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Origine du nom de famille CAMBON

De
2 pages
CAMBON

A l’origine — Le patronyme Cambon a diverses origines : il pouvait désigner des
personnes originaires de localités du même nom, ou des personnes possédant des terres
fertiles cernées par le méandre d’une rivière. Plus de 4 800 Cambon vivent actuellement
en France.
Le saviez-vous ? — Une Claire Cambon, née en 1865, est la mère de l’ancien garde des
Sceaux Albin Chalandon.
Blancs avant tout ! — Une famille de Cambon s’illustra à la fin du XVIIIème siècle dans
son combat contre la Révolution. Parmi ses membres : François-Tristan de Mirepoix, né
en 1716 à Toulouse, évêque de Mirepoix, un ardent contre-révolutionnaire jusqu’à sa
mort en 1791. Son frère, Joseph-Auguste de Cambon, était maréchal de corps dans
l’armée royale (1780). Jean-Louis de Cambon, né à Toulouse en 1737, neveu du
précédent, était avocat général puis devint procureur général en 1786. Hostile aux idées
nouvelles, il dut fuir sous la Terreur et mourut en exil en 1807. Son fils, Louis-Alexandre
de Cambon, né à Toulouse en 1771, émigra en 1791 et ne rentra en France qu’en 1802.
Engagé dans la cavalerie impériale, il devint baron d’Empire et président de la Chambre
d’Agen en 1811. Député d’Albi en 1827, il rallia la monarchie de Juillet qui le consacra
Pair du royaume en 1835. Son frère, Jean-François de Cambon, né en 1774, émigra en
1791 et servit dans les rangs des armées émigrées. Officier dans l’armée du duc
d’Angoulême pendant les Cent Jours, il devint député de Haute-Garonne en 1824 et ...
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C
AMBON
A l’origine —
Le patronyme Cambon a diverses origines : il pouvait désigner des
personnes originaires de localités du même nom, ou des personnes possédant des terres
fertiles cernées par le méandre d’une rivière. Plus de 4 800 Cambon vivent actuellement
en France.
Le saviez-vous ? —
Une Claire Cambon, née en 1865, est la mère de l’ancien garde des
Sceaux Albin Chalandon.
Blancs avant tout ! —
Une famille de Cambon s’illustra à la fin du XVIIIème siècle dans
son combat contre la Révolution. Parmi ses membres : François-Tristan de Mirepoix, né
en 1716 à Toulouse, évêque de Mirepoix, un ardent contre-révolutionnaire jusqu’à sa
mort en 1791. Son frère, Joseph-Auguste de Cambon, était maréchal de corps dans
l’armée royale (1780). Jean-Louis de Cambon, né à Toulouse en 1737, neveu du
précédent, était avocat général puis devint procureur général en 1786. Hostile aux idées
nouvelles, il dut fuir sous la Terreur et mourut en exil en 1807. Son fils, Louis-Alexandre
de Cambon, né à Toulouse en 1771, émigra en 1791 et ne rentra en France qu’en 1802.
Engagé dans la cavalerie impériale, il devint baron d’Empire et président de la Chambre
d’Agen en 1811. Député d’Albi en 1827, il rallia la monarchie de Juillet qui le consacra
Pair du royaume en 1835. Son frère, Jean-François de Cambon, né en 1774, émigra en
1791 et servit dans les rangs des armées émigrées. Officier dans l’armée du duc
d’Angoulême pendant les Cent Jours, il devint député de Haute-Garonne en 1824 et vice-
président de la Chambre en 1831.
Le ministre des Finances de la Révolution —
Joseph Cambon, né en 1756 à
Montpellier, fut sous la Révolution l’un des grands dirigeants républicains. Négociant en
1789, il fut élu aux états généraux. Il devint successivement député à l’Assemblée
législative et à la Convention. Il s’illustra comme partisan de la monarchie constitutionnelle
et révolutionnaire modéré, opposé aux excès de Marat et de Robespierre. A partir de
1793, son influence sur le nouveau régime en fit le véritable ministre des Finances du
pays. Il élabora notamment la plupart des lois financières et fut l’auteur du Rapport sur
l’Etat de la République. Après le coup d’Etat du 1er avril 1795, il dut fuir Paris,
pourchassé par les partisans de Tallien. Amnistié le 4 brumaire an IV, il se retira dans sa
ville natale jusqu’en 1815. La Restauration l’exila à Bruxelles où il s’éteignit en 1820.
Une fratrie d’ambassadeurs —
La famille Cambon donna à la France plusieurs
diplomates émérites au XXème siècle. Jules Cambon (1845-1935) débuta sa carrière
comme préfet à Constantine (1878) et dans le Nord (1882). Nommé gouverneur général
de l’Algérie en 1891, il devint ambassadeur aux Etats-Unis en 1897. Il participa, à ce titre,
aux négociations de paix américano-espagnoles (1898). Il fut par la suite ambassadeur
en Espagne en 1902, en Allemagne de 1907 à son expulsion en 1914. Il prit sa retraite en
1919 et se consacra à l’administration de grandes sociétés comme la Banque de Paris ou
la Banque des Pays-bas. Elu à l’Académie française en 1918, il est l’auteur du Diplomate.
Son frère, Pierre Cambon (1843-1924), fut successivement préfet de l’Aube (1872), du
Doubs (1876) et du Nord (1877). Il fut nommé ministre résident en Tunisie avant de se
voir confier l’ambassade de France en Espagne (1896). Il gagna l’Empire ottoman où il
assista, impuissant, au génocide arménien. Enfin, il fut appelé à Londres où, en tant
qu’ambassadeur, il mit sur pied l’Alliance tripartite France/Royaume-Uni/Russie.
Les Cambon dans l’histoire —
Citons aussi : le maréchal de camp Jean-Denis Cambon
de Villemont, né en 1724, qui débuta sa carrière militaire dans la compagnie franche de
Paoli en 1742 ; l’aquarelliste Charles-Antoine Cambon (1802-1875), spécialiste des décors
de théâtre ; le peintre Henri Cambon, né à Montauban en 1819, élève et parent d’Ingres,
qui exposa au Salon (1846-1884) des portraits, des sujets bibliques et mythologiques tels
que Le Christ au Jardin des Oliviers (1848) et la Vengeance de Médée en 1868 ;
l’économiste Victor Cambon, né à Lyon en 1852, auteur de L’Allemagne au travail (1909),
de La France au travail