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Origine du nom de famille COTE ou COTTE

De
2 pages
COTE ou COTTE

A l’origine — Le nom Cotte (ou sa variante orthographique Cote) a servi à nommer la
personne vêtue d’une sorte de tunique à manches longues, portée indifféremment par
les hommes ou les femmes. On dénombre aujourd’hui en France 4 800 Cotte et 4 600
Cote. Leur principal département d’implantation est l’Isère.
Un architecte prestigieux — Né à Paris en 1656, Robert de Cotte appartenait à une
famille d’architectes royaux remontant à Louis XIII. Elève de Jules-Hardouin Mansart, il
dirigea l’Académie royale d’architecture en 1699, fut anobli en 1702 et devint en 1708 le
premier architecte du roi. A Paris et en province, ses travaux sont innombrables. Citons :
plusieurs chambres et cabinets de Versailles, la décoration du chœur de la cathédrale
Notre-Dame, la façade de l’église Saint-Roch, les plans de nombreux hôtels particuliers
parisiens, dont l’hôtel La Vrillière (siège de la Banque de France) et l’actuelle ambassade
de Russie, etc. Sa renommée dépassa les frontières et il fournit aux grands mécènes des
projets de remaniements de nombreux palais en cours de construction comme le palais
archi-épiscopal de Bonn. Ce théoricien qui combattit les exubérances et les foisonnements
du style baroque italien devint le fondateur du style Régence. Il mourut en 1735. Ni son
frère Louis Cotte, décédé en 1742, ni son fils Jules Robert (1688-1767), tous deux
également architectes, n’égalèrent son talent.
Un fouilleur amateur — Le notaire marseillais Charles Cotte (1877-1931) ...
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C
OTE ou COTTE
A l’origine —
Le nom Cotte (ou sa variante orthographique Cote) a servi à nommer la
personne vêtue d’une sorte de tunique à manches longues, portée indifféremment par
les hommes ou les femmes. On dénombre aujourd’hui en France 4 800 Cotte et 4 600
Cote. Leur principal département d’implantation est l’Isère.
Un architecte prestigieux —
Né à Paris en 1656, Robert de Cotte appartenait à une
famille d’architectes royaux remontant à Louis XIII. Elève de Jules-Hardouin Mansart, il
dirigea l’Académie royale d’architecture en 1699, fut anobli en 1702 et devint en 1708 le
premier architecte du roi. A Paris et en province, ses travaux sont innombrables. Citons :
plusieurs chambres et cabinets de Versailles, la décoration du chœur de la cathédrale
Notre-Dame, la façade de l’église Saint-Roch, les plans de nombreux hôtels particuliers
parisiens, dont l’hôtel La Vrillière (siège de la Banque de France) et l’actuelle ambassade
de Russie, etc. Sa renommée dépassa les frontières et il fournit aux grands mécènes des
projets de remaniements de nombreux palais en cours de construction comme le palais
archi-épiscopal de Bonn. Ce théoricien qui combattit les exubérances et les foisonnements
du style baroque italien devint le fondateur du style Régence. Il mourut en 1735. Ni son
frère Louis Cotte, décédé en 1742, ni son fils Jules Robert (1688-1767), tous deux
également architectes, n’égalèrent son talent.
Un fouilleur amateur —
Le notaire marseillais Charles Cotte (1877-1931) se passionna
pour l’archéologie en Provence. Il engagea des recherches dans la région de la Basse
Durance dès 1902, avant de fouiller les alentours d’Aix et de Marseille. Il mit ainsi au jour
des grottes, des abris sous roche, un oppidum, des nécropoles et la caverne d’Adaouste à
laquelle il consacra vingt années de recherches. Fondateur de la société savante
Rhodania, il publia par ailleurs ses études dans le Bulletin de la société archéologique de
Provence ou dans les Annales de Provence.
Un météorologiste —
Originaire de Laon, Louis Cotte (1740-1815) entra dans les ordres
et devint curé de Montmorency. Là, il rencontra Jean-Jacques Rousseau et devint son
compagnon de promenades dans la nature. De son observatoire, Louis Cotte tenta
d’appliquer les phénomènes météorologiques à la médecine et à l’agriculture. Ses travaux
acquirent une telle notoriété, que le roi s’en informa par l’intermédiaire de son médecin
ordinaire. Nommé membre de l’Académie des sciences en 1803, le chercheur rédigea un
Traité de météorologie (1774) et de nombreux articles parus dans des revues
scientifiques.
Une famille de chaufourniers de l’Isère —
Balthazard et Cotte ? Ces deux noms sont
à la fois les noms de deux familles et ceux d’une entreprise de fabrication de chaux créée
en 1823 à la Buisse dans l’Isère. C’est par un mariage, celui en 1927 du polytechnicien
Henri Cotte (1902-1983) et de Solange Balthazard (1905-1997), que les Cotte sont entrés
dans l’entreprise et ont participé à son développement. Leur fils Pierre Cotte, né en 1929
à Grenoble, a dirigé à son tour l’entreprise familiale Balthazard et Cotte, qui occupe
maintenant la troisième place dans la profession. Il fut aussi membre de la chambre du
commerce de Grenoble et administrateur de l’aéroport de Grenoble de 1974 à 1988.
Enfin, il a publié en 1997 Une affaire de famille, ouvrage qui décrit deux siècles de
l’histoire de son entreprise.
Les Cot(t)e dans l’histoire —
Citons également, parmi les porteurs de ce nom : le
banquier lyonnais Jean-Marie Cote, mort en 1887, mécène qui permit la restauration du
château de Chazey-sur-Ain ; Charles-Michel Cote (1872-1959), ingénieur, financier et
industriel qui fit carrière en Afrique ; Jean-Joseph-Vincent Cotte, né à Digne en 1778,
député à la Chambre des Cent Jours en 1815, conseiller général des Basses-Alpes ; le
médecin et chirurgien lyonnais Gaston Cotte (1879-1951), spécialiste de gynécologie ;
Jean Cotte, né en 1931, critique musical et d’arts plastiques à France Soir de 1963 à
1977 ; Bruno Cotte, né en 1945 à Lyon, directeur des