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Mémoire sur trente-neuf nouvelles inscriptions puniques

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Tunis, ville bâtie avec les ruines et presque sur l’emplacement de l’antique Carthage, recèle, en fait de monuments et de débris du passé, une mine que l’on exploite depuis longtemps, mais qui est loin d’être épuisée. Elle abonde surtout en épigraphes puniques, dont les particuliers font un objet de commerce et de spéculation. Un amateur riche et intelligent pourrait, s’il le voulait bien, se former dans cette cité une collection des plus belles et des plus précieuses du monde.

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Jean-Joseph-Léandre Bargès

Mémoire sur trente-neuf nouvelles inscriptions puniques

NOUVELLES INSCRIPTIONS PUNIQUES

Tunis, ville bâtie avec les ruines et presque sur l’emplacement de l’antique Carthage, recèle, en fait de monuments et de débris du passé, une mine que l’on exploite depuis longtemps, mais qui est loin d’être épuisée. Elle abonde surtout en épigraphes puniques, dont les particuliers font un objet de commerce et de spéculation. Un amateur riche et intelligent pourrait, s’il le voulait bien, se former dans cette cité une collection des plus belles et des plus précieuses du monde. M. l’abbé Bourgade, qui doit à un long séjour dans cette ville la connaissance des richesses archéologiques qu’elle possède, encouragé par ses amis, et désirant d’ailleurs faire quelque chose d’utile au progrès de la science et à la religion1, a eu l’heureuse pensée de faire copier ces inscriptions, dont quelques-unes ont été découvertes en premier lieu à Tunis même, mais dont la majeure partie y a été transportée de divers endroits de la régence. Elles sont au nombre de trente-neuf ; car nous ne comptons pas les deux premières, que nous avons nous-même publiées dans le courant de l’année 1849.

M. l’abbé Bourgade vient de les publier dans un recueil qui, nous n’en doutons pas, sera accueilli avec reconnaissance par tous ceux qui s’occupent de paléographie. De plus, afin qu’on ne les confondît point avec celles qui sont déjà connues des savants sous le nom de Carthaginoises et de Numidiques, il les a appelées Tunisiennes.

Il a fait encore preuve d’intelligence en les partageant en trois catégories ; en plaçant d’abord les votives, ensuite les épitaphes, et en dernier lieu celles que leur lecture et leur mauvais état rangent naturellement parmi les douteuses.

Il a accompagné son travail de quelques explications qui, sous plusieurs rapports, nous paraissent laisser beaucoup à désirer. Notre intention, du moins pour le moment, n’est pas de les réfuter, ni d’en faire la critique : il nous suffira ici de présenter d’autres interprétations, et quelquefois d’autres transcriptions. La comparaison que l’on pourra établir entre le résultat de nos recherches et les tentatives plus ou moins heureuses de notre devancier mettra le lecteur compétent à même de décider qui de nous a le plus approché de la vraisemblance ou de la vérité.

Quel que soit ce jugement, nous avons la confiance d’avoir abordé l’explication des épigraphes puniques avec les études préliminaires que ce genre de travail exige, c’est-à-dire la connaissance de l’hébreu et du chaldaïque, que nous professons à la Sorbonne depuis nombre d’années, et une certaine pratique des caractères et de la langue phénicienne. Si nous nous sommes trompé dans quelques-unes de nos interprétations, nous formons d’avance le vœu que nos erreurs servent du moins à ceux qui viendront après nous ; car, dans cette publication, nous n’avons en vue que le progrès de la science et la découverte de la vérité.

Ces inscriptions peuvent se diviser en trois classes : les votives, les commémoratives et les funéraires.

Les votives sont celles qui expriment l’acquittement d’un vœu ou promesse religieuse. Elles sont au nombre de huit, et contiennent toutes le mot Illustration.