Moi, fuhrer des Wallons!

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Description

En septembre 1944, tous ceux qui avaient quelque raison de craindre la Justice ou la colère de la population cherchèrent refuge et sécurité outre-Rhin. Après un premier livre traitant de la Légion Wallonie et de son Chef, Léon Degrelle, Eddy De Bruyne développe, dans ce deuxième volet, les soubresauts de la collaboration francophone en exil sur le sol allemand après la retraite de l’occupant en septembre 1944.

Sur quels appuis les exilés pouvaient-ils compter ? Quels étaient les espoirs, les déceptions ? Comment certains lucides du sort qui leur serait réservé lors du retour a réussirent-ils à effacer à jamais leurs traces ? Comment de très jeunes membres des Jeunesse Légionnaires se retrouvèrent-ils embrigadés dans la Division Wallonie au même titre que leurs pères ?

Et, que penser de tous ces « débrouillards », prêts à tout sauf à monter au front et qui, tant bien que mal, d’aucuns dans les services du Bureau Central d’Évacuation dans le Hanovre, d’autres dans les services policiers allemands, voire d’espionnage ou de presse, essayèrent de tirer leur épingle du jeu ? Reste l’inévitable SS-Obersturmbannführer -Volksführer der Wallonen, Léon Degrelle ! Et, après la débâcle.... ? Quelles relations le Chef entretenait-il depuis Madrid avec ses anciens compagnons d’armes réunis dans une très discrète fraternelle d’ex-combattants wallons du Front de l’Est ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage.


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Date de parution 12 mai 2016
Nombre de visites sur la page 28
EAN13 9782507054304
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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[Editions Naimette sprl]

26, rue César Franck – 4000 Liège

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Coordination éditoriale :

Bernard Delcord


Graphisme de la couverture : [nor]production / www.norproduction.eu

Illustration de couverture : © inconnu, en dépit de nos recherches.



ISBN : 978-2-87542-060-2

Dépôt légal : D/2012/12.379/22



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Eddy De Bruyne



Moi Führer des wallons !



LEON DEGRELLE ET LA COLLABORATION OUTRE-RHIN / SEPTEMBRE 1944 - MAI 1945

Table des matières

Introduction


Liste des abréviations


Glossaire


Partie I

LEKALéIDOSCOPEDE LA COLLABORATION 1940-1944 EN BELGIQUE FRANCOPHONE


CHAPITRE I

GENÈSE DE LA COLLABORATION


CHAPITRE II

APERÇUDES PARTIS POLITIQUES, GROUPUSCULES COLLABORATIONNISTES ET ASSOCIATIONS DITES CULTURELLES DE COLLABORATION DANS LA PARTIE FRANCOPHONE DU PAYS

Introduction

a. partis et groupuscules de collaboration

à la veille de l’exode

1. Mouvement de Rex

2. Amis du Grand Reich allemand -AGRA

3.Heimattreue Front-H.F.

b. mouvements dits culturels

1.Deutscher Sprachverein-DSV

2. Communauté Culturelle Wallonne -CCW

c. groupuscules collaborationnistes

1.DeVlagetAlgemene SSen Wallonie

2. Ligue pour la Défense du Peuple

d. formations paramilitaires

1. Formations de Combat -F.C.

2. Garde Wallonne -G.W.

3. Garde Rurale

4.Nationalsozialistisches Kraftfahrerkorps-NSSK

5. Service des Volontaires du Travail Wallon-SVTW

6. L'organisationTODT-OT

e. mouvements de jeunesse d’ordre nouveau

Préliminaires

Jeunesse Légionnaire -J.L.


CHAPITRE III

COLLABORATION POLITICO-SOCIALE

L’Union des Travailleurs Manuels et Intellectuels -UTMI


CHAPITRE IV

COLLABORATION SOCIALE

1. Secours d’Hiver

2. Bien-Être du Peuple -B.E.P.


CHAPITRE V

COLLABORATION POLITICO-ADMINISTRATIVE


CHAPITRE VI

COLLABORATION INTELLECTUELLE


CHAPITRE VII

COLLABORATION MILITAIRE


CHAPITRE VIII

ORGANISMES NOUVEAUX

1. Corporation Nationale de l’Agriculture et de l’Alimentation

2. Offices Centraux de Marchandises

3. Office National du Travail et lesWerbestllen


CHAPITRE IX

SERVICES POLICIERS, D’ESPIONNAGE ET APPAREILS DE RÉPRESSION

1.Zivilfahndungsdienst

2.Ermittlungsdienst

3. Divers groupements


CHAPITRE X

BILAN


Partie II

LA COLLABORATION EN EXIL


CHAPITRE XI

L’ÉVACUATION

1. Les préparatifs

2. Mesures allemandes

3. Le sort des détenus politiques

4. Exode et accueil en Allemagne

5. La mobilisation générale de la Jeunesse

6. La mobilisation politique

7. Le Bureau Central d’Évacuation


CHAPITRE XII

SERVICES POLICIERS ET FORMATIONS SPÉCIALES

1.Sipo-SDWallonie

2.Frontaufklärungstrupps

3.Sonderkommando Wallonien

4.Leitstelle Siegfried

5. Activités pendant l’offensive des Ardennes


CHAPITRE XIII

LA COLLABORATION SOCIALE ET SES COMPOSANTES

1. Organisation sociale

2. Lutte de Rex dans le domaine social

3. L’aile pangermaniste contre Rex et l’UTMI-DAF

4. Avatars d’une politique sociale d’Ordre Nouveau

5. LeCentre Wallonde Berlin

6. LesCentres Wallons


CHAPITRE XIV

LE RÉSERVOIR EN HOMMES

1. Les avatars duService du Travail Wallon

2. Entre le marteau et l’enclume

3. LeS.V.T.W.etS.T.W.féminins mai 1944 - avril 1945


CHAPITRE XV

L’OFFENSIVE DES ARDENNES

1. Préliminaires à Sigmaringen

2. Gummersbach

3. Mouvement vers l’Ouest


CHAPITRE XVI

LA COLLABORATION POLITIQUE EN ALLEMAGNE

1. Degrelle chef politique

2. Le Bureau de liaison Rex en Allemagne

3. Activités de Rex en Allemagne


CHAPITRE XVII

LA COLLABORATION RADIODIFFUSÉE

1. RadioWallonie Socialiste

2. Activités


CHAPITRE XVIII

LA PRESSE FRANCOPHONE EN ALLEMAGNE

1. Introduction

2.L’Effort Wallon

3.Annales

4.Le Combattant Européen - Le Combattant SS

5.L’Avenir- Édition de Berlin

6.La Toison d’Or


CHAPITRE XIX

LA DÉBÂCLE

1. La grande rafle

2. La fin des illusions

3. La fuite

4. Des retours peu empressés

5. Le Maquis rexiste

6. La Compagnie « S »

7. On remet ça en Corée ?


Partie III

LE TEMPS DES COMPTES


CHAPITRE XX

AU BAN DE LA SOCIÉTÉ

1. La grande traque

2. La répression et l'opinion publique

3. La réinsertion sociale


CHAPITRE XXI

LES BOURGUIGNONS


Illustrations


Sources et bibliographie


Notes



Je viens de chez le Führer. Il paraît que vous êtes mécontents ! Certains sont sans nouvelles de leurs familles, d’autres pensent qu’ils sont cocus…

Qu’ils se rassurent, Napoléon l’était aussi… !



Envolée de Léon Degrelle lors d’un discours prononcé devant la colonie rexiste rassemblée à Breslau (octobre 1944).







Un homme seul, Malaga,

Du sable sous les pas,

Du vide entre les doigts,

Du silence dans la voix.



(Chartel, Solitude - D’Ici et d’Ailleurs)

Introduction

En Belgique francophone, la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale joua le rôle que l’on sait. De nombreux travaux et écrits y ont été consacrés. Il n’est guère d’aspect qui n’ait été traité. Cependant, d’habitude, l’arrivée des Alliés et la libération du territoire national mettaient fin à ce chapitre.

Nous avons voulu dépasser cette limite, car si, à la veille de l’exode, la collaboration agonisait tout en se radicalisant, elle exporta néanmoins ses derniers soubresauts au-delà du Rhin. De ce fait, la présence, l’activité et l’envergure, tout autant que la diversité de cette collaboration en exil, nous ont semblé dignes d’intérêt.

Comme elle avait fui en Allemagne, la collaboration n’eut d’autre alternative que de s’y effacer pour sombrer dans l’inactivité la plus complète ou de se mettre au service de la toute-puissante politique SS de Berlin. La majorité des réfugiés, s’ils n’étaient pas enrôlés de force dans la DivisionWallonie, se contentaient, pour survivre, de travailler dans les usines du Reich. Une infime minorité d’entre eux – précisément pour échapper à tout service armé au front – cherchèrent refuge (et impunité) dans les services policiers. D’autres, tout aussi débrouillards, trouvèrent un semblant de sécurité dans les activités journalistiques et radiophoniques, dans le Service du Travail Wallon ou dans les services politiques du Bureau pour l’Évacuation établis dans le Hanovre.

Tout comme les inciviques restés au pays pouvaient craindre pour leur personne s’ils tombaient aux mains de patriotes, les collaborateurs évacués dans leReichet qui y étaient entrés en conflit, soit avec les services rexistes locaux, soit avec Léon Degrelle, s’exposaient à de sérieux ennuis. Même l’univers non collaborationniste (celui des prisonniers de guerre et les Belges astreints au travail obligatoire) n’était pas à l’abri de mesures vexatoires. Les travailleurs wallons frappés par l’ukase de Degrelle de novembre 1944 en firent la triste expérience.

Ceux des prisonniers de guerre ou des ouvriers qui, par misère morale, par lassitude, par faiblesse de caractère, ou encore par désir d’avantages matériels, s’étaient laissé séduire par les recruteurs duVolksführeret qui, maintenant que l’issue de la guerre ne faisait plus aucun doute, désertaient, avaient peu de chances d’échapper aux patrouilles que Degrelle lançait à leurs trousses. Dans le meilleur des cas, ils échouèrent à Danzig-Matzkau, le camp de concentration disciplinaire desWaffen-SS.

Et que dire des Rexistes sincères et convaincus – il y en eut ! – qui après leur arrivée dans le Hanovre, découvrirent, un peu tard, qu’ils avaient eu tort de croire à la sincérité des autres ! Quelle ne fut pas leur indignation en apprenant les agissements peu reluisants de certains exilés, membres de laBrigade Z,qui, à la veille de l’exode, au cours d’expéditions sanglantes, s’étaient constitué un butin de guerre dont ils profitaient en toute impunité grâce à la protection de la toute-puissanteGestapo. Ceux qui tentèrent d’élever la voix furent envoyés au front, en première ligne, sans espoir de retour.

Notre travail s’articule en trois volets. Avant de développer l’idée maîtresse de notre étude, nous avons pensé – pour la clarté de l’exposé – devoir faire un tour d’horizon de la collaboration telle qu’elle se présentait à la veille de l’exode. En faire ressortir les diversités nous a paru indispensable, car elles trouvèrent leur prolongement dans leReich. Et si en effet le Mouvement de Rex représentait une certaine collaboration, il était loin d’être toute la collaboration.

Les efforts de Victor Matthys pour étendre le champ d’action de Rex-Belgique aux domaines social, culturel et militaire se heurtaient non seulement à la toute vigilanteMilitärverwaltungmais aussi aux sphères obscures mais influentes de la politiqueSSsans cesse grandissante en cette quatrième année d’occupation1.

Bien entendu, les milieux opposés à Rex cherchèrent également à élargir leur terrain d’action. Les ressources financières dont ces groupuscules disposaient par le canal de leurs promoteurs les mettaient à l’abri de tout souci matériel. Ces moyens financiers étaient impressionnants si l’on considère le nombre d’associations, d’organismes et d’officines d’Ordre Nouveau mis sur orbite par les différentes Dienststellen. Et si le financement de ces groupuscules ne posait guère de problèmes, celui de l’encadrement était autrement délicat. Ainsi à Namur, les promoteurs des Amis du Grand Reich Allemand en furent pour leurs frais.

Une attention toute particulière est accordée au seul mouvement de jeunesse d’Ordre Nouveau encore actif à la veille de la libération du territoire. La Jeunesse Légionnaire2, son École des Cadres, ses sections féminine et masculine, escortées par leurs chefs respectifs, prirent le chemin de l’Allemagne en septembre 1944. Séparés de leurs parents, de très jeunes JL furent d’abord hébergés dans des camps de la JeunesseHitlérienne, puis enrôlés dans la division Wallonie.

Mais c’est sur le plan social – plus que dans tout autre domaine – que devaient s’afficher les affrontements les plus spectaculaires.

Dans le courant de 1944, les efforts déployés pour le contrôle de l’aide sociale et matérielle à apporter aux familles des ouvriers absorba une grande partie de l’énergie collaborationniste. L’engagement social, tout comme la lutte antibolchevique à l’Est, était un créneau qui, plus que tout autre, permettait à ses adeptes de « vivre » la lutte révolutionnaire pour un Ordre Nouveau. Celui qui parviendrait à en contrôler les rouages prendrait, à coup sûr, un avantage sérieux dans la course au pouvoir politique. Aussi, le Mouvement de Rex et les Maisons Wallonnes menèrent-ils une guerre sans merci aux promoteurs du Cercle Wallon et de la DeWag qui, par le biais des réalisations sociales, ne cherchaient rien de moins qu’à éclipser le Mouvement de Rex.

Cette lutte d’influence était loin d’être terminée lorsque la colonie rexiste trouva refuge dans le Hanovre. Bien au contraire ! Avec l’installation et l’hébergement des réfugiés et la perspective de la reprise de l’aide sociale et matérielle aux familles évacuées, les rivalités reprirent de plus belle. Rex, en fin de compte, en sortit victorieux.

Développer les tenants et aboutissants de cet exode, mettre en lumière les conflits d’intérêt opposant Rex au Service du Travail allemand, sans oublier les démêlés avec le Cercle Wallon et la DeWag, tel est l’objet du deuxième volet. Nous ne pouvions évidemment pas oublier l’offensive von Rundstedt et l’incursion dans l’Ardenne de Léon Degrelle. Nous traiterons également de la presse écrite et radiodiffusée francophone dans le Reich.

Entre le 31 août et le 4 septembre 1944, quelques milliers de personnes, des familles entières, femmes et enfants, soit la somme de ce qui restait de la collaboration tous azimuts, plutôt que d’affronter la fureur de la population, se résigna à prendre le chemin de l’exil. Certains s’y étaient préparés de longue date et, dès lors, disposaient des documents nécessaires pour se rapprocher de la frontière suisse et tenter d’y trouver refuge. D’autres, la vaste majorité, n’emportèrent que ce qu’ils pouvaient transporter : quelques balluchons et valises bouclées depuis quelques jours seulement sans oublier… les économies en argent et les bijoux de famille. Nous verrons ce qu’il adviendra de ces avoirs. Et leurs moyens de transport ? Des camions et des véhicules divers réquisitionnés sur place, des voitures personnelles aussi, avec lesquels les fuyards rejoignirent en hâte les centres de rassemblement. Le départ vers l’Allemagne des familles à partir de Bruxelles, de Liège et d’Arlon s’effectua par chemin de fer. Pour les lieux de concentration plus proches de la frontière, on évacua par colonnes motorisées ou tout simplement au moyen des transports publics, tel le tramway à partir de Verviers ou d’Eupen.

Les services allemands disposaient de leurs moyens propres. Cependant, les Belges à leur solde se voyaient offrir, pour eux-mêmes ainsi que pour les membres de leur famille, la possibilité de les accompagner dans leur retraite.

L’hébergement des personnes déplacées exigea une organisation qui se concrétisa par l’installation, à Hildesheim d’abord, à Springe ensuite, d’un Bureau Central pour l’Évacuation aux mains des dirigeants de l’ancien Département Politique, Victor Matthys se désintéressant de sa direction au profit d’une activité journalistique.

Le rôle de ce Bureau fut déterminant dans les derniers mois de la guerre. Il se substitua même au Mouvement de Rex après sa dissolution, le 30 mars 1945, avant de se saborder quelques semaines plus tard. À la veille de leur fuite, les responsables rexistes désignèrent le Dr Robert Laermans pour veiller aux intérêts des Wallons. Catapulté Chargé desaffaires courantes, ce dernier dut constater – jamais sans colère, toujours avec amertume – que la malversation de certains contrastait singulièrement avec les dernières illusions de ceux qui, malgré tout, avaient persisté à croire à la cause rexiste.

L’Offensive des Ardennes avait laissé entrevoir le retour triomphant de la collaboration. Déjà, les dignitaires s’étaient rassemblés près de Cologne, à Gummersbach. Les plus impatients, sans doute aussi les plus ambitieux, devaient rejoindre Degrelle à Limerlé.

L’entreprise eût pu, si elle avait réussi, redorer le blason du Mouvement de Rex que Degrelle avait délaissé au profit d’une spéculation dont il avait pressenti les avantages. Le dernier coup de dés d’Adolf Hitler en décembre 1944 sera aussi pour nous l’occasion de faire découvrir au lecteur un aspect moins connu de cette période troublée : la formation et l’action des commandos wallons destinés à être parachutés derrière les lignes alliées.

Dans la troisième et dernière partie de notre étude, nous évoquerons l’immédiat après-guerre. Nous aborderons le problème de la répression. La réinsertion sociale des personnes convaincues de collaboration avec l’Allemagne retiendra également notre attention.

Enfin, pour terminer, et en quelque sorte en marge de notre étude, nous tenons à consacrer quelques lignes à ceux qui, tout compte fait, auraient été les seuls artisans de la victoire de Léon Degrelle si elle avait pu se réaliser : les combattants du front de l’Est.

La présente étude n’a pas la prétention d’être exhaustive. Tout au plus veut-elle constituer une première approche nécessairement modeste de cette période méconnue.

Les personnes qui liront nos sources découvriront qu’il fut fort difficile – vu le temps écoulé – d’interroger des auteurs des événements relatés ici. Il en va de même pour la partie iconographique. La plupart des photos prises « en exil » furent détruites ou confisquées par les autorités belges au retour des collaborateurs. Nous avons été à nouveau contraint d’employer des illustrations photographiques provenant souvent d’anciens légionnaires wallons (qui, eux, purent sauver une partie de leurs documents).

Au vu des illustrations, le lecteur ne pourra réduire la collaboration à cette seule Légion Wallonie



E. DE BRUYNE

Abréviations

AEDW : Association des Étudiants Wallons

AEGW : Les Amitiés Culturelles Estudiantines Germano-Wallonnes