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Origine du nom de famille ANTONINI

De
2 pages
ANTONINI

A l’origine — Le patronyme d’origine corse Antonini correspond lui aussi à un diminutif
du nom de baptême Antonio. Il est actuellement porté par 2 200 personnes environ. On
le retrouve en premier lieu en Corse mais aussi en Provence et à Paris.
Un médecin militaire renommé — Né en 1790 d’un père médecin des hospices de
Rome, Jean-André Antonini fut dans un premier temps aide-major à l’hôpital militaire de
Calvi puis chirurgien au bataillon des voltigeurs corses des Hautes-Pyrénées, avant d’être
affecté à l’hôpital militaire de Madrid. Il s’y fit remarquer par ses observations sur la
colique dite de Madrid qui, à l’époque, faisait de nombreuses victimes parmi les soldats.
Reçu membre de l’Académie royale de Madrid en 1826, il fut également présent en
Algérie, dès le début de sa conquête par les troupes françaises. C’est ainsi qu’il organisa
dans ce pays les services sanitaires militaires, jusqu’alors inexistants. Officier de la Légion
d’honneur en 1832, il obtint la croix d’officier en 1835 pour avoir, au péril de sa vie,
prodigué de jour comme de nuit des soins à des victimes d’une épidémie de choléra.
Après être devenu en 1836 médecin en chef de l’hôpital du dey, il obtint le grade de
médecin en chef de l’armée d’Afrique. Nommé inspecteur général du service de santé en
1845, il parcourut tout le littoral algérien de l’Est, jusqu’à Biskra, où il contracta une
dysenterie qui l’emporta dans l’année.
Une femme-soldat aventureuse — Louise Antonini, née en 1771, ...
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A
NTONINI
A l’origine —
Le patronyme d’origine corse Antonini correspond lui aussi à un diminutif
du nom de baptême Antonio. Il est actuellement porté par 2 200 personnes environ. On
le retrouve en premier lieu en Corse mais aussi en Provence et à Paris.
Un médecin militaire renommé —
Né en 1790 d’un père médecin des hospices de
Rome, Jean-André Antonini fut dans un premier temps aide-major à l’hôpital militaire de
Calvi puis chirurgien au bataillon des voltigeurs corses des Hautes-Pyrénées, avant d’être
affecté à l’hôpital militaire de Madrid. Il s’y fit remarquer par ses observations sur la
colique dite de Madrid qui, à l’époque, faisait de nombreuses victimes parmi les soldats.
Reçu membre de l’Académie royale de Madrid en 1826, il fut également présent en
Algérie, dès le début de sa conquête par les troupes françaises. C’est ainsi qu’il organisa
dans ce pays les services sanitaires militaires, jusqu’alors inexistants. Officier de la Légion
d’honneur en 1832, il obtint la croix d’officier en 1835 pour avoir, au péril de sa vie,
prodigué de jour comme de nuit des soins à des victimes d’une épidémie de choléra.
Après être devenu en 1836 médecin en chef de l’hôpital du dey, il obtint le grade de
médecin en chef de l’armée d’Afrique. Nommé inspecteur général du service de santé en
1845, il parcourut tout le littoral algérien de l’Est, jusqu’à Biskra, où il contracta une
dysenterie qui l’emporta dans l’année.
Une femme-soldat aventureuse —
Louise Antonini, née en 1771, fille d’un capitaine
des milices de Pascal Paoli, prit la résolution, après la mort à Calais de son père en exil
pour Londres, de dissimuler son sexe et de gagner sa vie comme matelot. Elle
s’embarqua en 1790 comme volontaire pour Madagascar sur le brick La Revanche. Le
bateau ayant fait naufrage, elle fut miraculeusement sauvée, et repartit bientôt pour les
Antilles sur la frégate baptisée Cornélie. Blessée lors d’un affrontement avec les Anglais,
elle fut emprisonnée à Plymouth où, son sexe ayant été reconnu, elle fut libérée. Rentrée
en France, elle réussit à nouveau à dissimuler sa véritable identité afin d’être incorporée
dans l’armée du Rhin, où elle se distingua au siège de Maastricht, avant d’être une fois
encore reconnue. Reprise, dix ans après, par le goût des aventures, elle s’engagea à
nouveau pour l’Espagne. Mais, grièvement blessée pour avoir sauvé son colonel, elle dut
une fois de plus quitter l’armée. Elle se retira alors à Brest au service d’un capitaine de la
marine. Elle mourut à l’Hôtel-Dieu de Nantes en 1861.
Un esprit chrétien et un sinologue averti —
Paul Antonini, né en 1851, commença à
se faire connaître par des brochures sur des questions alors d’actualité dans lesquelles il
put mettre en relief son esprit profondément chrétien. Un séjour en Chine, durant lequel
il apprit la langue de ce pays en même temps qu’il sut acquérir une profonde
connaissance de ses conditions politiques, matérielles et morales, lui ouvrit de nouveaux
horizons. Dans La vie réelle en Chine mais surtout dans Les Chinois peints par un
Français, il prit le parti des Chinois contre des Français habitués à les juger trop
sévèrement, avant d’apporter, dans un troisième ouvrage intitulé Au pays de Chine, les
restrictions nécessaires à son éloge. Chargé à l’Institut catholique de Paris d’un cours libre
de langue et philosophie chinoises de 1887 à 1899, il fut alors absorbé exclusivement par
la Chine et publia de nombreuses études sur le sujet. Néanmoins, sa mort, en 1900,
passa presque inaperçue.
Un généalogiste aux multiples facettes —
Luc Antonini, Prix de Lagarde d’Hozier en
1987, Prix de l’Académie de Marseille pour son ouvrage Les Sabran Ponteres, Prix du
conseil général des Bouches-du-Rhône pour ses travaux de généalogie, est directeur de
la revue Lys de Provence et collaborateur de Monaco-Actualités. Il a par ailleurs publié
Parfums du Sud, recueil de généalogies provençales, mais encore des ouvrages sur les
familles de Baroncelli, Suffren, Saporta. Il est l’auteur d’un ouvrage sur les Familles de
sportifs, paru chez Archives & Culture.
Les Antonini dans l’histoire —
Citons aussi : Pierre-François Antonini (1818-1900),
infirmier dans les hôpitaux d’Algérie de 1840 à 1845,