Navires et gens de mer du Moyen Age à nos jours

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Français
331 pages
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Description

A partir du XIIIe siècle, les progrès techniques aidant, l'Occident s'engage résolument sur la voie maritime. Avec elle apparaît un monde nouveau, dont le droit doit s'emparer. Tout naturellement, la navigation commerciale prend alors son essor. De nouveaux itinéraires sont ouverts, exposés aux caprices du temps, du sort ou des hommes. Enfin, la mer est un lieu de toutes les spéculations : intellectuelles, philosophiques ou utopiques...

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Date de parution 01 janvier 2011
Nombre de lectures 264
EAN13 9782296451971
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

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NAVIRES ET GENS DE MER DU MOYEN ÂGE À NOS JOURS
© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-14007-3 EAN : 9782296140073
Sous la direction de Philippe STURMEL
NAVIRES ET GENS DE MER DU MOYEN ÂGE À NOS JOURS
L’Harmattan
Sommaire Philippe Sturmel Editorial…………………………………………………………………………9 Mathias Tranchant La construction navale à La Rochelle et dans ses environs à la fin du Moyen Âge ..................................................................................................................... 11 Christine Bousquet-Labouérie Être marin au Moyen Âge .................................................................................. 33 Michel Bochaca et Beatriz Arizaga Bolumburu Marins, maîtres et propriétaires de navires à Bayonne à travers les ordonnances e municipales du début du XIV siècle ................................................................. 45 Patrick Villiers Le vaisseau leSaint-Philippe, 1693-1713, et l’histoire de la Marine ................ 55 Estelle Réhault-Rothweiler e L’assurance des captifs chrétiens au XVII siècle ............................................. 75 Philippe Haudrère e e La Compagnie française des Indes orientales aux XVII et XVIII siècles : des privilèges régaliens au service public ................................................................ 95 Jérémy Richard Les droits et devoirs des gens de mer sur les navires négriers au e XVIII siècle..................................................................................................... 107 Nicolas Martin e Le commerce maritime rochelais au XVIII siècle .......................................... 123 Philippe Sturmel La milice et la Marine sous Louis XVI dans le Sud-Ouest : L’exemple de la région toulousaine ............................................................................................ 139 Jacques Bouineau Navires et gens de mer chez Holberg............................................................... 161 Alain Berbouche La construction navale militaire française à la fin de l’Ancien Régime ; Le plan Castries de 1786 ............................................................................................... 175
Henri Legohérel Réformer la Marine: pourquoi et comment ? Débats et controverses à l'Assemblée Constituante (décembre 1790- septembre 1791) ......................... 197 Nicolas Péhau « Le tribunal de pêche ». Les prud’homies de pêcheurs en Méditerranée. Entre navires et gens de mer, déclin d’une juridiction. ............................................. 233 Marie-Laure Goebbels Le droit du travail et les gens de mer, aux temps de la création d’ un régime social ................................................................................................................ 261 Raphael Cahen Frédéric Gentz et les publicistes français, le droit de la mer en débat (1795-1815) ................................................................................................................ 281 Laurent Bordereaux et Bruno Jouffroy L'héritage de l'ordonnance de 1681 sur la Marine en matière de domanialité publique maritime ............................................................................................ 309 Burt Kasparian Rapport de synthèse ......................................................................................... 323
Editorial Cet ouvrage reproduit les communications présentées lors du colloque organisé les 2 et 3 octobre 2009 par le Centre d’Etudes Internationales sur la Romanité, en collaboration notamment avec la Faculté de droit, sciences politiques, économiques et gestion, ainsi que l’Université de La Rochelle. Ces deux journées répondaient à un double but : s’inscrire tout d’abord dans la continuité du colloque organisé à La Rochelle en 2000 et consacré à René-Josué Valin, c’est-à-dire finalement, poursuivre la volonté de travailler, entre autres, à La Rochelle sur un thème qui semble lui appartenir de droit et qui ouvre naturellement de vastes perspectives ; s’inscrire ensuite dans les problématiques envisagées par le CEIR ; à cet égard, la mer, pour ne prendre que cet exemple, apparaît bien comme une composante essentielle de la romanité. Le thème retenu :Navires et gens de mer du Moyen Âge à nos jours, était suffisamment large pour permettre différentes approches, tant du point de vue historique que géographique. Il devait de surcroît permettre d’aborder, soit de manière incidente, par mise en perspective (ainsi par exemple, le travail d’Estelle Réhault-Rothweiler sur la piraterie), soit de manière directe, des problèmes très contemporains, telle, par exemple, la domanialité publique maritime (Laurent Bordereaux et Bruno Jouffroy). Mais commençons par le commencement. Prendre le Moyen Âge comme point d’ancrage était une manière e d’évidence ; en effet, ainsi que l’a expliqué Mathias Tranchant, jusqu’au XIII siècle, l’Occident dédaigne l’horizon infini de l’océan ; il faut attendre l’essor des monarchies et des échanges commerciaux pour qu’il s’ouvre véritablement sur la mer. Le même auteur d’évoquer ainsi le clos de la Rochelle, Christine Bousquet-Labouérie les nombreuses images de marins qui apparaissent alors dans les manuscrits médiévaux, et Michel Bochaca les droits des marins, fixés par les ordonnances municipales de Bayonne, et contrepartie du travail accompli ainsi que de l’obligation de faire preuve de loyauté vis-à-vis de leur maître. Les guerres, toujours sources d’innovations majeures (voir Alain Berbouche), vont contribuer à préciser la distinction entre navires militaires et e e commerciaux. Aux XVII et XVIII siècles, elles conduisent la France à se doter d’une marine réellement importante, dont Patrick Villiers nous donne un bel exemple avec leSaint-Philippe. Ces vaisseaux aux dimensions de plus en plus impressionnantes, sont gourmands en équipage et la royauté n’aura de cesse que d’assurer un recrutement suffisant et surtout idoine. L’exemple toulousain, que l’auteur de l’éditorial a traité, montre par exemple, que dans la deuxième moitié e du XVIII siècle, on distrait des hommes de la milice pour alimenter le s équipages des navires. Deux siècles donc capitaux pour la Marine française, au mitan desquels, et ce n’est évidemment pas un hasard, Colbert donne la grande ordonnance
d’août 1681 consacrée au droit maritime. De sorte qu’on peut sans doute considérer qu’à la veille de la Révolution, la France possède la plus belle marine de son histoire. Qu’en faire ? Les débats à l’Assemblée constituante, relatés par Henri Legohérel, prouvent que le sujet est sensible. En ce domaine, les révolutionnaires n’ont pas été, comparativement, à la hauteur, et la Marine e française va connaître au long du XIX siècle un lent déclin. Manière de symbole peut-être : c’est à un auteur allemand, Friedrich Gentz, et à ses réflexions sur le droit de la mer que Raphael Cahen s’est intéressé. Mais nos auteurs n’en avaient pas terminé avec les deux beaux siècles déjà évoqués. Les bateaux se construisent, les horizons, à tous égards, se dévoilent. Le commerce tout d’abord, va naturellement tirer profit de cette dynamique ; Nicolas Martin traite de l’exemple rochelais, Philippe Haudrère de la Compagnie des Indes en montrant que celle-ci est plus qu’une compagnie commerciale : elleestl’Etat monarchique aux confins du monde. Commerce de denrées, de produits, mais aussi commerce d’hommes qui bat son plein au e XVIII siècle. Jérémy Richard nous parle des droits et devoirs sur les négriers et Marie-Laure Goebbels, d’une façon plus générale, des droits spécifiques qui sont peu à peu reconnus aux marins et qui constituent les prémisses du droit de la sécurité sociale, dont Colbert serait, si l’on veut, avec sa caisse des invalides, le père avant l’heure. A cet égard, les origines reculées de la prud’homie des patrons pêcheurs (Nicolas Péhau), confirment l’idée de l’ancienneté d’un droit du travail maritime, antérieur historiquement au droit du travail « terrestre ». Enfin, ces nouveaux horizons excitent sans doute l’imagination des intellectuels ; Holberg, à la manière d’un Thomas More, invente sonUtopia, que Jacques Bouineau nous fait découvrir. Vaste monde que ce colloque avait pour ambition de parcourir, à sa mesure, naturellement. Les plus vifs remerciements sont adressés à tous les participants dudit colloque, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué au succès de cette manifestation, en particulier Lydie Guerin pour son aide matérielle précieuse. Mention spéciale à Burt Kasparian, de tous les « combats ». Philippe Sturmel
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