//img.uscri.be/pth/87f8d14310bde82df32784eefbf7b6779338bc3e
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Microfinance en Afrique de l'Ouest

De
417 pages
Comment améliorer l'analyse de la viabilité de la microfinance afin de la rendre plus accessible à tous ? Ce livre tente une réponse à cette importante question sur la base d'une étude comparative de deux institutions en Afrique. L'auteur présente les principaux concepts de microfinance, de finance inclusive et de viabilité et leurs liens avec la théorie économique.
Voir plus Voir moins

A Mon papa Mbagnick, qui nous manque tant et à qui je dois tout Ma maman Sally, pour qui et grâce à qui je vis Mes tantes Maty et Amie et mon frère Macodou, très tôt arrachés à notre affection Mon beau-père Alioune Ndoye pour les pertinentes discussions sur le

A ma femme Fatou Ndoye et ma fille Ndèye Maty Ndiaye en reconnaissance de leur soutien, de leur amour et du précieux temps que je leur ai pris pour rédiger ce livre A la grande famille de Ngouye et Ndiémé Ndour A la grande famille de Thierno Baba Aly Sidy Bâ A Amath, mes camarades, collègues et amis

Remerciements Je suis profondément reconnaissant à mon promoteur, le Professeur Dr. Meine Pieter van Dijk, pour sa direction, ses conseils, son appui constant et son amitié pour voir cette recherche aboutir. Chaque draft de ce documentaires pertinents. Ma reconnaissance va aussi aux autres membres du comité doctoral, au Professeur Dr. G.C.A. Junne, au Professeur Dr. J. Spronk et au Professeur Dr. J.M.A. Viaene, au Professeur Dr. L. van den Berg, au Professeur Dr. P.A. Cornelisse et au Dr. H.A. Moll, notamment pour leurs importantes contributions à cette thèse et pour avoir accepté de participer à son comité. Mes remerciements vont aussi à mon ami et collègue Makarimi Adéchoubou, Equipement des Nations Unies (FENU), depuis plus de 10 ans, cette exaltante mission de contribuer modestement au développement de la microfinance et à la construction de secteurs financiers accessibles à tous, notamment en Afrique. Je suis particulièrement reconnaissant à Messieurs René Azokli et Mayoro Loum, respectivement Directeur général de PADME et de ACEP et à leurs collaborateurs, sans la coopération de qui, cette recherche Cette thèse est une modeste reconnaissance de leur importante contribution au secteur de la microfinance dans leur pays monde.

Préface Voici un livre remarquable du fait de ses profondes analyses internes du viabilité viabilité financière des deux institutions. Les évaluations habituellement conduites, hâtives et ponctuelles, se soucient davantage des ratios su capital et de solvabilité, mais ne fournissent tantanée image de Fodé Ndiaye connaît très bien le secteur de la microfinance. En effet, de par ses différentes fonctions, il a contribué à la fourniture de services de suivi, technique, de prêts et de subventions aux IMF dans les pays en développement. Nous nous sommes rencontrés en tes et moyennes entreprises de IDESI Nacional au Pérou. Je me suis tout de suite rendu compte que Fodé Ndiaye connaissait très bien le domaine de la microfinance et étant donné ma connaissance des petites et moyennes entreprises, ensemble, nous pourrions essayer de créer davantage de liens moyens entrepreneurs. Ces derniers constituent une importante clientèle urb Dans ce livre, Fodé Ndiaye analyse, avec compétence, la viabilité des s intéressants qui diffèrent de ceux habituellement utilisés. Selon ces indicateurs, les deux institutions étudiées sont en général dans la bonne voie même si des asaux innovations m claires indications pouvant être utilisées ailleurs. Fodé Ndiaye introduit aussi le concept de services financiers accessibles autres besoins que le crédit ; ceux-épargne à la micro-assurance.

profonde connaissance du secteur de la microfinance et des secteurs financiers inclusif faire pour assurer, dans le futur, la viabilité financière. ctuelles au sein du FENU et notamment au niveau de son bureau régional de Johannesburg où il soutient le développement des IMF dans toute

donnera au lecteur une meilleure compréhension de ce nance. Meine Pieter van Dijk

i-

UNESCO-IHE Institute for Water Education
m.vandijk@unesco-ihe.org

10

Source: www.uemoa.int and www.cemac.cf

Carte du Bénin

Source : Division Géographique du Ministère des affaires étrangères http://www.izf.net

Carte du Sénégal

Source : Division Géographique du Ministère des affaires étrangères http://www.izf.net

Chapitre I. Introduction La microfinance, définie au sens très large comme la fourniture de produits et services financiers (épargne, crédit, assurance, transfert, moyens de paiement, leasing etc.) aux couches de la population, pauvres et à divers intermédiaires financiers professionnels (Organisations Non Gouution financière non de nos jours comme un contribuer au développement économique1. , depuis que les Nations Unies ont déclaré 2005, Année Internationale du Microcrédit et que le Prix Nobel de la Paix a été attribué à la Grameen Bank et à son fondateur, Pr. Muhammad Yunus en 2006. Littlefield et al. (2003) ont montré comment la microfinance constituait Développement (OMD) approuvés par les Nations Unies en 2001 (encadré I.1). De même Otero (1999 et 2003) et Adams (1998) ont ramené dans le débat la relation entre la microfinance et le développement. Les effets sociaux de la microfinance sont aussi souvent mis en évidence par différents exemples cités lors des sommets du microcrédit 2 (Daley-Harris, 2005). Certes cette liaison entre accès aux services financiers et réduction de la appréciations sont des fois divergentes sur la capacité de la microfinance à jouer ce rôle positif dans la réduction de la pauvreté. Nous allons, dans les pages suivantes, discuter les arguments des deux camps concernant pauvreté et le développement. Les montrent globalement un processus passant de programmes fortement subventionnés et initiés ou appuyés par des bailleurs de fonds dans le cadre de projets ayant des buts plus globaux, à la mise en place rture des charges et de viabilité tout en gardant une dimension sociale de servir le marché des populations pauvres ou à faibles revenus ayant des activités productives rentables.

En effet, si les années 1970 ont été marquées par le développement pal., pement de micro-entreprises fortement dépendantes des bailleurs de fonds, iprofessionnalisée (CGAP et UNCDF, 2001). De nos jours, nous notons le développement de divers modèles mettant , sten, 2002). Ce nouveau concept, apprécié de différentes manières par difapprofondie de ses différentes tendances. Le nouveau paradigme de la microfinance concernant les récents développements du secteur porte sur le développement de secteurs ou de systèmes financiers inclusifs ou intégrés ou accessibles à tous (FENU, 2004 ; CGAP, 2004 ; Helms et CGAP, 2006 ; Schmidt et von Pischke, 2004 ; UN Blue Book, 2006 ; ; DFID 2004 ; Imboden, 2005) (encadré I.2). La différence de terminologie entre les concepts de secteur et de système réside, selon le CGAP, dans le fait que : « The « financial system » is encompassing all three of these levels (micro, meso, and macro), where many of these actors are not exclusively dedicated to work in the financial sector (e.g., auditors, agroprocessors, technical service providers). The « financial sector » is defined more narrowly as including those actors directly involved in providing financial services or supervising financial institutions. » (CGAP, 2004). « Le « système financier » comprend tous les trois niveaux (micro, méso et macro), pour lesquels, plusieurs des acteurs concernés ne sont pas prédestinés à travailler exclusivement dans le secteur financier (auditeurs, agro-industriels, prestataires de serLe « secteur financier » se définit de manière ement impliqués dans la prestation de services financiers ou supervisant les institutions financières. » (CGAP, 2004 ; traduit par nous FND) 18

La différence mentionnée par le CGAP ne semble pas évidente. En effet, ne fournissant pas directement des services financiers, comme le montre onomique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), depuis plus de quarante ans et sur une période récente, érentes expériences ont été conduites dans le domaine de la microfinance (ESF, 1996). -Africaine (UEMOA) est Mali, Niger, Sénégal et Togo) partageant une monnaie commune : le à travers le franc Français et géré par une Banque Centrale commune : la La plupart des acteurs et notamment les autorités monétaires reconnaissent que le développement des Institutions de Microfinance (IMF) est un iEMOA) et du développement de la zone ouest-africaine.

par le nombre de membres ou de bénéficiaires, le nombre de clients, les

atteignant 652. Durant la même période, le nombre de points de service lir à 3500 (BCEAO, 2005)3. Le taux de servis, multiplié par 13 avec 4 050 000 soit 7% de la population totale de 44% des 4 bénéficiaires. 19

Les dépôts collectés et les crédits en cours ont été aussi multipliés respectivement par 22,0 et 16,8 pour atteindre les montants respectifs de 281,4 milliards FCFA et 301,3 milliards FCFA.5 Le taux de créance en souffrance (portefeuille-àde 16 935 millions FCFA. Ce taux, bien que calculé sur 90 jours, est supérieur à la norme internationale de portefeuille-à-risque 30 jours habis de crédit (CGAP, Microbanking Bulletin). Cela traduit une forte détérioration de la qualité du portefeuille. En effet, selon les instructions de la BCEAO, les (BCEAO, 2006). Or. Cette détérioration du portefeuille a des effets négatifs sur la viabilité des institutions de microfinance, leur capacité à croître et à fournir de manière durable des services et produits financiers à un plus grand nombre de clients. Nous reviendrons sur les facteurs influant sur la qualité du portefeuille. Les crédits concernent les secteurs suivants : le commerce et la restaurasalisation est de 18,2% avec des fonds propres de 61,1 milliards FCFA pour un actif total de 335,4 milliards FCFA. Le secteur salariait 9 521 employés dans aire comptait au 31 décembre 2004, 72 banques et 21 établissements financiers dont 12 banques et 3 établissements financiers au Sénégal et 9 banques et 2 établissements financiers au Bénin. Ces intermédiaires financiers disposaient de 704 guichets et géraient 2 468 206 comptes, en employant 11 492 agents. Le total de bilan atteignait 6 447,0 milliards FCFA (Commission Bancaire, 2004). Cependant, malgré son développement et son importance reconnue, le tre des difficultés parmi lesquelles les aspects liés à la maîtrise de la croissance, à la à la nature de la clientèle et au marché (zones rurales et contraintes des en nombre de ressources humaines compétentes, à la faiblesse de la capacité institutionnelle intrinsèque des IMF et aux aspects de politique de 20

développement, notamment de lutte contre la pauvreté et de promotion des systèmes financiers et de la microfinance. urbain, du fait notamment en Afrique, de la dispersion de la population, des distances, des mauvaises infrastructures, des coûts de transaction élevés tant pour les institutions que pour les clients6, des risques liés aux umaines compétentes dans le domaine de la microfinance et de la finance rurale (Ndiaye, 1999 ; Cerise, 1999). En fait, les institutions financières, devant être profitables, doivent trouver des voies innovantes pour équilibrer la gestion du risque et les coûts de transaction (Aryeetey, 2005). Le secteur informel dans ce cadre fournit des exemples certains. Tous les facteurs précités concourent à avoir un impact négatif sur la viabilité des institutions de microfinance. Ils posent donc le problème essentiel de la pérennité définie comme la à fournir, de manière adéquate et durable, une offre étendue, diversifiée et en expansion de produits et services financiers. nière durable. Or, il est couramment reconnu que la contrainte essentielle de compétentes et capables de fournir, sur une base élargie, de manière permanente et à des prix compétitifs, des produits et services adaptés aux populations concernées. Les difficultés que traversent la plupart des grands réseaux de microfinance de l'UEMOA constituent une preuve des problèmes du secteur de formances indéniables. Une telle situation appelle à de nouvelles réflexions et à l'instauration de nouvelles priorités. N'est-il pas plus opportun et plus adéquat d'appuyer la consolidation des réseaux dans le sens de leur pérennisation plutôt que d'appuyer leur extension au risque d'en faire des colosses aux pieds d'argile ? Du reste, la Mission pour la Réglementation et le Développement de la Microfinance (MRDM)7 e de la viabilité financière des Systèmes 21

pourquoi elle a commandité une étude dans ce domaine dans chacun des régional sur les rapports produits (BCEAO, 2001). és. La nécessité appréciation correcte de la viabilité des IMF découle aussi du fait que les performances des institutions de microfinance affectent : les clients, la société, les gestionnaires, les investisseurs et les bailleur dans le court terme, dans le long terme de pouvoir fournir, de manière pérenne, son offre de produits et services, uteur définit comme la capacité de répéter dans le futur de bonnes performances. La plu nsidérée comme un élément essentiel pour le développement de secteurs de microfinance permettant un accès durable à des populations pauvres et à faibles revenus de plus en plus nombreuses. Cependant, des différences aux éléments essentiels à tenir en compte dans son analyse. Cela se tra, in fine, à deux objectifs préciation des investissements actuels et futurs et la surveillance de la santé financière des institutions réglementées. iles différents éléments déterminant la viabilité car les ajustements opérés sont soit insuffisants, soit orientés, comme nous le montrerons au sousviables est une des tâches cruciales du développement de cette industrie. performances proviennent aussi de la diversité des institutions à apprécier art, et

22

microfinance et de déterminer les facteurs y contribuant, notamment dans re Ouest Africaine (UMOA), que à une comparaison des résultats obtenus par deux institutions de microfinance intervenant en milieu urbain dans deux pays différents de ement de la Micropart. En deux IMF et avec leurs pairs outre, cette recherche apprécie les différents facteurs ayant contribué aux résultats atteints par ces deux prestataires de services financiers. Une telle recherche requiert, comme préalable, une appréciation correcte la viabilité, à savoir la viabilité financière. énTaux de Viabilité Financière (TVF), que nous avons développée dans cette recherche, nous paraît plus appropriée pour une appréciation correcte de la viabilité des institutions de microfinance. Dans présentons tance

(UEMOA), cadre de notre étude. érature et du cadre théorique de cette recherche, en mettant notamment en ntermédiaires financiers en général et des institutions de microfinance en particulier, les différents concepts relatifs à la viabilité, les méthodes uti-ci. Cette première nancière et de la viabilité des institutions de microfinance mais encore présente les indicateurs utilisés pour les apprécier. En outre, cette partie théorique explicite aussi les différentes phases de la pérennité, les modalités ainsi que les facteurs contributifs à son atteinte. 23

Cette première partie ainsi que la méthode que nous avons développée conduire Le chapitre III pose la problématique et fixe les objectifs de notre repprécier, de manière plus adéquate, la viabilité, et la méthodologie de collecte des données. cadre légal et réglementaire, la situation socio-économique et la microfinance au Bénin et au Sénégal ; le cinquième chapitre présente les deux institune pour la Production (ACEP) au Sénégal entreprise (PADME) au Bénin. Le sixième chapitre traite des résultats de des apports théoriques, pratiques ainsi que des implications politiques de cette recherche. Le dernier chapitre constitue le résumé et la conclusion en apportant des réponses aux questions de recherche posées, en présentant les limites de et en suggérant des recherches complémentaires.

24

Encadré I.1 : Microfinance et atteinte des OMD
pour le Développement (OMD) suivants : extrême pauvreté de moitié ; ; ; réduire la mortalité infantile ; améliorer la santé maternelle ; maladies ; assurer un environnement durable ; mettre en place un partenariat mondial pour le développement. s actifs et de renforcer leur dignité.

cé-

pant leur viabilité. (Synthèse et traduction par nous FND)

aux services financiers est permanent. Il en rép-

Source : Littlefield et al. (2003)

Encadré I.2 : Développement de secteurs financiers inclusifs

La notion de « secteurs financiers accessibles à tous » considère la microfinance comme partie intégrante des marchés financiers dont le développement permet un accès viable à des services financiers à la me. Elle suit les principales étapes suivantes : non saisies. Ce rapport doit être validé par les principaux acteurs du secteur. commune vision partagée par les acteurs pour construire un secteur paux domaines (contenant les mesures pour desserrer les contraintes et réaliser les opportunités ainsi que les moinstitutions impliquées dans le secteur pour le développement de leur portée et de leur viabilité (c) le développement de services de soutien (mécanismes de financement, audit et services légaux, pour les populations pauvres et à faibles revenus devienne partie intégrante et non subventionné du système financier formel. table ronde des bailleurs de fonds, des investisseurs et des principaux partenaires, les modalités de ations en cas de besoin.

Source : UNCDF (2002) ; Adéchoubou et Ndiaye (2002 et 2004).

25

Chapitre II. Revue de la littérature : la théorie de la viabilité des institutions de microfinance financière ité

Les deux sujets les plus débattus dans le domaine de la microfinance demeurent essentiellement le rôle de la solidarité de groupe dans la réducaccès des et Weiss (1981)) et populations aux services financiers offerts. La microfinance en Afrique ; Basu, 2004). Dans le cadre de ce débat, Hardy et al. (2002) s implications opérationnelles et politiques à travers des modèles relatifs (au) soutien aux IMF , à la « garantie alea moral ». iels et Roberts (2007) contient des indications empiriques très intéressantes relatives à ces deux aspects. Cependant, si dans notre recherche le facteur « méthodologie de groupe » MF, notre livre se focalise davantage sur la viabilité, notamment sur la viabilité financière et les différentes méthodologies pour ement. Mais, force est de reconnaître que le cadre théorique économique de la microfinance en général et de la viabilité de la microfinance en particulier, que nous traitons dans cette recherche est très vaste. En effet, il renvoie aux points non exhaustifs suivants : 1996) avec un ciblage p , notamment les exclus du secteur financier dit classique et la gestion du risque ; la théorie des systèmes financiers et des relations entre la finance, la croissance et le développement économique (voir la revue de la littérature depuis Gurley et Shaw, 1960 ; Mc Kinnon, 1973 ; Fama, 1980; Banque Mondiale, 1989 ; Eschenbach, 2004 ; Levine, 1997 et 2000 ; Honohan et al., 2006) ;

-

-

-

la théorie de la faillite des marchés financiers ruraux, comme in financiers notamment en zones rurales et pour des populations dépourvues de garantie de Ohio State) ; ise qui, elle-même, dans son essence, est a gestion.

méthodologies utilisées, même au-delà de la microfinance, pour analyser , peu ou prou, renvoient , , passé, la plupart des mesures des performances des entreprises, et particulièrement des intermédiaires financiers, utilisaient uniquement des indicateurs financiers ; de plus en plus de méthodes étendent leurs objectifs à des champs de performances plus vastes incluant notamment des performances sociales. ilité, nous allons davantage lier cette recherche avec le cadre fondamental Ainsi, dans nos considérations théoriques, nous nous limiterons essentiellement, dans cette partie, à la revue des approches méthodologiques de ités des IMF en cas de besoin. En effet, nous effectuons, au sous-chapitre éII.3,

financière. Cette dernière caractéristique rapproche davantage les IMF des autres intermédiaires financiers, notamment les banques. En conséméthodes bancaires. En effet, le mouvement vers la viabilité financière et l ieuse néces-

ressources financières qui ne sont plus forcément des subventions, même si elles peuvent encore être consenties à des taux inférieurs à ceux du 28

, marché. Cette tendance entraîne une double responsabilité celle des responsables des IMF devant démontrer la viabilité de leur , , celle des pourvoyeurs de capitaux ayant des responsabilités fiduciaires de plus en plus grandes. La décision de fournir des ressources requiert une plus grande orientation vers la viabilité et son analyse dans la prise de décision en matière de gestion. Enfin, il semble acquis que les objectifs de portée sont mieux atteints par les IMF appliquant les meilleures pratiques en matière de conduite des opérations et adhérant davantage aux normes de transparence du marché (Tucker, 2001 ; Christen, 2001 ; Otero, 1997). Selon Sall (2005), en général, alyse de la performance comprend deux approches classiques. La première a des critères objectifs notamment financiers (taux de profit, croissance) tirés essentiellement des états financiers de nson, 1970). Dans cette approche, selon Sall (2005), se retrouvent tant les répartition des pouvoirs ou des parts de propriété au sein de la structure » (Killing, 1982 ou Charreaux, 1991) t sur les « modèles causals des performances » en analysant le rôle de la compétition. Les critiques de cette approche, soulignées par Sall (2005), portent en particulier sur e des évaluations comptables et financières, à cause particulièrement de leur orientation vers le passé et de leur insuffisante tenue en compte de certains aspects importants, notamment les « stratégies créatrices de valeur », « le progrès de la satisfaction de la clientèle, la qualité, la durée de cycle ou la motivation » (Danziger, 1983). En partant de ces limites, notamment celle relative au fait que « les strancière », une autre approche a été construite (Shaan, 1983 ou Beamish, 1984). Les auteurs mentionnent une approche des performances par les perceptions de la structure par ses propriétaires ou ses dirigeants. en particulier aux biais que peuvent introduire les métho cbert, 1991). 29 r-

En réalité, pour nous, pas ma la microfinance avec des objectifs sociaux et des objectifs financiers et le lleurs de fonds et les subventions en pa ndances actuelles vers la commercialisation et intégration des marchés tion et d notamment les banques. différencia-

Dans notre analyse aussi de la viabilité, comme du reste, dans la plupart constante. Cependant, ceux-ci ne sont pas exempts de considérations de des ratios. taire, dans leur revue de la « valuation selon le commandi», Rebai et al. (2005) met-

tent performances des institutions financières notamment (i) les propriétaires (ii) les régulateurs (iii) les gestionnaires (iv) les déposants et (v) les chercheurs. Cette approche semble conforter la même démarche utilisée par Schreiner (1997). De plus, selon Rebai et al. performance serait répartie au niveau des éléments suivants : la productivité, la production, les coûts, les revenus, le profit, le risque et la domination. Revenant plus spécifiquement sur les institutions de microfinance, la dualité entre les objectifs sociaux et les objectifs financiers peut conduire à une « bipartition eneuriat » (Baumann, 2003). Ce fait renvoie en réalité au débat entre chapitre II.2.6. 30 institutions quasiment pré-banc

itions relatives à la nécessité de la viabilité financière des institutions de microfinance en fonction des différents acteurs concernés mentionnés notamment par Schreiner (1997). Dans ce cadre, les premiers guides eloppement (IDB), de World Council of Credit Unions (WOCCU) avec la méthode « Protection, Effective financial structure, Asset quality, Rates of return and costs, Liquidity, Sights of growth (PEARLS) » et ACCION avec la méthode « Capital Adequacy, Management, Earnings and Liquidity (CAMEL) ». Nous revenons sur une présentation détaillée et une analyse de ces différentes méthodologies au sous-chapitre II.3. En 1995, une première étude des facteurs déterminant les performances des IMF, comprenant ACEP notamment, est conduite par Christen et CGAP, Groupe Consultatif

En outre, les objectifs de viabilité induits par la compétition, la rareté des ressources publiques et le recours à des ressources du marché, afin de soutenir la croissance, ont entraîné la nécessité la viabilité comme objectif des IMF (Tucker, 2001), mais aussi les méthodes ntermédiaires financiers. Ainsi, diverses agences de notation se sont-elles spécialisées dans le secteur de la microfinance ou ont-elles inclus celle-ci dans leur champ ent essentiellement les performances financières ajustées ou non. En outre, ces analyses incluent les rendements sur fonds propres et rendements sur actif (Tucker et Miles, 2004). Ces performances financières sont du reste destinées à analyser, en particulier, la viabilité financière des institutions de microfinance et la durabi« programmes de microfinance » et plus tard des institutions de microfinance dem ux Etats-Unis, notamment Adams, Graham, Cuevas, Gonzalez-Vega et Meyer. En effet, leurs études sur les coûts de transaction, le rationnement du crédit, la « sape » des marchés financiers ruraux par les crédits à taux faibles, la nécessité de couverture des charges opérationnelles par des 31

nnement des paramètres de la viabilité dans le domaine de la finance rurale. Il faut aussi souligner les travaux de Yaron (1992) relatifs à de dépendance aux subventions que nous analysons au souschapitre II.3 et ceux de von Pischke (1991) sur la « finance à la frontière ». Dans une approche plus systématique, Christen (2001) fait la distinction et les IMF, notamment les évaluations, les audits et le rating, en insistant non seulement sur la diversité de leurs caractéristiques mais aussi sur la différence de leur but. Pourtant, selon cet auteur, ces différentes méthodes partagent des éléments abordés sont en particulier : « le niveau de capital social approprié, la qualité du portefeuille, la liquidité, la profitabilité et en général la compétence. D nciers audités, les stratégies de financement et lance âgée du système de gestion, la structure de la gouvernance, les opérations et les ressources humaines, les entretiens » (Christen, 2001; traduit par nous, FND). évaluations holistiques des performances », Christen (2001) conclut sur trois importants facteurs ayant une incidence sur les évaluations des IMF bailleurs de fonds sur les performances, la qualité de la gestion et les besoins de renforcement des capacités (entraînant une durée plus longue et un coût plus élevé de ces évaluations) normes appropriées par tous et (iii) les difficultés déjà soulignées nt en exergue aussi cette difficulté de mesurer les performances des IMF à cause de différences dans le reporting surtout dans des industries non réglementées (Tucker, 2001). imensionnelle de la performance est prônée par certains auteurs (Luzzi et Weber, 2006). 32

ûteuse que celle des banques classiques. La différence des points de vue quant à la nature et aux objectifs des IMF a aussi des effets sur les , et des institutions de microfinance, en particulier, souvent ignore les réalités nationales et le contexte et les circonstances dans lesquels elles opèrent. Cette ignorance des réalités spécifiques est souvent englobée dans le concept de « meilleures pratiques » critiqué par Seibel (1998) qui lui préfère celui de « saines pratiques » ; concept discuté aussi par Dunford (2000). Or, les performances des IMF, si elles obéissent à des déterminants internes, plus spécifiquement humaines et la qualité du portefeuille, elles réagissent aussi aux conditions externes, notamment « les lois nationales ; les conditions écono» (Baumann, 2005). Du ent dans notre recherche relève de cette volonté de tenir compte des particularités de la zone Concernant plus spécifiquement les banques, plusieurs études, y compris empiriques, ont analysé les déterminants de leur profitabilité (Sauniers et Schumacher, 2000 ; Demirguç-Kunt et Huizinga, 1999 ; Brock et Suarez, 2000 éCollier et al. (2006), d utions financières, mentionnent la contribution de Saunders (2000) qui Celui-ci décompose la performance en trois composantes : « (net profit margin) la marge nette de profit, (total asset turnover) la rotation des actifs totaux, (and the equity multiplier) propres. » (Traduit par nous, FND). Il est important de noter que le rendement des fonds propres reste, même en procédant à des ajustements, un ulier, renvoie aussi à la théorie générale des performances des firmes. yse porte aussi sur le rôle des gestionnaires (Adams et Santos, 2006).

33

à trois niveaux : entre les dirigeants et les apporteurs de capitaux, entre les dirigeants et les clients et entre les techniciens et les élus notamment pour les systèmes mutualistes (de Briey, 2005). Une telle situation se des attributs de client et de dirigeant. Toutes ces conclusions semblent être corroborées par une évaluation des ratings des IMF conduite par le CGAP. En effet, selon cette évaluation, plus variée et plus constante que la méthodologie utilisée pour le secteur bancaire classique (CGAP, 2004). performances, il doit être assez étendu pour une compréhension appropriée des données et une liaison avec toute autre information pertinente (Doyle et Black, 2001). Dans le cadre de cette analyse, les auteurs utilisent les principales catégories suivantes : -cibles (ii) la taille (iii) les programmes de services concernés (iv) les performances des programmes de la viabilité (vi) la capacité institutionnelle et les conditions financières et (vii) les effets et » (Doyle et Black, 2001 ; traduit par nous FND). performances des institutions de microfinance afin de procéder à leur classement (Tucker, 2001). En a été étendu et inclut dorénavant les performances sociales (Sinha, 2006 ; CGAP, 2006). Ces nouvelles méthodes incluent les impacts socioéconomiques et les performances financières traduisant la double finalité des IMF (Simanowitz, 2003). En fait, contrairement aux résultats financiers, les résultats sociaux requièrent une conceptualisation des liens avec les « intrants sa mission, son contexte, sa méthodologie » (Pawlak et Matul, 2004 ; traduit par nous FND). Cette combinaison des résultats financiers et sociaux découle en particulier du fait que la microfinance ambitionne de servir les populations pauvres ou à faibles revenus par une intermédiation de type quasibancaire et en faisant du profit. Cependant, selon Rhyne (1998), la viabi34

mondiale conduite sur 124 institutions dans 49 pays, donne les résultats suivants : pour la moitié de ement, les autres se rapprochent de la profitabilité et auront bientôt atteint En outre, « la corrélation simple montre très peu de preuve de « problème entre portée et viabilité ou une déviation de la mission initiale. Mieux, les corrélations témoignent cause les taux de remboursement, pour atteindre en même temps une grande portée des populations pauvres et le profit ; et ainsi de rester réellement rattaché aux missions sociales même en poursuivant agressivement des buts commerciaux. » (Cull et al., 2006 et 2007 ; traduit par nous FND). Cependant, ces résultats ne doivent pas cacher les difficultés liées à la « commercialisation » de la microfinance. En effet, même si la microfinance a démontré sa possibilité à être viable (Robinson, 2001), des obsmicrofinance commercialement viable » demeurent et incluent de manière non exclusive les éléments suivants : « les subventions inappropriées des bailleurs de fonds ; la faible publique ; les inefficiences institutionnelles méthodologies de microfinance rurale et agricole. » (Traduit par nous FND. Campion, 2002). Comme nous le voyons, plusieurs méthodes plus ou moins liées aux anaires financiers, notamment les banques ou plus généralement les firmes, peuvent concerner viabilité et de la profitabilité des IMF. Cette première partie du cadre théorique nous a permis de montrer les différences entre les analyses financières des banques et des IMF. En outre, elle a permis de montrer différentes approches destinées à apprécier les performances des intermédiaires financiers et notamment des 35

IMF de même que les contraintes relatives à leur application. Dans les parties suivantes, nous approfondissons les concepts de viabilité et de pérennité et nous interrogeons sur les différentes étapes de leur atteinte, leurs liens avec la nature duale des IMF, avec les subventions, la portée, les services de proximité, la financ nfin, nous mentionnons des facteurs explicatifs contribuant à la viabilité. II.2 Les concepts de viabilité et de pérennité II.2.1 Concept de viabilité à travers la littérature Les concepts de viabilité et de pérennité sont diversement appréciés dans la littérature, non seulement quant à leur contenu et aux différentes étapes mais encore quant à leurs incidences sur les relations entre la microfi, et le développement économicocomme sa capacité à assurer, sans subvention implicite ou explicite, son développement institutionnel dans la rentabilité de manière durable voire permanente. Ainsi, la pérennité est une notion englobant la viabilité, qui, elle-même, être viable de manière irréversible ou être viable, pour le moins, sur le long terme. Ainsi, plusieurs facteurs peuvent influer sur le temps requis niveau de conceptualisation, le rôle de la microfinance dans le développement du secteur informel est souvent souligné (World Bank, 1996). Rhyne (1994) considère que les principes sousorientée vers le marché dans le but de développer des produits et services adaptés aux clients ciblés dont la préférence aura été préalablement anaEnfin, les intermédiaires financiers viables ne fournissent que des serdans ses opérations, en accédant à des sources non subventionnées de ressources (Rhyne, 1994). 36

II.2.2 Les différentes étapes vers la viabilité institution de microfinance (IMF) vers la viabilité comporterait trois phases (Otero et Drake, 1992) : « démonstration » de la possibilité de prêter aux pauvres ; « seconde génération » en confortant le mode de fonctionnement ; « financier.

institution de microfinance doit prendre en compte le niveau de maturité de celle-ci. et 2003) en soulignant le rôle du gouvernement : « During the time when an institution is perfecting its lending opto allow and to require that those operations are set up on a businesslike basis. This entails, in addition to charging full-cost interest rates, the adoption of good accounting and portfolio management practices. » « Au cours de le période durant laquelle, une institution perfectionne ses opérations de prêt, la tâche la plus importante du Gouvernement est simplement, à la fois, de p Cela inclut, en plus de gestion du portefeuille. » (Traduit par nous FND) « When an institution has proved itself to be a responsible lender, the government should allow it to begin to accept savings deposits. » « Quand une institution a prouvé sa capacité à gérer professionnellement ses opérations de prêt, (Traduit par nous FND) « As institutions reach the final stage, and prepare for full independence, ownership issues become paramount. » 37

une totale indépendance, les questions de propriété deviennent « Self-sufficiency in lending operations is an essential prerequisite for reaching large numbers and for becoming a permanent, independent institution. » préalable essentielle pour atteindre un grand nombre (de clients) et pour devenir une institution indépendante et permanente. » (Traduit par nous FND) « Achieving self-sufficiency requires mastery of four tasks: Defining an effective client methodology; Streamlining administration to control costs; Full-cost pricing; Accountability. » aîtrise de quatre tâches : Définir une méthodologie efficiente concernant la clientèle ; ; Charger des taux couvrant totalement les coûts ; (Définir une politique) de responsabilité. » (Traduit par nous FND).

à réduire le risque et ainsi à accroître la qualité du portefeuille. Ainsi, les provisions seront réduites et le rendement net du portefeuille sera accru. En outre, les coûts de transaction aussi vont diminuer. Cette réduction des coûts se trouve aussi incluse dans la standardisation des procédures et rrectement et de manière exhaustive les coûts du prestataire de services financiers (PSF). Cette analyse des coûts et de leur répercussion sur la clientèle, ont des effets directs sur le rendement du portefeuille, en permettant de maximiser les revenus provenant de la clientèle.

38

Dans cette perspective, la combinaison des différents facteurs de maîtrise des coûts et approprié pour le PSF. Le dernier facteur relatif à la responsabilité renvoie aux aspects positifs de gouvernance requis pour assurer une certaine pérennité institutionnelle. quatre niveaux : le niveau un, caractérisant des structures « subventions » ; le niveau deux, où « des subventions demeurent nécessaires pour financer certains éléments des opérations » ; ; le niveau quatre, où « le programme est entièrement financé à partir rciaux auprès des institutions financières formelles. »

la structure considérée la viabilité financière, si elle est maintenue dans le long terme. Mais cette notion de viabilité doit aussi être étendue au-delà de la viabilité financière à la viabilité institutionnelle et sociale (Commission européenne, 1998 et 2000), bien que la pérennité soit souvent appréciée unincière pour apprécier cette autonomie financière renvoie à la notion de point mort dont la condition pour toute institution financière sur une période donnée est que les revenus nets puissent couvrir au moins les dépenses totales (Hulme, 1996). La viabilité a donc plusieurs dimensions. La viabilité financière est définie comme la valeur actuelle nette positive pour un investissement ou une institution ; la viabilité institutionnelle comme la cap problèmes socio-économiques (von Pischke et al., 1996). Cette approche élargie de la viabilité est aussi utilisée par certaines institutions (IRAM, 2001). La viabilité financière porterait sur les aspects relatifs no39

ntiel de taux, à la maîtrise des impayés et des charges. La viabilité sociale règles de fonctionnement compatibles avec les normes sociales, le compromis entre les acteurs ironnement. Enfin, la viabilité juridico-institutionnelle concernerait secteur financier et la sécurité des transactions. « efinancière des institutions n-

intermédiaires ». ainsi :

la « F à fonctionner à un niveau de rentabilité suffisant pour assurer sa durabilité en ne dépendant que peu ou pas du tout, de dons de bailleurs de fonds, organismes internationaux ou organisations philanthropiques. » (Christen et al., 1995). Cependant, cette considérée comme « institutionnaliste » et peut conduire à perdre de vue objectif toujours orienté vers les plus pauvres se considèrent comme « welfaristes » ou « bienêtristes » (Woller, 1999).8 En effet, selon les tenants de cette dernière école, la recherche effrénée de la viabilité financière, amènerait les IMF à davantage vers la gamme de clientèle la plus solvable assimilée à la plus nantie, en laissant hors de leur portefeuille, ou pour le moins de leur portefeuille de crédit, les pauvres et les plus pauvres. position consiste à considérer que la petite épargne collectée des pauvres et des plus pauvres sert à financer les plus nantis, notamment dans les zones urbaines et périurbaines. reflétés par différentes stratégies, considérant différents niveaux de viabilité, les relations avec les subventions et les différenciations entre zones rurales et zones urbaines. Ainsi, la viabilité financière peut être atteinte à 40

travers trois objectifs qualité du portefeuille et structure permettant la

financier, suivi de la

processus lent, complexe et difficile. Cela est rendu plus compliqué en Afrique par la conjugaison des facteurs suivants : « les coûts de transaction élevés », « le coût élevé de la ressource » et « le coût du risque particulièrement élevé » (Wampfler, 1999). Cependant, les conditions sont moins difficiles dans les zones urbaines que dans les zones rurales reculées (Chao-Beroff, 1997 et Cerise, 1999). II.2.3 Viabilité et dualité des IMF et différence avec les banques La notion de viabilité des institutions de microfinance (IMF) renvoie en fait à la nature originelle de projet de ces institutions les subventions ont joué et continuent de jouer dans leur mise en place et leur fonctionnement. En effet, les IMF sont des prestataires de services financiers comme les banques. Or pour les banques, même si certaines peuvent recevoir des subventions ou obtenir des ressources à des coûts les banques, le concept de viabilité dans le sens de la apprécié essentiellement par le rendement des fonds propres (ROE). Une telle démarche montre que, pour la banque, les signaux sont davantage envoyés aux investisseurs actuels ou potentiels. Or ceux-ci sont davanhabituel, la notion fondamentale est la rentabilité, aune à laquelle, non seulement, les actionnaires mais aussi les autres investisseurs potentiels, iLe traitement différencié des IMF découle essentiellement de leur double dimension : la dimension sociale et la dimension financière. La dimension sociale renvoie particulièrement aux objectifs de pénétrer un marché habituellement exclu de auvres ou lternative des ressources publiques pour atteindre le même but. Dans ce cadre, les analyses classi nécessaires pour prouver aux contribuables une utilisation appropriée des 41