Oeuvres 2 : 1903-1929

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Henri Wallon (1879-1962) est le plus grand psychologue français et forme, avec Sigmund Freud et Jean Piaget, le trio des psychologues les plus importants au sein de la culture européenne et mondiale. Cette nouvelle édition en 7 volumes comprend environ la moitié de son oeuvre ainsi que celle de son épouse et collaboratrice Germaine Wallon-Rousset (1893-1953). Les tomes 2, 3, 4, 5 et 6 publient 318 articles oubliés d'Henri Wallon sur l'ensemble des champs de la psychologie scientifique.

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Date de parution 15 avril 2015
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EAN13 9782336374598
Langue Français

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ŒUVRES 2
Henri Wallon1903-1929
Henri Wallon (1879-1962) est le plus grand psychologue français. Lui, avec
l’autrichien Sigmund Freud (1856-1939) et le suisse Jean Piaget (1896-1980), ont ŒUVRES 2
formé le trio des psychologues les plus importants au sein de la culture européenne
et même mondiale.
1903-1929Henri Wallon a été, avec Paul Langevin (1872-1946), l’un des physiciens
importants de son époque, l’auteur d’un Plan Langevin-Wallon (1947) de réforme
de l’enseignement, qui n’a jamais été sérieusement étudié par les autorités. Il a
aussi été le créateur d’une psychologie scolaire progressivement rognée avant de
disparaître. Ce sont des causes importantes, entre autres, de la grave crise actuelle
de l’Éducation nationale.
On republie dans cette nouvelle édition en 7 volumes environ la moitié de
l’œuvre d’Henri Wallon, plus celle de son épouse et collaboratrice Germaine
Wallon-Rousset (1893-1953).
Les Tomes 2, 3, 4, 5, 6 publient 318 articles oubliés d’Henri Wallon
(19031962) sur l’ensemble des champs de la psychologie scientique. Ceux-ci
recouvrent de manière encyclopédique des thèmes aussi variés que :
la psychologie de l’enfant ; la psychologie de l’éducation et l’orientation scolaire ;
la psychologie pathologique ; la psychologie générale ; la psychologie appliquée ;
la psychologie du travail ; l’orientation professionnelle ; la psychologie différentielle ;
la psychométrie ; la psychologie sociale ; la psychanalyse ; la psychologie
anthropologique et comparée ; la psychologie esthétique ; l’épistémologie et la
philosophie ; la réforme de l’enseignement ; la politique générale.
Une grille commode des numéros d’articles (pages 10 et 11 dans chaque
volume) permet de s’orienter parmi ces thèmes à travers les 5 volumes consacrés
aux articles.
Le Tome 7 porte sur Les Notions morales chez l’enfant de Germaine
WallonRousset.
ISBN : 978-2-336-30263-8
40 €
ŒUVRES 2
Henri Wallon
1903-1929





Œuvres 2



























© L'HARMATTAN, 2015
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-336-30263-8
EAN : 9782336302638 Henri Wallon



Œuvres 2


1903-1929






Edition réalisée par
le Professeur Emile Jalley et le Docteur Philippe Wallon
avec l’accord des cohéritiers





Principaux travaux d’Émile Jalley sur ou évoquant Henri Wallon

É. Jalley, né en 1935, est ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de philosophie, psychologue
diplômé d’État, Professeur émérite de psychologie clinique et d’épistémologie à l’Université Paris-Nord.

Les astérisques *, **, *** indiquent un ordre croissant de technicité
Wallon lecteur de Freud et Piaget. Trois études suivies des textes de Wallon sur la psychanalyse et d’un
lexique des termes techniques, Paris, Éditions sociales, 1981, 560 pages.
Wallon : La Vie mentale, Introduction, Bibliographie des principaux titres, Lexique des
termes techniques, Index des Matières, Paris, Éditions sociales, 1982, pp. 7-108,
373416.
Henri Wallon : La vida mental, Introducción y edición de Émile Jalley, Editorial Crítica, Grupo
editorial Grijalbo, Barcelona, 1985, pp. 7-24, 253-290.
* « Wallon Henri » : Encyclopaedia Universalis, tome 18, Paris, 1985.
« Concept d’opposition » : ibid., tome 16, 1989.
« Psychanalyse et concept d’opposition » : ibid., tome 19, 1989.
« Psychologie génétique » : ibid., tome 19, 1989.
« Les stades du développement en psychologie de l’enfant et en psychanalyse » : ibid., Symposium,
1989.
« Les grandes orientations de la psychologie actuelle » : Encyclopédie médicochirurgicale, Paris,
Éditions techniques, 1989.
** Henri Wallon : Psychologie et dialectique, (avec L. Maury), Postface d’Émile Jalley : Une
dialectique entre la nature et l’histoire. Une psychologie conflictuelle de la personne. La spirale et le
miroir, Paris, Messidor, 1990, pp. 189-243.
« Psychologie clinique » (en collaboration) : Encyclopédie médicochirurgicale, ibid., 1991.
Dictionnaire de la psychologie (Doron Roland, Parot Françoise), 72 articles d’Émile Jalley,
Paris, PUF, 1991.
* « Wallon Henri 1879-1962 » : Encyclopédie philosophique universelle. Dictionnaire :
Paris, Presses Universitaires de France. 1992.
Atlas de la psychologie (H. Benesch), direction de traduction de l’allemand avec
augmentation, Paris, Livre de Poche, 1995, pp. 44-45, 298-299, 374-375, 416-417.
« La psychologie moderne » : Encyclopédie Clartés, Paris, Éditions Clartés, 1996.
*** Freud, Wallon, Lacan. L’enfant au miroir, Paris, EPEL, 1998, 389 pages.
** Henri Wallon : L’Évolution psychologique de l’enfant, Texte introduit par Émile Jalley,
Paris, Armand Colin, 2002, pp. 1-32, 182-187, rééd. 2012, pp. 3-42, 219-228.
La crise de la psychologie à l’université en France, tome 1 : Origine et déterminisme, Paris,
L’Harmattan, 2004, 530 pages.
La crise de la psychologie à l’université en France, tome 2 : État des lieux depuis 1990, ibid., 2004,
514 pages.
*** Wallon et Piaget. Pour une critique de la psychologie contemporaine, ibid., 2006, 496 pages.
La psychanalyse et la psychologie aujourd’hui en France, Paris, Vuibert, 2006, 395 pages.
La guerre des psys continue. La psychanalyse française en lutte, Paris, L’Harmattan, 2007, 512
pages.
Critique de la raison en psychologie. La psychologie scientifique est-elle une science ? ibid., 2007, 511
pages.
** « Le retour de Wallon et Piaget », Le Journal des psychologues, n° 244, fév. 2007, pp. 58-63.
La guerre de la psychanalyse. Hier, aujourd’hui, demain, ibid., 2008, 449 pages.
*** La guerre de la psychanalyse. Le front européen, ibid., 2008, les 2 vol. 995 pages.











































Henri WALLON ŒUVRES 2
1903-1929
SOMMAIRE

1. Propos liminaire, 7
2. Chronologie, 8
3. Panorama synthétique provisoire des articles et thèmes de Wallon d’après
Zazzo-Manaranche, 9
4. Table générale des œuvres d’Henri Wallon entre 1903 et 1963 11
Œuvres 2 1903-1929, correspondant au présent volume, 11-15 es 3 1930-1937
Œuvres 4 1938-1950
Œuvres 5 1951-1956
Œuvres 6 1957-1963
1903, 27

1. Propos liminaire :
On a renoncé d’emblée à proposer, comme entrée en matière de ce
volume 2 des Œuvres de Wallon comme des autres qui suivront (3 à 6), un
exposé d’accès pédagogique et de lecture facile concernant la carrière et les
idées de Wallon en matière de psychologie. Nous avons fait ce travail ailleurs en
plusieurs occasions, dont on trouvera aisément les références en page 4 de ce
volume, en allant du degré le plus accessible au plus technique, indiqués par un
à trois astérisques (*, **, ***), et n’avons pas souhaité nous répéter. On pourra
trouver aide aussi dans notre Introduction générale rédigée pour le Tome 1 de
ces Œuvres, au niveau de l’analyse qu’elle propose des quatre livres importants
et méconnus de 1903, 1926, 1930, 1951. Quitte à décevoir le lecteur, nous
disons donc l’ouvrage que nous proposons ici (2), comme les suivants (3 à 6),
est d’un niveau scientifique et technique qui, sans écarter a priori le lecteur
débutant, suppose tout de même connues les données basiques touchant la
personnalité et la démarche scientifiques de Wallon. Cependant, nous n’avons
pas souhaité non plus laisser le lecteur sur son désir légitime de savoir. C’est
pourquoi nous proposons tout d’abord une chronologie sommaire (2.), suivie
d’un panorama des thèmes génériques principaux (3.) susceptibles d’être
rencontrés dans les 318 articles de Wallon publiés dans ces volumes 2 à 6. La
numérotation que nous utiliserons pour désigner ces articles est reprise de la
bibliographie des œuvres d’Henri Wallon publiée par le livre de René Zazzo
intitulé Psychologie et marxisme. La vie et l’œuvre d’Henri Wallon (Denoël, 1975) (pp.
285-318), complétée par nos soins, et qui a toujours fait depuis autorité depuis
sa première édition (bibliographie dite de Zazzo-Manaranche, ZM).
7

2. Chronologie

On a refait celle-ci par synthèse à partir de données du « numéro spécial Henri
Wallon » de la revue Enfance 1959-1963 et de l’ouvrage cité de R. Zazzo 1975. D’autres
bibliographies plus complètes existent dans Jalley 1982 et surtout 2006 cités ici p. 4.
Voir aussi Œuvres 6 pp. 96-97.

Naissance à Paris, le 15 juin 1879.
1899-1902 : Elève de l’École Normale Supérieure.
1902 : Agrégé de Philosophie. Professeur au lycée de Bar-le-Duc.
1903-1908 : Études de médecine.
1908 : Docteur en Médecine.
1908-1931 : Assistant du Professeur Nageotte à Bicêtre et à la Salpêtrière.
1909 : Le délire de persécution (Thèse de Médecine) Paris, Baillière.
1914-1918 : Mobilisé comme médecin de bataillon.
1920-1937 : Chargé de cours à la Sorbonne.
1925 : Docteur ès lettres
L’Enfant turbulent, Thèse de Doctorat ès lettres, Alcan, 1925.
Création du Laboratoire de Psychobiologie de l’enfant à
BoulogneBillancourt.
Articles sur la conscience dans le Traité de Psychologie de G. Dumas.
1926 : Psychologie pathologique, Alcan.
1927 : Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études. Le laboratoire
de Boulogne y est intégré.
Président de la Société Française de Psychologie.
1929 : Participe à la création de l’Institut de Psychologie de Paris et de l’Institut
national d’orientation professionnelle.
1929-1949 : Professeur à l’Institut National d’Étude du Travail et d’Orientation
Professionnelle.
Membre du Conseil Directeur de l’Institut de Psychologie de l’UNiversité
de Paris.
1930 : Principes de Psychologie appliquée, A. Colin.
1931 : Adhésion au « cercle de la Russie neuve ».
1934 : Les origines du caractère chez l’enfant, Boivin.
1937-1949 : Professeur au Collège de France.
1938 : La vie mentale, Encyclopédie française - t. Vlll.
1941 : L’évolution psychologique de l’enfant, A. Colin.
Enseignement interdit par le gouvernement de Vichy.
1942 : De l’acte à la pensée, Flammarion.
Adhère au parti communiste clandestin après l’exécution de Politzer et
du physicien Salomon par les Allemands. Entre dans la Résistance.
1944 : Secrétaire général à l’Éducation Nationale dans le gouvernement de la
Libération.
8
1945 : Les origines de la pensée chez l’enfant, P.U.F.
Délégué du Front National à l’Assemblée Consultative Provisoire.
1946 : Député de Paris à l’Assemblée constituante.
Succède à Langevin comme Président de la Commission de la Réforme
de l’Enseignement.
1948 : Fondation de la revue « Enfance », P.U.F.
1949 : Mise à la retraite.
1950-1952 : Professeur à l’Université de Cracovie (Pologne).
1950 : Les mécanismes de la mémoire (avec E. Evart-Chmielnitzki), P.U.F.
1951 : Président de la Société Médico-Psychologique.
1953 : Renversé par un cycliste, père de famille contre lequel il renonce à porter
plainte. Contraint désormais à l’immobilité.
1954 : Président des Journées Internationales de Psychologie de l’enfant.
Président de la Société Française de Pédagogie.
Président du Groupe Français d’Education Nouvelle.
1962 : Dernier article : « Pluralité et nombre chez les enfants de 4 à 7 ans. »
erMort à Paris le 1 décembre 1962.

2. Panorama synthétique provisoire des articles et thèmes de Wallon

On propose donc à la suite de la chronologie une classification des
articles de la bibliographie ZM selon une liste de thèmes disciplinaires
fondamentaux. Celle-ci remplace tant bien que mal un Index des Matières qui
manque, faute de bras et d’énergie pour le mener à bien, vu le travail
considérable qu’il demanderait. Cette classification est tout de même d’un grand
intérêt, car elle donne un panorama de l’importance considérable de Wallon
dans tous les champs de la psychologie, en sus de la psychologie de l’enfance.
Les caractères gras désignent les livres.
Ce classement comporte un caractère inévitablement approximatif. Tel
numéro pourrait souvent être classé dans plusieurs rubriques, en raison du
caractère spontanément inter-domanial de la démarche de Wallon. Par exemple
l’article 46 sur « les causes psychophysiologiques de l’inattention chez l’enfant »
concerne à la fois la psychologie pathologique, la psychologie de l’enfant et la
psychologie de l’éducation. Les exemples seraient nombreux. On a parfois, mais
plutôt rarement, classé tels numéros dans 2 rubriques, et alors laissé les choses
en l’état.
Cette typologie des thèmes fait apparaître, au-delà de la psychologie de
l’enfance, l’importance tout aussi considérable de Wallon dans les champs de la
psychologie pathologique, ainsi que de la psychologie de l’éducation (avec
un engagement bien plus important que celui de Piaget), ainsi que de la
psychologie professionnelle.
Les positions de Wallon en matière de psychologie de l’éducation et de
l’enseignement n’ont pas vieilli d’une ride, et il serait bien venu d’y faire retour
en cette période de crise majeure de l’enseignement. Il serait temps enfin de
9
prendre au sérieux si peu que ce soit le plan Langevin-Wallon, quoi qu’en
pensent ceux que Pascal appelait les demi-habiles. Mais la chose fait encore bien
trop peur dans un pays où le jeu du mouvement et de l’histoire des classes
sociales est à ce point bloqué.
Les propos de Wallon sur le dessin et le cinéma, ainsi que la
délinquance juvénile restent inconnus et sont d’un intérêt majeur.
Enfin et surtout, c’est une rubrique psychologie clinique qu’il faudrait
envisager comme traversant à peu près tout l’ensemble de l’œuvre de Wallon,
non seulement en matière de psychologie de l’éducation, mais encore de
psychologie professionnelle (orientation, sélection professionnelles ;
psychologie du travail)

Psychologie de l’enfant : 32 ; 33 ; 34 ; 37 ; 41 ; 43 ; 48 ; 50 ; 51 ; 56 ; 57 ; 59 ;
60 ; 62 ; 67 ; 68 ; 72 ; 73 ; 79 ; 80 ; 88 ; 95 ; 108 ; 109 ; 111 ; 119 ; 124 ; 127 ; 128 ;
129 ; 137 ; 139 ; 142 ; 143.1 ; 146 ; 147 ; 153 ; 155 ; 163 ; 165 ; 166 ; 167 ; 174 ;
176 ; 177 ; 179 ; 180 ; 202 ; 203.1 ; 206 ; 207 ; 208 ; 227 ; 230.1 ; 202 ; 206 ; 208
; 221 ; 228 ; 240 ; 263
Psychologie génétique expérimentale : 176 ; 232 ; 233 ; 238 ; 239 ; 244 ; 245 ;
253 ; 260 ; 261 ; 262 ; 253 ; 260 ; 261 ; 262
Psychologie de l’éducation, scolaire, pédagogique ; orientation scolaire : 30, 44 ;
46 ; 47 ; 69 ; 70 ; 71 ; 74 ; 77 ; 78 ; 81.1 ; 92 ; 93 ; 98.1 ; 101 ; 102 ; 104 ; 106 ;
110 ; 112 ; 115 ; 116 ; 119.1 ; 119.2 ; 122 ; 123 ; 131 ; 134 ; 136.1 ; 141 ; 143.1;
144 ; 148 ; 150 ; 151 ; 151.3 ; 154 ; 156 ; 160 ; 161 ; 162 ; 166 ; 168 ; 181 ; 182 ;
183 ; 184 ; 185 ; 186 ; 187 ; 189 ; 196 ; 212 ; 213 ; 220 ; 222 ; 224 ; 230.1 ; 248 ;
249 ; 251 ; 254.1 ; 255 ; 254.1 ; 255 ; 259.1 ; 263 ; 265
Psychologie pathologique : 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 10.1 ; 11 ; 12 ; 12.2 ;
13 ; 14 ; 15, 16, 17 ; 17.1 ; 18 ; 18.3 ; 18. 4 ; 18.5 ; 18.6 ; 18. 7 ; 18.8 ; 18.9 ;
18.10 ; 18.11 ; 18.12 ; 18.13 ; 19, 20 ; 21 ; 23 ; 25 ; 26 ; 28 ; 29 ; 35 ; 36 ; 38 ; 39 ;
40 ; 41.1 ; 49.1 ; 49.2 ; 54 ; 64 ; 75 ; 86 ; 89 ; 94 ; 99 ; 145 ; 170 ; 217 ; 242 ; 243 ;
257 ; 259
Psychologie générale : 18.2 ; 24 ; 27 ; 81 ; 85 ; 90 ; 96 ; 100 ; 103 ; 114 ; 143 ;
149 ; 176 ; 177 ; 178 ; 188 ; 193 ; 198 ; 199 ; 225 ; 226 ; 246
Politique scolaire et pédagogique ; Réforme de l’enseignement : 117 ; 121 ; 126 ;
136.1 ; 138 ; 140 ; 157 ; 163.3 ; 172 ; 173 ; 200 ; 201, 250 ; 265
Psychologie appliquée : 52 ; 55 ; 58 ogie du travail : 135 ; 163.1
Orientation professionnelle : 49 ; 65 ; 82 ; 87 ; 162 ; 163.1
Psychologie différentielle ; Psychométrie : 63 ; 97.1 ; 158 ; 164 ; 167
Psychologie sociale : 151.2 ; 171 ; 180 ; 220.1 ; 196 ; 207 ; 212 ; 214 ; 216 ; 219 ;
254
Psychanalyse : nombreux passages publiés sous les références suivantes dans
Wallon lecteur de Freud et Piaget. (1981) : 22 ; 27 ; 28 ; 29 ; 31 ; 40 ; 42 ; 45 ; 53
; 55 ; 66 ; 79 ; 81 ; 82 ; 103 ; 105 ; 107 ; 108 ; 111 ; 113 ; 114 ; 124 ; 145 ; 170 ;
177 ; 208 ; 241 ; 247 ; 264.2
10
Psychologie anthropologique ; comparée ; de la mentalité primitive : 45 ; 53 ;
66 ; 83 ; 105 ; 113 ; 216 ; 228 ; 229 ; 236
Psychologie esthétique, dessin, filmologie : 130, 133 ; 159 ; 178 ; 191 ; 193 ; 209
; 210 ; 218 ; 229 ; 232 ; 235 ; 239
Épistémologie, philosophie : 61 ; 81 ; 83.1 ; 84 ; 85 ; 90 ; 91 ; 92.1 ; 97 ; 118 ;
125 ; 169 ; 170 ; 197 ; 199 ; 204 ; 205 ; 223 ; 230 ; 241 ; 246 ; 250.1 ; 254 ; 258
Histoire, biographie : 1 ; 18.1 ; 74 ; 76 ; 92.2 ; 96 ; 97 ; 98 ; 107 ; 120 ; 125 ; 132 ;
136 ; 143.2 ; 151.3 ; 152 ; 163.2 ; 175 ; 190 ; 192 ; 194 ; 195 ; 203 ; 203.2 ; 203.3 ;
211 ; 215 ; 226 ; 231 ; 236.1 ; 236.2 ; 236.4 ; 237 ; 246 ; 247 ; 252 ; 256 ; 264 ;
266 ; 267
Politique générale : 12.1 ; 92 ; 110.1 ; 119.2 ; 151.1 ; 172 ; 190.1 ; 219 ; 236.3 ;
250.1 ; 264

3. Table générale des œuvres d’Henri Wallon entre 1903 et 1963 d’après
Zazzo-Manaranche
On répétera cette table complète, empruntée à l’ouvrage cité de Zazzo
(pp. 187-206) au début de chacun des volumes 2 à 6 de ces Œuvres, à ceci près
qu’elle sera imprimée en petits caractères (10), sauf pour la tranche de temps
couverte chaque fois par le volume en question, où elle se présentera en
caractères normaux (11) à sa place correspondante dans la série. Ce procédé
permettra de resituer chaque volume à sa place historique dans leur séquence
complète tout en survolant l’ensemble de l’œuvre et en assurant la localisation à
travers tout le parcours de celle-ci des thèmes présentés ci-dessus.

Œuvres 2 1903-1929
1903 * 27
1. Discours prononcé à la distribution des prix du lycée de Bar-le-Duc, le
30-71903, reproduit in Enfance, 1968, 7-2, 9-15. E1968. EL. 27
1908 33
2. Rapports de l’hystérie et de l’épilepsie chez deux enfants, L’Encéphale, 1908, 8,
244-248. 33
1909 37
3. Délire de persécution. Le délire chronique à base d’interprétation (thèse de
médecine), Paris, J. Baillière, 1909, 118 p. 37
4. - et Kindberg (L).
Un enfant sitiophobe et flaireur, L’Encéphale, 1909,1, 81-85. 37
5. Accès d’excitation et de délire accompagné de vertiges chez un imbécile,
L’Encéphale, 1909, 11, 468-473. 39
1910 44
6. et Rolland. Description du cerveau d’un enfant aphasique, L’Encéphale, 1910,
3, 335-340. 44
1911 50
7. Psychose circulaire ayant débuté à douze ans chez une fillette
intellectuellement débile, L’Encéphale, 1911, 2, 171-177. 50
11
8. Négativisme ou simulation? Le syndrome de Ganser, J. de Psycho., mars-avril
1911, 158-163. 56
9. et Gantier (CL). Psychose infectieuse et confusion mentale. Perte des notions
de temps, Rev. Neurol., juin 1911, t. 1. 61
10. Forme écholalique du langage chez un imbécile épileptique, J. de Psycho.
sept.-oct. 1911, 436-444. 71
1912 79
10.1. Impulsivité motrice verbale et affective chez une Jeune épileptique.
Coprolalie, J. de Psycho., 1912, 9, 52-57. J1. 79
1913 * 85
11. Sur quelques problèmes de psychiatrie (à propos d’un livre récent), Année
Psychol., 1913, XIX, 268-280. EL. 85
12. Le délire d’imagination, Année Psychol., 1913, XLX, 355-360. 96
12.1. Agathon : « les jeunes gens d’aujourd’hui », le miracle nationaliste, 1.
Cahiers d’Aujourd’hui, numéro 3, février 1913, Paris. G1 329-333. 101
12.2. Le langage et la verbomanie, Année Psychol., 1913, XIX. Psychologie
pathologique. Analyses bibliographiques, 354-355. J2. 105
1914.1 106
13. Stéréotypies ; inertie systématique ; perte des notions de temps consécutives
à une crise d’alcoolisme aigu, L’Encéphale, 1914, 1, 71-76. 106
14. et Langle. Tabès, alcoolisme chronique, délire de persécution, L’Encéphale,
1914, 5, 472-476. 111
15. L’idée de dégénérescence mentale, Année Psychol., 1914, XX, 190-196. EL.
115
1914.2* 121
16. Le délire d’interprétation, Année Psychol., 1914, XX, 327-330. 121
17. Obsession et délire, Année Psychol., 1914, XX, 331-335. 125
17.1. L. Marchand. - Les accès mélancoliques des obsédés douteurs. - Ann. m.
p., déc. 1912, p. 488-503. Psychologie pathologique. Analyses bibliographiques,
Année Psychol., XX, 335-336. J3 129
18. La psychose hallucinatoire, Année Psychol., 1914, XX, 337-347. 130
18.1. Henri Piéron. - L’attitude objective dans la psychologie moderne, Scientia,
èmevol. XVII, 9 année, 1915, n° XXXIX-1. Généralités. Traités. Méthodologie et
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267269. J4. EL. 140
18.2. Henri Piéron.- Recherches psychophysiologiques. Anatomo-physiologie
nerveuse. Neurologie. Analyses bibliographiques, Ann. Psychol., 1914, XXI, 21,
286-289. J5. EL. 142
18.3. A. Mairet et H. Piéron. - Syndrome épileptique par irritation nerveuse
périphérique ou « Épilepsie de Brown-Séquard », Bull. de l’Acad. de Médec.,
séance du 18 janv. 1916. Anatomo-physiologie nerveuse. Neurologie. Analyses
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18.4. Dezwarte et Marg. Jannin. - Les quantités mentales et la hiérarchie des
délires. - Ann. m.-p., oct. 1917, 508-533. Psychologie pathologique. Analyses
biblio12
graphiques, Année Psychol., 1914, XXI, 21, 345-347. J7. EL. 145
18.5. L. Lagriffe. - Anaphylaxie et affections mentales. - Ann. Méd.-Psychol.,
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pathologique. Analyses bibliographiques, Année Psychol., 1914, XXI, 21, 348-349. J9. EL.
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18.7. Ph. Chaslin. - La Confusion mentale. - Ann. Médi.-Psychol., juillet-août
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18.8. Dupré et Logre.- Les psychoses imaginatives aiguës. - An. m.-p., aout-sept
1914, p. 145-169. Psychologie pathologique. Analyses bibliographiques,Année
Psychol., 1914, XXI, 21, 352. J11. EL. 152
18.9. Dr F. Heckel. - La névrose d’angoisse et les états d’émotivité anxieuse.
Clinique. Pathogénie. Traitement. - 1 vol. gr. in-8° de 535 p., Masson et Cie,
édit., 1917. Psychologie pathologique. Analyses bibliographiques, Année Psychol.,
1914, XXI, 21, 352-354. J12. EL. 151
18.10. Drs A. Devaux et J.-B. Logre. - Les Anxieux. Études de psychologie
morbide publiées sous la direction du Dr E. Dupré. - In-8° de 358 p., Masson
et Cie, éditeurs, 1917. Psychologie pathologique. Analyses bibliographiques,
Année Psychol., 1914, XXI, 21, 354-358. J13. EL. 154
18.11. Dr Auguste Wimmer. - Sur l’état de conscience pendant la stupeur et sur
les psy-chomécanismes du délire de négation de Cotard. - Ann. Méd.-Psychol.,
janvier 1919, p. 14-44, 358-359. Psychologie pathologique. Analyses
bibliographiques, Année Psychol., 1914, XXI, 21, 358-360. J14. EL. 157
18.12. A. Collin. - L’enfance du débile intellectuel. Réactions antisociales du
débile intellectuel en fonction de la débilité intellectuelle. - Ann. Méd.-Psychol.,
fév. 1919, p, 82-95 ; mai 1919, p. 207-214, 360-361. J15. EL. 159
18.13. Truelle et Mlle Bouderlicq. - Le réflexe oculo-cardiaque dans la démence
précoce des jeunes gens. - Ann. Méd.-Psychol., juillet 1916, p. 389. Psychologie
pathologique. Analyses bibliographiques, Année Psychol., 1914, XXI, 21, 365. J16.
EL. 160
1919* 163
19. et Dumas (G.). Les troubles mentaux de guerre, Mercure de France, 1er juin
1919. 163
1920.1 172
20. Les psychonévroses de guerre, Année Psychol., 1914-1919, XXI, 1, 215-236.
EL. 172
21. Lésions nerveuses et troubles psychiques de guerre, J. de Psycho., janvier
1920, 69-96. 192
1920.2 * 217
22., 24. et 31. La conscience et la vie subconsciente, J. de Psycho., fév. 1920,
97120.WFP 382-394. 217
13
23. Émotion et épilepsie, J. de Psycho., avril 1920, 367-374. 252
1921* 261
24. La conscience et la conscience du moi, J. de Psycho., janv. 1921, 51-64. Voir
217. 261
25. Psychonévrose et troubles d’origine sympathique, J. de Psycho., mai 1921,
413-425. 261
26. Les réactions motrices dans les crises dues à l’émotion, Année Psychol.,
19201921, XXII, 142-166. EL. 266
27. Le problème biologique de la conscience, Rev. Philos., 1921, 1, 161-185, rééd.
in G. Dumas, Traité de Psychologie, Paris, Alcan, 1923, 1.1, 202-228. WFP
395402. 283
1922 320
28. Un cas de brusque variation dans la forme de crises d’origine émotive, J. de
Psycho., juin 1922, 551-556. WFP 403-407. 321
1923* 327
29. Spiritisme, sexualité, psychose, J. de Psycho., fév. 1923, 158-159. WFP 407.
327
30. La capacité d’attention chez l’enfant, Bull. Soc. Fr. Pédag., 1923, 12, 361-367.
333
1924 339
31. La conscience et la vie subconsciente, in G. Dumas, Traité de Psychologie,
Paris, Alcan, 1924, t. 11, 479-521. Voir 217. 339
(Il s’agit de la réédition en un seul chapitre des articles ci-dessus n° 22 et n° 24
et occupant ici respectivement les pages 479 à 506, et 506 à 521), rééd. (avec
une page d’introduction) in G. Dumas, Nouveau traité de Psychologie, Paris,
PUF, 1942, t. VII, 1-38.
32. L’interrogation chez l’enfant, J. de Psycho., 1924, 27, 170-182. 339
1925 348
33. Stades et troubles du développement psychomoteur et mental chez l’enfant
(thèse principale pour le doctorat es lettres), Paris, Alcan, 1925, 316 p. 348
34. L’enfant turbulent, Recueil d’observations (thèse complémentaire de
lettres), Paris, Alcan, 1925, 653 p. 348
35. La mentalité épileptique, J. de Psycho., juin 1925, 500-515. 348
1926 * 361
36. L’étude des anormaux et la psychologie de l’enfant, Rev. de l’Ens. Prim.,
1925-1926, 23-25. 361
er37. La notion de cause chez l’enfant (1 projet d’enquête), Rev. de l’Ens. Prim.,
juillet 1926, 327-328. 365
38. et Dereux (J.). Exhibitionnisme et syphilis, J. de Psycho., juillet 1926, 754-757.
368
39. Une variété d’enfants anormaux : les instables, Ann. Enfance, 1926, 1,
414. 371
40. Psychologie pathologique, Paris, Alcan, 1926, 95 p. 383
41. Mouvement et psychisme, J. de Psycho., 1926, 23, 957-974. PD 29-47. 383
14
41.1. Vittorio Benussi. - La suggestione e l’ipnosi, come mezzi di analisi psichica
reale, Bologne, N. Zanicchelli, 1925, J. de Psycho., Analyses et comptes rendus,
1926, 1040-1048. V. Benussi : Sur l’autonomie fonctionnelle émotive (À propos
d’un compte rendu de M. H. Wallon). H. Wallon : Réponse à M. Benussi. V.
Benussi : Rectification à la réponse de M. H. Wallon. H. Wallon : Dernière mise
au point, J. de Psycho, Notes et documents1927, 341-346. J17. 396
1927 407
42. La « Science des rêves » de Freud, J. de Psycho., 1927, 24, 759-764. WFP
412416. 407
1928 * 413
43. L’autisme du malade et l’égocentrisme enfantin : intervention aux
discussions de la thèse de Piaget, Bull. Soc. Fr. Phi!., 1928, 28, 131-136. 413
44. La maladresse, J. de Psycho., 1928, 61-78 ; rééd. in Éducation Physique : Quelques
conférences scientifiques et techniques, publ. sous la Direction du Pr Latarjet, Lyon, A.
Rey, 1930 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 264-278. E5963. EL. 444
45. La mentalité primitive et celle de l’enfant, Rev. Philos., 1928, 7-8, 82-105.
WFP 417-419, PD 48-73. 456
1929 * 475
46. Les causes psychophysiologiques de l’inattention chez l’enfant, Bull. Soc. Fr.
Pédag., 1929, 32 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 408-414. E5963. EL. 475
47. L’habileté manuelle. Ses conditions psychophysiologiques, Rev. Sci. Trav.,
juin 1929, 217-252 ; rééd. in Enfance, 1963,1-2, 111-120. E5963. 479
48. Les composantes neurologiques du caractère, Pour l’Ère Nouvelle, 1929, 52,
254-256. 490
49. Sélection et orientation professionnelle, J. de Psycho., 1929, 26, 9-70, 710-727.
491
49.1. K. Jaspers. - Psychopathologie générale. Traduit d’après la troisième édition
allemande, par A. Kastler et J. Mendousse, In-8°, p., VIII-632, Alcan 1928 ; Rev.
Philos. Revues critiques. Psychologie, 1929, 285-290. J18. 503
49.2. C. von Monakow et R. Mourgue. - Introduction biologique à l’étude de la
neurologie et de la psychopathologie. Intégration et désintégration de la fonction, gr. in-8°, p.
XI416, Paris, Alcan, 1928, Revue philosophique. Revues critiques. Psychologie, 1929,
290-295. J19. 508-513.
Œuvres 3 1930-1937
1930* 27
50. Un laboratoire de psycho-biologie de l’enfant, Pour l’Ère Nouvelle, 1930,61, 200-201.
27
51. Fonctions musculaires et activité mentale, Bull. mens. Foyer Centr. Hyg., mai 1930,
117. 29
e52. Principes de psychologie appliquée, Paris, A. Colin, 1930, p. 224, 5 éd. 1950. 44
53. De l’image au réel dans la pensée de l’enfant, Rev. Philos., 1930, 5-6, 446-458. WFP
420-423. 44
54. Délire verbal, idées de possession, d’irréalité, de négation, J. de Psycho. 1930, 27,1-2,
60-83. 53
55. La psychologie appliquée, Rev. Philos., janv. 1930, 97-107. WFP 424. 70
15
56. Le problème biologique de la conscience, in G. Dumas, Nouveau traité de Psychologie,
Paris, Alcan, 1930, t. 1, 293-331. 70
57. Les origines du caractère chez l’enfant. Les états affectifs, Rev. des Cours et Conf.,
1930. 70
1) L’étude du caractère 15 janv., 208-218. 2) Le comportement fonctionnel du
nourrisson, 15 fév., 397-412. 3) et 4) Le comportement émotionnel, 28 fév., 529-546 ;
et 30 mars, 702-712. 5) La place de l’émotion dans le comportement humain, 30 avril,
124-139. 6) et 7) Les sources et les formes de l’émotion chez l’enfant, 30 mai,
340352 ; et 30 juin, 549-560. (Cette série, complétée, a été reprise dans Les Origines du
caractère chez l’enfant, Paris, Boivin, 1954.).
1931.1* 73
58. La psychologie appliquée, Rev. de Psycho. Appliq. de l’Est, 1931, 1, 10-22. 73
59. L’étude du caractère chez l’enfant, Rev. Enseign. Second. Jeunes Filles, 1931, 14, 210-214
; 15, 225-229 ; 16,246-249. 88
60. et Wallon (G.). La représentation des formes et l’apprentissage des labyrinthes ;
VIP Conf. Intern. de Psycho-tech. sept. 1931, Moscou, Résumé des Rapports, fasc. 111,
2731. 101
1931.2* 107
61. Science de la nature et science de l’homme : la psychologie, Rev. de Synthèse, oct. 1931
; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 203-219. E5963. EL. 107
62. Comment se développe chez l’enfant la notion du corps propre, J. de Psycho.,
nov.déc. 1931, 705-748 ; rééd. in Enfance, 1963, 1-2, 121-150. E5963. 124
1932.1* 151
63. Sur la septième conférence internationale de psychotechnique (Moscou, sept.
1931), Rev. de Psycho. Appliq. de l’Est, janv. 1932, 3-12. 151
64. Syndromes d’insuffisance psychomotrice et types psychomoteurs, Ann. Méd.-
Psychol., 1932, t. I, 4, 369-384 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 240-251. E5963. EL. 158
65. Culture générale et orientation professionnelle, Pour l’Ère Nouvelle, 1932, 81,
245252. G2 205-218. 170
1932.2* 185
66. De l’expérience concrète à la notion de causalité et à la représentation-symbole, J. de
Psycho., 1932, 1-2, 112-145 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 337-366. E5963, WFP 425-426.
EL. 185
67. La conscience de soi, ses degrés et ses mécanismes, de 3 mois à 3 ans, J. de Psycho.,
1932, 29, 9-10, 744-785. 215
68. Sur la recomposition des formes géométriques (puzzle) par des enfants de 7-15 ans.
(Comm. au Congrès Intern. de Psycho., Copenhague, sept. 1932). 215
69. Pédagogie concrète et psychologie de l’enfant, in Hommage au Dr. Decroly, Bruxelles,
1932, 453-462 ; rééd. in Pour l’Ère Nouvelle, 1933, 91, 237-241. 219
70. Psychologues et pédagogues, Bull. de l’Amicale Normalienne des Institutrices de la Lozère,
janv.-mai 1932 ; rééd. in Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 42-43. BPS. 228
1933* 231
71. Allocutions faites au Musée Pédagogique pour l’inauguration de deux expositions
scolaires : Une exposition polonaise. L’enseignement en U.R.S.S., Bull. du Musée Pédag.,
1933, 10, 293-299. 231
72. Le jugement moral (d’après Piaget) chez l’enfant, Ann. Enfance, 1933, 63, 1280-1281.
PD 79-81. 236
73. L’enfant et le milieu social, Pour l’Ère Nouvelle, 1933, 97, 237-241. PD 74-78. 237
16
74. Les anormaux dans l’œuvre de Decroly, Bull. Soc. Fr. Pédag., 1933, 47, 2-5 ; rééd. in
Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 47-49. BPS. 240
1934 244
75. Sur « Neurobiologie de l’hallucination » de R. Mourgue, Rev. Philos., 1934, 421-425.
244
76. Intervention à la séance du 24-2-1934 de la Soc. Fr. de Philo., pour le 25e
anniversaire de la mort de Rauh, Bull. Soc. Fr. Philo., 1934, 2, 64-71. 249
77. Les programmes et les centres d’intérêt, École du Grand Paris, 1934, 7,18-26. 255
78. Le VIe Congrès mondial d’Éducation nouvelle, J. de Psycho., 1934, 30, 1-2, 155-156.
267
79. Les origines du caractère chez l’enfant. Les préludes du sentiment de personnalité,
Paris, Boivin, 1934, 266 p. ; 2e éd., Paris, PUF, 1949, 5e éd., Paris, P.U.F., 1973. 268
80. La véracité chez l’enfant, Bull. Assoc. Méd. Psychol, Liège, 1934, 23, 10-12. 268
81. La loi en psychologie, in Science et loi (Centre Intern. de Synthèse), Paris, Alcan, 1934,
151-169. G3 219-232. WFP 438-441. 268
81.1 Projet d’enseignement, G4 261-265. 279
1935.1* 285
82. L’étude du caractère chez l’enfant et l’orientation professionnelle, Rev. Philos., 1935,
5-6, 304-320. WFP 441-443. 285
83. Le réel et le mental, J. de Psycho., 1935, 5-6 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 367-397.
E5963. EL. 297
1935.2* 331
83.1. À la lumière du marxisme (essais). Sciences physico-mathématiques, sciences
naturelles, sciences humaines. Jean Baby, agrégé de l’université ; Marcel Cohen, professeur
à l’École des langues orientales ; Georges Friedmann, agrégé de l’université ; Paul
Labérenne, agrégé de l’université ; Jean Langevin, agrégé de l’université ; René Maublanc,
agrégé de l’université ; Henri Mineur, astronome à l’observatoire ; Charles Parain,
agrégé de l’université ; Marcel Prenant, professeur à la Sorbonne ; Aurélien Sauvageot,
professeur à l’École des langues orientales ; Dr Henri Wallon, professeur à la
Sorbonne : (Conférences faites à la Commission scientifique du Cercle de la Russie Neuve, en
1933-1934). Introduction du Dr Henri Wallon ; 1935, Éditions sociales internationales,
Paris. J20. 331
84. Psychologie et technique, J. de Psycho., 1935, et in À la Lumière du Marxisme, Paris,
Éd. Soc. Int., 1935, 128-148 ; rééd. in Enfance, 1963, 7-2, 15-30. E5963. 337
85. La psychologie à la croisée des chemins : à propos d’un livre récent (H. Delacroix,
Les grandes formes de la vie mentale), Revue de Synthèse, 1935, X, 7, 87-99. G5 233-246. 353
86. Préface à : Guilmain, Fonctions psychomotrices et troubles du comportement, Paris, Foyer
Central d’Hygiène, 1935, I-IV. 364
1936* 367
87. L’orientation professionnelle dans les enseignements supérieur et secondaire, Congrès
international des B.U.S., Paris, 18 déc. 1936, Inst. Intern. Coop. Intel. 1936, Soc. des Nations,
1937, 42-52. 367
88. Le comportement émotionnel (nouvelle série), Rev. des Cours et Conf., 1936, 6,
529546 ; 8, 702-712 ; 10, 124-139.Reproduit dans Les Origines du caractère chez l’enfant, Paris,
Boivin, 1973. 375
89. Les enfants dits pervers, (Conf. au Musée Pédagogique, 31-1-1935), Notre Bull,
(Musée Pédagogique), 1936, 4 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 419-432. E5963. EL. 375
90. L’individu, in Cours de marxisme, (1re année, 1935-1936), Paris, Bureau d’éditions,
17
1936. G6 247-260. 387
91. Esprit critique et agnosticisme, in Esprit critique et esprit scientifique, Cah. du S.P.I.,
1936 ; rééd. in Enfance, 1963, 7-2, 5-14. E5963. 398
92. Les rapports de la science avec la formation des personnalités libres,Pour l’Ère
Nouvelle, 1936, 723, 294-301. 408
92.1. Esprit critique et tradition, Intervention de M. Wallon, Professeur de philosophie
à la Sorbonne, Cahiers du Cercle Descartes, n°1, printemps 1936, 34-37. J21419
92.2. Abandon de l’Espagne, suicide de la France, Allocution radiodiffusée,G7
335337. 422
1937* 425
93. Psychologie et Éducation de l’enfance (leçon d’ouverture au Collège de France, mai
1937), Rev. des Cours et Conf., 1937 ; rééd. in Pour l’Ère Nouvelle, 1937 ; rééd, inEnfance,
1959, 3-4, 195-202. E5963. EL. 425
94. Préface à : Carité (M.), Le sort de l’enfant arriéré, Paris, Blond et Gay, 1937, 11-12.
432
95. Développement moteur et mental chez l’enfant, Actes du Congrès Intern. de Psycho.,
Paris, 1937, 1-16 ; rééd. in Pour l’Ère Nouvelle, 1938, 737, 133-141. 433
96. L’individu et la société, in Cours de Marxisme, (2e année, 1936-1937), Paris, Bureau
d’éditions, 1937. 441
97. Introduction à K. Marx et la pensée moderne, in À la lumière du marxisme, Paris, Ed.
Soc. Intern., 1937, t. II. 453
97.1. Psychologie et psychotechnique, Conférences de l’Institut Supérieur Ouvrier Série
Culture Générale IV, H Wallon Professeur au Collège de France. En vente : au
C.C.E.O., 211, rue Lafayette, Paris X, CC Paris 1019-83, et à la Librairie Syndicale, 213,
rue La Fayette, Paris X CC Paris 975-71, 1937. J22. 459
98. Descartes et nous, Cahiers du Cercle Descartes, 1937, 6. 473
98.1. Préface à une brochure sur les bagnes d’enfants, 1-3. J23. 477
ANNEXE 481
Œuvres 4 1938-1950
1938 * 27
99. Les troubles des fonctions motrices chez l’enfant, Ann. Enfance, 1938, 777, 3-13.
27
100. Dormir, Mieux-vivre, nov. 1938, 77. 39
101. La formation psychologique des maîtres, Enseign. Scientif., 1938 ; rééd. inEnfance,
1959, 3.4, 401-407. E5963. EL. 40
102. Discipline et troubles du caractère (comm. Au Congrès Intern. Enseign. Prim.,
1937), Bull. Soc. Fr. Pédag., 1938, 66 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 415-418.E5963. EL.
47
103. Encyclopédie Française, t. VIII, publié sous la direction de Henri Wallon ;La Vie
Mentale, Paris, Soc. de Gestion de l’Encycl. Fr., Larousse dépositaire, 1938. 51
Introduction à l’étude de la vie mentale, 8.04.3 - 8.04.7. La psychologie : science de la
nature et science de l’homme, 8.06.1-8.06.7. La caractériologie, 8.10.7 - 8.10.12.
Avertissement sur le plan de l’ouvrage, 8.14.1. Les insuffisances sous-corticales, 8.18.6-8.18.10.
Le nourrisson, 8.22.1. - 8.22.3. L’infirme, 8.22.4 - 8.22.6. Rapports affectifs : les
émotions, 8.24.1-8.24.7. L’activité sensori-motrice, 8.28.1-8.28.5. La réalisation mentale
de l’objet, 8.32.1-8.32.6. La croissance intellectuelle de l’enfant, 8.32.10 - 8.32.12 et
8.34.1 - 8.34.2. Les disciplines intellectuelles, 8.44.1 - 8.44.10. Indiscipline et perversité,
8.46.2 - 8.46.8. L’activité mentale diffuse et son utilisation publicitaire, 8.52.8 - 8.52.10.
18
Formation de la personne, 8.54.3 - 8.54.4. La vieillesse, 8.56.1 - 8.56.3. Sciences occultes
et science active, 8.58.3 - 8.58.4. Les faux et les vrais problèmes, 8.64.3 - 8.64.5.
1939 52
104. Préface à : Segers (J.E.), La psychologie de la lecture, et l’initiation à la lecture par
la méthode globale, Anvers, Boekhandel, 1939, I-IV. 52
105. L’œuvre de Lévy-Brühl et la psychologie comparée, Rev. Philos., 1939, 1, 254-257.
WFP 466-468. 54
106. Intervention dans la discussion de la conférence de H. Luc (trois mots deux idées :
éducation, orientation et apprentissage) à la Soc. Fr. de Pédag., L’Enseignement Technique,
1939, 9, 33-35. 57
107. Un psychologue humaniste : Charles Blondel, J. de Psycho., 1939, 36, 1-10 ; rééd. in
Enfance, 1968,1-2,103-109. E1968, WFP 469-470. EL. 59
108. La psychologie scientifique et l’étude du caractère, La Pensée, nov-déc. 1939. WFP
471-472, PD 82-91. 66
109. et col. La Psychologie de l’enfant de la naissance à 7 ans, Paris, Bourrelier, 1939, 82
p. 72
1940 * 87
110. Milieu familial et délinquance juvénile, Pour l’Enfance Coupable, janv.-fév. 1940, 3-5.
PD 92-97. 87
110.1. Procès des députés communistes (Déposition, 29 mars 1940), G8 339-344. 91
1941 95
111. L’évolution psychologique de l’enfant, Paris, A. Colin, 1re éd. 1941, 224 p. ; 17e éd. 1974.
95
112. Fugues et vagabondage, Pour l’Enfance Coupable, 1941, 37, 1-2. 95
1942 98
113. De l’acte à la pensée Essai de psychologie comparée, Paris, Flammarion, 1942, 254 p, 5e éd.
1972. 98
1943 98
114. La sensibilité affective : moi et non-moi, in La sensibilité dans l’homme et la nature,
(Centre Intern. de Synthèse), Paris, P.U.F., 1943, 15-27, WFP497-500, PD 98-109. 98
1944 106
115. L’orientation scolaire, La Pensée, 1944, 7, 44-50. PD 110-119. 106
1945 112
116. Les principes de l’orientation à l’école et dans la profession. Enseignement et Culture,
U.F.U., mars 1945 ; rééd. in Bull. Ass. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 9-16. BPS. 112
117. La réforme de l’Université (conférence à l’U.F.U., 1945), Enseignement et Culture,
1945, rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 433-449. E5963. EL. 125
118. Pour une encyclopédie dialectique. Sciences de la nature et sciences humaines, La
Pensée, 1945, 4, 17-22. PD 120-127. 140
119. Les origines de la pensée chez l’enfant, Paris, P.U.F., 1945 ; t. I : Les moyens
intellectuels. 307 p ; t. II : Les tâches intellectuelles, 449 p., 3e éd., Paris, P.U.F., 1963. 144
119.1. Quel doit être le rôle de l’École dans la Nation ?, Bull. Soc. Franç. Pédag., 1945, 68,
2-11. J24. 144
119.2. Préface à Allons au-devant de la vie, 2-3, 1945. J25. 153
1946 * 155
120. La vie et l’œuvre de G. Dumas, Ann. Méd.-Psychol, 1946, 104, 409-431 ; rééd. in
Enfance, 1968, 7-2, 119-141. E1968. EL. 155
121. La réforme de l’enseignement et l’enseignement primaire, Europe, 1946, 10, 1-8.
19
172
122. L’éducation nouvelle et la réforme de l’enseignement, Pour l’Ère Nouvelle, 1946, 7,
5-6. 178
123. Formation des maîtres : rapport préliminaire, Pour l’Ère Nouvelle, 1946, n° spécial,
88-91. 180
124. Le rôle de l’autre dans la conscience du moi, J. Égyptien Psychol., 1946, 2, 7 ; rééd. in
Enfance, 1959, 3-4, 279-286. E5963, WFP 500-504. EL. 185
125. - Matérialisme dialectique et psychologie, in Cours de l’Université Nouvelle, Paris, Ed.
Soc. Intern., 1946, 15-23. PD 128-139. 192
1947.1 * 201
126. Rapport de la Commission de la Réforme de l’Enseignement à M. le Ministre de
l’Éducation Nationale, 1947 ; rééd., avec préface de H. Wallon, U.F.U., 1960 ; republié
dans Le plan Langevin Wallon de la réforme de l’Enseignement Paris, P.U.F., 1964, 175-236.
201
127. L’étude psychologique et sociologique de l’enfant, Cah. Intern. Sociol., 1947, III,
323 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 297-308. E5963. EL. 243
1947.2 * 255
128. Préface à : Prudhommeau (M.), Le dessin de l’enfant, Paris, P.U.F., 1947, VII - IX.
255
129. Les stades de l’évolution psychologique de l’enfant, Éduc. Nationale, 1947, 27,1-3 et
25. PD 140-147. 258
130. Qu’est-ce que la filmologie ? La Pensée, 1947, 75, 29-34. 263
131. Nous aurons demain un enseignement unifié et ouvert sur la vie, Avenirs, 1947, 5,
1-4. 269
132. Le Pr Langevin, Bull. Soc. Fr. Pédag., 1947, 77, 154-159. 276
133. De quelques problèmes psycho-physiologiques que pose le cinéma, Rev. Intern.
Filmol., juillet-août 1947, 15-18. 281
134. Psychologie et éducation, Enseign. public, 1947, 24, 10. 284
135. Taylorisme, rationalisation, sélection, orientation, Rev. Enseign. Techn., 1947, 1, 5-7.
285
136. Préface à : Paul Langevin : écrits philosophiques et pédagogiques, Pour l’Ère
Nouvelle, 1947, n° spécial, 165-166. 289
136.1. Des problèmes de l’éducation, Revue Synthèses, Bruxelles, 1947, pp. 39-46.
G9 345-355. 291
1948 * 299
137. Préface à : Premier numéro d’Enfance, Enfance, 1948, 7, 5-7. EL.
138. Réforme de l’enseignement et psychologie, Enfance, 1948, 7, 49-53. EL. 301
139. A tous, Pour l’Ère Nouvelle, 1948, 7, 1-3. 305
140. Principes généraux de la réforme de l’enseignement. Bull. Soc. Fr. Pédag., 1948, 79,
26-52. 307
141. Préface à : Segers (J.E.), La psychologie de l’enfant normal et anormal d’après l’œuvre du
Dr Decroly, Bruxelles, R. Stoops, 1948. 332
142. L’évolution psychique de l’enfant, in Cours de pédiatrie sociale, Paris, Flammarion, 1948
; rééd. in Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 29-37. BPS. 334
143. Préface à : Diel (P.), Psychologie de la motivation, Paris, P.U.F., 1948. 348
143.1. Aux lecteurs de Pour l’Ére nouvelle, 1948, 2, 1. J26. 352
143.2. Henri Daudin (23 mai 1881- 21 décembre 1947), La Pensée, 1948, 17, 76-78. J27.
352
20
1949 * 355
144. Préface à : François (C), Enfants victimes de la guerre. Une expérience pédagogique, Paris,
Bourrelier, 1949, 5-7. 355
145. Préface à : Dr Hesnard, L’univers morbide de la faute, Paris, P.U.F., 1949, VII. XII.
G10 267-273, WFP 505-509. 357
146. L’évolution psychique de l’enfant, in Cours de Pédiatrie Sociale, Paris, Flammarion,
1949, vol. 2, 799-812. 362
147. Le jeu chez l’enfant, in Cours de Pédiatrie Sociale, Paris, Flammarion, 1949, vol. 2,
919-930. PD 148-164. 362
148. Pédagogie expérimentale, Pour l’Ère Nouvelle, 1949, 6, 1-2. 373
149. Perception et concept, Pour l’Ère Nouvelle, 1949, 6, 8-9. 375
150. L’hygiène physique et mentale de l’enfance, Bull. Soc. Fr. Pédag., 1949, 85, 54-62.
376
151. Langevin éducateur, Pour l’Ère Nouvelle, Paris, 1949,4, 3-6 ; rééd. in Le plan
LangevinWallon de Réforme de l’Enseignement, Paris, P.U.F., 1964, 292-296 ; rééd. in Enfance, 1968,
1-2,147-149. E1968. EL. 384
151.1. Une controverse sur la liberté, La Pensée, 1949, 23, par Henri Daudin et Henri
Wallon. J28. 387
151.2. Intervention sur la psychologie de groupe, Pour l’Ère nouvelle, 1949, 30-31. J29.
388
151.3. Préface. J30. EL. 389
1950 * 391
152. La psychologie de Descartes, La Pensée, 1950, 32, 11-20 ; rééd. in Enfance, 1968, 7-2,
39-52. E1968. EL. 391
153. L’âge préscolaire, Bull. Psychol., 1950, 3, 165-166. 402
154. L’éducation nouvelle, Bull. Psychol., 1950, 7, 424-427. 404
155. Le développement psychomoteur de l’enfant, (cours à la Fac. de Médecine de
Paris, 1949), in L’Individualité humaine, publié par la Revue de morphophysiologie
humaine, Paris, 1950 ; rééd. in Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 38-41. BPS. 410
156. Méthodes pédagogiques nouvelles, in Psychiatrie Sociale de l’Enfant, Paris, C.I.E.,
1950, 377-382. 415
157. Philosophie de l’enseignement en France, in Farber, L’activité philosophique
contemporaine en France et aux États-Unis, Paris, P.U.F., 1950, vol. 2, 341-358. 421
158. Préface à : Luccioni (H.), Les tests mentaux à l’école, Alger, Gr. Alg. Éduc. Nouv.,
1950, 7-10. 434
159. Préambule à : Numéro spécial sur le dessin de l’enfant, Enfance, 1950, 3-4, 1-IV.
436
160. Préface à : Le Guillant (L.), et Coll., Les maisons d’enfants, Paris, P.U.F., 1950, 1-3.
EL. 440
161. Préface à : Makarenko (A.), Le chemin de la vie, Paris, Ed. Pavillon, 1950, 7-10. 443
162. Allocution, (comm. aux Journées d’études pédagogiques, 19-20 fév. 1950), Pour
l’Ère Nouvelle, 1950, 7, (Hommage à H. Wallon), 27-35 ; et in Bull. Intern. de l’Enseign.,
juin 1950, (n° spécial Hommage à H. Wallon), 61-66. 445
163. et Ascoli (G.). Comment l’enfant sait classer les objets, Enfance, 1950, 5, 411-433.
453
163.1. Apprentissage et formation intellectuelle, Revue Pédagogique, Paris, 1950, n° 1
(Syndicat national de l’enseignement technique). G11 353-355. 458
163.2. Pavlov rationaliste, Causerie radiodiffusée le 23 oct. 1949, probablement Le
21
Courrier Rationaliste, 1950. J31. 459
163.3 Enseignement et liberté, par Henri wallon, Président de la F.I.S.E., Bull. Intern. de
l’Enseign., trimestriel, déc. 1954, 4, 10-11. J32. 463-465

Œuvres 5 1951-1956
1951 *
164. Les tests psychologiques et la clinique mentale, Enfance, 1951, 7, 1-4. EL. 27
165. Les références de la pensée courante chez l’enfant, Année Psychol., vol. jubilaire H.
Piéron, L, 387-402 ; rééd. in Enfance, 1963, 1-2, 151-162. E5963. EL. 30
166. Préface à : Brauner (A.), Nos livres d’enfants ont menti, Paris, S.A.B.R.I., 1951, 5-9. 43
167. Préface à : Brunet (O.) et Lézine (L), Le développement psychologique de la première
enfance, Paris, P.U.F., 1951. 45
168. Préface à : Jadoulle (A.), Le laboratoire pédagogique au travail, Paris, Éd. Scarabée,
1951, 5-7 ; rééd. in Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 17-18. BPS. 47
169. Psychologie et matérialisme dialectique, Societa, 1951, 2 ; rééd. in Enfance, 1963,1-2,
31-34. E5963. 49
170. Psychopathologie et psychologie génétique, La Raison, 1951, 2, 46-53 ; rééd. in
Enfance, 1963, 1-2, 35-42. E5963, WFP 510-512. EL. 53
171. Sociologie et éducation, Cah. Intern. Sociol., 1951, X, 19-33 ; rééd. in Enfance, 1959,
3-4, 324-333. E5963. EL. 59
172. L’école contre la guerre, Enseignants du monde, Paris, 1951, 1, 1. 69
173. Où en est la réforme de l’enseignement, Cah. Laïques, Paris, 1951, 5, 1-20 ; rééd. in
Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 21-28. 70
174. Post-scriptum en réponse à M. Piaget, Cah. Intern. Sociol., 1951, 10, 175-177.
83
175. À la mémoire de Paul Langevin, La Pensée, 1951, 34, 7-10. 86
176. et Évart-Chmielniski (E.), Les mécanismes de la mémoire en rapport avec ses objets, Paris,
P.U.F., 1951, 117 p. 90
177. L’évolution dialectique de la personnalité, Dialectica, 1951, 5, 3-4 ; rééd. in Enfance,
1963, 1-2, 43-50. E5963, WFP 512-513. 90
1952 * 99
178. Introduction au Symposium de Filmologie (13e Congrès Intern. de Psychol.,
Stockholm, 1951), Rev. Intern. Filmol., 1952, 9, 21-23. 99
179. La pensée précatégorielle, Enfance, 1952, 2, 97-101. G12 275-280. EL. 102
180. Les étapes de la sociabilité chez l’enfant, École Libérée, 1952 ; rééd. in Enfance, 1959,
3-4, 309-323. E5963. EL. 106
181. 30e anniversaire du Groupe Français d’Éducation Nouvelle (G.F.E.N.), Pour l’Ère
Nouvelle, 1952,10, 2-6. 121
182. Intervention dans les discussions sur l’enseignement de l’histoire, Pour l’Ère
Nouvelle, 1952, 10, 29-30. 126
183. Discours d’ouverture (Congrès du G.F.E.N.), Pour l’Ère Nouvelle, 1952, 11-12, 1-2.
127
184. Intervention dans les discussions sur la notion d’intérêt (Congrès du G.F.E.N.),
Pour l’Ère Nouvelle, 1952, 77-72, 22-23. 128
185. Intervention dans les discussions sur l’éducation morale (Congrès du G.F.E.N.),
Pour l’Ère Nouvelle, 1952, 77-72, 38-39. 129
186. Rapport de la psychologie et de la pédagogie chez Decroly, Pour l’Ère Nouvelle,
1952, 77-72, 58-64. 130
22
187. Origines et tendances de l’Éducation Nouvelle, in Éducation, Revue grecque,
Agoguê, Thessaloniki, 1952 ; rééd. in Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 44-46.
BPS. 135
188. Préface à : Wolff (Ch.), La main humaine, Paris, P.U.F., 1952. 138
189. Pourquoi des psychologues scolaires ? Enfance, 1952, 5, 373-376 ; rééd. in Bull.
Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 7-8. BPS. EL. 140
190. L’associationnisme de Pavlov, Bull, de Psychol., déc. 1952 ; rééd. in Enfance, 1963,
7-2, 51-58. E5963. 143
190.1. Pour l’indépendance de la Tunisie, La Pensée, 1952, 41, 7-10. J33. 151
1953 * 157
191. L’enfant et le cinéma, Enseignement audio-visuel, 1953, 2, 3-4. 157
192. L’œuvre du Dr O. Decroly, Pantin, C.F.E.P., (Comité Fr. pour l’Éducation
Préscolaire), 1953, 3-14 ; rééd. in Enfance, 1968, 1-2, 91-101. E1968. EL. 159
193. L’acte perceptif et le cinéma (cours à l’Institut de Filmologie), Revue Intern. de
Filmol., avril-juin 1953, 97-110. G13 281-295. 167
194. Rabelais et l’éducation, L’École et la Nation, juin 1953 ; rééd. in Enfance, 1968, 1-2,
31-37. E1968. EL. 179
195. La pédagogie de Rabelais, La Pensée, 1953, 48-49, 77-80. 184
196. Préface à : Les journaux pour les enfants, Enfance, 1953, 5, 369-370. EL. 188
197. Sur la spécificité de la psychologie, La Raison, 1953 ; rééd. in Enfance, 1963, 1-2,
6771. E5963. 189
198. Le cerveau et la pensée, Cahiers Rationalistes, 1953, 128, 1-5. PD 165-170. 194
199. L’organique et le social chez l’homme, Scientia, 1953 ; rééd. in Enfance, 1963,1-2,
5966. E5963. 198
200. Réforme ou sabotage de l’enseignement : le projet Brunold, La Pensée, 1953,
4849, 8-10. 205
201. L’éducation polytechnique chez Marx et ses continuateurs, La Pensée, 1953, 48-49,
172-176. 208
202. Le Laboratoire de Psychobiologie de l’enfant, B.I.N.O.P. (Bull. Institut National
Orientation Prof.), sept. 1953, 100-102. G14 357-360. 214
203. Freinet et la psychologie, L’École et la Nation, 1953, 75, 26-28. 217
203.1. Prenez soin de votre plus précieux capital, Regards, 1953, Paris, n° 360. G15
361366. 221
203.2. Pavlov et la psychologie, 1953, 75-79. J34. 226
203.3. Paul Langevin et la résistance, La Pensée, 1953, 46, 3-5. J35. 229
1954 * 233
204. Psychologie animale et psychologie humaine, La Pensée, 1954, 57, 91-93. PD
171174. 233
205. Discours de clôture au 2e Colloque de La Pensée (1-3-1954) sur Lénine philosophe
et savant, La Pensée, 1954, 57, 125-130. 235
206. Kinesthésie et image visuelle du corps propre chez l’enfant, Bull. Psychol., 1954, VII,
5, 239-246 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 252-263. E5963. EL. 241
207. Les milieux, les groupes et la psychogenèse de l’enfant, Cah. Intern. Sociol., 1954,
XVI, 2-13 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 287-296. E5963. EL. 253
208. Journées internationales de psychologie de l’enfant (Paris, 1954). Rapport
inaugural, Enfance, 1954, 3, 253-261. G16 297-306, WFP 513-516. EL. 262
209. L’intérêt de l’enfant pour les événements et les personnages du film, Rev. Intem.
Filmol., 1954, 17, 93-103. 270
23
210. Le cinéma éducatif, Bull. Soc. Fr. Pédag., 1954, 106, 58-79. 281
211. Préface à: Lézine(L), A.S. Makarenko, pédagogue soviétique, Paris, P.U.F., 1954,
V-VII. 303
212. Préface à : Sadoul et Coll., Les journaux pour enfants, Paris, P.U.F., 1954,1-2. 305
213. Préface à : Seclet-Riou, Les méthodes d’enseignement en U.R.S.S., Paris, Assoc.
FranceU.R.S.S., 1954, 3-4. 306
1955 * 309
214. Message au 2e Congrès Intern. de Filmologie (Paris, fév. 1955), Rev. Intem. Filmol.,
1955, 20-24, 13-14. 309
215. Pavlovisme et psychologie, La Nouvelle Critique, 1955 ; rééd. in Enfance, 1963, 1-2,
79-86. E5963. 310
216. Les loisirs, les jeux, la culture, Le Courrier Rationaliste, Paris, 1955, 8 ; rééd. in Bull.
Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 50-51. BPS. 317
217. L’instabilité posturo-psychique chez l’enfant (en italien), Infanzia Anormale, 1955, 12
; traduit et rééd. in Enfance, 1963, 1-2, 163-171. E5963. 320
218. Entretien sur le dessin de l’enfant, (1955), Cah. Groupe F. Minkowska, 1963, n°
spécial, 55-74. 328
219. Tristesse ou espoir des « vieux », La Pensée, 1955, 63, 15-17. G17 369-372. 356
220. L’enseignement des sciences à l’école, Enseignants du Monde, 1955, 15. 359
220.1. Quand les magazines vous apprennent si vous êtes des bons parents, Pour
l’enfance, Paris, janv. 1955, n° 5-6, p. 6. (Édité par le Mouvement national pour la
défense de l’enfance). G18 367-368. 361
1956 * 363
221. Importance du mouvement dans le développement psychologique de l’enfant,
Enfance, 1956, 9, 1-4 ; rééd. in Enfance, 1959, 3-4, 235-239. E5963. EL. 363
222. Préface à : Les livres pour enfants, Enfance, 1956, 3, 3-9. EL. 367
223. Sur la spécificité de la psychologie, La Raison, 1956, 15, 1-5 ; rééd. in Enfance, 1963,
1-2, 67-72. 375
224. Les étapes de la personnalité chez l’enfant, in Le problème des stades en psychologie de
l’enfant. (compte rendu du Symposium de l’Assoc. de Psychol. Scient. de langue
française, Genève 1955), Paris, P.U.F., 1956 ; rééd. in Enfance, 1963, 1-2, 73-78. E5963.
375
225. Niveaux et fluctuations du moi, Évol. Psychiatr., 1956, 7, 389-401 ; rééd. in Enfance,
1963, 1-2, 87-98. 381
226. L’importance doctrinale de l’œuvre pavlovienne, La Raison, 1956, 13, 84-91.
G19 311-319. 392
227. La psychologie génétique, Bull. Psychol., 1956, X, 1, 3-10 ; rééd. in Enfance, 1959,
34, 220-234. E5963. EL. 399
228. La création chez l’enfant, in Mélanges Georges Jamati, Paris, C.N.R.S., 1956, 323-326 ;
rééd. in Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 52-54. BPS. 410
229. L’enfant et le film, d’abord daté : Venise, août 1949, puis paru dans Rev. Intern.
Filmol., 1956, 26, 129-136 ; rééd. in Bull. Assoc. Fr. des Psychol. Scol., 1967, 5, 55-59. BPS.
415
230. La raison et l’expérience, Le Courrier Rationaliste, 1956, 12. PD 175-180. 422
230.1. L’âge préscolaire, L’École et la Nation, janv. 1956, 44-1.G20 307-309. 426-428

Œuvres 6 1957-1963
1957 * 27
24
231. René Gille, B.I.N.O.P., 1957, 2, 86-87. 27
232. et Liliane Lurçat. Graphisme et modèle dans les dessins de l’enfant, J. de Psycho.,
1957, 257-294. 28
233. Préface à : Léon (A.), Psychopédagogie de l’orientation professionnelle, Paris, P.U.F., 1957,
VII-XI. 46
234. avec Eugénie Evart-Chmielniski et Georgette Denjean-Raban. Reproduc-tion des
durées courtes par l’enfant, Enfance, 1957, 2, 97-134. EL. 49
235. Les ciné-clubs des jeunes, Enfance, 1957, n° spécial, 195-197. EL. 87
236. La mentalité primitive et la raison, Rev. Philos., 1957, 4, 461-467, (n° spécial pour le
centenaire de L. Lévy-Bruhl) ; rééd. in Enfance, 1968, 1-2, 111-117. E1968. EL. 90
236.1. Jean-Richard Bloch mort il y dix ans…, L’École et la Nation, 1957, 56. J36.
95
236.2. Une grande éducatrice : Mme Lahy-Hollebecque, Le Courrier Rationaliste, 1957, 84.
J37. 96
236.3. Pour le quarantième anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917, La Pensée,
1957, 76. J38. 96
236.4. Henri Wallon, dossier paru dans Revue de Psychol. Appliqu., janvier 1957, volume 7,
n°1, 1-4. J39. 97
1958.1 * 103
237. Introduction à l’Émile, in J.-J. Rousseau, Émile ou de l’Éducation, Paris, Ed. Soc.
Intern., 1958, 7-60 ; rééd. in Enfance, 1968, 1-2, 53-89. E1968. EL. 103
238. Evart-Chmielniski et Sauterey. Équilibre statique, équilibre en mouvement : double
latéralisation entre 5 et 15 ans, Enfance, 1958, 1, 1-29. EL. 139
1958.2 * 171
239. et Liliane Lurçat. Le dessin des personnages par l’enfant, ses étapes et ses
mutations, Enfance, 1958, 3, 177-211. EL. 167
240. Préface à : L’adolescence, Enfance, 1958, 4-5, 283-285. EL. 204
241. Fondements métaphysiques ou fondements dialectiques de la psychologie, La
Nouvelle Critique, nov. 1958 ; rééd. in Enfance, 1963, 1-2, 99-110. E5963, WFP 517-518.
206
242. et Georgette Denjean-Raban. Sur quelques signes d’apraxie chez les en-fants
inadaptés, Am. Méd.-Psychol., 1958, 7, 1-14. 216
1959 * 227
243. Préface à : Helman (Z.), Rorschach et électro-encéphalogramme chez l’enfant
épileptique, Paris, P.U.F., 1959, V-VII 227
244. avec Eugénie Évart-Chmielniski et Rachel Sauterey. Le sens de la verticale chez
l’enfant, J. de Psycho., 1959, 56, 161-186. 229
245. et Liliane Lurçat. L’espace graphique de l’enfant, J. de Psycho, 1959, 56, 425-454.
249
246. Du behaviorisme à la psychologie de la motivation, La Pensée, 1959, 86, 3-6. G21
321-326. 270
247. Entretien, La Nouvelle Critique, 1959, 108, 11-25 ; rééd. in Enfance, 1968,1-2,17-29.
E1968, WFP 518-519. EL. 275
248. Préface à : Maublanc (M.) : La classe de philosophie, son présent et son a-venir,
Cah. Rationalistes, 1959, 779, 100-101. 284
249. Préface à : Soriano (M.), Guide de la littérature enfantine, Paris, Flammarion, 1959,
711. 286
250. Paul Langevin et la réforme de l’enseignement, La Pensée, 1959,52, 58-61. 288
25
250.1. Intervention sur l’usage réactionnaire de la psychologie, La Nouvelle Critique,
1959, 103, 173-174. J40. 291
1960 * 293
251. Préface à : La classe de sixième, Enfance, 1960, 7, 1-2 ; rééd. in Bull. Assoc. Fr. des
Psychol. Scol., 1967, 5, 19-20. BPS. EL. 293
252. P. Janet, psychologue réaliste, Bull. Psychol., 1960, XIV, 1-4. 154-156 ; rééd. in
Enfance, 1968, 1-2, 143-145. E1968. EL. 295
253. et Lurçat (L.). La représentation du poids chez l’enfant : la balance, Enfance, 1960,
3, 213-224. EL. 298
254. Mort et survie, Le Courrier Rationaliste, 1960, 12 ; rééd. in Enfance, 1968, 1-2,
256259. E1968. EL. 309
254.1. Les tâches nouvelles de la pédagogie, L’École et la nation, sept. 1960, 91, I-II. J41.
312
1961* 315
255. Éducation et psychologie, Rech. Intern.à la Lumière du Marxisme, 1961, 28, 209-214.
PD 181-188. 315
256. Témoignage, La Pensée, 1961, 700, 3-6. 319
257. Préface à : Beizman (C), Le Rorschach chez l’enfant de 3 à 10 ans, Neuchâtel (Suisse),
Delachaux et Niestlé, 1961. 322
258. Préface à : Merani (A. L.). Introduction à la psychologie de l’enfant, en espagnol, Merida,
Venezuela, Ed.de l’Université de Merida, 1961, 9-11. 324
259. Préface à : Réadaptation et psychologie des enfants et adolescents
poliomyélitiques, Enfance, 1961, 4-5, 273-274. EL. 327
259.1. Nécessité de l’école maternelle, L’École et la Nation, 1961, n° 99, 14-16. J28, WFP
519-521. J42. 328
1962 * 333
260. et Lurçat (L.). Espace postural et espace environnant (le schéma corporel), Enfance,
1962, 1, 1-33. EL. 333
261. et Denjean (G.). Activité simultanée et similaire des deux mains chez les droitiers
et chez les gauchers, J. de Psycho., 1962, 59, 109-138. 368
262. et Sauterey (R.). Pluralité et nombre chez les enfants de 4 ans et demi à 7 ans,
Enfance, 1962, 3, 201-221. EL. 390
263. Ce qui est fondamental : la maturation psychophysiologique (texte écrit en 1962,
econclusion à une table ronde d’éducateurs), Ciné-Jeunes, 3 trim. 1973, 78, 1-3. 411
264. Mémoire et raisonnement (fac-similé de notes pour un article dont la ré-daction a
été interrompue par la mort), Enfance, 1962, 4-5, (n° spécial sur la mémoire), 315. 413
1963 * 415
265. L’enseignement en France, Revue Université-Santé, Paris, 1963, 1, 4-5. G22 373-382.
415
266. Causerie du 2 mars 1963 sur Henri Wallon, dépliant recto-verso en 6 volets. J43.
422
267. Henri Wallon par lui-même : Trois inédits, Enfance, 1986, 39, 3-3, 341-349. J44. EL.
425
268. Comparaison de formes géométriques par la vue et par le toucher chez des enfants
de 4-12 ans, manuscrit 12 pages du Carton 10 des Archives d’Henri Wallon 360 AP.435












1903

1. Discours prononcé à la distribution des prix du lycée de Bar-le-Duc, le
30-71903, reproduit in Enfance, 1968, 1-2, 9-15. E1968. EL.

Discours prononcé par M. Wallon, Agrégé de l’Université, Professeur de
Philosophie à la Distribution des Prix du Lycée de Bar-le-Duc le jeudi 30 juillet
1903.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Mes chers Amis, Nous
serions de francs impertinents, si nous prétendions, comme Renan jadis fit pour
la vertu, qu’un jour par an le travail et le mérite sont récompensés : le jour où
nous vous distribuons des prix. Seriez-vous donc parmi toute la jeunesse
laborieuse de France les seuls dont l’effort vaut d’être applaudi ? Et s’il fallait
convier à d’équitables rémunérations tant de courageux apprentis de la vie, que
ferions-nous ici nous-mêmes ? Un peu de mathématiques ou de latin, des
diplômes et cette robe d’un jour : nous voici consacrés arbitres des bonnes
volontés ! Mais écoutez ceux que l’âpre lutte instruit des besoins profonds et
vrais de la conscience humaine. « Quoi, nous disent-ils, encore des sanctions ?
Notre labeur ne pourra-t-il jamais s’affranchir du contrôle d’autrui ? Une
estimation grossière, une gratification dérisoire viendra donc sans cesse avilir
l’effort qui jaillit de nous-même ? Quelle est cette usurpation ? Pourquoi cette
main toujours étendue sur nous pour asservir notre volonté, pour dégrader
notre libre mérite ? » N’ont-ils pas raison, ceux-là, mes amis ? L’idée d’une
rémunération possible et nécessaire de nos actes et de nos peines n’est-elle
point, en effet, de celles où retentit sans fin l’écho des longs tâtonnements et
des innombrables défaillances de la conscience humaine poursuivant sa marche
sur la route ardue des siècles ? Lasse de voir à tout instant s’évanouir dans la
nuit chaotique et violente des appétits matériels la trace lumineuse d’une pensée
trop vague encore pour se saisir elle-même ; déçue du premier frisson de
tendresse et de sympathie qui l’éveille aux aspirations du cœur, parce qu’elle
ignore qu’il n’y a point à chercher d’objet dont les perfections impossibles
puissent provoquer et satisfaire nos affections ; harassée enfin de l’effort
dépensé pour coordonner tant d’essais infructueux, se débattant dans
l’impuissance, avortant dans l’oubli de ses intentions premières ; par une
27
dernière secousse de son désespoir, ces aspirations qu’elle ne sait plus comment
rassasier, elle les projette hors d’elle-même, et s’en faisant des réalités
indépendantes et tutélaires, cherche en elles l’appui nécessaire à sa marche ; son
besoin de penser et de savoir ? Voici des affirmations de quoi le satisfaire - ses
désirs impuissants de vouloir et d’agir ? Voici des ordres pour leur donner le
change - ses rêves enfin, ses rêves féconds d’amour, de beauté, d’espérance ?
Voici pour eux aussi de quoi les apaiser ; voyez ces couronnes, voyez ces
récompenses, voyez ces faveurs ; tout, elle tiendra tout de la main de ses
maîtres.
Au prix de cette sujétion, la conscience du moins sera plus assurée ? Elle
ira soutenue au terme de sa course ? Vaine espérance ! Entourée du cortège des
illusions, c’est en vain qu’elle appelle, c’est en vain qu’elle supplie :
Le juste opposera le dédain à l’absence
Et ne répondra plus que par un froid silence
Au silence éternel de la Divinité.
De déceptions en déceptions elle trébuche, jusqu’au jour où retombant
sur elle-même, il ne lui reste plus qu’à se contempler avec dégoût : l’homme
alors lui apparaît tel qu’il s’est cru, l’animal frêle et servile que l’espoir égoïste
d’une récompense peut seul déterminer à l’action. À qui ne va-t-elle pas
désormais se livrer dans son insatiable besoin de vivre ? Accourez tous ;
profitez, médecins trompeurs, qui ne savez qu’entretenir au cœur de ceux qui
souffrent l’éternelle et folle illusion : qu’elle chasse enfin l’essaim parasite qui
vivait de sa déchéance, qu’elle se reconquière elle-même notre conscience
dépecée, n’est-ce pas l’unique remède ? Un jour le malade guéri, laissant là ses
béquilles, se dresse seul debout Va-t-il succomber encore une fois victime des
vieux mirages trompeurs ? Spectateurs de cette lutte, gardons-nous de lui rejeter
à la face l’illusion délaissée, crions-lui notre encouragement, crions-lui : «
Confiance, aie confiance en tes libres efforts, Va seul, va sans soutien, c’est aller
sûrement. »
Donner de tels conseils, mes chers amis, c’est là toute l’œuvre
d’éducation. Vous avez déjà vu l’hirondelle, quand son petit quitte le nid : elle
l’appelle et l’engage, l’approche, et l’enveloppant avec agilité de son propre vol,
paraît le soutenir, puis repart, et le distance ; mais devinant une défaillance, voici
qu’elle lui propose l’attrait léger de quelque proie menue ; II suffit, l’image
attire, la fatigue cède vite oubliée, la volonté se ressaisit - le dernier coup d’aile
est donné, le débutant touche au port ; exalté des forces nouvelles dont il a fait
l’épreuve, c’est à peine s’il pense à la récompense qu’il savoure, rêvant déjà des
longs voyages migrateurs. Eh bien ! vous nous le pardonnerez sans doute
facilement : nous jouons avec vous le jeu de la mère hirondelle. Ce n’est point
pour sanctionner votre effort, c’est pour le provoquer que nous vous
distribuons ces récompenses : appels, exhortations, reproches mêmes et
promesses de prix, tout ce que nous vous avons prodigué cette année, c’était
uniquement pour solliciter de vous et pour obtenir l’essai complet de vos
forces, le libre développement de vos jeunes énergies dans la plénitude de leur
28
nouveauté.
Mais pour quelle œuvre belle voulons-nous donc que vous les exerciez
ainsi ? Nous voici maintenant parvenus au nid : dans le repos des vacances vous
allez vous préparer à de nouveaux efforts. Pourquoi tant de persévérance à
reprendre chaque année le cours de ces études qui vous courbent, dans une
contrainte réelle de l’esprit et du corps, sur une tâche à remplir ? Ne faites-vous
qu’obéir aux caprices orgueilleux de vos parents et de vos maîtres, ou
seriezvous les instruments de cette fatalité moderne qui, pour ses œuvres, aurait
besoin de jeunes cerveaux ? Avons-nous pour mission de préparer la
monstrueuse espèce où l’homme ne serait plus que l’engin de la science et de la
pensée ? Devons-nous poursuivre en vous l’atrophie systématique, la
destruction méthodique des instincts, des besoins, du sentiment et du désir -
l’anéantissement de cette nature primitive et naïve qui chante invariablement au
cœur de l’homme la saine harmonie des saisons et des jours, du labeur et de
l’espérance de la lumière et de l’amour ? Mais si nous voulons efficacement
répudier cette atroce responsabilité, il ne faut pas que nous vous laissions croire
un instant à la stérilité de l’effort exigé ; il faut que nous en appelions à votre
liberté et que vous aidant souvent à franchir les murs de l’école, nous allions par
le monde butiner les enseignements et les exemples, de quoi rendre à nos
travaux la saveur réconfortante où se reconnaît la vie. Fréquemment les
compagnons de vos pensées et de vos désirs, il faut que nous sachions vous
assister et vous guider quand l’horizon se brouille à vos yeux. Je serai sans
peine, il me semble, ce compagnon de votre esprit, s’il est vrai que c’est au
privilège de l’âge, de la jeunesse j’entends, que je dois de pouvoir rechercher
aujourd’hui quel est le but de vos efforts.
Qu’est-ce en effet qui nous rassemble ici ? C’est, je vous assure, un
imposant spectacle qu’une distribution de prix : car derrière votre labeur, ne
voyez-vous pas qu’elle évoque toute la patiente sollicitude de vos parents ? De
combien d’exhortations n’ont-ils pas relevé votre courage et, pour quelques-uns
d’entre vous sans doute, de quels sacrifices ne paient-ils pas cette instruction
qu’ils vous font donner ? Comment ne pas nous associer de tout notre respect à
la joie et à l’émotion qu’ils vont tout à l’heure éprouver quand ils entendront
proclamer le nom de leurs enfants ? Ce qu’ils mettront dans l’étreinte dont ils
vous récompenseront c’est, avec toute leur gratitude pour votre bonne volonté,
le souvenir des peines dont ils vous ont fait le sacrifice, le sentiment de leur
propre vie dépensée, consumée pour vous, et c’est la joie d’apercevoir plus
proches les espérances qu’aux heures les plus dures de l’existence il leur est
arrivé de placer en vous, par un des renoncements les plus beaux de la
paternité.
Quelque temps encore l’attrait d’une concurrence dont nous savons au
lycée savamment renouveler l’intérêt va vous soutenir. Et puis vous affronterez
les concours de nos grandes écoles. Vous réussirez et vous serez distingués
d’entre les autres. Alors, il vous semblera que dans la société vous êtes une élite,
à voir tant d’attraits qu’elle déploie pour vous, tant d’affabilité, tant de
29
bienveillance et d’admiration. Qui pourrait résister à votre prestige, qui pourrait
douter de votre vaillance à forcer le succès ? Pour vos aînés, ne montrez-vous
pas cette sévérité candide que peut seule donner l’habitude des vastes pensées
et des généreux élans ? Votre nourriture est encore de pur idéal : voyant dans
l’usuelle réalité tant d’avortements et de concessions, il vous tarde d’entrer dans
la vie pouf vous illustrer. Mais brusquement, voici que vous vous trouvez le
dernier venu dans la grande foule anonyme de ceux qui sont passés par les
mêmes espérances que vous ; derrière eux il faut que vous preniez votre rang ;
impatients de ce vaste piétinement, de cette masse opaque qui vous arrête, où
s’amortissent, imperceptibles, vos poussées les plus énergiques, vous vous
haussez pour voir la cause de tant de lenteurs et vous apercevez, formant la tête
de la colonne, tous ceux que les fatigues du voyage ont usés ou estropiés. Et,
pris d’un grand attendrissement sur vous-même, vous reconnaissez que, fuyant
à tire-d’aile, vos illusions se sont perdues derrière le nuage de la route. Alors,
sans doute, vous ne maudirez pas ceux qui vous ont fait une jeunesse dorée :
vous pleurerez une heure le paradis perdu et vous repartirez, acceptant de faire
sans murmure l’étape quotidienne, ne demandant plus au voyage que de vous
laisser oublier la dépense neutre, impersonnelle, de vos forces et de votre vie.
C’est donc de l’oubli que nous devrons tisser notre existence ?
N’avonsnous rien de mieux à faire que de constamment détourner notre souvenir des
fatigues de la veille ? Graduellement s’effrite notre vigueur et nous en laissons
les parcelles se disséminer étrangères à notre âme, indifférentes ; c’est dans un
anéantissement progressif que nous marchons vers notre heure dernière ; la
mort en nous suit la vie pas à pas, elle remonte aussi le cours de notre âge et
vient glacer au cœur de nos illusions déçues les forces vives de notre jeunesse, la
foi, l’enthousiasme et l’amour, tous ces artisans d’idéal. Mais par quelle
absurdité manifeste faut-il donc expulser de notre existence tout ce qui peut en
nous le mieux exalter l’énergie ? Pourquoi cette nécessité de renoncer
progressivement à nous-même, de renoncer à nous-même entièrement, le jour où notre
scepticisme étant complet, nous laissons au hasard des événements le soin de
faire ou défaire notre vie. Si nous y mettions au contraire un peu de cette
volonté féconde qui transforme chacun de nos efforts en une manifestation et
une expansion de notre âme ; si, dans un élan qui nous absorberait tout entier,
nous souhaitions de ne plus être que dans nos œuvres et par nos œuvres ; si
toute notre vie n’était que notre idéal réalisé pour nous-même et réalisé pour les
autres, alors nous pourrions ne plus oublier, nous pourrions ne plus mourir -
vieillesse et jeunesse se soutenant l’une l’autre, l’œuvre justifiant l’idéal, et l’idéal
resplendissant dans l’œuvre, nous pourrions vivre dans un instant toute une
éternité.
Et le moyen, écoutez, il est simple. Il faut et il suffit que cet idéal que
nous avons voulu de toute notre meilleure volonté ne soit pas un non-sens, ne
soit pas une faute contre la société par laquelle nous existons et pour laquelle
nous devons agir.
Cette faute, l’aviez-vous commise ? Votre rêve, qu’avait-il donc de si
30
coupable ? Ne souhaitiez-vous pas uniquement de mériter, chacun suivant vos
talents, et d’obtenir une belle situation, c’est-à-dire de celles qui nous valent
beaucoup d’estime ou d’envie de la part des hommes ? Acquérir des titres et les
faire valoir, n’est-ce pas ce que semble vous engager à faire, toute votre vie,
notre système entier d’études et de concours ? Ce sont chaque jour vos devoirs,
vos compositions, les notes et les prix qui nous sont une occasion de
particulièrement distinguer l’un quelconque d’entre vous ; et vous avez contracté le
goût de vous préférer vous-même aux autres. Des sanctions marquent
d’ordinaire l’ordre de nos préférences ; après nous, c’est de la société que vous
exigerez qu’elle rétribue votre mérite. Si bien qu’au lieu de mettre toute la
beauté de votre destinée dans la beauté de vos efforts, il vous a plu de projeter
sur l’horizon radieux de votre avenir toute l’éclatante procession des illusions
enchanteresses qui n’attendent que le moment de se pencher sur vous afin de
satisfaire et de combler l’ardeur de vos ambitions et de vos désirs.
Et voyez toute l’inéluctable logique du sentiment : la simple attente d’une
récompense vous dégradait à tel point que vous n’étiez même plus capable de
voir l’outrecuidance de vos prétentions.
À vous tous les honneurs ; et pourquoi, s’il vous plaît, sinon parce que
vous avez eu la faveur d’aller au lycée ? Pour beaucoup d’entre vous, sans
doute, des raisons de mérite personnel n’en n’ont pas d’abord décidé. Mais
admirez un peu la folle prodigalité de nos sociétés modernes, Si, pendant vingt
ou vingt-cinq ans, un quart de siècle, notez bien, nous pouvons, privilège
incomparable, vivre en absorbant insatiables, ce que d’autres ont produit, c’est
peut-être que, pour nous faire ces loisirs, pour nous créer ces ressources, des
existences sont vouées tout entières au labeur quotidien, dépensées au jour le
jour dans la tâche qui nous profite. Est-ce du moins pour ces travailleurs que la
société réserve ses plus enviables faveurs ? Nos établissements d’instruction
publique les plus dispendieux, les plus relevés, c’est encore vous que nous y
voyons ; et je pense que, sortis du lycée, beaucoup d’entre vous fréquentant à
leur tour les facultés, les écoles, les laboratoires et les bibliothèques, pourront se
rendre compte de ce qu’il en a coûté à la société pour former un seul des
professeurs qui vous prodiguent ici leur enseignement. Mais ces professeurs -
pour moi débutant d’hier, je ne puis éprouver de scrupule à évoquer ici votre
reconnaissance ; c’est à vos maîtres plus anciens que nous, c’est aux maîtres que
’ije viens de quitter moi-même qu ra ce remerciement public - regardez leur vie
toute entière consacrée à l’éducation des générations qui passent ; croyez-vous
qu’il n’y ait pas de l’abnégation à concentrer sur ces classes fugitives,
inconstantes et oublieuses, toutes les forces d’une intelligence qui pourrait
souhaiter de se développer pour elle-même, toute la sollicitude d’une volonté
qui se donne sans retour possible ? Croyez-vous qu’il ne faut pas toute la
patience inlassable du dévouement pour recommencer incessamment sur la
même route à guider vos pas incertains ?
Dites-moi ? Tout cela ne serait que pour vous assurer l’espoir d’une belle
situation dans le monde ? Rappelez votre esprit s’il s’égare encore après de si
31
coupables chimères ; qu’il s’applique aux réalités présentes ; sans doute, au
lycée, il ne vous arrive de la société qui travaille qu’une rumeur lointaine et de
vagues appels. Félicitez-vous d’être ainsi tenus à l’écart ; si vous aviez éprouvé
trop jeunes la trépidation formidable où s’use et se consume l’énergie des
hommes, peut-être n’auriez-vous pu surmonter le premier vertige ; votre
volonté sombrait ; vous n’aviez plus de voix que pour proclamer la fatalité des
choses, l’inutile révolte de la conscience humaine. C’est avec un grand parti-pris
de liberté que nous devons nous préparer à l’action ; rien d’humain ne peut
exister que par le consentement des hommes. Il n’y a que nos croyances
morales, il n’y a que nos opinions de conscience, celles que nous pouvons
professer de toute notre sincérité, de toute notre foi, de notre entier
désintéressement qui puissent prêter aux institutions la vie et l’efficacité. En vain
voudrons-nous rejeter sur quelque illusoire nécessité des choses, la
responsabilité des iniquités reconnues ; il ne peut y avoir de force contre le droit, quand
le droit s’est emparé des consciences. Essayons d’y voir clair ; efforçons-nous
de voir sans ambiguïté, quels rapports nous unissent aux autres hommes.
Eh bien ! vous l’avez compris : vous ne pouvez être ici le continuel objet
de tant de sollicitude et de dévouement, vous ne pouvez retenir attachés aux
soins de votre corps et de votre esprit tant de travailleurs de toutes espèces,
pourvoyeurs de vos besoins ou éveilleurs de vos intelligences, vous ne pouvez
pas absorber toujours sans restituer jamais : plus vous aurez accepté des autres
et plus le sacrifice de vous-même aux autres doit être complet. Un jour, il peut
apparaître à l’un quelconque d’entre vous que la dette dont il doit porter la
charge dépasse vraiment la fécondité de son intelligence et de son cœur ; alors
enfin le malentendu sera dissipé ; rêver des belles situations, ce ne sera plus que
rêver d’avoir à beaucoup servir les autres ; aux plus zélés, aux plus actifs, aux
plus intelligents serviteurs de la société, nul ne voudra plus disputer les
premières places. De qui le droit pourrait-il bien alors être frustré, puisqu’il n’y aura
plus pour chacun que des devoirs à remplir ?
Puissiez-vous donc toujours garder vivace le sentiment de tout ce que
vous avez concentré sur vous de soins, d’efforts, de dévouement et d’espérance.
Cette dette sociale, hâtez-vous de la proclamer spontanément, tandis que vous
pouvez encore librement y satisfaire. Quelle séduction plus délicate pour nous,
privilégiés d’aujourd’hui, que de savoir prouver par notre exemple que nous
n’avons rien trouvé de mieux à souhaiter que de pouvoir beaucoup servir la
société ? Vivre pour les autres, n’est-ce pas vivre avec intensité, défier la mort
cachée au cœur de l’égoïsme - n’est-ce pas condenser chaque instant de notre
existence dans une œuvre d’idéal, n’s toute notre indépendance ?
Ecoutez-les déjà ces artisans de l’avenir :
« À la manœuvre, compagnons, à la manœuvre ! Que chacun prenne sa
place, et, poussant tous ensemble un cri qui scande, exalte nos efforts,
raidissons nos corps... le navire s’ébranle. Quoi, toute cette puissance déployée
par tous entre dans mes muscles ? Je suis toute leur force, ils sont toute ma
force ? Notre cri triomphe, c’est le chant du travail émancipateur, c’est
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l’humanité qui s’avance dans une grande clameur de force, de confiance, de joie
et de liberté. »

1908

2. Rapport de l’hystérie et de l’épilepsie chez deux enfants, L’Encéphale, 1908, 8,
244-248 ; Revue Neurol., 1908, 2, 1188.

(Travail du service des enfants de l’hospice de Bicêtre), par Henri
Wallon. Séance du 16 juillet 1908.
Les enfants que j’ai à présenter n’offrent rien qui n’ait été déjà signalé sur
les rapports de l’hystérie et de l’épilepsie. Cependant, la comparaison des deux
cas peut donner lieu à quelques observations intéressantes.
Voici d’abord, ce jeune garçon de douze ans, à l’air décidé, à la physionomie
intelligente et ouverte. Il est entré à l’hospice de Bicêtre en février 1907, avec deux
certificats de M. le docteur Voisin et de M. le docteur Magnan, l’un parlant «
d’hystéroépilepsie avec troubles mentaux consécutifs », et l’autre « d’hystéro-épilepsie avec délire
hallucinatoire accompagnant les attaques, et légère hémianesthésie gauche ». Le
certificat immédiat porte « est atteint d’épilepsie, deux accès depuis l’entrée », et le
certificat de quinzaine « épilepsie, sept accès depuis l’entrée ». Mis à la dose de 4
grammes de bromure, il continue à avoir de huit à dix vertiges ou accès par mois.
Depuis cinq mois, il ne prend plus de bromure et les accès ont disparu. Il a suffi d’une
conversation sérieuse avec lui et de quelques marques de sympathie et d’intérêt pour
obtenir cette guérison.
C’est au début de février 1908 que j’eus à m’occuper de lui, à la suite d’une
tentative d’évasion. M. le docteur Nageotte venait de prendre la direction du service; il
avait déjà pratiqué quelques ponctions lombaires. Pour se soustraire à ce supplice, cinq
ou six enfants, à l’instigation de l’un d’entre eux, résolurent de prendre la clef des
champs. Notre petit sujet était de la bande, mais n’eut aucune initiative. À son actif, il y
avait encore une tentative de suicide par strangulation, mais estimant le motif trop
futile, c’est lui-même qui avait desserré le lien. Ces faits et surtout les explications que
fournissait l’enfant donnèrent l’éveil. La première crise s’était produite peu de temps
après la mort de sa mère, dont il a été très affecté ; c’est un souvenir qui l’émeut encore
jusqu’aux larmes. Ces récidives survenaient toujours à la suite d’une contrariété, et
principalement quand il n’avait pas reçu la visite sur laquelle il comptait le dimanche : il
cessait alors de jouer pendant un ou deux jours, se sentait mal à la tête, puis tombait.
Enfin, m’ayant expliqué lui-même combien son père était malheureux de le voir malade,
il ajouta que peut-être, en s’y appliquant de toutes ses forces, il pourrait résister à ses
crises. Il y a réussi, puisqu’il n’en a eu que deux au mois de février et que depuis elles
ont complètement disparu.
Contrairement à l’opinion du personnel, pourtant expérimenté, il s’agissait donc
non pas d’accès épileptiques, mais d’accidents hystériques.
C’est un enfant qui s’était toujours bien porté. Très intelligent et réussissant bien
à l’école, il étonnait le maître par sa complète insouciance : observations ou
compliments, tout lui faisait le même effet. Malgré des recommandations réitérées, il
flânait souvent en route et rentrait tard à la maison. Cependant, il était affectueux, plein
d’attention pour sa mère, et il partageait avec son petit frère tout ce qu’il avait. Les
33
notes du personnel de Bicêtre confirment tout à fait ces indications : progrès sensibles à
l’école, il réussit très bien « lorsqu’il fait attention ». « Conduite ordinairement bonne,
mais de caractère faible, se laisserait facilement entraîner à commettre le mal. » Enfin, le
maître imprimeur déclare qu’il a appris sa casse assez vite, qu’il compose proprement,
mais qu’il joue aussitôt que la surveillance se relâche ». C’est donc un enfant
véritablement intelligent, affectueux et d’émotivité développée, de caractère un peu
faible et de volonté plutôt débile.
En novembre 1906, sa mère mourut de la poitrine ; son père l’éveilla à minuit au
moment où elle expirait, il en fut très impressionné. Cinq semaines après, en revenant
du cimetière où son père l’avait mené avant de l’envoyer chez une tante à la campagne,
il est pris d’une crise violente sans perte de connaissance, il souffrait de son estomac qui
lui semblait se tordre. Le médecin dit qu’il ne s’agissait que de phénomènes nerveux, et
l’enfant partit à la campagne. Au bout de quelques semaines, la grand’mère écrit qu’il ne
cesse d’avoir des crises, jusqu’à sept et huit par jour ; il gesticule, déchire ses vêtements
et ses couvertures. Quand il voit arriver son père, la joie l’empêche de parler, il fait signe
qu’il ne peut rien dire et se livre à des mouvements désordonnés. De retour à Paris, les
crises continuent, il se met à quatre pattes et court dans tout l’appartement comme s’il
cherchait quelqu’un ou quelque chose. Il ne paraît pas avoir sa connaissance, ne répond
pas quand on lui parle. Cependant, un jour que se promenant ainsi, il avait renversé son
petit frère, il est pris de sanglots qui n’ont pu se calmer qu’après qu’on lui eut répété que
son petit frère n’avait aucun mal.
C’est alors que son père le mène à Bicêtre. Dès la première sortie de l’enfant, il
constate que ses crises sont devenues toutes différentes. Il tombe en pleine rue sans
connaissance et pendant quelque temps a des convulsions généralisées, puis il se relève
affirmant qu’il ne se souvient de rien. La nature hystérique de ces troubles est
indubitable. Ainsi il a suffi de faire le diagnostic exact de l’affection pour voir disparaître
des troubles qui, d’ailleurs, suivant la diversité du milieu et des circonstances, se
transformaient comme par une espèce de mimétisme extrêmement rapide.
J’ai exploré la sensibilité et l’ai trouvée tout à fait normale. Il convient
d’ajouter que l’hérédité est assez chargée : la mère et deux oncles maternels sont morts
de tuberculose, son grand-père est mort d’hématémèse. Une tante de la mère aurait été
épileptique et alcoolique. La grand’mère paternelle serait morte folle.
Enfin, un petit frère a eu à deux ans une attaque de méningite, il est resté
hémiplégique pendant trois mois. Maintenant, il marche, mais en traînant la jambe.
Voici un autre enfant, un jeune homme de dix-sept ans, tout différent. Ce large
sourire qui ne quitte presque jamais sa figure dit son bon naturel : à l’école, à l’atelier,
dans le service, tous reconnaissent que s’il travaille lentement, ce n’est pas la bonne
volonté qui lui fait défaut. Il est serviable, doux avec ses camarades, docile envers tous.
C... a été à l’école jusqu’à treize ans ; il aurait alors préparé le certificat d’études
primaires. Mais renvoyé chez lui à la suite d’un premier accès, il est resté jusqu’en mai
1907 avec sa mère qu’il aidait dans son métier de brocheuse. C’est à cette époque qu’il
est entré à Bicêtre. L’instituteur constate que l’écriture est lisible et régulière, la lecture
courante. Il a une très mauvaise orthographe et a oublié ses règles de grammaire. Il ne
sait plus faire la division. Les notes les plus récentes indiquent, au contraire, un progrès
sensible : il sait de nouveau faire la division et même réussit de petits problèmes, mais
oublie avec une déplorable facilité les leçons qui viennent de lui être faites en histoire,
géographie ou grammaire.
Il y a donc eu manifestement chez lui déchéance intellectuelle, et, cependant, il a
34
été capable de profiter à nouveau de l’enseignement donné à l’école. Selon toute
vraisemblance, c’est à l’épilepsie qu’il faudrait attribuer une pareille décadence ; et
cependant, la description des crises ne laisse aucune espèce de doute : ce sont des crises
d’hystérie qui d’ailleurs ne cessent de s’enrichir et de se compliquer depuis qu’il est à
l’asile.
En 1907, « il porte ses deux mains sur sa figure pendant quelques secondes. On
l’étend par terre et on constate que le corps est entièrement raidi, le bras droit est
étendu le long du corps, le bras gauche au-dessus de la tête. Il a une seule secousse vive
de la jambe droite. Durée, deux minutes ; pas de stertor. » En janvier 1908, nouvelle
description : « Le malade pâlit, les mâchoires sont contractées, les bras se tendent.
Tremblement généralisé ; puis il tombe sur le dos, les bras en croix sans pousser de cri.
« Dans une deuxième période, il présente de la rigidité, du tremblement. La face
est violacée, les mâchoires contractées. Il pousse des « han » ressemblant à ceux des
boulangers qui pétrissent la pâte. Les paupières sont fermées et contractées, la tête est
soulevée à 5 centimètres du sol ainsi que les membres inférieurs et supérieurs, les mains
sont fermées, pouces en dehors.
« Le malade s’arc-boute, formant le pont ; puis, se détendant brusquement, lance
ses jambes vers sa tête, comme s’il voulait faire une culbute à l’envers, culbute qui
réussit parfois. Il roule sur lui-même de droite à gauche, lance les pieds et les poings
dans le vide. Les lèvres sont toujours ouvertes et les « han » plus violents.
« Enfin, le corps se détend d’un seul coup ; trois secousses rapides à intervalles
réguliers. Puis flaccidité des membres. Ni ronflement, ni bave, ni écume, pas
d’évacuation.
« Le malade se lève, reste hébété pendant une demi-minute, cherchant à se
reconnaître. Il passe la main devant les yeux comme pour chasser un cauchemar, puis
reconnaissant l’endroit où il se trouve, il fait avec la tête des signes d’approbation. Ces
accès n’influent sur son travail que s’ils sont en série. »
Le 30 juin 1908, l’infirmier note une recrudescence des accès : « Ils dépassent en
force et durée tous les accès précédents. Nombreuses culbutes à l’envers, trois par
accès. Il glisse sur le dos en s’aidant de ses pieds. Il frappe violemment le sol de la tête
et des poings. A la fin de l’accès, il prononce des mots inintelligibles. L’hébétude qui
suit l’accès et qui n’existait pas auparavant dure plus d’une heure, pendant laquelle le
malade a de nombreuses secousses. Au cours de ses accès, il brise le matériel des classes
et empêche ses camarades de travailler. »
Les crises qui étaient en moyenne de cinq ou six par mois montent à vingt-deux
en novembre, quatorze en décembre, trente-sept en janvier, vingt-neuf en février.
C’est alors que j’essayai avec lui quelques séances de suggestion. Le moyen que
je lui indiquai pour faire avorter ses crises parut réussir un certain nombre de fois. Il eut
dix crises en mars, onze en avril, huit en mai et cinq en juin.
Mais, le 30 juin, il était pris de crises en séries. M. le docteur Nageotte le fit
mettre à l’isolement et essaya de la méthode classique des pilules au bleu de méthylène.
Le résultat a été des plus satisfaisants : très intéressé par la couleur de ses urines, C...
paraissait heureux d’être l’objet de tant de soins. Une seule fois, l’infirmier lui vit
clignoter des yeux, tourner la tête à droite et à gauche, mais lui-même il se prit le bras, et
serrant de toute sa force suivant un vieux procédé qui lui avait été indiqué, il fit avorter
la crise.
Je l’ai alors examiné ; m’étant rendu compte que sa sensibilité semblait partout
égale, il me fut aisé de déterminer par des questions tendancieuses une zone
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d’anesthésie. Il se laissa endormir très facilement, et je pus faire changer l’anesthésie de
côté, lui donner une contracture du bras droit dont au réveil il parut très étonné. Le cas
serait donc tout à fait banal, si l’infirmier chargé de le veiller n’avait décrit au moment
même où disparaissaient les crises d’hystérie, des accès qui sont indubitablement
épileptiques.
Le 9 juillet, à six heures du matin, il note « que le malade restant couché sur le
dos sans mouvement, ses yeux se convulsent de manière que le blanc seul est visible. La
bouche est grande ouverte ; ni écume, ni ronflement. Les poings sont fermés pouces en
dehors. La face après l’accès est d’un rouge vif. »
Le 11 juillet, « le malade pousse un cri prolongé et tombe sur le côté gauche ;
rigidité générale, poings fermés pouces en dedans, les bras se rapprochent et se croisent
au niveau du poignet entre les jambes. La tête est déviée du côté gauche, la face un peu
violette, strabisme convergent, pas d’évacuation. » C’est donc bien réellement un
épileptique que ce malade qui fait des crises de grande hystérie, et qui pourrait devenir
un sujet remarquable pour les expériences d’hypnotisme. Mais, tandis que notre petit
hystérique de tout à l’heure était arrivé à simuler admirablement des accès épileptiques,
cet épileptique qui, lui aussi, vit en compagnie d’épileptiques, n’a rien imité de ce qu’il
voyait se produire autour de lui ; il semble avoir créé sans modèle aucun, un type de
crise qui ressemble assez à la forme autrefois considérée comme classique.
La comparaison nous a paru intéressante à faire entre un hystérique qui
à su donner le change et passer, dans un asile d’épileptiques, pour un
épileptique, et un épileptique, chez qui les crises d’hystérie ont pu masquer pendant
un certain temps des accidents épileptiques ; la différence d’intelligence se
marque, chez les deux enfants, d’une manière intéressante : l’un, d’esprit très éveillé,
sait profiter du premier exemple qui s’offre à ses yeux ; avec une égale rapidité,
il commence par ressembler aux épileptiques qui l’entourent et guérit si on lui
démontre qu’il n’est pas véritablement malade. L’autre, un imbécile, ne manque
pas de bonne volonté, mais il ne comprend pas, résiste d’autant mieux aux
suggestions d’où qu’elles viennent. Si, par défaut d’imagination, il n’est pas
capable de reproduire les scènes auxquelles il assiste quotidiennement, il ne se
prêtera aussi qu’à l’action de procédés plutôt grossiers : hypnotisme et bleu de
méthylène ; encore ne faut-il pas trop compter sur la durée de résultats ainsi
obtenus, même lorsqu’elle permet aux facultés d’imitation de se développer
jusqu’à mettre l’hystérique à la merci des exemples, des spectacles et des
incidents les plus divers; l’intelligence, en rendant le malade accessible à la
persuasion offre la garantie la plus certaine d’une guérison facile et durable.
C’est, du moins, ce qui nous semble résulter des deux observations précédentes.
[Résumé] Rapport de l’Hystérie et de l’Épilepsie chez deux enfants, par
.M. Henri Wallon (de Bicêtre).
Les deux observations concernent, l’une un hystérique pris pour un
épileptique, et l’autre un épileptique pris pour un hystérique.
La comparaison paraît intéressante à faire entre un hystérique, qui a su
donner le change et passer, dans un asile d’épileptiques, pour un épileptique, et
un épileptique, chez qui les crises d’hystérie ont pu masquer pendant un certain
temps des accidents épileptiques.
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La différence d’intelligence se marque, chez les deux enfants, d’une
manière intéressante : l’un d’esprit très éveillé, sait profiter du premier exemple
qui s’offre à ses yeux; avec une égale rapidité, il commence à ressembler aux
épileptiques qui l’entourent et il guérit quand on lui démontre qu’il n’est pas
véritablement malade.
L’autre, un imbécile, ne manque pas de bonne volonté, mais il ne
comprend pas, et résiste d’autant mieux aux suggestions d’où qu’elles viennent. Si
par défaut d’imagination il n’est pas capable de reproduire les scènes auxquelles
il assiste quotidiennement, il se prêtera à l’action de procédés plutôt grossiers :
hypnotisme et bleu de méthylène.

1909

3. Délire de persécution. Le délire chronique à base d’interprétation (thèse de médecine),
Paris, J. Baillière, 1909, 118 p.

4. Un enfant sitiophobe et flaireur, et Kindberg (L.), L’Encéphale, 1909, 1, 81-85,
Revue neurol., 48-49.

Société de psychiatrie de Paris, Présidence de M. J. Séglas, vice-président.
1Séance du 17 décembre 1908 .
Au début de la séance, M. Séglas rappelle, en termes émus, la mort
inopinée de M. le professeur Joffroy, président de la Société de Psychiatrie de
Paris. La Société s’associe au deuil causé par cette perte douloureuse.
Résumé par MM. Henri Wallon et Léon Kindberg.
L’observation concerne un enfant de 13 ans, idiot congénital non
épileptique, gâteux et n’ayant jamais parlé. Pas de signes physiques particuliers ;
les réflexes sont normaux.
Dés l’âge de 4 ans, il fait un premier jeûne de trois semaines, se refusant
surtout à boire. Récidives multiples jusqu’en 1908. Au cours de l’une de ces
périodes du jeune en 1905, on note de la fièvre. En juillet 1908, en même temps
que l’enfant refuse toute nourriture, il présente un érythème pellagriforme, suivi
de desquamation ; l’alimentation peut alors reprendre. En octobre, nouvel
accès, cette fois sans troubles somatiques d’aucune espèce.
Le refus d’aliments n’est donc pas lié à des troubles somatiques. Il
s’accompagne d’ailleurs d’une manière d’être, de gestes et de stéréotypies qui
suffisent à le caractériser.
Cet enfant reste ordinairement inerte. Si on vient à lui présenter un
aliment il commence par le porter à ses narines. Avant de le refuser il le flaire
soigneusement : puis il le pose délicatement à ses côtés, avec une discrète mais
expressive mimique de dégoût. Il flaire consciencieusement chacun des objets

1 Voir L’Encéphale, an IV, n° 1, janvier 1909.

37
qui lui sont successivement présentés à, moins qu’il ne les reconnaisse pour les
avoir déjà examinés et refusés.
Beaucoup de discernement paraît présider à cette enquête olfactive, car le
plus souvent il rend, sans y avoir mis le nez, tout ce qui n’a pas de valeur
alimentaire, tels que clef, pelote de fil, marteau à réflexes, etc. D’autre part, il ne
flaire volontiers que ce qu’il aime le mieux manger dans ses périodes de
gloutonnerie. II flaire le pain en riant aux éclats et battant des mains, le met en
pièces, le porte plusieurs fois à son nez et l’y frotte. Au contraire, les friandises,
dont il n’a jamais voulu, ne sont flairées qu’à peine, le chocolat est reconnu à la
simple vue.
En outre le petit malade présente quelques symptômes de négativisme.
Il offre de curieuses stéréotypies : main étendue à plat portée, à son nez, sorte
de jeu de marionnettes exécuté lentement, mâchonnement du bout de sa
manche, acte de se gratter le dessus de la tête. Enfin il se livre pendant des journées
entières à des exercices d’équilibre, toujours les mêmes.
À Bicêtre, dans le service de M. le docteur Nageotte il n’y a qu’un autre
petit jeûneur, mais il y a 10 flaireurs. Ces idiots sont d’un type assez particulier.
Gâteux pour la plupart et ne parlant pas, leur démence ne s’accompagne
pas de paralysie ni de contractures. Dés le premier aspect ils ne se présentent
pas comme l’idiot classique. Sans avoir le masque de l’intelligence véritable, ils
n’en ont pas moins des jeux de physionomie assez variés et qui ne sont pas
dépourvus de malice. Le visage est souvent déformé de grimaces et paraît vieilli.
Leur conduite comporte également des rites bizarres, leurs moindres actes étant
compliqués à plaisir.
Sauf le cas d’attitudes gardées avec obstination, ils jouissent de toute la
liberté de leurs mouvements et sont parfois très agiles. En particulier, ils ne
semblent présenter à aucun degré le syndrome dont E. Dupré a signalé la
fréquence dans la débilité mentale : syncinésie et incapacité des muscles à entrer en
résolution volontaire ; mais l’inintelligence et les tendances négativistes des
malades rendent souvent cette recherche difficile. Chez eux il n’existe pas non
plus de catatonie. Leurs gestes sont habituellement pleins de mesure et bien
ordonnés. Ils reproduisent facilement ce qu’ils voient faire : certains enfants qui
ne parlent pas spontanément, répètent correctement les mots qu’ils viennent
d’entendre.

Ils sont également capables d’une activité, monotone sans doute, mais
orientée vers un but : les jeux qui les occupent des journées entières, si peu
variés qu’ils soient, sont très souvent des jeux d’adresse. À leurs stéréotypies, il
n’est pas toujours impossible de trouver une raison d’utilité : tous les flaireurs
sont précisément difficiles sur la nourriture ; parfois, ils ont présenté des
troubles digestifs ; presque tous refusent systématiquement viande et poisson,
ce sont des végétariens.
Entièrement dénués d’intelligence, ces enfants se font principalement
remarquer par ce qu’on appelle communément leurs fantaisies, leurs manies,
38
leurs caprices, et par leurs tendances négativistes. Supposer chez ces idiots des
idées comme celles qui peuvent déterminer, par exemple, la sitiophobie de
l’adulte, serait absurde ; un petit malade refuse les aliments bien préparés, ne veut
se nourrir que d’immondices et ne mange sa pâture qu’après l’avoir retournée
sur le sol ; est-ce par un sentiment d’humilité et d’indignité ? Hypothèse
évidemment impossible, dans de pareils cas, mais parfois, sans doute, tout aussi
gratuite, quand il s’agit d’adultes.
Ne présentant aucun trouble nerveux, moteur ou trophique, associé et
souvent affligés d’une hérédité vésanique des mieux établies, ce sont de
véritables aliénés que ces jeunes idiots.

5. Accès d’excitation et de délire accompagnés de vertiges chez un imbécile.
Évolution démentielle, L’Encéphale, 1909, 2, 81-85 ; Revue neurol., 1909, 2,
15391540.

Par Henri Wallon. (Travail du service de M. le docteur Nageotte, Hospice des
enfants, Bicêtre.)
Max G..., qui va être incessamment rendu à la liberté, a été interné à Bicêtre, il y
a près de cinq mois, au cours d’une période d’excitation d’aspect assez polymorphe. Un
matin, vers les quatre heures, il est trouvé sur le Pont-Royal, gesticulant et poussant des
cris. Quelques heures après, au Dépôt, on note de la « dépression mélancolique » et du
« mutisme », puis à Sainte-Anne de 1’ « excitation maniaque avec logorrhée et activité
désordonnée ». Enfin, à Bicêtre, il semble être en état de confusion, l’air abattu,
désorienté, inquiet. Il est vrai qu’il ne comprend pas le français ; il parle une langue
incorrecte, mêlée, paraît-il, de patois allemand, polonais et de mots hébreux.
C’est un Israélite né à Knichin en Russie. Il n’est venu à Paris que dans ces
dernières années et travaille en chambre, avec ses parents, à confectionner des
casquettes. Sur toute cette famille semble peser une lourde hérédité névropathique : le
père est peu intelligent, il se plaint de dyspepsie, déclare qu’il a le sang faible et sans
doute a quelques tendances à l’hypocondrie. La mère aurait une maladie de cœur, serait
très nerveuse et cracherait le sang depuis deux ans. Du côté maternel, une grand’mère et
un grand-oncle sont morts « paralysés », l’une à soixante-douze ans et l’autre à trente,
après douze ans de maladie. Max a cinq frères et sœurs plus jeunes. L’un s’est noyé par
accident à sept ans ; deux autres enfants sont malingres ; le cinquième est mort en bas
âge et la dernière petite fille, quatre ans, est idiote et gâteuse.
Agé de seize ans, Max est physiquement bien développé, très robuste. Il ne
présente les signes objectifs d’aucune affection nerveuse : les réflexes sont normaux, les
pupilles réagissent bien. Il n’y aurait à noter qu’un aspect légèrement asphyxique des
extrémités. Il a le front bas et présente un prognathisme assez accentué. L’expression
du visage est douce.
Il a marché à quinze mois, mais n’est devenu propre qu’à un an et demi ; ses
facultés intellectuelles ont manifesté plus de retard encore. Mis dès l’âge de cinq ans à
l’école, il ne voulait pas apprendre et c’est à peine s’il sait un peu lire et écrire.
Cependant, comme piqueur à la machine, il arrivait à rendre de grands services à ses parents.
Son travail n’est pas très soigné, mais il est très rapide.
Affectueux avec les siens, de tout temps il a été d’humeur triste, renfermée,
39
changeante. Il aurait eu quelque tendance au scrupule. Un traumatisme grave à l’âge de
neuf ans, une chute, sur la tête, de la hauteur d’un premier étage avec perte de
connaissance consécutive d’une demi-heure, ne semble pas avoir eu d’influence fâcheuse
sur sa santé, ni sur son état mental.
À treize ans, ses appétits sexuels s’éveillant, il commence à se masturber. Mais ce
n’est qu’à quinze ans et demi que se produit un changement manifeste dans son humeur
: il devient plus sombre et plus taciturne, montre de l’indifférence pour les siens.
Bientôt apparaissent des idées mystiques, sous l’empire desquelles brusquement
l’onanisme s’interrompt pour ne reprendre qu’à leur déclin. Il dit avoir une poule dans la
tête, c’est un ange qui lui parle du bon Dieu, entretiens sacrés, dont il ne veut rien
révéler à son entourage.
Parfois il paraît écouter des voix ; il semble n’avoir jamais eu d’hallucinations
visuelles.
Puis interviennent des idées hypocondriaques et de persécution : ses parents, les
voisins, le concierge usent de sorcellerie pour lui enlever les forces de son cerveau, pour
faire sortir son cerveau de son corps. La nuit, le sommeil reste bon. Le jour, ses
méditations paraissent l’absorber tout entier. Parfois se produit une légère contraction du
visage, les yeux se ferment, il porte la main à la tête, mais il ne perdrait pas
connaissance.
Le 2 juin, il saute brusquement en bas de son établi et s’écrie que maintenant
c’est fini, que son père n’est pas son père. Il demande de l’argent, car il veut partir.
Ayant trouvé une pièce de 5 francs, il s’enfuit avec.
Interné à Bicêtre, il se montre d’abord très irritable, plein de méfiance et ne se
laisse que difficilement approcher. Il déchire les images qu’on lui offre pour le distraire.
Souvent il fredonne, parle à haute voix, ses propos sont inintelligibles et paraissent
incohérents.
Vers le cinquième jour, il demande de quoi écrire. Il passe des heures et des
journées à couvrir toutes les feuilles de papier et tous les cahiers qu’il peut saisir
d’interminables tracés, qui, de loin, ressemblent assez à de l’écriture courante. S’il se sent
regardé, sa plume exécute un griffonnage enchevêtré, contourné, maniéré. Sa propreté
est méticuleuse, presque affectée ; il ne consent à se mettre à table qu’après avoir été
changer de chemise. Il s’amuse à démonter des jouets dont il garde soigneusement
toutes les pièces. Il s’empare de tout ce qui est à sa portée en disant : « A moi ça. » Ses
poches sont emplies de toute espèce d’objets dont il fait de temps en temps l’inventaire
minutieux. Il distribue au personnel de puérils dessins, dont il se montre assez fier, et se
dit photographe.
Il est d’ailleurs devenu très docile avec les infirmières, et n’a plus d’hostilité que
vis-à-vis des hommes. Avec les enfants, il est plein d’attentions, les caresse, mais leur
défend toute familiarité. Quant à ses parents, il ne veut pas en entendre parler, il ne les
reconnaît plus comme ses parents : « Mais pourtant ils s’appellent G... comme toi. - II y
a beaucoup de G…, à Paris, répond-il. - Tu les connais pourtant? - Oui, des
connaissances. Les as-tu vus souvent ? - Laisse-moi tranquille. » II adopte pour sa mère
une infirmière qu’il n’appelle plus que maman, à qui il témoigne des égards vraiment
filiaux.
Le 17 juin, un premier vertige est signalé. En train de jouer aux billes, il s’arrête
brusquement, s’assied, se cramponne à sa chaise, la face est congestionnée, le regard
fixe ; les commissures des lèvres s’agitent de légères secousses. Il passe la main sur sa
tête et recommence à jouer.
40
Dès lors, il se montre beaucoup plus irritable. Les jours suivants, l’agitation
semble reprendre. C’est d’abord simplement de l’excitation motrice ; il ne cesse de
circuler à grands pas, ne se laissant arrêter par rien ni par personne. De temps en temps
il suspend sa marche, secoue la tête, agite les épaules : mouvements convulsifs ou geste
stéréotypé ? Son humeur redevient très difficile, et comme, son stage à l’infirmerie
terminé, il était envoyé rejoindre les autres enfants sous la direction du personnel
masculin, il fit une scène de violence telle, qu’il fallut le mettre plusieurs jours à
l’isolement.
Après quoi, sombre et menaçant, il prétend tenir tout le monde à distance, tente
de s’échapper, et s’il est acculé dans un coin il refuse de répondre, détourne le regard et
conserve une immobilité complète. De temps en temps, il pousse un grognement
d’impatience. Son attitude est nettement négativiste ; d’un mutisme obstiné si on
l’interroge, il semble avoir perdu jusqu’à l’usage des quelques locutions françaises dont
il savait se servir en cas de besoin.
Le 9 juillet, il reste au lit. Les vertiges sont très nombreux. Il se dissimule aux
regards et s’enfouit sous ses couvertures. Quoi qu’on veuille faire, il oppose une
résistance tenace. Propre habituellement jusqu’à la minutie, il refuse de changer de
chemise. Bientôt il interdit l’entrée de sa chambre ; il menace de coups les gens de service
qui voudraient la nettoyer et crache dans la direction de ceux qu’il n’a pu empêcher
d’approcher.
Mais rapidement l’état s’améliore. Le 18 juillet, il ne se refuse plus à reconnaître
ses parents. Il les embrasse et leur demande de l’emmener. De nouveau réuni aux autres
enfants il se montre calme, il n’a que de très rares accès de colère, et ne s’en prend
qu’aux objets, il secoue furieusement les arbres ou les becs de gaz. Par quelques coups
de poing, distribués à propos à ceux qui le taquinaient, il a su imposer le respect et, dès
lors, il mène une existence impassible. Il s’avance lentement, indifférent à tout, ne
répondant ni aux interpellations, ni aux bousculades, ni aux ordres, ni aux objurgations,
ni aux menaces ; il se contente d’aller avec les autres s’asseoir en classe ; il y reste
immobile, seuls ses yeux bougent.
Il se refuse à toute espèce de travail parce que le travail n’est pas payé. Dans les
premiers temps, installé, presque de force, devant une machine à coudre, il se contenta
de pousser le point à tort et à travers et de saboter l’ouvrage. Il a toujours refusé de
toucher à un balai et ne veut s’occuper que de sa propreté personnelle. Depuis quelque
temps, il a considérablement engraissé. Il mange avec voracité, et fut surpris, un jour,
sitôt après le repas, ayant dérobé la moitié d’un pain qu’il engloutit dans l’espace d’un
quart d’heure. l
Pourtant, il ne s’est pas montré inaccessible au raisonnement. Averti qu’il
n’obtiendrait sa sortie qu’après avoir travaillé une semaine à l’atelier, il vient de
s’acquitter de cette épreuve très convenablement.
Tant par son hérédité familiale que par ses antécédents personnels, ce
malade est un dégénéré ; il n’est pas moins évident qu’il vient de présenter un
épisode d’excitation et de délire. Ceci constaté, le diagnostic reste à faire.
De l’épilepsie, il a présenté certaines manifestations, et de celles qui sont
réputées comme jetant particulièrement le trouble dans les fonctions mentales :
des absences et des vertiges. Mais ces accidents se sont produits au cours de
paroxysmes qui ne peuvent être considérés ni comme l’aura, ni comme la suite, ni
comme l’équivalent psychique de véritables crises épileptiques.
41
Nombre de psychoses, d’ailleurs, présentent, au cours de leur évolution,
le syndrome épilepsie, qui ne fait sans doute que déceler, sous une forme
épisodique, le processus fondamental de la maladie. Morel, déjà, signalait la
fréquence relative des accidents épileptiques dans les folies circulaires et
périodiques, au cours de tous ces états que Kraepelin a depuis groupés sous le nom
de psychose maniaque-dépressive. Mais ne sont pas exemptes non plus de
manifestations épileptiques, les différentes espèces morbides que Kraepelin a
englobées dans une vaste synthèse, la démence précoce. Pour la psychose
catatonique, déjà Kahlbaum l’avait noté, et Kraepelin estime à 18 p. 100 le nombre
des cas de démence précoce qui s’accompagnent d’épisodes épileptiques.
C’est à la psychose maniaque-dépressive, qu’aujourd’hui certains
aliénistes sont tentés de rapporter la plupart des faits que, sous le nom de bouffées
délirantes, Magnan expliquait par la dégénérescence mentale.
À Max G..., ce diagnostic ne saurait convenir. Son état physique et
mental, depuis trois mois déjà que l’accès est fini, l’embonpoint qu’il a pris, sa
boulimie, ses attitudes d’impassibilité et d’indifférence, cette régularité d’allures
stéréotypée et vaine, l’affaiblissement persistant de ses sentiments affectifs, pour
ne point parler de ses facultés intellectuelles, congénitalement atrophiées et
presque inaccessibles d’ailleurs à notre examen, tout doit faire conclure à une
évolution démentielle. Et, si c’est essentiellement sur le pronostic des affections
mentales qu’est fondée la classification de Kraepelin, il s’agirait bien là d’un cas
authentique de démence précoce.
Mais à ne considérer que l’accès dont il nous a donné le spectacle, la
niaiserie et l’incohérence des conceptions délirantes que l’imbécillité du sujet
suffisent sans doute à expliquer, les hallucinations sensorielles et
cénesthésiques, et surtout les troubles de l’affectivité et de la volonté : insensibilité
morale, maniérisme, négativisme, stéréotypie, agitation vaine et fantasque, n’y a-t-il
pas là, réunis, tous les principaux caractères cliniques qui servent à reconnaître
la démence précoce ?
Resteraient à déterminer les rapports de la démence précoce avec
l’imbécillité ou l’idiotie, - question fort complexe et dont la solution peut dépendre,
pour une très grosse part, des définitions ou conceptions théoriques que chacun
adoptera sur la nature et l’étiologie de la démence précoce.
En tous cas, sous le titre imbécillité ou idiotie, bien des variétés de
malades sont confondus qui n’ont de commun que leur plus ou moins grande
déficience intellectuelle et morale. Certains se distinguent, dès l’abord, par leur
aspect nettement vésanique. Sans avoir jamais atteint à aucun développement
intellectuel, ils présentent les mêmes attitudes, les mêmes stéréotypies, les
mêmes troubles de l’activité, de la volonté et du caractère que d’autres aliénés
dont les fonctions mentales n’ont subi que plus tardivement l’involution et la
désagrégation démentielles.
Si cet affaiblissement procède souvent par poussées successives,
pourquoi l’imbécillité de l’enfant ne pourrait-elle pas être, dans certains cas, un
premier effet du processus, un premier état des lésions dont la démence confirmée
42
deviendra la résultante ultime et globale ? Est-il bien nécessaire de décider
péremptoirement qu’entre la démence et l’imbécillité il ne saurait y avoir que
des rapports d’association purement fortuits ? Et même, s’il était démontré que
la démence précoce est de la nature des affections accidentelles et acquises, n’en
connaît-on pas, comme la tuberculose et la syphilis, qui marquent certains
organismes de stigmates congénitaux ou bien précoces ?
Mais qu’il existe une forme d’imbécillité évoluant, par poussées
successives, très rapidement vers la démence, c’est du moins ce qui ressort de la
simple observation clinique.
Discussion :
M. Nageotte. - Je voudrais souligner le caractère non seulement
congénital mais familial de la psychose de ce malade ; dès son plus bas âge, il
était fort peu intelligent, et sa faiblesse intellectuelle s’est accentuée à la suite de
la période délirante qui a motivé son entrée ; cet épisode subaigu semble donc
n’être qu’une phase d’un état qui dure depuis longtemps et qui tend vers la
démence. D’autre part, tous les enfants de cette famille, sauf une fille,
possèdent une intelligence très obtuse.
J’ajoute qu’il ne faut pas, à mon avis, tirer du caractère familial de
l’affection un argument contre le diagnostic porté par M. Wallon, sous peine de
rejeter du cadre de la démence précoce, tel qu’il est actuellement tracé, des
observations que rien, à part cela, ne distingue des cas les plus légitimes ; ces
observations sont, d’ailleurs, d’autant plus nombreuses que les antécédents des
malades sont connus d’une façon plus certaine.
M. Rouninowitch. - Je ne crois pas qu’il faille poser ici le diagnostic de
démence précoce à forme paranoïde ; si j’ai bien compris, ce malade a présenté,
à un moment donné, un délire de persécution avec idées mégalomaniaques et sa
conduite était en rapport avec ses idées ; s’il a eu du négativisme, cela peut tenir
à ce qu’il s’est trouvé dans un milieu étranger pour lui. J’ai souvent observé des
cas analogues de ces délires de jeunes gens à hérédité chargée et qui n’ont rien à
voir avec la démence précoce. D’ailleurs l’évolution des troubles délirants chez
ce malade semble me donner raison. Le terrain montre ici, très nettement, qu’il
s’agit d’une psychose constitutionnelle. On peut, à la rigueur, admettre que ce
malade présente un type de psychose maniaque-dépressive évoluant chez un
débile. En tout cas, le délire s’est manifesté avec les caractères habituels et bien
connus du délire d’emblée des dégénérés.
M. Dupré.- Si le terme de dégénérescence mentale doit être employé,
c’est assurément pour les cas de ce genre ; ce garçon a présenté du délire
polymorphe, susceptible de guérison, et cela est classique. Je ne crois pas qu’il
faille rattacher à l’épilepsie ses idées délirantes ; l’épilepsie figure chez ce malade
au même titre que les autres manifestations de sa dégénérescence mentale. Il ne
me semble pas non plus qu’il y ait lieu de discuter ici la psychose
maniaquedépressive ; chez les débiles, on observe des états d’excitation et de dépression
qui ne rentrent pas, selon moi, dans la psychose maniaque-dépressive. Quant à
la démence précoce, j’estime qu’il ne faut la considérer que comme un résultat
43
et non comme une entité morbide.

Accès d’excitation et de délire accompagnés de vertiges chez un imbécile.
Évolution démentielle, Revue Neurol., 1909, 2, 1539-1540.
L’observation de M. H. Wallon concerne un dégénéré imbécile avant eu
des absences et des vertiges épileptiques, et qui vient de sortir d’un épisode
d’excitation ; l’auteur expose cette histoire clinique et il se demande quel est le
diagnostic actuel.
Si l’on considère l’état physique et mental du sujet, depuis trois mois déjà
que l’accès est fini, l’embonpoint qu’il a pris, sa boulimie, ses attitudes
d’impassibilité et d’indifférence, la régularité des allures stéréotypées et vaines qu’il
présente, l’affaiblissement persistant de ses sentiments affectifs, pour ne point
parler de ses facultés intellectuelles, congénitalement atrophiées et presque
inaccessibles d’ailleurs à l’examen, tout doit faire conclure à une évolution
démentielle. Et, si c’est essentiellement sur le pronostic des affections mentales
qu’est fondée la classification de Kraepelin, il s’agirait bien là d’un cas
authentique de démence précoce.
Resteraient à déterminer les rapports de la démence précoce avec
l’imbécillité ou l’idiotie, question fort complexe et dont la solution peut
dépendre pour une très grosse part des définitions ou conceptions théoriques
que chacun adoptera sur la nature et l’étiologie de la démence précoce.
En tout cas, sous le titre imbécillité ou idiotie, bien des variétés de
malades sont confondus qui n’ont de commun que leur plus ou moins grande
déficience intellectuelle ou morale. Certains se distinguent, dès l’abord, par
leur aspect nettement vésanique. Sans avoir jamais atteint à aucun
développement intellectuel, ils présentent les mêmes attitudes, les mêmes stéréotypes,
les mêmes troubles de l’activité, de la volonté et du caractère que d’autres
aliénés dont les fonctions mentales n’ont subi que plus tardivement l’involution
et la désagrégation démentielles.
Si cet affaiblissement procède souvent par poussées successives,
pourquoi l’imbécillité de l’enfant ne pourrait-elle pas être, dans certains cas, un
premier état des lésions dont la démence confirmée deviendra la résultante ultime
et globale? Est-il bien nécessaire de décider péremptoirement qu’outre la
démence et l’imbécillité il ne saurait y avoir que des rapports d’association
purement fortuits ? Et même, s’il était démontré que la démence précoce est de
la nature des affections accidentelles et acquises, n’en connaît-on pas comme la
tuberculose elle syphilis qui marquent certains organismes de stigmates
congénitaux ou bien précoces?
Mais qu’il existe une forme d’imbécillité évoluant, par poussées
successives, très rapidement vers la démence, c’est du moins ce qui ressort de la
simple observation clinique.

1910

44
6. Description du cerveau d’un enfant aphasique, et Rolland, L’Encéphale, 1910,
3, 335-340 ; Revue Neurol., 1910, 1, 400-401.

Société de psychiatrie de Paris. Séance du 17 février 1910, Présidence de
M. Gilbert Ballet. Sommaire : Communications et présentations. I. MM. Wallon
et Rolland. Description du cerveau d’un enfant aphasique. (Discussion : MM.
Gilbert Ballet, Dupré, Wallon, Roubinovitch, Henri Meige.) - II. M. Delmas.
Un cas de psychasthénie délirante. (Discussion : MM. Dupré, Arnaud, Deny,
Delmas.) - III. MM. Dupré et Delma. Agitation chronique à forme maniaque
chez une débile de neuf ans. (Discussion : MM. Meige, Dupré, Vallon, Deny.) -
IV. MM. F. Rose et Benon. Un cas de presbyophrénie. (Discussion : MM.
Dupré, Deny et Vallon.)

Communication par MM. Henri Wallon et Rolland. (Travail du service
de M. Nageotte à Bicêtre.) :

Le cerveau que nous présentons est celui d’un enfant de quatre ans, mort de la
rougeole dans le service de notre maître M. le docteur Nageotte.
La face externe des deux hémisphères présente des lésions très étendues qui
sont presque symétriques.
Les circonvolutions atteintes se reconnaissent tout de suite aux multiples rides
qui donnent à leur surface un aspect fripé ou chagriné ; un examen plus attentif montre
qu’il s’agit de circonvolutions minuscules. Orientées soit dans le même sens que les plis
qui leur servent de soubassement, soit transversalement, soit obliquement, elles se
disposent en séries parallèles, souvent aussi par le fait d’interférences répétées, elles
présentent des connexions plus ou moins complexes : la microgyrie se superpose sans
se substituer nulle part aux divisions plus grosses de l’écorce.
Suivant les régions, le processus pathologique a déterminé ou une hypertrophie
des parties lésées et, par suite, une morphologie très modifiée sous laquelle il devient
malaisé de retrouver le système normal des dispositions corticales, ou, au contraire, une
réduction, une perte de substance qui peur aller jusqu’à l’absence de plis et de
circonvolutions entières.
Sur l’hémisphère gauche, c’est autour d’un véritable puits que la lésion rayonne.
Entre les incisures escarpées, le lobe et occipital et le lobe pariétal s’avancent comme
deux opercules dont le bourrelet et dont la marge, à quelque distance encore de
l’orifice qu’ils surplombent, est marquée de microgyrie.
Ces dessins, faits à la chambre claire, sont quelque peu schématisés. Ils donnent
très exactement la topographie des lésions. Suivant leur gravité, elles sont représentées
par un système de rayures simple, double ou triple. Les sillons qui, selon notre
interprétation, délimitent la région rolandique hypertrophiée sont indiqués par des traits
plus accentués qu’il ne conviendrait en réalité.
Mais tandis que les trois circonvolutions occipitales gardent leur disposition
normale, P1 seule subsiste, P2 a disparu. Toute la zone de Wernicke est pro fondement
dégradée. Le pli courbe fait place à une sorte de fosse s’ouvrant sur la région temporale.
Dans cette dépression un repli unciforme représente le gyrus supramarginalis aminci,
affaissé, réduit de volume. T1 sur tout le reste de son étendue, T2, simple triangle
dominé par le lobe occipital, T3 n’on qu’un relief effacé avec une surface hérissée de
45
plis et de papilles.
Les circonvolutions de l’insula sont tout à fait indemnes.
Sont épargnées également F1, F2 et la plus grande partie de F3, la microgyrie
n’atteignant que le pied de la circonvolution sans empiéter sur le cap.
Mais elle s’étend d’autre part à la zone rolandique tout entière ne respectant que
la partie supérieure de Fa. La région est profondément bouleversée. Deux plis de
passages descendus de Pa sur Fa interrompent le sillon de Rolando. Le second coupe
Fa et s’hypertrophie en une masse d’aspect ridé qui s’avance comme un coin
volumineux entre les pieds de F1 et F2 restées saines. L’opercule rolandique est
également très développé.
L’hémisphère droit présente des lésions de même nature. Les pertes de
substance sont moins accusées. Pas de lacune centrale, mais une incisure qui entaille P1
et s’y bifurque de manière à circonscrire une petite masse plantée comme une cheville
en travers de la circonvolution.
Le lobe occipital et le lobe pariétal ont l’aspect de deux opercules ; la microgyrie
s’y étend davantage que sur les zones symétriques.
La région temporale est d’apparence massive. T1 s’achève par un repli
unciforme encore déprimé, moins réduit pourtant que le gyrus supramarginalis de
l’hémisphère gauche. Une masse triangulaire unique représente T2 et T3 confondues.
De leur partie postérieure, un sillon vertical détache une colonne à base élargie.
Le lobe frontal a le même aspect qu’à gauche, bien que F2 présente quelques
rides transversales. La région rolandique est un peu différente. II est difficile de
retrouver la direction générale du sillon, que traversent encore deux plis de passage
descendus de Pa sur Fa. Mais au lieu d’un cap avançant entre F1 et F2, c’est le pied de
ces deux circonvolutions qui semble empiéter sur Fa.
Telle est, du moins, l’interprétation que nous proposons des remaniements qu’a
subis cette écorce ; l’examen microscopique montrera si l’hypothèse est légitime.
Épaissie, la méninge voilait ces lésions sans présenter d’adhérence avec la
substance nerveuse sous-jacente. Les sylviennes paraissaient normales.
Sur la période du développement où se sont constituées ces anomalies de forme
et de structure, l’anamnèse ne fournit guère d’indications. Elles ont manifestement
précédé la naissance. Pas d’incidents de grossesse, la mère invoque seulement des
causes de dépression morale, le chagrin que lui causaient les excès éthyliques de son
mari. Le petit malade est le huitième d’une famille de neuf enfants ; deux sont morts de
méningite tuberculeuse, un troisième de gastro-entérite, tous les autres sont bien
portants.
Il ne devint propre qu’à vingt-deux mois. C’est à cet âge également qu’il
commence à marcher. Dans les débuts, il traînait un peu la jambe droite. L’examen a
montré de ce côté qu’il réagissait en extension à l’excitation plantaire et c’est de la main
gauche qu’il préférait se servir : traces légères d’hémiplégie qui ne l’empêchaient pas
d’être fort agile et très adroit. « Il venait à bout de tout ce qu’il voulait faire », témoigne
une infirmière.
Ainsi les fonctions motrices n’ont pas souffert des grosses perturbations de
l’écorce rolandique, dont l’hypertrophie tient sans doute à l’intégrité de l’élément
nerveux, autant qu’à la prolifération du tissu interstitiel. A la prédominance des lésions
constatées sur le cerveau gauche devait répondre l’hémiplégie droite, assez fruste
d’ailleurs.
Pourtant, il avait toujours bavé ; à quatre ans, il n’arrivait pas encore à manger
46
seul. Sa langue paresseuse semblait faire obstacle à la déglutition : et surtout il ne parlait
pas.
Il n’avait que quelques cris gutturaux plutôt rares. Jamais il ne faisait un réel
effort d’articulation : mutisme consécutif à la parésie des organes phonateurs ou
véritable aphasie ?
En tous cas, et le fait est d’autant plus surprenant que la zone de
Wernicke semble inexistante, il ne saurait être question que d’une aphasie
motrice pure. Non seulement l’enfant, sans contestation possible, était d’une
intelligence très éveillée, participant de toute son activité à la vie de l’entourage,
aimant se rendre utile et secondant auprès de ses petits camarades le personnel
de service, mais il exécutait aussi très exactement des ordres assez compliqués,
pour lesquels le geste ne saurait en aucune façon suppléer au langage articulé.
En regard de la disparition du pli courbe et de l’effondrement du lobe
temporal, bien minimes sont pourtant les anomalies des circonvolutions où les
doctrines classiques localisent les centres moteurs du langage. L’insula de Reil,
qui fait partie intégrante de la région lenticulaire de P. Marie n’est pas le moins
du monde effleurée. Par contre, si le cap est également indemne, le pied de F3
participe à la lésion des circonvolutions rolandiques et il existe à droite une
hémiplégie légère. Évidemment, cette étude doit être complétée par l’examen
des faisceaux sous-jacents.
À l’hypothèse d’une aphasie motrice, la maladresse de la langue ne serait
pas nécessairement contraire. De façon constante, les aphasiques présentent
une incoordination souvent considérable de cet organe ; il est vrai que les
mouvements volontaires presque seuls sont atteints, la déglutition, par exemple,
restant parfaite, mais il s’agit d’adultes et de mouvements automatiques depuis
longtemps systématisés et autonomes.
Une telle observation ne permet pas d’affirmer sans réserves la
possibilité de l’aphasie par lésion congénitale de l’encéphale. Il ne s’agit que
d’un enfant de quatre ans et des retards de la parole beaucoup plus
considérables sont observés jusqu’à huit et dix ans. Mais ces cas, fort souvent
familiaux, sont imputables, sans doute, à des vices de la conformation cérébrale
: dans quels rapports ne sont-ils pas avec les aphasies par lésion accidentelle des
centres ? L’apparition tardive du langage n’est peut-être qu’un fait de
suppléance et de rééducation ?
Si toutefois cette observation ne devait pas servir à l’étude de
l’aphasie proprement dite, elle n’en porte pas moins sur les conditions
anatomiques nécessaires à l’existence et au développement du langage articulé.
Discussion :
M. Gilbert Ballet. - On peut se demander si cet enfant présentait de
l’aphasie motrice vraie ou du mutisme. Dans le premier cas, il y a régression,
dans le second non-acquisition d’une faculté. Ces enfants, qui ne parlent pas, ne
sont pas toujours inintelligents ; ce trouble est d’ailleurs souvent remédiable. Il
ne s’agit donc pas d’une insuffisance intellectuelle globale. Il y a là un point qui
demande des recherches anatomo-pathologiques, et il sera intéressant de voir
47
dans quelque temps des coupes de ce cerveau.
Dupré. - L’observation si intéressante, au double point de vue
anatomique et clinique, de M. Vallon, appartient à l’histoire de l’audi-mutité. Cette
infirmité, plus connue des oto-laryngologistes que des neurologues, est de
nature congénitale, s’observe presque toujours chez des débites, chez des
enfants dont le développement psychique et moteur a subi un retard et présente
des inégalités, des défectuosités plus ou moins considérables. Le substratum
anatomique de l’affection réside probablement dans un défaut ou un vice
d’anastomoses entre les zones sensorielles, et les territoires moteurs du langage.
Il existe tous les degrés de transition entre l’audi-mutité absolue et le simple
retard de la parole. L’infirmité est d’ailleurs améliorable et curable par
l’éducation et celle-ci n’est utile et fructueuse qu’à un certain âge, vers six ou
sept ans, lorsque l’enfant est devenu attentif et capable d’effort volontaire et
persévérant.
M. Wallon.- Les questions qui se posent à propos de ce petit malade sont
évidemment délicates. Agé seulement de quatre ans, il présentait, outre cette
aphasie ou ce mutisme complet, certains troubles moteurs de la langue,
maladresse ou parésie, manifestes surtout dans les actes automatiques comme la
déglutition. Peut-être ne s’agissait-il que d’un retard de toutes les fonctions
relevant d’un même territoire périphérique. J’ai déjà fait allusion à ces enfants
qui ne commencent à parler qu’à huit ou dix ans. Mais le rapprochement reste
bien hypothétique. Ce qui fait l’intérêt de ces cas, c’est qu’il s’agit, comme à
plusieurs reprises nous avons pu le reconnaître, d’une anomalie familiale, tandis
que sur le cerveau que nous présentons, toutes les modifications observées
semblent relever d’une lésion en foyer. La question, pourtant, reste ouverte
puisque nous ignorons à quelle espèce d’altération des centres est imputable ce
retard héréditaire dans l’apparition de certaines fonctions psychomotrices.
M. Roubinovitch. - J’ai eu l’occasion d’observer, avec M. Armand-Delille,
une fillette de quatre ans qui, sans pouvoir prononcer un seul mot, comprenait
parfaitement tous les ordres, les exécutait correctement et paraissait douée
d’une intelligence suffisante pour son âge. Pour m’éclairer sur la conduite à
suivre au point de vue du développement, chez cette enfant, de la faculté du
langage articulé, je me suis adressé au directeur de l’Institut des sourds-muets
du département de la Seine. Des explications qui m’ont été fournies par cet
éducateur, il résulte que l’apprentissage de la parole à des enfants retardataires
du langage ne doit commencer qu’à partir de l’âge de sept à huit ans. Cette
indication d’ordre pédagogique est à retenir : elle démontre que les retardés du
langage ne sont pas frappés d’un arrêt définitif du développement du cerveau,
mais d’un simple ralentissement de ce développement.
M. Henry Meige. - D’une manière générale, les tentatives de rééducation
ne sont guère efficaces avant la septième ou huitième année, qu’il s’agisse de la
correction des troubles moteurs ou du perfectionnement de la parole. Et cela se
conçoit aisément. Vers l’âge de sept ou huit ans, en moyenne, l’enfant subit une
transformation non moins importante que celle qu’il subira plus tard avec la
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puberté. L’observation clinique permet d’admettre qu’à l’époque où débute ce
qu’on appelle la « seconde enfance », des connexions nerveuses nouvelles
s’établissent entre les différents centres de l’écorce et aussi entre cette écorce et
les centres nerveux sous-jacents. Tant que ces connexions ne sont pas établies,
le mécanisme psycho-moteur demeure imparfait, le contrôle cortical est
insuffisant. Parfois ces connexions s’établissent plus tardivement ; alors les méthodes
rééducatrices n’ont d’effet bienfaisant qu’à la condition d’être appliquées à un
âge plus avancé. Lorsque, enfin, les anastomoses intercorticales et
infracorticales ne s’établissent pas, par suite d’un arrêt définitif du développement des
centres nerveux, on n’obtient que des résultats insignifiants par les efforts
rééducateurs, quel que soit l’âge du sujet.
Résumé (voir l’Encéphale, mars 1910) :
Description du cerveau d’un enfant aphasique, par MM. Henri Wallon et
Rolland, Revue Neurol., 1910, 1, 400-401.
Présentation du cerveau d’un enfant de 4 ans, mort de la rougeole. On
voit sur la face externe des deux hémisphères des lésions corticales atrophiques
très étendues qui sont presque symétriques.
Sur l’hémisphère gauche, toute la zone de Wernicke est profondément
dégradée. Par contre les circonvolutions de l’insula sont indemnes ; F1, F2 et la
plus grande partie de F3 sont épargnées également, la mycrogyrie n’atteignant
que le pied de cette dernière circonvolution sans empiéter sur le cap. Mais la
lésion s’étend d’autre part à la zone rolandique tout entière, ne respectant que la
partie supérieure de Fa.
Sur l’hémisphère droit les lésions, à peu près de la même distribution,
épargnant comme sur l’hémisphère gauche le lobe occipital et la partie
antérieure du lobe frontal, sont moins profondes.
L’enfant dont il s’agit ne commença à marcher qu’à 22 mois, traînant un
peu sa jambe droite, ce qui ne l’empêchait pas d’être agile et adroit.
Devenu propre assez tard, cet enfanta toujours bavé. À 4 ans, il n’arrivait
pas encore à manger seul. Sa langue paresseuse semblait faire obstacle à la
déglutition.
La chose principale, c’est qu’il ne parlait pas, n’émettant que quelques
cris gutturaux plutôt rares. Jamais il ne faisait un réel effort d’articulation.
Faut-il penser à un mutisme consécutif à la parésie des organes
phonateurs ou à une véritable aphasie?

Dans ce dernier cas, il ne saurait être question que d’une aphasie motrice
pure, et le fait serait d’autant plus surprenant, d’une part que la zone de
Wernicke est inexistante, et d’autre part que l’insula et le cap de F3 paraissent
conservés.
L’enfant était d’une intelligence très éveillée, il participait de toute son
activité à la vie de l’entourage, aimant à se rendre utile ; il exécutait aussi très
exactement des ordres assez compliqués pour lesquels le geste ne saurait en
aucune façon suppléer au langage articulé.
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À l’hypothèse d’une aphasie motrice, la maladresse de la langue ne serait
pas nécessairement contraire.
1911

7. Psychose circulaire ayant débuté à douze ans chez une fillette
intellectuellement débile, L’Encéphale, 1911, 2, 171-177.

(Travail du service des enfants de M. le Dr Nageotte), par M. Henri
Wallon.
La fillette que je présente à la Société de psychiatrie est aujourd’hui
déprimée. Vous la voyez s’asseoir docilement sur la chaise qui lui est offerte. Une
fois assise, elle reste imrnobile avec un certain air d’inquiétude. Aux questions
les plus simples, elle ne répond rien.
Est-ce indifférence ? Est-ce inconscience ?
Son regard se fixe quand on l’interroge. Il semble un instant qu’elle va
parler, rien ne vient, elle renonce à faire effort. Elle ignore si peu ce qui
l’entoure, qu’elle redoute fort d’être laissée à Sainte-Anne, où elle se souvient d’être
déjà venue avant son internement à la fondation Vallée. Absente en apparence,
il a suffi, l’autre jour, de quelques mots échangés devant elle, pour lui faire
croire à son transfert ici et pour qu’elle demandât à sa mère de s’y opposer.
Ses allures n’en sont pas moins assez souvent désordonnées et bizarres.
Excitée, elle gambade, chante et bavarde. Elle a de brusques accès de rire ; plus
rarement, elle éclate en sanglots. Son agitation est parfois soudaine, elle fait des
bonds ou prend son élan et court à toute vitesse, entraînant derrière elle de
pauvres idiotes sans résistance. Elle est capricieuse, se montre exigeante, veut, à
chaque échange de vêtements, choisir elle-même une jupe qui ne soit pas trop
longue, un tablier qui ne soit pas raccommodé. Très instable, elle peut donner
une impression d’incohérence. Le diagnostic est délicat : il se pose entre
l’hébéphrénie et la psychose maniaque-dépressive, distinction d’autant plus
difficile peut-être et d’autant plus intéressante à faire, que, par leur début précoce,
à douze ans, les troubles mentaux doivent nécessairement avoir, sur le
développement psychique de cette enfant, encore si loin de sa maturité, une influence
qu’il s’agit également d’apprécier.
Au physique, Marthe G... est plutôt grande, fluette, assez chétive. Elle présente
une légère scoliose à concavité droite et quelques signes de rachitisme (chapelet costal).
Les oreilles sont à pavillon écarté du crâne, à lobule adhérent et à bords mal ourlés. Il y
a un peu d’exophthalmie, le corps thyroïde se laisse percevoir au toucher et même à la
vue. Le pouls est généralement assez rapide, entre 110 et 120 : le syndrome de
Basedow, s’il existe, est excessivement fruste. L’enfant n’était pas réglée à son entrée
dans le service. Elle l’est devenue, sans incident notable, au mois de janvier 1910,
c’està-dire vers treize ans demi.
Son hérédité n’est pas exempte de quelques tares. Le père et la mère sont
cousins germains, le père de trois ans moins âgé que sa femme. Typographe, il aurait eu
des coliques de plomb. La mère est sujette aux migraines : au moment de ses règles
surtout, elle souffre de céphalée oculaire et de vomissements bilieux.
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