Origine du nom de famille berard

Origine du nom de famille berard

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Français
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berard

A l’origine— Le patronyme Bérard est issu d’un ancien nom de personne d’origine
germanique, Berhard, composé de ber-, qui signifie ours et -hard, dur, fort. Ce nom de
famille est aujourd’hui porté par plus de 10 000 personnes en France, principalement
implantées le long de la vallée du Rhône.
Huit coups de sabre — Jean-Baptiste, chevalier de Bérard (né en 1722), servit au
régiment d’Auvergne en 1739, dans l’armée de Bohème en 1741, puis en Flandre. Il était
présent à Fontenoy, au siège d’Anvers, à la bataille de Raucoux, et lors de la conquête de
la Flandre hollandaise en 1747. Durant la guerre de Sept Ans, il se trouva pris dans la
retraite de Hanovre et, frappé de huit coups de sabre sur la tête, fut fait prisonnier.
Ayant été échangé, il fut nommé capitaine de grenadiers, puis lieutenant du roi en
Allemagne en 1760. Il devint maréchal de camp à Collioure en 1791.
Succès en chimie, échec en politique — Jacques-Etienne Bérard (1789-1869), fils
d’un associé de Chaptal, était préparateur de chimie de Berthollet. Au sein de la société
d’Auteuil, dans l’orbite de Laplace et de Humboldt, il étudia les rayons chimiques, la
maturation et le blettissement des fruits. Ses travaux sur la chaleur spécifique des gaz lui
valurent le grand prix de chimie et de physique de l’Académie des sciences en 1813.
Reçu docteur en médecine en 1827 à Montpellier, mais attiré par la politique, il fut élu
député de l’Hérault en 1837 ; jugé peu efficace, il ne fit qu’indisposer le ...

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Date de parution 10 novembre 2011
Nombre de lectures 310
EAN13 9782820642943
Langue Français
Poids de l'ouvrage 8 Mo

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erard
A l’origine—
Le patronyme Bérard est issu d’un ancien nom de personne d’origine
germanique, Berhard, composé de ber-, qui signifie ours et -hard, dur, fort. Ce nom de
famille est aujourd’hui porté par plus de 10 000 personnes en France, principalement
implantées le long de la vallée du Rhône.
Huit coups de sabre —
Jean-Baptiste, chevalier de Bérard (né en 1722), servit au
régiment d’Auvergne en 1739, dans l’armée de Bohème en 1741, puis en Flandre. Il était
présent à Fontenoy, au siège d’Anvers, à la bataille de Raucoux, et lors de la conquête de
la Flandre hollandaise en 1747. Durant la guerre de Sept Ans, il se trouva pris dans la
retraite de Hanovre et, frappé de huit coups de sabre sur la tête, fut fait prisonnier.
Ayant été échangé, il fut nommé capitaine de grenadiers, puis lieutenant du roi en
Allemagne en 1760. Il devint maréchal de camp à Collioure en 1791.
Succès en chimie, échec en politique —
Jacques-Etienne Bérard (1789-1869), fils
d’un associé de Chaptal, était préparateur de chimie de Berthollet. Au sein de la société
d’Auteuil, dans l’orbite de Laplace et de Humboldt, il étudia les rayons chimiques, la
maturation et le blettissement des fruits. Ses travaux sur la chaleur spécifique des gaz lui
valurent le grand prix de chimie et de physique de l’Académie des sciences en 1813.
Reçu docteur en médecine en 1827 à Montpellier, mais attiré par la politique, il fut élu
député de l’Hérault en 1837 ; jugé peu efficace, il ne fit qu’indisposer le gouvernement et
retarder sa nomination comme doyen de la faculté de médecine intervenue en 1846.
L’appel du large —
Auguste Bérard, fils de négociant, naquit à Montpellier en 1796.
Entré à l’Ecole navale en 1812, il accomplit deux voyages de circumnavigation entre 1817
et 1825 et obtint le grade de lieutenant de vaisseau. Il fut blessé en 1830 lors du
bombardement d’Alger. Après plusieurs campagnes hydrographiques en Méditerranée et
dans le golfe du Mexique, il prit le commandement du Rhin pour une croisière en
Nouvelle-Zélande de 1842 à 1846. Il acheva sa carrière à Toulon, contre-amiral et major
général de la marine. Il mourut en 1852.
L’arrêt des cancans —
Pierre-Clément Bérard (1798- après 1886) suivit le duc de Berry
à Gand. Revenu à Paris avec Louis XVIII après Waterloo, nommé courrier de la malle, il
fut destitué à la révolution de Juillet. Il entra dans l’opposition et publia de nombreux
pamphlets contre Louis-Philippe, les Cancans. Célèbre mais maintes fois cité en justice et
condamné en 1832 à quatorze ans de prison, il persista et faillit être mis au secret au
Mont-Saint-Michel. Il acheta alors sa liberté par le silence et s’expatria notamment à
Prague où il rencontra Charles X, avant de finir ses jours à Nantes.
Les navigations d’Ulysse —
Victor Bérard (1864-1931) est d’abord connu pour ses
travaux essentiels sur la Grèce ancienne et sa traduction de l’Odyssée d’Homère. Agrégé
d’histoire, membre de l’Ecole française d’Athènes, il procéda à de multiples fouilles en
Grèce et en Asie mineure jusqu’en 1891. De retour à Paris, cet érudit devint directeur
d’études à l’Ecole des hautes études pour la géographie ancienne, tout en menant des
activités politiques. Elu sénateur du Jura en 1920, dans la gauche démocratique, il
présida en particulier les commissions de l’enseignement et des affaires étrangères. Il se
pencha sur les traités concluant la guerre de 1914-1918 et analysa les relations entre la
France et la Suisse. Parallèlement, il poursuivait ses recherches sur la Grèce, la
mythologie, consacrant vingt années de sa vie à l’étude d’Homère, et put ainsi proposer
un itinéraire des voyages d’Ulysse Les navigations d’Ulysse.
Les Bérard dans l’histoire —
Citons aussi : le magistrat Joseph-Balthazard, né en
1763, mathématicien, favorable aux idées de 1789, mort dans un asile d’aliénés vers
1843 ; Etienne Bérard-Trousset (1769-1807), médecin et administrateur de l’hospice de
Grenoble ; Simon Bérard (1783-1859), maître des