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Les Trois des Rotours

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178 pages

LA FAMILLE DES ROTOURS. — SON ORIGINE. — SES NOMBREUSES SEIGNEURIES. — SES ALLIANCES. — LES SERVICES QU’ELLE A RENDUS A LA FRANCE ET A L’ÉGLISE. — LES HOMMES REMARQUABLES QU’ELLE A PRODUITS. — GABRIEL-FRANÇOIS DES ROTOURS.

La maison des Rotours dont le nom s’est écrit quelquefois des Rotors, des Roturs, des Routtours et des Rottours est de chevalerie ancienne de la province de Normandie.

Il existe dans le département de l’Orne, une commune du même nom, les Rotours, qui fait partie du canton de Putanges.

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Henri Desmarchelier
Les Trois des Rotours
PRÉFACE
On a quelquefois reproché à notre époque, non sans raison peut-être, de se montrer trop prodigue de biographies, de statues ou de couronnes. Nous ne croyons pas tomber dans cet excès en consacrant une biographie particu lière à MM. Antonin, Eugène et Raoul des Rotours. Leur nom a tellement brillé dans nos annales départementales, nous dirons même nationales ; leur action sur notre pays a été si étendue ; le bien qu’ils ont fait à l’Église et à la Patrie si grand, que nous sommes persuadé que la postérité ratifiera ce que nous allons en dire. Pourquoi ne l’avouerions-nous pas ? nous avons auss i répondu à une impulsion de notre cœur en écrivant ces pages. Quelle solitude pénible et délicieuse à la fois que celle où le souvenir de nos trois héros nous tenait seul compagnie. Quels tristes et pourtant quels heureux moments que ceux où nous nous efforci ons de fixer sur le papier les principaux traits de leur existence si bien remplie et surtout le souvenir du bien-aimé Raoul des Rotours ! Et cette douleur qui nous déchirait, notre cœur aspirait à la raviver sans cesse, et, ces larmes que nous versions, nous en voulions savourer toujours la bienfaisante amertume. Il est une autre peine que nous avons encore souven t ressentie, celle-là sans compensation. Nous avons souvent gémi sur notre imp uissance à remplir, comme il convenait, la tâche que nous nous étions imposée. L ’âme de nos héros était plus belle que nous ne la faisions. Nous aurions voulu plus de cœur pour faire aimer davantage des hommes si aimants et si aimables, plus de talent pour reproduire plus fidèlement les traits de ces figures si intéressantes et si chères ! Plus d’une fois, mécontent de nous-même et de notre œuvre, nous avons laissé tomber notre plum e ; mais nous reprenions courage en pensant que nous leur devions ce dernier gage d’affection et de reconnaissance. On regrettera l’imperfection de l’œuvre, mais, nous en sommes assuré, on sera indulgent pour la bonne volonté de l’ouvrier.
Je ne crois pas avoir d’ennemis ; je demande pardon à ceux auxquels j’aurais fait de la peine et je prie Dieu de me pardonner de même.
Paroles de M. Antonin des Retours mourant.
MONSIEUR LE BARON ALEXANDRE-ANTONIN DES ROTOURS, Chevalier de la Légion d’honneur, député du Nord, Conseiller général et Maire d’Avelin.
ANTONIN-ALEXANDRE DES ROTOURS
CHAPITRE PREMIER
LA FAMILLE DES ROTOURS. — SON ORIGINE. — SES NOMBREUSES SEIGNEURIES. — SES ALLIANCES. — LES SERVICES QU’ELLE A RENDUS A LA FRANCE ET A L’ÉGLISE. — LES HOMMES REMARQUABLES QU’ELLE A PRODUITS. — GABRIEL-FRANÇOIS DES ROTOURS.
La maison des Rotours dont le nom s’est écrit quelquefois des Rotors, des Roturs, des 1 Routtours et des Rottours est de chevalerie ancienne de la province de Normandie . Il existe dans le département de l’Orne, une commune du même nom, les Rotours, qui 2 fait partie du canton de Putanges . Cette commune, qui compte 312 habitants, est située sur la rive droite de l’Orne et forme une paroisse dépendante de l’évêché de Séez, de 3 l’archiprêtré d’Argentan , et du doyenné de Putanges. Elle contenait, avant 1789, deux fiefs dont l’un, l e fief de Notre-Dame des Rotours, relevait du Roi ; c’est ce que prouvent un arrêt de la Cour des Comptes du 14 avril 1573, accordant à Nicole de Vassy. veuve de Julien des Rotours, la remise de la garde noble 4 5 de ses enfants et les aveux que rendirent au Roi, Jean et François des Rotours, du fief de Notre-Dame des Rotours, comme d’un quart de fief de haubert. La famille des Rotours, par ses alliances, par ses services et par son ancienneté, n’a pas cessé depuis le douzième siècle de tenir un ran g honorable dans la noblesse de Normandie. Guillaume des Rotours était au nombre des Chevaliers normands, qui prirent part à la troisième Croisade, ainsi que le constate une chart e d’Aire de l’année 1191, citée par 6 M.L. Roger . Guillaume des Rotours (Willelmes des Rotors), proba blement le même que le 7 précédent, fut présent comme témoin, à la fin de l’année 1191, à une charte passée à Jaffa, ou près de Jaffa, dans l’armée du roi (apud Joppe in exercitu domini regis) par Guillaume du Doigt (de Ducto) au bénéfice de Nicolas du Vivier (du Vivers). On voit dans les rôles de l’Échiquier de Normandie que Goulques des Rotours (Gulco de Rotors) paya en 1180 à Gilbert Malesmains, et, e n 1198, à Robert Reinnard, six 8 sous pour une maison qu’il possédait à Falaise. Hugues des Rotours écuyer, vivait en 1212, suivant le catalogue par ordre alphabétique des antiques familles illustres de la Normandie, que Gabriel du Moulin a donné dans son histoire » des Conquestes et des trophées des Normands Français aux 9 royaumes de Naples et de Sicile » . e Payen (Paganus) dés Rotours concéda dans la premièr e moitié du XIII siècle à Philippe de Noyers ou de Ners (de Nuers), à charge de service et d’hommage (pro suo 10 servicio et homagio suo), le tènement de la Ramée (de Rameïa), par une charte que le dit Philippe avait dans les mains en 1253. Raoul des Rotours (Radulfus des Rotors) donna de no uveau au mois d’août 1253 et confirma à Philippe de Noyers ou de Ners, le tèneme nt de la Ramée, qui lui avait été 11 accordé par Payen, son père . L’ordre des temps et l’identité du nom et des armes autorisent à juger que François des Rotours était fils de Raoul des Rotours et petit-fils de Payen. On pourrait donc, selon l’usage admis en cette matière, faire remonter la f iliation de deux degrés en la commençant avec Payen des Rotours, cette filiation arrivant sans lacune et sans interruption jusqu’à nos jours, constamment établie sur des titres, des actes et des documents authentiques. Sans doute, il serait très intéressant de suivre la famille des Rotours dans sa généalogie, si une grande modestie, que nous n’osons blâmer sans pourtant l’approuver,
ne nous en empêchait. 12 13 14 Disons seulement que les des Rottours furent seigneurs du Pointel , du Sacq , 15 16 de Fumeçon , de Monceaux, de Méguillaume , de la Chauvière, de l’Eveillerie, de la 17 Roque , de Chaulieu, de Sainte-Croix, de Fongy, de la Cha ux, du Coudray, de 18 Conneray, de Launay , de la Couture, baron de Chaulieu, seigneur de la Cour du Bois, 19 20 21 de la Motte sous Rouvre, de Saint-André de Briouze , de Cigné , de Quatrepuits , de 22 la Lande-Vaulmont , de Saint-Martin de Chaulieu, de Saint-Sauveur de Chaulieu, de la 23 Chesnay , etc. La bravoure, la fidélité au Roi et à la France furent une tradition de famille chez les des Rotours. Non seulement ils prirent part aux Croisades, mais en 1418, Jean des Rotours, ayant été du nombre des gentilshommes qui refusèrent de comparaître en armes pour le service de Henry V, roi d’Angleterre, ce prince, après s’être emparé de Falaise, confisqua le fief des Rotours qu’il donna à Robert Schling. M ais, Jean des Rotours rentra en possession du fief, dont il avait été dépouillé, im médiatement après l’expulsion des Anglais. Cette noble famille donna à l’Eglise des religieuse s : Claire, Françoise et Thomasse des Rotours, et des prêtres : Samson des Rotours, c uré de Champérier ; Charles des Rotours, qui fut curé du Sacq, et Guillaume des Rot ours, élu prieur de l’Abbaye de St-Etienne de Caen en et qui eut une part très active au grand mouvement populaire de la ligue pour la conservation de la foi catholique. François des Rotours, qui avait suivi le Roi en qua lité de volontaire dans la cavalerie, pendant les campagnes de 1630. 1635 et 1636, vendit en 1682, le 3 novembre, à M. le Marquis de Vassy-le-Forest, les terres et seigneuri es des Rotours, que sa famille possédait depuis 1309. Le château, le fief et la te rre des Rotours devinrent plus tard la propriété de M. Angot, qui en prit le titre et se f it appeler depuis Angot des Rotours, comme on le voit dans le procès-verbal de l’ordre d e la noblesse du Grand Baillage de 24 Caen . Un Louis des Rotours servit en qualité de guidon dans la compagnie d’ordonnance de M. le comte de Ludre. Un autre Louis des Rotours, homme d’armes des ordonnances du Roi, blessé au siège de Carignan, en Piémont, mourut des suites de ses blessures, le 23 décembre 15 et fut inhumé dans l’église des Augustins de cette ville. Un Pierre des Rotours consacra sa vie au service de son roi et de sa patrie et signala particulièrement son zèle et sa fidélité dans les g uerres qui précédèrent et suivirent l’avénement de Henry IV au trône de France. Un Jacques des Rotours servit successivement dans l a Compagnie des deux cents gentilshommes entretenus par le Roi en Normandie et dans la deuxième compagnie des Mousquetaires du Roi. Il assista aux sièges de Fribourg et de Landau en 1712. Un Alexandre-Philippe des Rotours mourut à l’hôpita l ambulant de l’église des Luthériens à Thorn, le 28 mai 1807, des suites d’un coup de feu, reçu à Eylau, le 8 février précédent. Augustin, son frère, était mort au même hôpital, le 6 mars, après avoir été blessé dans le même combat ; les deux frères servai ent comme engagés volontaires e dans le 43 régiment d’infanterie de ligne qui est aujourd’hui à Lille. Un autre Jacques-Augustin des Rotours, avait été reçu maître-és-arts, à la Faculté de Paris, le 14 août 1761, et était entré ensuite dans les chevaulégers de la garde du Roi, le er 27 juillet 1763. Il devint titulaire et seigneur de la baronnie de Chaulieu, par acte du 1 mai 1784. Il eut de nombreux enfants, dont deux fil s, Louis-Jules-Auguste et Gabriel-François. Louis-Jules-Auguste des Rotours, baron de Chaulieu, capitaine, eut le bras fracassé
d’un coup de feu, à la tête de sa compagnie, en fév rier 1799, Plus tard, nommé commandant des gardes d’honneur, il fit, en cette q ualité, le service auprès de l’Empereur, en son séjour à Cherbourg. Il fut, enfin, nommé auditeur au Conseil d’Etat, dont il porta le portefeuille au quartier-général d e la Grande-Armée, fut préfet du Finistère, puis de la Loire, maître des requêtes et mourut officier de la Légion d’honneur. lle Il avait épousé M Adélaïde-Antoinette du Buisson de Courson, qui lui laissa quatre enfants, Gabriel-François, le second fils de Jacques-Augustin des Rotours, baron de Chaulieu, naquit au château de Chaulieu le 2 août 1782. Il fut le père de M. Antonin des Rotours, le premier des trois dont nous allons nous occuper plus spécialement. M. Gabriel des Rotours eut le malheur de perdre sa mère très peu de temps après sa naissance et il n’avait que treize ans et quelques mois à la mort de son père. Il reçut dans son enfance la qualification de cheva lier de Chaulieu, sous laquelle il a été longtemps désigné depuis 1814. quoiqu’il pût dè s lors s’attribuer l’un des titres de baron, existant dans sa famille au moment de la pub lication de la Charte. Encore adolescent, il avait été à même de rendre à la caus e de la maison de Bourbon des services en raison desquels Louis XVIII lui en fit adresser un brevet en parchemin, signé 25 de sa main , et contresigné par son Excellence le marquis de L atour-Maubourg, 26 ministre de la guerre , M. Gabriel des Rotours avait épousé le 28 messidor an IX (17 août 1801) à La 27lle Graverie , M Joséphine du Buisson de Courson, fille de feu Jean Louis-Antoine du Buisson de Courson et de Madame Anne-Jeanne-Charlot te-Antoinette de Sarcilly, son épouse. Quoiqu’il n’eût alors que dix-neuf ans, il sentit tout à la fois le besoin de se créer des occupations sédentaires, sérieuses, analogues à sa position nouvelle, et la nécessité de réparer le dommage fait à son éducation intellectuelle et morale par une interruption de cinq années livrées à la dissipation ou consacré es à des intrigues politiques. Il s’appliqua dès lors, et près de quinze ans, avec une ardeur et une opiniâtreté bien rares, à l’étude des classiques latins et français ; il s’attacha plus particulièrement à l’étude de e e la philosophie et de l’histoire du XVII et du XVIII siècle. Il fut encouragé et utilement secondé dans cette généreuse entreprise par M. l’abbé Renaud, son ancien précepteur, docteur en médecine de la Faculté d’Edimbourg et de la Faculté de Paris. M. des Rotours fut admis en 1809 au nombre des membres de la société d’agriculture et de commerce de Caen, et, peu de temps après, il fut élu membre de la société d’Emulation de la ville de Vire : elle comptait alors parmi ses membres, M. Asselin, sous-préfet de l’arrondissement de Vire, qui en était le fondateur, M. de Chêne Dolé, M. du Bosc de la Robertière, M. de la Renaudière, et d’autres personnages remarquables. En 1811, il fut l’un des souscripteurs de l’arrondissement de Vire, au nombre de dix, par les soins et aux frais desquels fut publiée une édition nouvelle des Vaux de Vire d’Olivier Basselin. Il concourut même à la rédactio n des notes qui accompagnent cet ouvrage. M. des Rotours, que ses études philosophiques et li ttéraires n’avaient pas rendu totalement étranger au mouvement des affaires politiques, avait été nommé par décret impérial du 11 Juin 1811, président des assemblées électorales du canton de Beny-Bocage. Vers la même époque, il fut nommé sous-lieutenant, puis lieutenant de la deuxième compagnie des gardes d’honneur à cheval, désignées parmi les membres des familles les plus illustres et les plus riches du départemen t du Calvados, pour accompagner er l’empereur Napoléon 1 et l’impératrice Marie-Louise, pendant leur séjour dans ce département.
M. des Retours fut appelé en 1815, le 26 septembre, à faire partie du Conseil de préfecture de la Manche. Portant dans ce corps son zèle pour le travail, son amour de l’étude, l’habitude et la connaissance des affaires qu’il avait acquises par l’exercice des fonctions municipales, il s’y fit remarquer par plusieurs travaux administratifs importants. Ce fut lui qui fut chargé de diriger l’opération si délicate et si compliquée de la liquidation des dépenses de l’occupation militaire étrangère dans le département de la Manche, et de rédiger le projet d’ordonnance royale qui devait procurer les ressources nécessaires pour acquitter les dépenses de cette occupation. M. le baron de Vanssay avait grandement servi ses a dministrés en imposant en général aux habitants qui logeaient les troupes étrangères l’obligation de leur faire, à des prix déterminés, les diverses fournitures auxquelle s elles avaient droit, sauf au département à les rembourser de leurs avances. M. d es Rotours rendit aussi un important service aux contribuables en insérant dan s le projet d’ordonnance, qui établissait une contribution extraordinaire pour couvrir les dépenses de l’occupation, une disposition autorisant à compenser, jusqu’à concurr ence du montant des créances liquidées. les sommes par lesquelles les habitants fournisseurs seraient compris au rôle de cette contribution. Les redevables, dispensés d’avancer des sommes qui, plus tard, leur auraient été rendues, reçurent de l’applicatio n de cette mesure, adoptée par le gouvernement, un grand allègement à leurs charges. Au mois d’octobre 1816, le gouvernement confia à M. des Rotours la présidence du collège électoral de Mortain. L’année suivante, M. Lainé, ministre de l’Intérieur, ayant demandé aux préfets de lui communiquer leur opinion sur une proposition faite à la Chambre des députés, par M. de Cotton, sur les chemins vicinaux, M. des Rotours qu i, alors comme de coutume, remplaçait par délégation M. le baron de Vanssay, absent, adressa à son Excellence un travail étendu sur ces chemins, sur leur classement, leur confection, leur entretien, leur administration et sur la répression des délits et c ontraventions dont ils peuvent être l’objet. Ce mémoire, dont les vues furent réalisées, fut apprécié par le ministre et ne fut pas étranger à la nomination de M. des Rotours à la sous-préfecture de Dreux. Cette nomination eut lieu le 10 Juin 1818. M. des Rotours remplit ces fonctions jusqu’au 9 septembre 1830. Il avait été décoré de er la Légion d’Honneur le 1 mai 1821. Rejeté dans la vie privée en 1830, il trouva dans son goût pour l’étude et le travail de cabinet, les moyens d’adoucir les loisirs d’une vie inoccupée, souvent si pénibles aux hommes qui ont longtemps exercé des fonctions publiques. M. des Rotours publia en 1837, dansl’Annuaire de l’Association normande, un mémoire sur la nécessité de dresser des plans d’alignement dans les bourgs et villages d’une certaine importance. En 1839, il fournit au m ême recueil un autre mémoire sur divers abus existants dans l’arrondissement de Vire dans le mode d’user des eaux des ruisseaux et des petites rivières et sur les moyens d’y porter remède. Plus tard, en 1841, il fit insérer dans le même ouvrage (t. 7) des considérations sur le projet de loi concernant le travail des enfants dans les manufactures. Le 23 novembre 1839, M. des Rotours fut élu membre du Conseil général du Calvados par l’assemblée électorale du canton de Beny. Nommé en cette qualité par M. le préfet du Calvados, membre de la commission chargée de donner son avis sur l’utilité du projet de canalisation de la Haute-Vire, entre Saint-Lô et Vire, il fut choisi pour en être le rapporteur. Son travail sur la grande importance de cette canalisation, au triple point de vue de l’agriculture, du commerce et de l’industrie , adopté à l’unanimité par la commission d’enquête et approuvé dans une réunion nombreuse de propriétaires après