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Mémoires pour servir à l'histoire de Deneuvre et de Baccarat - Études historiques et critiques

De
300 pages

Dom Calmet ne donne la généalogie des Comtes de Blâmont que depuis la réunion de cette terre à la seigneurie de Salm, au 12me siècle. Il parle à la vérité de quelques seigneurs antérieurs à cette époque ; par exemple, d’un Oliart, qui vivait en 962 ; d’un Ulric de Turqueistein, en 1002, et de quelques autres personnages leurs descendants ; mais on ne trouve aucune filiation dans le peu qu’il en dit, d’où l’on doit conclure qu’on ne connaît qu’imparfaitement les premiers possesseurs de ce Comté, On sait seulement qu’ils le gardèrent jusqu’au 12me siècle sans interruption.

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Charles Mangin
Mémoires pour servir à l'histoire de Deneuvre et de Baccarat
Études historiques et critiques
INTRODUCTION
Sur cent qui connaissent l’histoire romaine, un seul à peine sait celle de son canton.
Les faits historiques concernant les petites locali tés faute d’annalistes spéciaux, se trouvent pour ainsi dire noyés dans les évènements généraux qui se sont passés dans la province. Ce n’est donc que par des recherches s ouvent ennuyeuses faites dans les auteurs qui les ont consignés, qu’on peut parve nir à rassembler de loin en loin, ceux de ces évènements qui ont rapport à telle vill e dont on veut connaître le passé. LesRechercheurs,randes cités, comme on les nomme aujourd’hui, qui habitent les g ont toutes les facilités voulues pour composer ces sortes d’ouvrages ; car ayant à leur disposition les bibliothèques publiques, ils peuven t à leurs aises compiler les historiens et les archives dont ils ont besoin. Mai s si cette idée tombe dans la tête d’un provincial, et qu’il veuille, lui aussi, secouer la poussière des vénérablesBouquins pour porter à la connaissance de ses concitoyens le s faits qui ont illustré ou affligé leur clocher, ceRechercheurcultés.s’attendre à rencontrer d’assez grandes diffi  doit En effet, privé du secours indispensable de ces bib liothèques, il est obligé pour atteindre le but qu’il se propose d’avoir recours à l’obligeance des personnes de sa connaissance à même de lui fournir des documents, o u de s’imposer des sacrifices pour se procurer les ouvrages indispensables à son dessein. C’est ainsi que cette notice sur les villes de Deneuvre et de Baccarat a été composée, J’en ai glané le plus grand nombre des faits dans les curieuses recherche s de M. Lepage sur les communes de l’ancienne Lorraine ; dans l’histoire c ivile et religieuse de cette province par le fécond Dom Calmet ; dans le Pouillé ecclésia stique du savant et révérend père Benoit Picard, capucin, composé pour l’évêché de To ul ; et enfin dans une foule d’autres écrits mis à ma disposition par quelques-u ns de mes concitoyens. C’est pourquoi je me fais un plaisir et en même temps un devoir de leur en exprimer ici tous mes sentiments de gratitude et de reconnaissance, Ces histoires sont intéressantes sans doute pour le s personnes qui ont sous les yeux les lieux où les évènements racontés se sont a ccomplis, mais cependant il ne faut s’attendre à satisfaire entièrement sa curiosi té sur tout ce qui est arrivé jadis à Deneuvre et à Baccarat. Car s’il y a des lacunes da ns l’histoire particulière de toute grande cité, à plus forte raison doit-on en rencont rer dans une simple notice sur de petites villes ; d’autant plus que la plupart de no s anciens chroniqueurs sont très-sobres de détails. On trouvera néanmoins dans ces r echerches un assez grand nombre de faits restés ignorés parmi nous jusqu’auj ourd’hui ; on y verra surtout que le peu qu’on savait sur le passé de nos deux villes ét ait encore défiguré par les récits traditionnels. Mais avant d’entrer en matière, il e st, je crois, nécessaire de jeter un coup-d’œil rétrospectif sur les temps antérieurs à l’histoire authentique de Deneuvre. Cette petite digression nous apprendra non-seulemen t l’origine des villes et des villages dont nous aurons occasion de parler, mais encore comment il se fit que les anciens évêques de Metz, d’abord si humbles prélats , devinrent avec le temps de si puissants Seigneurs et les maîtres absolus de nos c ontrées. D’après le récit des anciens historiens, le pays qu e nous habitons, compris autrefois dans la Gaule-Belgique, n’était qu’une vaste solitu de entièrement couverte de sombres forêts, au sein desquelles se retiraient le s prêtres Druides pour se livrer aux rites de leur mystérieuse et sanglante religion. No us devons d’autant moins douter de ce fait, qu’il existe encore aujourd’hui dans nos e nvirons, c’est-à-dire, non loin du
village de Neufmaisons, les traces d’une enceinte s acrée, reconnues et décrites par M. L. Beaulieu, qui en fait remonter l’origine à la période Gallo-romaine. On ne rencontrait dans ces lieux ni routes, ni sentiers q ue ceux frayés par les animaux, parmi lesquels figuraient le bœuf sauvage et l’ours qui n ’abandonna les forêts des Vosges me que sur la fin du 17 siècle, et beaucoup d’autres habitants aussi incom modes. Nos contrées furent donc exemptes des premières invasio ns des peuplades barbares et jouirent de l’heureuse prérogative attachée à la mé diocrité. C’est pourquoi dans les premiers siècles de notre ère, plusieurs hommes rel igieux, fuyant les horreurs de la guerre, qui était l’état permanent de toutes les na tions, vinrent chercher un refuge dans ces lieux inhabités, pour se livrer avec tranq uillité à la vie érémitique qu’on regardait alors comme le complément de la perfectio n chrétienne. Après avoir choisi l’emplacement le plus convenable à leur dessein, ce s solitaires se construisaient une retraite, ou plutôt se contentaient d’une cavité na turelle : c’est là l’origine des hermitages : c’est alors que la Rochotte a du voir arriver ses premiers habitants. L’exemple de ces anachorètes suivi par un grand nom bre d’imitateurs ou disciples, donna naissance aux associations religieuses ; les défrichements commencèrent ; les Monastères et les Abbayes remplacèrent les cellules primitives, et à l’ombre de ces maisons chrétiennes vinrent se grouper les populati ons flottantes ou dispersées par les conflagrations politiques. Ensuite, de ces mais ons-mères sortirent d’autres religieux qui, préférant aussi la solitude à la vie commune, allèrent se fixer dans d’autres lieux également déserts, et qui ne tardère nt pas à se transformer en nouveaux centres de populations. C’est ainsi que no us voyons fonder Badonviller par Bodon, en 670 ; Saint-Dié par Déodat en 631 ; Saint -Quirin, Saint-Nicolas et plusieurs autres localités remontent à la même époque. Aussi toute la partie de la Lorraine que nous habitons était-elle connue sous le nom deThébaïde d’Europe, tant il y avait de ces cénobites, disciples de saint Colomban et instr uments de la Providence pour apporter la vie et la civilisation dans nos contrée s sauvages et hospitalières. Mais toutes les localités ne doivent pas leur origi ne à la même cause. Chacun sait que les richesses de nos premiers Rois consistaient plutôt en maisons et domaines, en serfs et troupeaux qu’en argent. Les serfs desti nés à la culture de leurs terres s’y bâtissaient de misérables cabanes, qui insensibleme nt donnèrent naissance par leur agglomération, soit à des bourgs, soit à des villag es, selon leur importance ; comme Vie, Marsal, Flavigny, Moyen-Vie, et vingt autres l ieux qui jadis étaient des métairies des anciens Rois d’Austrasie. Cependant le plus gra nd nombre des villages que nous me voyons aujourd’hui ne date que des temps féodaux, c ’est-à-dire, depuis le 9 me jusqu’au 14 siècle. A cette époque, tant soit peu barbare, tou t Seigneur pour sa sûreté personnelle, se bâtissait un château-fort, c hacun selon sa puissance et ses moyens. Car dans ce bon vieux temps on ne connaissa it que trois classes dans la société, leNoble,lePrêtreet leVilain.Ce dernier appartenait à son Seigneur de corps et de biens, et lui devait tout son travail en écha nge de la protection qu’il en recevait. Mais pour que cette protection fut efficace, il fal lait, dans ces temps déplorables, que ces malheureux se trouvassent à portée du dit châte au, où, pendant les guerres alors si fréquentes entre hobereaux voisins, ils se retir aient avec leurs familles, et souvent même avec leurs bestiaux. Leurs habitations venaien t donc se grouper autour de ces forteresses toujours perchées sur quelque point cul minant ; c’est pourquoi nous voyons un si grand nombre de villages bâtis sur les hauteurs, ou bien situés à leurs pieds. Les villes de Raon et de Baccarat n’ont pas d’autre origine ; toutes deux contemporaines prirent naissance et grandirent sous la protection des châteaux élevés par leurs seigneurs respectifs Mais bien peu de ces nombreux centres de
populations ont disparu ; tandis que depuis longtem ps déjà les castels qui abritaient la morgue et l’insolence des fiers barons sont à jamai s abattus et dispersés. Quant à la ville de Deneuvre elle est bien antérieu re aux temps que nous venons de parcourir. il est vrai qu’on ne peut assigner au ju ste aucune époque à ses commencements ; mais cependant il est hors de doute que l’on peut en faire remonter l’antiquité à l’ère Gallo-romaine. C’est ce dont on se convaincra lorsque dans ces recherches nous traiterons des ruines de sa fortere sse primitive ; ruines qui nous sont connues sous le nom deTour du Bacha.verrons à quelle époque M. le Nous professeur De Caumont, dans sonCours sur les antiquités monumentales, fait remonter le. genre de bâtisse que l’on y remarque ; et ayant ce savant pour guide nous nous ferons facilement une idée plausible sur l’ancienneté et par conséquent sur les temps primitifs de cette ville. C’est sans cont redit une des plus anciennes cités de la Lorraine ; tandis que parmi les villages qui l’e nvironnent on peut considérer celui de Neufmaisons comme le plus moderne. Le Père Benoit P icard, dans sonPouillé, dressé en 1711, nomme cette localiténova domus, neuve maison,ce qui ferait penser que ce n’était autrefois qu’une ferme, une cense. M ais depuis lors cette ferme transformée en hameau par l’érection successive de nouvelles habitations n’en a pas moins conservé sa première dénomination, mais diffé remment orthographiée par les modernes. Il y a loin de ces diverses origines à l’antiquité fabuleuse accordée à la ville de Metz par ses premiers chroniqueurs. En effet, ces auteur s en attribuent la fondation à la sœur et aux petits-fils de Noë. Ils vont même jusqu ’à nommer ces divers 1 personnages, lesquels, disent-ils, après la confusion arrivée p endant la construction de la Tour de Badel, se dispersèrent et allèrent je ter les fondements de plusieurs puissantes villes dans les différents lieux où ils s’arrêtèrent, comme il n’est permis à personne d’en douter. Les auteurs qui les premiers rapportèrent ces fariboles se ressentaient aussi de cette confusion miraculeuse. Mais laissons là ces vieux contes et examinons succintement les différentes causes hu maines qui contribuèrent à transformer les évêques de cette ville en seigneurs régaliens. La Lorraine située entre la France et l’Allemagne f ut de tout temps le sujet des guerres et des difficultés qui surgirent entre les monarques de ces pays qui s’en contestèrent toujours la souveraineté, ou au moins la suzeraineté. La jalousie et les dissensions de ces deux puissances eurent pour effe t de produire et d’entretenir cette me me multitude de petites seigneuries qu’on y vit se for mer depuis le 9 jusqu’au 16 siècle. Leurs heureux possesseurs se trouvaient pro tégés par l’un ou par l’autre de ces potentats ; de manière que si l’empereur d’Alle magne s’avisait de troubler un baron lorrain dans l’exercice de ses droits, celui- ci déclinait son autorité et se jetait dans les bras du roi de France, son rival. Cette po litique servit à affermir la puissance des premiers seigneurs qui furent assez adroits ou hardis pour se rendre indépendants ; de ce nombre furent les sires de Blâ mont, les princes de Salm et les évêques des trois évêchés, Metz, Toul et Verdun, do nt les villes épiscopales se e gouvernaient déjà comme villes libres avant le 10 siècle, mais reconnaissant toutefois la suzeraineté de l’Empereur germanique. Telle était déjà à cette époque la puissance de ces prélats ; puissance qui contrastai t singulièrement avec l’humilité de leurs prédécesseurs. En effet, quand le Catholicism e se répandit dans les Gaules, les évêques fesaient alors peu de figure ; on ne leur d onnait pas les fastueux titres de Monseigneur, de Révérendissime,entet autres qualifications mondaines ; ils s’occupai seulement d’instruire et de gouverner les fidèles q ui étaient alors en petit nombre. Ces premiers prélats dont la vie était si conforme aux principes du divin Maître ne
songeaient guère que leurs successeurs, contraireme nt à ces principes, seraient un jour assez habiles pour s’arroger des droits égaux à ceux des plus puissants monarques. me L’Évêché de Metz, jusqu’au 10 siècle, resta subordonné à l’autorité des rois d’Austrasie, dont cette ville était la capitale. Ma is vers cette époque l’empereur Othon er I , dit le Grand, sous prétexte d’unir plus étroiteme nt cet Évêché à l’Empire et de le soustraire à jamais de l’influence de la France, lu i accorda de très-grands priviléges, entr’autres le pouvoir régalien. Ses successeurs y ajoutèrent de vastes domaines qu’ils abandonnaient d’ailleurs avec la plus grande facilité ; car ils n’étaient pas toujours les paisibles possesseurs de ces terres si tuées en Lorraine. C’est sans aucun doute par suite d’un don semblable que la seigneuri e de Deneuvre passa entre les mains des évêques de Metz. Ensuite la libéralité de s princes pieux et la générosité des fidèles contribuèrent de leur côté à l’accroiss ement des richesses des évêchés. Toutes ces causes stimulèrent l’ambition des Prélat s féodaux et leur unique but ne fut désormais que l’agrandissement et la conservation d e leur pouvoir temporel. Ceux de Metz battaient monnaie, fesaient la guerre ou la pa ix à leur volonté ; et leur puissance devint d’autant plus grande que ce siége fut généra lement occupé par d’illustres et riches personnages, tous recommandables par leur na issance. Parmi ces prélats on compte un fils de Charlemagne, Drogon, qui fut léga t des Gaules, et plusieurs Seigneurs sortis des grandes maisons de Lorraine, d e Bar, de Flandre et de Blâmont. Tous ces évêques augmentèrent par leurs libéralités les biens de leur église déjà fort étendus ; les transactions, les achats et les conqu êtes contribuèrent également à leur me accroissement ; car tous ces seigneurs ecclésiastiq ues furent guerriers jusqu’au 16 siècle, et l’histoire a conservé les noms de quelqu es-uns qui payèrent de leur vie leur humeur belliqueuse. Enfin, nos anciens maîtres, les évêques de Metz, avaient droit de séance dans les diètes de l’empire Germanique, et l ui devaient un certain contingent. Il en était de même pour les deux autres évêchés, T oul et Verdun. Ces trois puissances temporelles et ecclésiastiques enclavées dans le duché de Lorraine, avec lequel elles eurent souvent des démélés sanglants, se maintinrent indépendantes jusqu’à leur réunion à la monarchie française, sous Henry II, en 1552 : réunion validée 100 ans après par le célèbre traité de Westphalie, signé le 25 octobre 1648. Mais si alors les évêques de Metz perdirent leur po uvoir régalien, ils conservèrent néanmoins les grands revenus attachés à leurs domai nes ; et l’on sait que dans nos contrées ces richesses consistaient principalement en forêts, dans lesquelles les habitants des châtellenies jouissaient de certains priviléges qu’ils devaient à la générosité de quelques Prélats. Plusieurs de ces dr oits résistèrent à la tourmente révolutionnaire de 89 tandis que la puissance tempo relle des évêques disparut au souffle de cette tempête politique. Puis après ces temps orageux, — temps à jamais mémorables qui préparèrent la condition politique d es âges suivants, — comme chaque village devint un centre municipal, par cons équent d’intérêt particulier ces priviléges ajoutés aux autres droits dont ils jouis saient de temps immémorial dans leurs propres forêts, furent transformés, après par tage entre les diverses localités, en titres de propriété, comme nous le voyons aujourd’h ui. Tel est un faible résumé des causes qui contribuère nt à la puissance des anciens évêques de Metz. Nous verrons au reste, dans le cou rs de cetteNotice, jusqu’où s’étendait leur pouvoir sur nos ancêtres. Mais je l e réitère, qu’on ne s’attende pas à satisfaire entièrement sa curiosité sur les divers évènements dont furent témoins nos deux cités ; car n’ayant eu à ma disposition qu’un nombre trop restreint des ouvrages nécessaires pour mener à bonne fin mon entreprise, je ne puis offrir malheureusement
qu’un travail incomplet. Puisse cependant cette fai ble ébauche historique obtenir la bienveillance de mes concitoyens ! puisse surtout l ’un d’eux prendre la ferme résolution de combler les quelques lacunes qu’elle renferme ! Ces nouvelles recherches que nous devons désirer nous permettraie nt alors de satisfaire aux nombreuses questions des curieux étrangers toujours si étonnés à l’aspect des ruines féodales qui couvrent Deneuvre et Baccarat. er BACCARAT, LE 1 MARS 1861.
1Azita, avec ses neveux Guétel, Jasel et Sélec.
DENEUVRE
LIVRE PREMIER
GÉNÉALOGIE DES COMTES DE BLAMONT, SEIGNEURS DE DENEUVRE
Dom Calmet ne donne la généalogie des Comtes de Blâ mont que depuis la réunion me de cette terre à la seigneurie de Salm, au 12 siècle. Il parle à la vérité de quelques seigneurs antérieurs à cette époque ; par exemple, d’unOliart,qui vivait en 962 ; d’un Ulric de Turqueistein,1002, et de quelques autres personnages leurs en descendants ; mais on ne trouve aucune filiation da ns le peu qu’il en dit, d’où l’on doit conclure qu’on ne connaît qu’imparfaitement les pre miers possesseurs de ce Comté, me On sait seulement qu’ils le gardèrent jusqu’au 12 siècle sans interruption. Ce fut alors que cette terre seigneuriale fut portée dans la maison de Salm, par le mariage d’Agnès de Langsteinre, avec(Pierre-Percée) leur fille unique et seule héritiè Herman, me o uHériman de Salm ; mais ces deux familles se séparèrent de nouveau au 13 siècle. Vers l’an 1240FerryouFrédéric,fils de Henry Il comte de Salm et de Blâmont, impatient de jouir des biens de sa famille, qu’il r egardait comme siens, chassa son vieux père de son château de Blâmont. Celui-ci vint à mourir quelques temps après ; alors Ferry se mit en possession de tout l’héritage de ses ancêtres. MaisHenri IV,sire de Ribeaupierre, son neveu, fils de HenriIII,décédé comte de Salm, réclama ce qui lui avenait de la succession de son père. Ferry lui aba ndonna Morhanges, Viviers, le château de Salm et celui de Pierre-Percée, et garda pour son compte la seigneurie de Blâmont et autres lieux. Ses successeurs ajoutèrent à leurs titres celui deCuens de Danubre,deDanuèvre, comte de Deneuvre,lorsque cette terre leur fut abandonnée en fief par l’évêque de Metz. Ce Ferry épousaJeannefils, de la maison de Dombasle, de laquelle il eut trois Henry II,qui lui succéda ;Thomas,qui fut évêque de Verdun, et un nomméGeoffroy. 1291.
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HENRY II. er Comte de Blâmont et 1 du nom, seigneur de Deneuvre. Ce fut ce prince qui reçut en fief la terre de Deneuvre des mains de l’évêque Bouchard d’Avesne. Il épousadame Cunégonde,qui lui donna trois fils :Henry III, son successeur ;Jean, qui mourut en bas âge ; etAncelin. Sa femme et lui fondèrent la Collégiale de Deneuvre.
HENRY III. Ce prince épousaValburge de Fénétrangesde laquelle il eut deux fils :Thiébaut, qui lui succéda, etOlry.
er THIÉBAUT I . Il épousaMarguerite de Lorrainelui donna un fils, qui Henry IV. Ce fut ce seigneur qui fit fortifier la ville de Deneuvre en 1361.
HENRY IV. er Ce comte épousaIsabelle de Lorraine,fille de Ferry I , comte de Vaudémont et de Marguerite de Joinville. Il mourut en 1441, laissant de son mariage cinq enfants :