Les sciences humaines sont-elles humaines ?
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Les sciences humaines sont-elles humaines ? Et l'humain dans les sciences humaines ? Dans cet essai de type académique, par une approche multidisciplinaire et transdisciplinaire, l'auteur, enseignant à l'Université de Montréal au Canada, apporte sa réponse, construite avec les données de plusieurs disciplines en sciences humaines. Il souligne le fait que l'humanité questionnée des sciences humaines ne signifie pas nécessairement la remise en cause de la nature humaine de ces sciences.

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Date de parution 01 février 2016
Nombre de lectures 14
EAN13 9782336402161
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Exrait

humaines ne signifie pas nécessairement la remise en cause de
 K���
Olivier N K���
Les sciences humaines sont-elles humaines ? De la posture sémantique et épistémologique à la posture éthique
sociologie
philosophie
histoire
psychanalyse
politique
psychologie
économie
anthropologie
droit
linguistique
géographie
Préface du Professeur Gilles Bibeau, anthropologue
Lesscienceshumaines sont-eLLeshumaines?
De la posture sémantique et épistémologique à la posture éthique
Olîvîer Nkulu Kabamba
Lesscienceshumaines sont-eLLeshumaines?
De la posture sémantique et épistémologique à la posture éthique
Préface du Professeur Gîlles Bîbeau, anthropologue
© L'HARM ATTAN, 2016 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08239-4 EAN : 9782343082394
Préface
Entre mesure et démesure, l’humaîn
Comprendre ’unîvers, a nature, a vîe et se comprendre soî-même en tant qu’humaîn, dans nos zones de umîère et d’ombre, est un projet aussî vîeux que ’humanîté. Hîer, es înventeurs de mythes ont faît de ’Homme un proche parent des dîeux, sans doute parce qu’î est un être de angage possédant une âme; ceux quî décrîvîrent e cosmos ont reprîs cette même questîon sous ’ange de ’homme observateur de ’ordre de ’unîvers. D’un côté, a mesure et e cacu ; de ’autre, a démesure et a contempatîon. Aujourd’huî, on prête aux êtres humaîns une maïtrîse quasî-dîvîne sur e monde comme sî ’Homme avaît réussî à s’arracher à son humaîne condîtîon; aînsî, es formîdabes avancées techno-scîentîiques sont venues brouîer es frontîères entre ’humaîn et ’anîma, entre e vîvant et ’înerte,
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entre a pensée humaîne et es machînes înteîgentes. Un profond maaîse traverse désormaîs a rélexîon sur ’Homme, surtout orsqu’ee înterroge a compexîté des îens entre cerveau, esprît et pensée, ’extraordînaîre tensîon entre unîté et dîversîté des angues et systèmes symboîques, a raîson dans sa reatîon à ’îmagînatîon, et a formîdabe dîversîté des socîétés, des cutures, des reîgîons et des phîosophîes. Dans « Les scîences humaînes sont-ees humaînes? », Oîvîer Nkuu Kabamba s’empare à nouveau d’une înterrogatîon quî a été, jadîs, a questîon centrae de a phîosophîe : « Qu’est-ce que ’Homme ? » L’auteur reconnaït d’embée que nos outîs de rélexîon se sont affaîbîs depuîs que es penseurs ont argement déaîssé, dans e sîage de Nîetzsche, a igure de ’Homme. Aux dernîères pages desMots et des Choses(1966), Mîche Foucaut procame a « mort de ’Homme » - après a « mort de Dîeu » - et annonce a dîsparîtîon prochaîne de ’Homme « comme au bord de a mer un vîsage de sabe ». Par ces mots, Foucaut n’évoque pas e spectre d’une possîbe dîsparîtîon de ’espèce humaîne – aquee pourraît aussî dîsparaïtre sî on en croît certaîns écoo-gîstes avîsés – maîs putôt ’effacement de a igure de ’Homme en tant que centre de tous es savoîrs. Le îvre que vous tenez entre vos maîns se veut être une rélexîon fondamentae quî se sîtue à mîe îeues
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des réductîonnîsmes abusîfs et des certîtudes de sens commun. Oîvîer Nkuu Kabamba cherche à jeter un pont entre ceux et cees quî sont du côté d’une ecture, dîsons posîtîvîste, des phénomènes humaîns et es autres, ceux et cees dont es travaux se dépoîent davantage dans es domaînes humanîstes, îttéraîres, phîosophîques. Ce faîsant, ’auteur ouvre une voîe quî învîte à franchîr e « great dîvîde » quî a séparé, depuîs trop ongtemps, e domaîne des scîences et ceuî des humanîtés. Toutes es dîscîpînes - socîoogîe, psychoogîe, anthropoogîe, économîe, droît, éthîque, maîs aussî a înguîstîque, a îttérature et es arts, et évîdemment a phîosophîe – s’efforcent de penser ’Homme à partîr de sa spécîicîté sont convoquées, îcî, avec eurs théorîes, concepts et pratîques propres. L’auteur dît sa convîctîon que e temps est venu d’înventer un nouve humanîsme capabe de proposer une înteîgîbîîté de ’Homme dans e monde te qu’î exîste aujourd’huî. Pus que quîconque, î saît cependant que ’hîstoîre des scîences humaînes est îndîssocîabe des représentatîons de ’Homme tees qu’ees ont prévau à dîfférentes époques et en dîfférents îeux du monde. D’embée, ’auteur de « Les scîences humaînes sont-ees humaînes? » reconnaït que es scîences quî prennent ’Homme pour sujet d’învestîgatîon butent, encore aujourd’huî, sur une sérîe de vîeux probèmes :
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comment démêer e sujet observateur de ses objets d’ob-servatîon? De quee nature sont es oîs et es règes quî organîsent a réaîté humaîne? Quee capacîté de prédîctîon es scîences humaînes possèdent-ees? De quoî pare-t-on quand on évoque a « mutî-dîmensîon-naîté » dans ’étude des phénomènes humaîns? Les scîences humaînes peuvent-ees vraîment prétendre au statut de vérîtabes scîences? En que sens peut-on dîre qu’ees sont des scîences? Ce sont toutes ces questîons que ’auteur reformue en es repaçant dans un cadre sémantîque, épîstémoogîque et éthîque dont î esquîsse es nouveaux contours. I înscrît sa pensée au seîn du vîrage quî a repacé, ces dernîères décennîes, ’Homme sur ’horîzon de sa ongue hîstoîre bîoogîque et de son envîronnement, aussî bîen écoogîque que socîa, tout en s’atteant à percer es mystères de son arrachement d’avec es détermînîsmes d’une nature quî e traverse pourtant de part en part. La pensée humanîste a vouu déprendre ’Homme de a soumîssîon envers tout prîncîpe transcendant, qu’î s’agîsse de a Nature, de a Cuture ou de Dîeu : ee ’a faît en paçant ’Homme au centre du monde, dans a posîtîon de fondement utîme du sens. Déjà au temps de ’humanîsme cassîque, ’Homme fut reconnu comme ’unîque mesure de toute chose et pacé au cœur de toute représentatîon de a réaîté et
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de questîonnement sur a vérîté. En contînuîté avec ’humanîsme cassîque, ’humanîsme moderne quî a affranchî ’Homme de toute dépendance par rapport à un centre a contrîbué à înstîtuer ’émînence absou du sujet humaîn en formuant ’argument du « cogîto » et en octroyant un statut détermînant à ’expérîence sensîbe et phénoménoogîque. Cet humanîsme a pacé ’Homme dans un domaîne ontoogîque dîstînct de tous es autres êtres vîvants en même temps qu’î e maîntenaît à dîstance de a nature et e déîvraît de toute dépendance à ’égard d’un être transcendant. L’humanîsme est redevenu, à notre époque, une ques-tîon totaement ouverte sur nous-mêmes, es humaîns, en tant que nous sommes des sujets exîstant, sur un versant essentîe, à travers a spécîicîté de a paroe et a maïtrîse de ’abstractîon et que nous sommes, sur un autre versant tout aussî essentîe, des producteurs d’ou-tîs de pus en pus puîssants suîte aux progrès fugurants des technoscîences. C’est aînsî que se repose aujourd’huî dans des termes înédîts a questîon de ’humanîté de ’Homme, de cet être quî est sans doute e seu parmî es vîvants à pouvoîr se tenîr à dîstance de uî-même. La questîon de a démesure de ’Homme, son carac-tère en queque sorte îîmîté, a hîstorîquement nourrî a queree autour de ’humanîsme. La igure moderne de ’humanîsme s’épuîse depuîs que ’Homme a quîtté a
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