//img.uscri.be/pth/5619a900e5133334859fc75d2cecfc39980a1050
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille AUFFRAY

De
2 pages
AUFFRAY

A l’origine — Auffray est issu d’un ancien nom de baptême d’origine germanique,
Adalfrid, formé de adal-, noble, et -frid, paix. Les Auffray sont près de 3 560 aujourd’hui
en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont les Côtes-d’Armor, Paris
et la Sarthe.
La fête de Jeanne d’Arc — Jules-Augustin Auffray, né en 1852, combattit durant la
guerre contre la Prusse en 1870. Après des études de droits, il devint avocat au barreau
de Paris. Il défendit notamment l’Eglise confrontée aux lois anticléricales des républicains
radicaux. Il dirigea le périodique catholique Le journal de Saint-Germain et soutint le
général Boulanger. Battu aux différents scrutins législatifs au cours desquels il fut
candidat, il défendit l’état-major durant l’affaire Dreyfus. En 1900, il fut élu conseiller de
Paris puis, deux ans plus tard, député du 5e arrondissement. Grand admirateur de
Jeanne d’Arc, il participait à la fête annuelle qui, chaque premier dimanche de mai, rend
hommage à la Pucelle d’Orléans. Au début de la Première Guerre mondiale, il se porta
volontaire, mais les autorités refusèrent son incorporation. Il fonda un hôpital à Saint-Pol
et mourut en 1916.
Le génome humain — Charles Auffray, diplômé en physiologie et en biologie de l’Ecole
normale supérieure de Cachan, rejoignit, en 1976, l’équipe de François Rougeon qui se
spécialisait dans le génie génétique à l’institut Pasteur. En 1981, il intégra le laboratoire
de biologie cellulaire et biochimie de ...
Voir plus Voir moins
A
UFFRAY
A l’origine —
Auffray est issu d’un ancien nom de baptême d’origine germanique,
Adalfrid, formé de adal-, noble, et -frid, paix. Les Auffray sont près de 3 560 aujourd’hui
en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont les Côtes-d’Armor, Paris
et la Sarthe.
La fête de Jeanne d’Arc
— Jules-Augustin Auffray, né en 1852, combattit durant la
guerre contre la Prusse en 1870. Après des études de droits, il devint avocat au barreau
de Paris. Il défendit notamment l’Eglise confrontée aux lois anticléricales des républicains
radicaux. Il dirigea le périodique catholique Le journal de Saint-Germain et soutint le
général Boulanger. Battu aux différents scrutins législatifs au cours desquels il fut
candidat, il défendit l’état-major durant l’affaire Dreyfus. En 1900, il fut élu conseiller de
Paris puis, deux ans plus tard, député du 5e arrondissement. Grand admirateur de
Jeanne d’Arc, il participait à la fête annuelle qui, chaque premier dimanche de mai, rend
hommage à la Pucelle d’Orléans. Au début de la Première Guerre mondiale, il se porta
volontaire, mais les autorités refusèrent son incorporation. Il fonda un hôpital à Saint-Pol
et mourut en 1916.
Le génome humain
— Charles Auffray, diplômé en physiologie et en biologie de l’Ecole
normale supérieure de Cachan, rejoignit, en 1976, l’équipe de François Rougeon qui se
spécialisait dans le génie génétique à l’institut Pasteur. En 1981, il intégra le laboratoire
de biologie cellulaire et biochimie de l’université d’Harvard et devint l’un des meilleurs
spécialistes en génétique moléculaire. Par la suite, il créa l’institut d’embryologie de
Nogent-sur-Marne, rattaché au CNRS, l’unité de génétique moléculaire et biologie du
développement en 1991 et le consortium international IMAGE (Intégration au niveau
moléculaire de l’analyse du génome et de son expression) au sein desquels il contribua à
mettre au point le programme « génome humain », notamment grâce aux travaux
menés par le Généthon, dont il devint l’un des directeurs scientifiques, et aux fonds
récoltés par le Téléthon. Charles Auffray a publié des ouvrages sur Le génome humain
(2002) et Qu’est ce qu’un gène ? (2004).
Santiano !
— Hugues Auffray (Aufray de son nom de scène) naquit dans la région
parisienne en 1929 d’une famille d’origine espagnole. Il se lança dans la chanson en
interprétant des morceaux espagnols. Il se tourna vers la chanson française et le folk
sous le nom de Hugues Aufray. Il connut le succès avec des titres dus à des compositeurs
comme Georges Augier de Moussac, Guy Magenta ou Jean-Pierre Sabar. Il reprit
également des œuvres de Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Félix Leclerc. Surtout,
il fut l’un des premiers à reprendre des airs de Bob Dylan. Poète sensible et humaniste, il
dut sa renommée à des chansons comme Santiano (adaptation d’un chant de marins
américain), Les crayons de couleur, Céline, etc.
Cantiques traduits en français —
Le littérateur François Auffray, né à La Ville-Aubry
en Trégueux, fut l’auteur d’une tragi-comédie intitulée Zanthropie ou vie de l’homme,
tragi-comédie morale (1615). Est-ce parce qu’elle n’eut aucun succès qu’il se tourna vers
la prêtrise ? Il devint chanoine de Saint-Brieuc (1617) et recteur de Pluduno. Mais il
consacra néanmoins une partie de son temps, parallèlement à sa charge, à la poésie et à
la littérature. Il publia par exemple un recueil d’Hymens et cantiques de l’église traduites
en français sur les plus beaux airs de ce temps (1625). Il mourut à Saint-Brieuc en 1652.
Les Auffray dans l’histoire
— Citons aussi : l’économiste Jean Auffray (1733-1788),
auteur de Réflexions sur l’imprimerie et la littérature, d’un titre sur Le luxe considéré
relativement à la population et à l’économie (1762) et de Progymnasta, un ouvrage dans
lequel il proposait d’unifier les poids et mesures dans le royaume ainsi d’interdire le cumul
des emplois ; le peintre et paysagiste Alexandre Auffray, né à Saint-Nazaire en 1869 et
mort en 1942, auteur de décorations murales et de marines ; Charles Auffray (1887-
1957), maire communiste de Clichy (1925-1941), député de la Seine