Notre planète... malmenée

Notre planète... malmenée

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Livres
116 pages

Description

L'homme détruit des espèces et modifie considérablement la biodiversité par des émissions de gaz à effet de serre, la surpêche, la chasse intensive, la déforestation intempestive, pour ses propres besoins.
Malgré tout, l'homme tente de préserver la biodiversité par la création de parcs nationaux et régionaux terrestres, la création de parcs naturels marins, la réimplantation d'espèces, la fabrication de milieux de vie. Mais les actions positives de l'homme réussiront-elles à compenser ses actions négatives ?


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Ajouté le 05 mai 2017
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EAN13 9782414043538
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Langue Français
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Cet ouvrage a été composé par Edilivre
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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-04351-4
© Edilivre, 2017
__Introduction __
La COP21 s’est terminée à Paris fin de l’année 2015 et il est indéniable de dire que ce fut un succès. Réunir, pendant 2 semaines les Représentants de 195 pays de la Planète, avec un thème unique : Lutter contre le réchauffement inévitable de celle-ci, fut un « véritable exploit ». Néanmoins il est indispensable d’attendre quelques années pour savoir si les vœux pieux, émis par tous les signataires, vont se traduire par la mise en place des recommandations émises lors de ce grand Rassemblement à savoir surtout lutter le plus possible contre les émissions de gaz à effet de serre, ou encore plus particulièrement le CO2 rejeté dans l’atmosphère : c’est-à-dire travailler en « bas carbone ». Pour cela nous savons déjà qu’il faudra renoncer le plus possible aux énergies fossiles pour les remplacer par les énergies renouvelables provenant de la mise en place d’éoliennes terrestres, off-shore, panneaux photovoltaïques……
Tout cela ne se fera pas très rapidement, compte tenu que chaque année dans le monde, 5300 milliards de dollars sont dépensés par les Etats pour soutenir les énergies fossiles, selon les estimations du Fonds Monétaire International (FMI) soit 10 millions de dollars par minute. C’est la somme consacrée par les Etats du monde entier à soutenir les entreprises extractrices d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). A titre d’exemple c’est plus que le total des dépenses liées à la santé dans le monde. (Etude FMI relayée par http://www.novethic.fr).
Rappelons également que nous sommes actuellement, depuis le début de l’ère industrielle, à une augmentation de la température du globe d’environ 1°C de moyenne et qu’il est urgent de ne pas dépasser 2°C à la fin du siècle présent : une augmentation supérieure se traduirait par de nombreuses catastrophes naturelles : montée importante du niveau des Océans et des Mers, par fonte des glaciers et des calottes polaires, par un phénomène physique de dilatation de l’eau du à son réchauffement, pluies fréquentes torrentielles, inondations sans précédent………… Ces différentes conséquences sont déjà là !!
L’homme possède un pouvoir d’adaptation relativement élevé vis-à-vis de l’augmentation de la température qu’il peut réguler tant que celle-ci n’est pas trop brutale ! Mais pour la Nature et sa biodiversité, cela semble bien différent ! J’ai développé cet aspect dans mon dernier ouvrage, sorti le 20 Octobre 2015 et qui s’intitule : «Réchauffement Climatique : la Nature déboussolée» aux Editions Amalthée
Il semblerait que plusieurs Etats, Entreprises Privées, ONG, présents à la COP21 aient pris conscience, en même temps que le réchauffement climatique, de l’érosion, voire de la suppression galopante de la BIODIVERSITE (variété des espèces vivantes peuplant notre Planète ou tout simplement un écosystème donné.)
Remarque :
Ceux qui lutteront contre le réchauffement climatique, en le stabilisant par exemple, en feront bénéficier la biodiversité qui aura tendance, elle aussi, à rester sur place.
Dans l’état actuel des choses, on s’aperçoit que l’homme, dans certains cas, fait tout son possible (sans le savoir, très probablement ?) pour anéantir cette biodiversité. Nous en verrons plusieurs exemples. Et à contrario, dans d’autres cas, il met tout en œuvre pour la protéger ! Il est vrai que diverses espèces, plus petites que l’homme, (oiseaux, papillons, poissons d’eau douce ou de mer……) seront incapables de s’adapter à l’augmentation de chaleur et disparaîtront. Par contre, d’autres espèces pas plus grosses, seront incommodées par de trop fortes températures par suite du réchauffement climatique, et montreront quelques velléités à chercher un peu d’air « frais », toutes proportions gardées, bien évidemment, en
changeant de région, ou de pays et d’habitats !
2 exemples vous suffiront à comprendre :Le Gobe-mouche noir: il prend ses quartiers d’hiver au même endroit, c’est-à-dire en Afrique sub-saharienne. Outre le voyage entre Afrique et Europe (avec la périlleuse traversée de la Méditerranée et du Sahara) qui lui est souvent fatal, il arrive que les conditions d’hivernage sur le continent noir les déciment sérieusement suite aux périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes avec le réchauffement climatique dans ces régions. Or, 2 Scientifiques néerlandais suivent le comportement de cet oiseau migrateur depuis 1987 et ont constaté que les oiseaux qui ont échappé aux différentes « embûches » ne reviennent pas plus tôt en Europe !! Ce mécanisme ne trouve pas encore d’explication mais le pire est que lorsqu’ils leur aire géographique d’été, leur nourriture principale étant la chenille, celle-ci n’est plus à son pic de fortes quantités. Le réchauffement climatique a avancé la période où ces chenilles sont normalement abondantes et la conséquence immédiateest que les oisillons, au nid, présentent une mortalité importante faute de nourriture ! Ce qui aura pour effet un déclin important, voire unedisparition totale de la populationde GOBES-MOUCHES NOIRS. Il semblerait que « l’horloge biologique » de ces oiseaux migrateurs, ne fonctionne pas comme chez les autres oiseaux migrateurs qui ont su, grâce à elle, s’adapter au changement climatique.
Second exemple : (très récent). Dans le Journal de Saône et Loire du 2 janvier 2016, un ornithologue a clairement perçu et identifié uneFauvette mélanocéphale (espèce méditerranéenne) parmi les buis qui coiffent la roche de SOLUTRE (Saône-et-Loire). Mais il a aussi entendu le cri d’une autre fauvette, probablement la femelle du premier. Jusqu’à présent, seuls des mâles « prospecteurs » avaient été observés dans ces régions. Donc en cette fin 2015, c’est un couple qui semble s’ébattre dans les landes à buis de SOLUTRE et qui pourrait bien nicher au printemps si la froidure lui prête vie. (tiré de l’article de Thierry Dromard). Alors, bien malin celui qui, actuellement, peut prédire le nombre d’espèces qui disparaîtra, ainsi que le nombre de ceux qui resteront en recherchant un climat plus « frais » ? En effet, pour Franck Courchamp, Directeur de recherche au laboratoire d’Ecologie, Systématique et Evolution : «évaluer les risques d’extinction d’une espèce n’a de sens que si l’on envisagetoutes les menaces qui pèsent sur lui, celles liées au réchauffement climatique, mais aussi aux espèces invasives, à la destruction de l’habitat et à l’élévation du niveau de la mer !(Futura-Environnement le 4/01/2016.)
Nous nous sommes déjà posé la question précédemment : en dehors du réchauffement climatique qu’il a provoqué, l’homme n’est-il pas aussi responsable de la disparition de la biodiversité de par ses activités, autres qu’industrielles, à la surface de notre Planète ? C’est la question à laquelle je vais tenter de répondre ? La première idée qui me vient en tête est la surpêche qu’il pratique depuis les années 50 ou 60 ?
__La surpêche __ Chapitre I
Lapêche, côté Pacifique, fût longtemps de type « artisanal ». Elle permettait aux pêcheurs côtiers de vivre décemment, mais la quantité de poissons dans ces eaux était telle, qu’elle fut vite convoitée par des armateurs qui firent construire de très importants chalutiers capables de dévider des centaines de kms de filets de nylon presque invisibles. Ces bateaux venaient presque essentiellement du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan. Vus des profondeurs de la mer, ces filets à la traîne, offrent un spectacle étrange, avec des centaines de poissons curieusement suspendus dans l’eau, comme si, pour eux, le temps et l’espace s’étaient immobilisés. Mais outre les thons et les calmars qu’ils prennent au piège, comme c’est leur mission, ces « murs de la mort », presque indestructibles, dont la longueur peut atteindre 65 kilomètres et la profondeur 12 mètres, emprisonnent des centaines de milliers de dauphins, de phoques, de tortues, de requins, de saumons et d’oiseaux de mer. Quand un de ces filets se perd, ce qui arrive souvent lorsqu’une baleine s’y enchevêtre, il rejoint d’autres « filets fantômes » qui dérivent au gré des courants et continuent à prendre au piège d’autres poissons et faune des mers, parfois pendant des années, avant de s’enfoncer avec leur butin, du fait d’un poids conséquent.
Parfois les bateaux laissent trainer de grandes lignes pour tenter de pêcher de grosses pièces comme de petits rorquals ou cachalots, voire des tortues de mer. + Cliché du dessus : Une tortue de mer prise par la grande ligne d’un bateau de pêche. Comme les baleines et les dauphins, ces reptiles ont besoin de remonter à la surface pour respirer. Prises au piège sous l’eau, soit par une longue ligne, soit dans un filet de pêche, les tortues de mer se noient et
périssent. + Cliché page suivante (cliché du dessous) : Un thon pris dans un de ces grands filets de pêche surnommés « murs de la mort » en raison de leurs effets désastreux sur la faune océanique. A la suite de pressions internationales considérables, le Japon a accepté une résolution des Nations Unies prohibant l’usage de ces filets de plusieurs kilomètres dans le Pacifique méridional, cette résolution s’est étendue à d’autres parties du monde à partir de 1992. Malgré tout, et au fil des années, se profile une cause majeure de la surpêche qui est l’amélioration des techniques de pêche. Ainsi, en Grande Bretagne, pour lutter « à armes égales » avec les Armateurs, subventions et prêts du Gouvernement et de l’UE ont encouragé les pêcheurs locaux et « artisanaux » à construire des bateaux de plus en plus grands et à utiliser des filets aux mailles de plus en plus fines qui capturent même les très jeunes poissons ! (idée farfelue s’il en est une ? compte tenu que la « relève » n’est pas assurée.). Par ailleurs, et bien souvent ces petits poissons, écrasés, piétinés et morts, sont rejetés à la mer, car ils n’ont pas de valeur marchande. Parfois ils sont gardés pour finir à fabriquer de la farine de poisson introduite dans la composition des aliments composés pour bétail (porc en particulier). Ensuite, dans la Mer du Nord qui était une mer riche en poissons, l’UE a progressivement réduit les quotas de pêche fixés pour les flottilles de divers pays, pour y maintenir une certaine biodiversité. Mais les propositions de l’UE ont été régulièrement atténuées par les gouvernements, inquiets par la perspective d’un chômage menaçant dans l’industrie de la pêche !. Aussi, ne nous étonnons pas si les réservesd’églefins, de morues, de harengs, de merlanscontinuent à diminuer rapidement dans la mer du Nord. Actuellement, compte tenu du réchauffement de la température de l’eau, les poissons sont déboussolés et continuent leur course en direction du Nord de cette mer. D’autres pour trouver une eau plus froide s’enfoncent dans les profondeurs.
Vous retrouverez des renseignements plus précis dans mon dernier ouvrage cité précédemment. + Pêcheurs à Belle-Ile-en-Mer (cliché ci-dessus). Dans le monde entier, à mesure que les flottes de pêche des nations industrialiséespillent les zones poissonneuses,les petits pêcheurs locaux, sur leurs barques analogues à celle-ci, sont en train de perdre leur unique moyen de subsistance.
Cette surpêche entraîna très vite la disparition des grandes baleines, qui occupent, en particulier le sommet de la chaîne alimentaire dans l’Antarctique. Chassées sur tous les Océans du Monde, beaucoup d’espèces de Cétacés ont disparu. En 1985, fut mis en place, au niveau mondial, l’interdiction de commercialiser les produits baleiniers, ce qui n’empêche pas les Japonais : dernière...