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Origine du nom de famille BONNIER

De
2 pages
BONNIER

A l’origine — Bonnier correspond à un ancien nom de baptême d’origine latino-
germanique (construit à partir des racines bonus, bon, et -hari, armée). Les Bonnier sont
près de 4 000 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements d’implantation
sont le Nord, la Loire et la Loire-Atlantique.
A la conquête de l’Afrique — Les frères Bonnier ont contribué à la pacification de
l’Ouest africain au cours des dernières années du XIXème siècle. Eugène Bonnier, né à
l’île de la Réunion en 1856, entra à Polytechnique en 1873, puis participa à des travaux
de cartographie en Nouvelle-Calédonie, puis en Afrique de l’Ouest. Il prit part à la guerre
du Tonkin en 1888-1889. Nommé lieutenant-colonel en 1893 et commandant supérieur
du Soudan français, il repoussa les bandes armées de Samory et entra à Tombouctou le
10 janvier 1894. Il fut massacré avec sa colonne à Gouendam cinq jours plus tard et son
corps fut retrouvé par le commandant Joffre le 12 février. Son frère François Bonnier
(1857-1944) entra aussi à Polytechnique, en 1877, et se spécialisa aussi dans l’artillerie de
marine. Nommé en 1889 à l’état-major du Haut-Sénégal et en 1891 au Soudan français,
il fut blessé trois fois au cours d’expéditions. Ayant eu plus de chance que son frère
Eugène, il revint à Paris comme directeur du laboratoire central de la marine et fut
nommé lieutenant-colonel en 1898. Colonel en 1900, il commanda le 3ème régiment
d’artillerie coloniale et fut nommé commandant de la défense de ...
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B
ONNIER
A l’origine —
Bonnier correspond à un ancien nom de baptême d’origine latino-
germanique (construit à partir des racines bonus, bon, et -hari, armée). Les Bonnier sont
près de 4 000 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements d’implantation
sont le Nord, la Loire et la Loire-Atlantique.
A la conquête de l’Afrique —
Les frères Bonnier ont contribué à la pacification de
l’Ouest africain au cours des dernières années du XIXème siècle. Eugène Bonnier, né à
l’île de la Réunion en 1856, entra à Polytechnique en 1873, puis participa à des travaux
de cartographie en Nouvelle-Calédonie, puis en Afrique de l’Ouest. Il prit part à la guerre
du Tonkin en 1888-1889. Nommé lieutenant-colonel en 1893 et commandant supérieur
du Soudan français, il repoussa les bandes armées de Samory et entra à Tombouctou le
10 janvier 1894. Il fut massacré avec sa colonne à Gouendam cinq jours plus tard et son
corps fut retrouvé par le commandant Joffre le 12 février. Son frère François Bonnier
(1857-1944) entra aussi à Polytechnique, en 1877, et se spécialisa aussi dans l’artillerie de
marine. Nommé en 1889 à l’état-major du Haut-Sénégal et en 1891 au Soudan français,
il fut blessé trois fois au cours d’expéditions. Ayant eu plus de chance que son frère
Eugène, il revint à Paris comme directeur du laboratoire central de la marine et fut
nommé lieutenant-colonel en 1898. Colonel en 1900, il commanda le 3ème régiment
d’artillerie coloniale et fut nommé commandant de la défense de Dakar en 1904. Nommé
général en 1908, il fut commandant supérieur de l’Afrique Occidentale française. Sa
brillante carrière prit fin en 1916, lors de l’offensive de la Somme, où il fut relevé de son
commandement du fait des pertes excessives subies par la 16ème division d’infanterie
coloniale qu’il commandait.
Les Bonnier de Templeuve —
Louis Bonnier, né à Templeuve (Nord) en 1856, devint
architecte et réalisa plusieurs édifices remarquables : la mairie d’Issy, le pavillon des
usines du Creusot à l’Exposition de 1900, un laboratoire de zoologie marine à Wimereux…
Architecte en chef de la ville de Paris, il développa l’usage du fer dans la construction de
manière novatrice. Son frère Jules Bonnier, né en 1859, était l’élève de Giard à la faculté
des sciences en zoologie. Il devint directeur adjoint de la station de zoologie marine de
Wimereux-Ambleteuse et publia de nombreux travaux sur les annélides et crustacés. Leur
frère Pierre Bonnier (1861-1918) devint médecin en 1890. Il développa une théorie très
personnelle, la centrothérapie, prétendant guérir la plupart des maladies en pratiquant
des cautérisations nasales. Il expliqua ses méthodes thérapeutiques dans un ouvrage :
L’action directe sur les centres nerveux (1913).
Les Bonnier dans l’histoire —
Citons aussi : le financier Joseph Bonnier (1676-1726),
né à Montpellier, directeur des affaires du roi, receveur de l’Hôpital général, puis trésorier
de la Bourse des Etats de Languedoc en 1715, qui accumula une immense fortune dans
les fournitures aux armées et grâce au système de Law ; Vincent Bonnier, de Saint-
Pierre-de-Chemillé (Vendée), condamné à mort comme « brigand de la Vendée » en
1794 sous la Terreur et guillotiné ; Antoine Bonnier d’Alco, né à Montpellier en 1750,
neveu de Joseph Bonnier, député à l’Assemblée législative en 1791, puis à la Convention
en 1792, chef du bureau politique du Directoire, négociateur au congrès de Rastadt en
1799, tué à coup de sabre par des cavaliers autrichiens à la sortie de la ville ; Edouard
Bonnier (1808-1877), né à Lille, titulaire de la chaire de professeur de législation pénale et
de procédure civile et criminelle à la faculté de droit de Paris à partir de 1844, auteur de
plusieurs ouvrages juridiques ; Jean Bonnier, né à Vanxains (Dordogne) en 1846,
médecin militaire en Algérie, sous-préfet à partir de 1881, préfet de l’Aveyron, puis du
Gard de 1888 à 1895 ; le botaniste Gaston Bonnier (1853-1923), agrégé de l’Ecole
normale, professeur à la Sorbonne en 1887, qui fonda le laboratoire de botanique de la
Sorbonne et le laboratoire de biologie végétale de Fontainebleau et publia de nombreux
travaux