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Origine du nom de famille azais

De
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azais

A l’origine — Le nom Azaïs est à l’origine un surnom représentant le mot azais, venu du
terme latin adjacens qui signifie heureux, qui a une certaine aisance. Avant de devenir
patronyme, ce surnom était attribué à une personne vivant dans l’aisance. De nos jours,
on trouve près de 2 700 porteurs du nom sur l’ensemble du territoire français.
Une vie de musique — Le compositeur Hyacinthe Azaïs naquit à Ladern, dans l’Aude,
en 1741. Ses talents précoces de compositeur lui valurent d’être envoyé à Paris par
l’intendant de Montigny. Il partit enseigner la musique à l’école de Sorèze en 1760. Il y
composa des pièces pour violoncelle et publia une Méthode de musique sur un nouveau
plan, à l’usage des élèves de l’école royale militaire ainsi qu’une Méthode de basse
contenant des leçons élémentaires, suivies de dix-huit sonates ou duo pour le violoncelle.
En 1782, il fut nommé à la tête de l’Opéra de Toulouse. Il mourut dans cette ville en
1796.
L’expansion et la compression — Pierre-Hyacinthe Azaïs (1766-1845), fils du
musicien, enseigna à T arbes puis devint précepteur des enfants de M. Du Bosc à Saint-
Gervais dans l’Hérault. Il y rencontra Mme de Rivières qui devint son égérie. S’étant
réfugié à l’hôpital de T arbes au moment du 18 fructidor, car il se sentait menacé, il
s’adonna à la méditation et conçut un optimisme universel, fondé sur la compensation qui
s’établit entre maux et biens. Il exposa sa théorie dans l’ouvrage Des compensations dans
les destinées ...
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a
zais
A l’origine —
Le nom Azaïs est à l’origine un surnom représentant le mot azais, venu du
terme latin adjacens qui signifie heureux, qui a une certaine aisance. Avant de devenir
patronyme, ce surnom était attribué à une personne vivant dans l’aisance. De nos jours,
on trouve près de 2 700 porteurs du nom sur l’ensemble du territoire français.
Une vie de musique —
Le compositeur Hyacinthe Azaïs naquit à Ladern, dans l’Aude,
en 1741. Ses talents précoces de compositeur lui valurent d’être envoyé à Paris par
l’intendant de Montigny. Il partit enseigner la musique à l’école de Sorèze en 1760. Il y
composa des pièces pour violoncelle et publia une Méthode de musique sur un nouveau
plan, à l’usage des élèves de l’école royale militaire ainsi qu’une Méthode de basse
contenant des leçons élémentaires, suivies de dix-huit sonates ou duo pour le violoncelle.
En 1782, il fut nommé à la tête de l’Opéra de Toulouse. Il mourut dans cette ville en
1796.
L’expansion et la compression —
Pierre-Hyacinthe Azaïs (1766-1845), fils du
musicien, enseigna à Tarbes puis devint précepteur des enfants de M. Du Bosc à Saint-
Gervais dans l’Hérault. Il y rencontra Mme de Rivières qui devint son égérie. S’étant
réfugié à l’hôpital de Tarbes au moment du 18 fructidor, car il se sentait menacé, il
s’adonna à la méditation et conçut un optimisme universel, fondé sur la compensation qui
s’établit entre maux et biens. Il exposa sa théorie dans l’ouvrage Des compensations dans
les destinées humaines, paru en 1809. Sous l’Empire, il s’établit à Paris et perçut une
pension d’homme de lettres. Poursuivant ses réflexions philosophiques, il eut la vision
d’un système cosmologique censé expliquer l’homme et son sort. Pour Pierre-Hyacinthe
Azaïs, disciple de Plotin, Leibnitz et Rousseau, le monde est régi par deux forces,
l’expansion et la compression, qui, dans leurs interactions, produisent un équilibre et une
harmonie universels. Ce visionnaire rendait des oracles et voulait que chaque homme
trouve, comme lui, un remède à ses infortunes par la “consolation philosophique”. Il
publia de nombreux ouvrages et son Journal a été conservé.
Un contre-révolutionnaire actif —
Né à Castres en 1777 d’un père avocat au
Parlement, Antoine-Louis-Rose Azaïs participa à partir de 1794 à l’organisation du parti
royaliste dans l’espoir de s’emparer de Toulouse pour le compte de Louis XVIII. Il ne put
conduire sa tentative à son terme : le 18 fructidor l’en empêcha. Durant les Cent-Jours, il
contribua à recruter des adversaires à Napoléon. Au moment de la Seconde Restauration,
il revint aux affaires. Antoine Azaïs a rédigé des Mémoires. Antoine-Louis-Rose Azaïs
mourut en 1831.
Un avocat, historien et poète —
Fils d’un avocat de Béziers, Jacques Azaïs (1778-
1856) exerça brillamment la profession d’avocat vingt-cinq ans durant. Une maladie du
larynx l’obligeant à l’abandonner, il offrit son concours au professeur Carré, de l’université
de Rennes, pour le Droit civil français. En 1835, devenu le premier président de la Société
archéologique de Béziers, il réalisa des études historiques et commença à créer un musée
municipal. La langue étant aussi sa passion, Jacques Azaïs écrivit entre 1853 et 1857 un
long ouvrage de lexicographie comparée, Dieu, l’homme et la parole, ou la langue
primitive, ainsi que des poèmes en patois languedocien, les Bersés patoisés et les Verses
bezeieirenes. Il était le père de l’écrivain Gabriel Azaïs (voir ci-dessous).
Blessé à Melegnano —
Casimir-Raymond Azaïs, né à Castres en 1826, entra à Saint-Cyr
en 1843. Après la campagne d’Algérie, il prit part au siège de Rome, avec le corps
expéditionnaire français, puis fit les campagnes de Crimée et d’Italie en 1859. Il fut blessé
à Melegnano. Nommé chef d’escadron en 1868, il entra dans la gendarmerie. La guerre
de 1870, où il se battit dans l’armée de la Loire, lui valut d’être nommé officier de la
Légion d’honneur. En 1881, il était à la tête de la garde républicaine de Paris. Il fut
nommé général de brigade en 1886. Il mourut à Fécamp en