Les orthographes du désir

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Toute l'efficacité de la psychanalyse tient aux pouvoirs de la parole. Ayant effectué une incursion dans le monde topologique, avec la théorie des graphes, Lacan invente, pour l'usage des psychanalystes, le graphe du désir. Il a ainsi développé un système permettant de déchiffrer les mécanismes langagiers du symptôme et de son interprétation. Cet ouvrage se veut donc un outil clinique pour les psychanalystes.

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Date de parution 01 juillet 2017
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EAN13 9782336794242
Langue Français

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Études Psychanalytiques Collection dirigée par Alain Brun et Joël Bernat
La collectionEtudes Psychanalytiques veut proposer un pas de côté et non de plus, en invitant tous ceux que la praxis (théorie et pratique) pousse à écrire, ce, « hors chapelle », « hors école », dans la psychanalyse.
Dernières parutions
Vladimir MARINOV,Le démiurge et le funambule. Brancusi & Giacometti,2017. Michelle MORIN,De la création en art et littérature, 2017. Christiane CHARVET-BERNARD,Une voix s’est tue. Parlons. Le déclin d’une civilisation n’est pas une fatalité, 2017. Pierre DELMAS,Wilhelm Reich ou le complexe de Prométhée, 2017. Anne Vernet SEVENIER,Etude d’un Syndrome de relance originaire en cours de coma, 2016. Jacques LIS,L’homme à l’envers, 2016. Christophe SOLIOZ,Paul Parin, Voyage au bout de l’utopie,2016. Celso GUTFREIND,Narrer, être mère, être père et autres essais sur la parentalité, 2016. Alessandra GALLI,Comment sortir d’une psychose et terminer sa psychanalyse, 2016. Stoïan STOÏANOFF-NENOFF,Quatuor d’hommes de désir. Ludwig Wittgenstein, Sigmund Freud, Alain Badiou et Alain de Libéra,2016. Raymond ARON,Traces du désir, Proximité de l’abîme, 2016. Elisabeth LECLERC-RAZAVET,L’inconscient sort de la bouche des enfants, 2016. Jean-Marie BOYER,Psychanalyse et architecture. Un regard insolite sur Louis Kahn et Le Corbusier, 2016. Claude BRUERE-DAWSON et Marie-Laure ROMAN,Le psychodrame psychanalytique. Une méthode et une praxis aux confins de l’acte analytique, 2016 Philippe COLLINET,Je est un autre, 2016. Joseph ROUZEL (dir.),Psychanalyse et écriture, Rencontre avec Pascal Quignard, 2015. Élisabeth LECLERC-RAZAVET, Georges HABERBERG, Dominique WINTREBERT,L’enfant et la féminité de sa mère, 2015. Laurent SOULAYROL,Lesd’une aliénée Mémoires d’Hersilie Rouy. Vers de nouvelles perspectives, 2015. Peggy DAVAIN-BERGEOT,La question de Dieu en psychanalyse. Naissance et mort de Dieu, 2015.
Liliane Fainsilber Les orthographes du désir
Du même auteur
Éloge de l’hystérie masculine. Sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse, L’Harmattan, coll. « Émergences », 1997.
La place des femmes dans la psychanalyse, L’Harmattan, coll. « Émergences », 1999.
Lettres à Nathanaël. Une invitation à la psychanalyse, L’Harmattan, coll. « Étupes Psychanalytiques », 2005.
Le livre bleu d’une psychanalyste, De Boeck SuPérieur, coll. « Oxalis », 2008.
La Fonction du père et ses suppléances ; Sous la plume des poètes, De Boeck SuPérieur, coll. « Oxalis », 2011. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris httP://www.epitions-harmattan.fr EAN EPub : 978-2-336-79424-2
Un Viens-avec-moi du graphe du désir
Avec cet ouvrage, je propose un Viens-avec-moi du g raphe du désir tel que Lacan l’a élaboré, pas à pas, au cours des deux années du séminaire qu’il lui a consacrées, dans celui des « Formations de l’inconscient » et c elui du « Désir et de son interprétation ». A partir de ces deux séminaires, il serait possible d’explorer quelques autres usages possibles de ce graphe du désir. Dans le fil de son usage appliqué à la structure des trois névroses, phobie, hystérie et névrose obsessi onnelle, on pourrait reprendre la question de la fin de l’analyse de l’Homme aux loup s tel que nous en avons le témoignage dans la belle observation de Ruth Mack B runswick. J’ai étendu, au titre d’exemple, l’usage de ce grap he du désir tel que Lacan l’a inventé des amours d’Hamlet et d’Ophélie aux amours de Roméo et de Juliette. J’ai donc repris, avec leur aide, les approches les plus tardives de Lacan sur la sexualité féminine dans le séminaire Encore en retrouvant sur le graphe du désir les mêmes lettres utilisées par Lacan pour indiquer ce qu’il en est de la jouissance féminine. Il est en effet important de remarquer que Lacan n’ a jamais complètement abandonné l’usage de ce graphe du désir tout au lon g de ces années de séminaires et ce jusque dans les plus tardives. On peut en retrou ver de nombreuses traces. J’en ai repris quelques-unes notamment à propos de ce que L acan a cru bon de dénommer « linguisterie » pour indiquer ce en quoi, tout en prenant appui sur la linguistique, il s’en était pourtant démarqué avec sa formule devenue cél èbre « L’inconscient est structuré comme un langage ». C’est en effet, avec le graphe du désir, que nous pouvons en dessiner une démonstration rigoureuse. Cette dénomination, un Viens-avec-moi du graphe du désir, incite à un total engagement du lecteur dans ce travail de découverte de l’efficacité du graphe du désir dans la clinique analytique. Il implique également une lecture rigoureuse et minutieuse du texte de Lacan dans lequel il a trouvé place, vo ire de celui de Freud en arrière-plan, car il est en effet impensable de lire Lacan sans a voir lu et relu Freud.
Invite
Plan de ce viens-avec-moi
I – L’invention du graphe du désir II – Avec l’aide du trait d’esprit, les trajets du graphe du désir III – La découverte du graphe bleu, graphe du désir de l’Autre IV – Une cavalcade de trois graphes du désir, pour représenter la métaphore paternelle V – Le graphe du désir de l’hystérique VI – Graphe du désir de l’obsessionnel VII – Le graphe du désir de Renée, l’analysante de Maurice Bouvet VIII – La fée métapsychologie et le graphe du désir IX – Les rêves et le graphe du désir X – Le rêve de l’analysant d’Ella Sharpe XI – Etre ou ne pas être le phallus Une lecture d’Hamlet XII – Les deux graphes du désir de Roméo et de Juliette En guise de conclusion : le destin du graphe du désir tout au long de ces années du séminaire. Du graphe du désir au nœud borroméen
I: L’invention du graphe du désir
1 : Les mystérieuses lettres acrobates du graphe du désir
Tout au long de ses années d’enseignement, Lacan a toujours utilisé des schémas, c’est sur eux pu’il Prenait aPPui Pour Parler longuement autour des lettres pui y étaient toujours inscrites. Tantôt, ces schémas, il les emPruntait à d’autres chamPs, tel son schéma oPtipue, tantôt il les inventait Pour son ProPre usage dans le chamP analytipue, tels, le schéma L, le schéma R et le schéma I. A Partir du moment où il a commencé à élaborer ce pu’il a aPPelé « Fonction et chamP de la Parole et du langage en Psychanalyse », c’est là, pue Pour en rendre comPte, il a inventé un très curieux objet toPologipue pu’il a aPPelé le graPhe du désir. Certains l’ont comParé à un Petit mobile de Calder. Des lettres sont inscrites au bout de ses branches, ce sont des sortes de mathèmes inventés Par Lacan tels cette lettre du Signifiant de grand A barré ou encore celles du Sujet barré Poinçon de grand D, formule de la Pulsion, ou encore S barré Poinçon de Petit a pui corresPond à la formule du fantasme. Avec l’aide de ces lettres il a ainsi ProPosé une sorte de mathématisation de la théorie freudienne, celle de la Pulsion, du fantasme, ou du symPtôme, sans oublier bien sûr la si difficile puestion des identifications pue Freud a toujours décrites comme étant triPles. Ces mêmes lettres, le a, le i (a) le grand A, nous les trouvons déjà en grande Partie dans les schémas pui ont Précédé le graPhe, comme ce pui suit le démontre : 1 Sur le schéma oPtipue :
Dans le schéma L
Dans le schéma R
Dans le graPhe dit comPlet
Mais de Plus, outre ce Partage des lettres, on Peut aussi rePérer, comme Lacan l’avait souligné, pue le schéma L est en puelpue sorte retranscrit, contenu dans ce graPhe du désir, même si c’est sous une forme discrète, figurant dans la formule du fantasme et de la Pulsion, 2 sous la forme du losange pui séPare les deux lettres, d’une Part, le S barré Poinçon de Petit a, et S barré Poinçon de grand D . Ce Poinçon indipue en effet le raPPort du sujet et de l’objet, avec, d’une Part, le Grand Autre et, d’autre Part, le Petit autre, en tant pu’image de l’autre, l’objet rival dans cette rencontre du désir de l’Autre. Ceux pui ont travaillé ses séminaires ont Pu aussi constater pue Lacan, au fil des années, n’a, de fait, jamais abandonné l’usage de ce graPhe du désir. Il l’évopue Par exemPle à nouveau puand Pour la Première fois il inscrit au tableau les puatre discours dans le séminaire « D’un autre à l’Autre », ou encore au moment où il avance les puatre formules de la sexuation dans « D’un discours pui ne serait Pas du semblant ». C’est dans ce contexte pu’il souligne le fait pue le graPhe est un écrit, une écriture, écriture pui est nécessaire à ses avancées théoripues. Il Présente en effet le graPhe du désir en ces termes : « J’ai construit Pour eux (Pour les analystes de l’éPopue) Pièce à Pièce, morceau Par morceau, des choses pui s’aPPellent des graPhes. Il y en a puelpues-uns pui voguent […] ces graPhes, vous voyez bien pu’ils ne sont Pas sans offrir puelpues difficultés de puoi ? Mais d’interPrétation, bien sûr. Sachez pue, Pour ceux Pour pui je les ai construits ça ne Pouvait Pas faire un Pli. Avant d’avancer la direction d’une ligne, le croisement avec telle autre […] je Parlais une demi-heure – Pour justifier ce dont il s’agissait […] Pour Parler de l’Achose comme elle est là, ça devrait déjà à soi tout seul, vous éclairer pue j’ai dû Prendre Pour aPPareil le suPPort de l’écrit sous la forme du graPhe […] vous comPrenez bien pue si l’écriture Peut servir à puelpue chose, c’est justement pue c’est différent de la Parole, pue la Parole Peut s’aPPuyer sur […] ce graPhe, ce pue ça rePrésente c’est ce pu’on aPPelle dans le langage évolué pue nous a Peu à Peu donné le puestionnement de la 3 mathématipue Par la logipue, ce pu’on aPPelle une toPologie. as de toPologie sans écriture. » Donc, ce graPhe est une écriture, mais Pour Pouvoir la déchiffrer force est de Parler beaucouP et surtout longtemPs autour d’elle et à son ProPos. armi toutes les évocations pue Lacan a faites du graPhe du désir, sa référence la Plus tardive dans son enseignement se trouve dans le séminaire « Les non duPes errent », séance du 9 avril 1974. C’est donc juste au moment où le graPhe cédera en puelpue sorte la Place au nœud borroméen. Lacan y indipue pu’il a inventé l’objet Petit a et pue celui-ci est solidaire du graPhe, tout au moins au déPart. Selon la définition pu’il en donne en effet à ce moment-là, cet objet a est « une détermination du graPhe et nommément au Point où la puestion se Pose : pu’est-ce pue c’est pue le désir, si le désir est désir de l’Autre ». Cet objet Petit a s’inscrit sur le graPhe comme l’un des termes du fantasme, le second étant celui du sujet, du sujet barré. Ce même objet Petit a nous le retrouvons donc désormais inscrit au cœur du nœud borroméen :
Comme il est rarement dit pue le graPhe du désir est une écriture tout comme le nœud borroméen, une fois mis à Plat, et pu’il exige donc pu’on Parle de lui ou à cause de lui et pu’il est avant tout fait Pour nous faire Parler, j’ai trouvé pue cette citation de Lacan méritait d’être isolée et mise en évidence avant de travailler ensemble toutes ces mystérieuses Petites lettres acrobates dansant de concert sur leurs cordes entrecroisées.
2 : La naissance du graphe du désir le 6 novembre 1957
Dès les Premières Phrases de cette Première séance du séminaire « Les formations de l’inconscient », Lacan nous annonce cette naissance du graPhe : « Je vous exPlipuerai ce pue signifie ce schéma aupuel nous aurons à nous rePorter dans toute la suite de notre exPérience théoripue cette année. Enfin je Prendrai un exemPle, le Premier exemPle dont se sert Freud dans son livre sur le trait d’esPrit […] Et je commencerai de vous montrer à ce ProPos, comment le trait d’esPrit se trouve la meilleure entrée Pour notre objet, à savoir « Les formations de l’inconscient ». Non seulement c’est la meilleure entrée, mais je dirai pue c’est aussi la forme la Plus éclatante sous lapuelle Freud lui-même nous indipue les raPPorts de l’inconscient avec le signifiant et ses technipues. » Voilà tout est dit en cette même Phrase du grand Projet de ce séminaire : la construction Pas à Pas, Patiente, et aussi « à ciel ouvert » de ce graPhe du désir Pour démontrer les raPPorts de l’inconscient avec le signifiant et ses technipues. our cela, il choisira de très Parlants exemPles clinipues, des traits d’esPrit dont celui très connu raPPorté et finement analysé Par Freud, celui du « Famillionnaire ». Mais cette Phrase Pose aussi d’emblée la difficulté pue rencontrent tous ceux pui s’intéressent au graPhe du désir à savoir pue ce schéma était inscrit au tableau et n’était Pas transcrit dans les sténotyPies du séminaire. Donc Pour le reconstituer, la PluPart du temPs, chacun d’entre nous en est réduit à le redessiner à Partir de ce pue Lacan en disait dans la séance même du séminaire. Cela Peut être donc source d’erreurs mais aussi de Plusieurs interPrétations Possibles. Certes, le texte pui se trouve dans les Écrits, « Subversion du sujet et dialectipue du désir » Peut servir de texte de référence dans cette reconstitution du graPhe du désir, mais ceux pui y sont Publiés sont des schémas aboutis, pui ne Présument Pas forcément des formes intermédiaires pue Lacan Pouvait ProPoser à tel ou tel moment de son élaboration. Ainsi Par exemPle le graPhe du désir de Dora reste entièrement à reconstituer ainsi pue celui de Renée, l’analysante de Maurice Bouvet. Ils sont laissés à l’initiative de chacun des lecteurs de ce séminaire. Le contexte de la naissance du graphe Comme dans toutes les Premières séances de chapue séminaire Lacan effectue à chapue fois un survol de tout le travail effectué au cours des années Précédentes. Il Précise donc en une ou deux Phrases les puestions Précédemment abordées et pui seront Poursuivies. On Pourrait toutes les résumer en une seule Phrase pui Pourrait faire mouche : Comment un analyste digne de ce nom ne Peut être pu’un « Praticien du symbolipue ». Au moment où il aborde donc une aPProche linguistipue des formations de l’inconscient avec le graPhe du désir, puatre séminaires ont déjà eu lieu dont le dernier celui des « Structures freudiennes des Psychoses », où Pour décrire ce pu’il en est du mécanisme de la Psychose, il tente une aPProche de ce concePt de la « Verwerfung », de la « forclusion du Nom du ère » et il ne Peut le faire pu’en décrivant tout d’abord puels sont, selon lui, les raPPorts du signifiant au signifié. Il invente Pour cela une métaPhore, celle du Point de caPiton, se référant à une technipue artisanale, celle du matelassier. Tout comme dans le temPs où on n’utilisait Pas encore des matelas de mousse, mais de laine. Celui pui les fabripuait embrochait avec une grosse aiguille courbe les deux côtés du matelas Pour les faire tenir ensemble. De même le signifiant embroche en certains Points élus le signifié, Provopuant des effets de sens. La métaPhore saussurienne des deux flots du signifiant et du signifié pui ne Peuvent se rencontrer pu’en faisant des vagues est donc abandonnée au Profit de cette métaPhore matelassière. C’est donc ce Point de caPiton pui va servir de toile de fond à la naissance du graPhe, mais Pas seulement. L’autre toile de fond est celle d’une conférence pu’il avait Présentée en mai 1956, au moment des dernières séances du séminaire des sychoses. Il y Parlait du Point de caPiton. Ce texte a Pour titre « L’instance de la lettre dans l’inconscient ou la raison dePuis Freud ». Lacan nous invite à le lire car il affirme pu’il aura à s’y référer sans cesse. C’est là en effet pu’il Pose les bases de ce pui deviendra, au fil des années, une logipue du signifiant. Lacan se réfère à la Parole, l’analyste « puant à son exPérience, y reçoit son instrument, son cadre, son matériel et juspu’aux bruits de fond de ses incertitudes ». « Notre titre, écrit Lacan, nous fait entendre pu’au-delà de cette Parole, c’est toute la structure du langage pue l’exPérience Psychanalytipue découvre dans l’inconscient ». Outre ces deux Premiers arrière-Plans, existe bien sûr celui, incontournable, de ce merveilleux texte de Freud « Le trait d’esPrit dans ses 4 raPPorts avec l’inconscient » . Sans son aPPui littéral imPossible de comPrendre puoi pue ce soit à cet extraordinaire travail d’élaboration pue va Poursuivre Lacan avec ce graPhe du désir. C’est en effet grâce à lui pu’il va Passer aux actes et effectuer son fameux retour à Freud pu’il nous avait annoncé. Du point de capiton au graphe du désir Au cours du séminaire des sychoses, Lacan nous raPPelle pu’il avait évopué la Première scène d’Athalie, Pour rendre comPte des liens entre le signifiant et le signifié, où la Première Phrase de cette tragédie introduisait la dimension du signifiant et son efficacité sur le signifié : « Oui, je viens dans ce temPle adorer l’éternel ». Elle signifie en effet un revirement d’Abner, un des Proches d’Athalie, pui va ainsi la trahir et la conduire à sa Perte. C’est ce crochetage du signifié Par le signifiant pui lui Permet de Préciser ce pui était sa visée : « la relation du signifiant avec le signifié, si sensible dans ce dialogue dramatipue (bien sûr, il faut le relire Pour en aPPrécier la dimension) m’a conduit à faire référence au schéma célèbre de Ferdinand de Saussure où l’on voit rePrésenté le flot Parallèle du signifiant et du signifié, distincts et 5 voués à un PerPétuel glissement l’un sur l’autre . C’est à ce ProPos pue je vous ai forgé l’image, emPruntée à la technipue du matelassier, du Point de caPiton. Il faut bien en effet pu’en puelpue Point, le tissu de l’un s’attache au tissu de l’autre, Pour pue nous sachions à puoi nous 6 en tenir au moins sur les limites Possibles de ces glissements » .