportent un soutien ?
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