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Origine du nom de famille DELORT

De
2 pages
DELORT

A l’origine — Originaire du Centre et du Midi, le patronyme Delort signifie littéralement
“de l’ort”, au sens latin de hortus, jardin, et a pu servir à désigner le propriétaire d’une
maison avec un jardin. De nos jours, il existe environ 3 000 personnes qui portent ce
patronyme en France. Elles sont principalement présentes dans l’Hérault et à Paris.
Une main peut en cacher une autre — Le peintre charles-Edouard Delort, qui naquit
à Nîmes (Gard) en 1841, se destinait d’abord à la carrière militaire mais l’abandonna
rapidement pour entrer à l’Ecole des beaux-arts en 1864. Au Salon, il débuta avec Une
boutique de barbier à Alger et Entrée d’une mosquée à Blida. Dès 1870, il se spécialisa
dans les pastiches du XVIIIème siècle et les sujets historiques avec des tableaux tels que
Confidence ; Sergent racoleur au XVIIIème siècle ou Marchandise barbaresque. Il illustra
également des ouvrages comme Voyage autour de ma chambre de Maistre, Le capitaine
Fracasse de Théophile Gautier ou encore L’Homme qui rit de Victor Hugo. Paralysé de la
main droite, il surmonta cette épreuve et parvint à peindre avec sa main gauche jusqu’au
moment ou ce handicap s’étendit également à sa dernière main valide. Il décéda à Saint-
Eugène (Algérie) en 1895.
Fouilles en Auvergne — Jean-Baptiste Delort naquit à Murat (Cantal) en 1839. Après
avoir enseigné un temps, il devint conservateur adjoint du musée de Cosne. Passionné
par la préhistoire, il réalisa de nombreuses fouilles dans plusieurs ...
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D
ELORT
A l’origine —
Originaire du Centre et du Midi, le patronyme Delort signifie littéralement
“de l’ort”, au sens latin de hortus, jardin, et a pu servir à désigner le propriétaire d’une
maison avec un jardin. De nos jours, il existe environ 3 000 personnes qui portent ce
patronyme en France. Elles sont principalement présentes dans l’Hérault et à Paris.
Une main peut en cacher une autre —
Le peintre charles-Edouard Delort, qui naquit
à Nîmes (Gard) en 1841, se destinait d’abord à la carrière militaire mais l’abandonna
rapidement pour entrer à l’Ecole des beaux-arts en 1864. Au Salon, il débuta avec Une
boutique de barbier à Alger et Entrée d’une mosquée à Blida. Dès 1870, il se spécialisa
dans les pastiches du XVIIIème siècle et les sujets historiques avec des tableaux tels que
Confidence ; Sergent racoleur au XVIIIème siècle ou Marchandise barbaresque. Il illustra
également des ouvrages comme Voyage autour de ma chambre de Maistre, Le capitaine
Fracasse de Théophile Gautier ou encore L’Homme qui rit de Victor Hugo. Paralysé de la
main droite, il surmonta cette épreuve et parvint à peindre avec sa main gauche jusqu’au
moment ou ce handicap s’étendit également à sa dernière main valide. Il décéda à Saint-
Eugène (Algérie) en 1895.
Fouilles en Auvergne —
Jean-Baptiste Delort naquit à Murat (Cantal) en 1839. Après
avoir enseigné un temps, il devint conservateur adjoint du musée de Cosne. Passionné
par la préhistoire, il réalisa de nombreuses fouilles dans plusieurs régions de France, dont
une au cimetière franc de Saint-Victor et une autre à Auxerre, où il découvrit la stèle
d’Apinule. Il trouva encore des bijoux dans une nécropole burgonde et publia des
ouvrages sur ses recherches, tels que Dix années de fouilles en Auvergne et dans la
France centrale (1901) et Petit guide du touriste et de l’archéologue autour de Murat
(1902). Il mourut à Cosne en 1915.
Des brassées de généraux —
Nombreux sont les porteurs de ce nom qui se sont
tournés avec succès vers le métier des armes. Evoquons : le maréchal de camp du
XVIIème siècle François Delort d’Alonsac, qui servit en 1630 au régiment de Champagne ;
le général Jean-François Delort de Gléon, né en 1766 dans l’Aude, nommé baron de
l’Empire en 1810 ; le général Marie-Joseph-Raymond Delort, né en 1769 à Vic-Fezensac
(Gers), nommé maréchal de camp en 1815 et mort en 1846 ; le baron Jacques-Antoine-
Adrien Delort, né en 1773 à Arbois (Jura), nommé général de brigade en 1811, élu
conseiller général et député par son département en 1825, qui donna une traduction
française des Odes d’Horace et mourut en 1846 ; etc.
Les Delort dans l’histoire —
Citons encore : les professeurs de droit toulousains Jean-
Marie Delort (1710-1788) reçu avocat en 1733, professeur en 1774 et son fils, Pierre-
Théodore, qui naquit en 1736, fut reçu avocat en 1756, enseigna le droit à partir de 1776
jusqu’en 1791, et décéda en 1793 ; l’homme politique Gabriel Delort de Puymalie, né et
mort à Uzerche (1727-1807), élu député aux états généraux par le tiers état de la
sénéchaussée de Tulle en 1789 ; le prêtre et professeur de philosophie Pierre-Justin
Delort, né et mort à Bordeaux (1748-1820), chanoine de Bordeaux et secrétaire de
l’archevêché ; l’avocat François Delort, né en 1753 en Corrèze, député au corps législatif
pour la Corrèze en 1799, puis juge suppléant à la Cour de Cassation et, enfin, conseiller à
la cour impériale de Limoges ; l’avocat toulousain Joseph Delort, né en 1789 et auteur de
Mes Voyages autour de Paris (1821) et d’une Histoire de l’Homme au masque de fer
(1925) ; le président de sociétés Jean-Jacques Delort, né en 1935 à Toulouse (Haute-
Garonne) et diplômé de l’Institut d’études politiques et de l’Ecole supérieure de
commerce de Toulouse, administrateur général de l’ensemble des publications du groupe
de presse Prouvost (Paris-Match ; Télé 7 jours ; Marie-Claire ; 100 idées ; Parents ; etc.)
de 1974 à 1976 et administrateur de la Réunion des musées nationaux à partir de
1986 ; etc.